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    Résumé Babelio

     

    «Pâle fin de journée et la gare est déserte. Dans les cafés les lumières ne sont pas encore allumées. Dean est assis dehors à une des tables en fer. Dans la rue en pente bordée d'arbres qui débouche sur la place, minuscule, presque seule, Anne-Marie descend.»
    Elle n'est pourtant pas si jolie. Mais Dean est fou d'elle, de son corps, de sa peau. Le temps d'une virée à travers la France, ils vivent un amour radieux, incandescent et fatalement éphémère...

     

     

    Pour la petite histoire (parce qu'il y en a toujours une), j'ai acheté ce bouquin un peu par hasard. J'étais parti acheter Artana Artana! le dernier Daennincks et un recueil de nouvelles de James Salter était sur le présentoir. N'étant pas un grand fan de nouvelles, j'ai demandé à la libraire si elle aussi des romans de l'auteur et lequel elle me conseillait. Conseiller est un bien grand mot dans la mesure où elle m'a sorti ce livre comme si je l'emmerdais et qu'elle n'a même pas été fichue de m'en faire une mini présentation. Je sais pas, ma gueule ne devait pas lui revenir vu qu'elle racontait toute sa vie à une femme qui était devant moi avec un grand sourire qui a disparu quand ça a été mon tour.
    Il faut croire que j'ai pas la gueule de l'emploi (ou de la clientèle).Enfin bon, il faut plus pour me perturber, même si combiné à ma récente escapade à Rome, ça commence à faire pas mal...

     

    Enfin bref, j'avais vaguement déjà entendu le nom de l'auteur et ça m'intriguait, alors je lui ai fais confiance et j'ai acheté le bouquin.

     

     Pour la bio express du mecton c'est par là:

     

     James Salter est né à New York où il passe son enfance et son adolescence. En 1945, il termine ses études d'ingénieur, sort cinquième de sa classe de la prestigieuse académie militaire de West Point et entre dans l'US Air Force comme pilote. Salter participe à la guerre de Corée, puis il prend la décision d'entrer au Pentagone. Il est affecté en France et commence à écrire. Fortement marqué par les figures tutélaires d'Irwin Shaw, Robert Phelps et Robert Emmett Ginna, le lieutenant-colonel Horowitz publie son premier roman sous le nom de James Salter en 1956 et démissionne de l'armée pour se consacrer pleinement à l'écriture.                

     

    (source Amazon)

     

     

    James Salter jeune (une vraie gueule d'acteur)

     

     

     Ils auraient pu rajouter qu'il a écrit six romans, plusieurs scénarios et des nouvelles mais bon on va pas trop en demander.

     

    Pour en revenir au bouquin, une fois n'est pas coutume, je vais essayer de faire bref. Déjà c'est très bien écrit. Des phrases souvent courtes, un style assez visuel et à la fois poétique. Pas de doute James Salter n'est pas un manchot. On est ici dans la littérature, la vraie.

    Bon ça c'est pour les bons trucs. Parce qu'après bon... Le style fait qu'on est vite pris par l'histoire, enfin ça a été mon cas. Jusqu'à ce que... jusqu'à ce que j'aie l'impression qu'elle n'avance plus en fait. Pour résumer, une jeune bellâtre oisif du nom de Philip Dean rencontre une jeune greluche dans la province française des années 60. Et c'est tout, ou presque.  Et ensuite ils baisent. Ils baisent, baisent, rebaisent et re rebaisent encore, leurs séances de baise entrecoupées de virées dans différentes villes de province, tout cela décrit par un héros totalement insipide et  anti charismatique au possible. L'homme c'est l'homme invisible. Sa seule fonction est de décrire ce qui l'entoure.

    Ce qui est marrant (ou pas) c'est qu'en lisant le truc ça me rappelait vaguement un article de Première (le mag de ciné) à propos d'un film coréen que la journaliste résumait par :"premier trou, deuxième trou, troisième trou". Parce que c'est aussi un peu le cas ici. Et ironie du sort, en lisant le nom du "héros", et en bon connaisseur que je suis,  je ne pouvais m'empêcher de penser qu'un acteur français de l'écurie Dorcel portait le même nom dans les années 90-2000.

     

     

    Bon j'arrête mes conneries (même si c'est vrai). 

     

     

    En soi, c'est  pas une idée plus saugrenue qu'une autre de mettre le narrateur en retrait, ce dernier étant plus le témoin d'une histoire d'amour. Mais je ne sais pas ça n'a pas pris chez moi. Et c'est bien dommage parce qu'il y a de la magie dans cette histoire d'amour "impossible" tragiquement banale et dont les mécanismes sont extrêmement bien décrits.  

    Quelque part, le livre m'a fait penser à Francis Scott Fitzgerald (même si je n'ai pas lu Gatsby c'est l'idée que je m'en fais), et à des bouquins comme le Grand Meaulnes pour le portrait d'un personnage à travers les yeux de son ami de narrateur, voire même à Sur La Route (après tout le personnage s'appelle Dean, est charismatique, passe son temps à vadrouiller et ressemble un peu à son homonyme en tant que parasite).  Mais bon ça reste des détails, et le roman a son identité propre.

     

     

    Je m'arrête là. Pour résumer, Un Sport et Un Passe temps (le titre est tiré d'une sourate apparemment) est un beau roman, très bien écrit, une belle histoire mais qui ne m'a pas parlé outre mesure. Et puis j'ai pas trop compris l'intérêt de raconter la vie d'autres personnages alors que ça ne débouche sur rien. J'ai dû passer à côté de quelque chose.

     

    J'attendrai avant de me faire les autres (si jamais c'est le cas).

     

     

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    Je reviens de Rome après une semaine de vacances dans la ville éternelle. Donc comme j'aime bien raconter ma life je vais pas me priver.

     

    Déjà pourquoi Rome? Bah je sais plus comment c'est venu sur la table. Il me semble qu'après Lisbonne,New York et Montréal, on a réfléchi aux grandes villes d'Europe qui nous intéressaient (c'est moins cher).  J'avais déjà fait Amsterdam, ma femme Barcelone. On avait avait fait Bruxelles (plusieurs fois). Vu que les pays de l'est ne me bottent pas spécialement, que ceux du nord n'intéressent pas trop ma femme, les choix étaient vite réduits. Ni ma femme ni moi n'avons jamais mis les pieds à Londres (c'est prévu), mais ma femme a voulu me faire plaisir, alors on a choisi Rome. J'aurais bien aimé Berlin aussi mais elle était pas prête.

    Ah oui, on est parti à New York et à Montréal en décembre dernier, mais comme je suis un putain de boloss j'ai commencé à écrire dessus... et j'ai jamais fini. Ca en dit long sur mon degré de procrastination.

     

    Il y a tant de choses à dire au sujet de Rome et des Romains, mais il faut bien commencer quelque part. Je suis peut-être un peu con ou ignare mais la première chose qui m'a frappé en sortant de l'aéroport de De Vinci Fumincino, c'est le paysage. En fait c'est con mais j'avais jamais imaginé qu'il y avait une chaine de montagnes dans le coin. Après vérif, il s'agit des Appenins.

    Bon l'aéroport n'est pas très grand mais ce n'est pas le principal, et puis de toute façon on s'en branle. Il est relié à la ligne ferroviaire qui nous ramène au centre ville en 45mn maximum, ça suffit amplement.

     

     En ce qui nous concerne on était logé dans un hôtel à 500 mètres du métro Bologna. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est à l'extrémité du centre ville, c'est à dire à 4-5 stations de métro de l'hypercentre. En gros il s'agit d'un quartier qui semble relativement confortable, mais dénué d'intérêt touristique, architectural et culturel. D'ailleurs je parle de centre ville mais en vrai je n'ai toujours aucune idée de la topologie et de la géographie de la ville. Il faut savoir que Rome est contrairement aux apparences la troisième plus grande ville d'Europe, et elle est foutue de telle façon que même quand on s'éloigne et qu'on atterrit dans un coin paumé, on ne sait pas vraiment si on est encore à Rome ou pas.

     

     

    En mode touristes

     

    Et oui, j'ai pas honte de le dire mais quand on part avec ma femme, si on évite les délires formatés destinés au tourisme de masse avec le complexe hôtelier digne d'une batterie à volailles et la célèbre formule "all inclusive", on n'a jamais eu la prétention de vouloir vivre la "vraie vie des locaux". En fait on s'en tape. Et puis avoir cette prétention alors qu'on reste une semaine me paraitrait déplacé. Alors vu qu'on est venu faire du tourisme, on a fait les touristes de base.

     

    En bon touristes, on a fait une bonne partie des trucs incontournables comme le Colisée, la fontaine de Trevi, les Marches de la Trinité, et bien sur le Vatican.

    Bon perso, le Colisée, si impressionnant soit-il, m'a un peu déçu. Le bordel est immense, gigantesque et mérite bien son nom (Colossseo en italien). C'est quand même une démonstration des prouesses techniques et architecturales dont les Romains étaient capables, et encore plus quand on voit à quoi il ressemblait à la base. Un stade de foot. C'est le Camp Nou de l'époque lol. Je sais pas trop comment il a fini dans son état actuel mais c'est bien regrettable. Aujourd'hui on a accès à un truc immense mais en ruine, et vu le tarif d'entrée et les files d'attente, j'ai ressenti ça comme une petite douille.

     

     

    Ils sont fous ces Romains!
    Le Colisée

     

     

     

    A propos des files d'attente, il faut savoir que concernant le Colisée et le Vatican (musée et Basilique St Pierre), ce que disent les guide est vrai: elles sont interminables. J'ai jamais vu ça perso. Donc bon de deux choses l'une: ou vous arrivez à 7h du mat', ou bien vous achetez des billets coupe-file (skip the line en VO). Perso, je conseille la deuxième solution parce que la vie et les vacances sont courtes alors si c'est pour perdre  2 à 3 heures de son temps dans une queue en plein cagnard... Enfin chacun fait ce qu'il veut.

     

    Côté monument, si le Colisée m'a légèrement "déçu", les autres ont eu l'effet contraire. En effet, comment ne pas s'extasier devant l'imposante et majestueuse Basilique Saint Pierre, la magnifique fontaine de Trevi, ou encore celle plus modeste mais non moins magnifique de la Piazza Navonna? Personnellement j'ai pris une claque et mes petits regrets sont d'avoir manqué la Chapelle Sixtine (j'y reviendrai) et le Palais Borghèse. Je dis bien petit regret parce qu'on était pas venu faire un marathon culturel et qu'on a gardé du temps pour flâner à travers la ville. 

    Côté musée, j'ai quand même eu l'occasion d'aller au palais Barberini, connu pour abriter quelques Caravage. Et effectivement, j'ai enfin pu voir quelques toiles du maître parmi lesquelles le célèbre Judith Tuant Holopherne:

     

     

     

    Ils sont fous ces Romains!

     

     

     

    La photo a été prise de traviole mais c'est normal vu que c'est ma femme qui l'a prise. Il est encore plus impressionnant en vrai n'empêche. Après, il y a évidemment d'autres œuvres notables comme des œuvre du Greco que j'avais vues dans un bouquin et pleins d'œuvres de peintres que je ne connaissais pas comme Valentin de Boulogne, un peintre qui comme tant d'autres a été très inspiré par le travail de Michelangelo Merisi.

     

    Ah ouais un truc insolite: en matant les cartes postales dans une boutique de souvenir (tenue par un Chinois je précise, et c'est important), je suis tombé par hasard sur des magnet à l'effigie de... Mussolini!!

     

     

    Vous me croyez pas??

     

     

     

     

     

    Ils sont fous ces Romains!

     

     

     

    Zéro montage, j'ai pas Photoshop et si j'étais un peu plus calé j'aurais un site et pas un pauvre blog lol.

    Pour relativiser, si on peut, en fait il me semble que c'est parce qu'il a contribué à réaménager le Palais de Venise et qu'il y a fait un discours historique. Mouais. Alors OK il n'a pas fait cramer de Juif mais ça fait bizarre.

     

     

     

    La ville

     

    Comme j'ai dit, on n'est pas parti faire un article de voyage hein, ça reste des vacances donc j'ai pas la prétention de décrire l'ensemble de la ville. On s'est cantonné au centre ville et aux quartiers touristiques. Le premier qu'on a fait était Trastevere. Je ne connais pas l'histoire du quartier mais pour schématiser Trastevere est un quartier relativement populaire et ultra touristique. Populaire dans le sens où il n'y a pas vraiment de monuments (ça reste un quartier riche), mais de nombreux resto et commerces ainsi qu'un énorme marché dominical. Un peu un piège à touristes quoi. Néanmoins il y a une ambiance assez cool dans ce coin. Ce quartier s'étend jusqu'aux rives du Tibre dont les berges habitent de nombreux cafés et resto qui rappellent un peu les bars éphémères du 13ème arrondissement à Paris. Illuminés le soir, ils rendent le Tibre encore plus beau et deviennent un coin animé et festif, encore plus avec la coupe du monde d'ailleurs. C'est cool.

     

     

     

     

    Ils sont fous ces Romains!
    Les berges du Tibre à Trastevere

     

     

    Il y a d'autres quartiers dont je ne connais absolument pas le nom mais qui je pense doit correspondre aux noms des grandes places ou rues qui les traversent. Il y a donc Barberini, la Via del Corso, Campo de Fiori et la Piazza Navona (je pensais que c'était la même chose), la Piazza di Spagna (place d'Espagne), la Piazza della Repubblica, la Via del Quirinale etc. etc. Evidemment chacune possède ses spécificités, son charme propre et évidemment sa ou ses monuments.

     

    J'ai cru lire quelque part un jour que si Victor Emmanuel III (ou Pietro Badoglio, ou je sais plus qui) avait déposé aussi rapidement les armes durant la deuxième guerre mondiale, c'était aussi dans un souci d'éviter les bombardements sur Rome (et ainsi de préserver la ville). Bon bah la seule chose que je peux dire, c'est que je le comprends totalement. Parce qu'il faut bien le dire: la ville est assez magnifique. Au delà des monuments, musées, statues qu'on trouve en pagaille, la ville conserve un charme assez extrême, romantique même. Personnellement, et je n'ai pas honte de le dire, c'est la plus belle ville que j'aie pu voir. Oui oui, rien que ça.

     

     

     

    Ils sont fous ces Romains!
    La fameuse fontaine de trevi

     

     

     

    Une curiosité tout de même: aux quatre coins de la ville, on peut trouver des fontaines d'eau potable. Jusqu'ici rien de fou, sauf quand on sait que les mecs ont oublié de mettre un robinet dessus. Du coup, il y a de l'eau qui coule continuellement de chaque fontaine. Niveau économie et écologie, on a vu mieux. 

     

     

    Les transports

     

    Déjà, le métro est très propre, et quand on vit à Paris ou en région parisienne comme moi, c'est quelque chose d'autant plus frappant tant celui de notre chère capitale est bien dégueulasse. D'ailleurs niveau sécurité c'est à l'avenant. C'est bien simple: au centre ville, les keufs sont partout! C'est limite si tu ne verras aucun sdf, Rom, ou autre "indigent". J'ose d'ailleurs pas imaginer ce qui leur arrive s'ils se font attraper à mendier. Giuliani a fait des émules. En revanche, si le métro est plutôt facile à appréhender (surtout quand on vient de Paris, ou pire, de New York), le bus quant à lui est un vrai calvaire. Le problème, c'est que le bus est le transport en commun principal de la ville (respect du patrimoine oblige, plusieurs parties de la ville ne sont pas desservie par le métro). Pour faire simple, on va même pas comparer avec la RATP, on oublie. Les "arrêts", loin des abribus parisiens sont ici représentés par de vulgaires panneaux jaunes avec une pub au recto et la liste des n° de bus et le détail de chaque ligne au verso. Et c'est tout.

     

    Un truc dans le genre:

     

     

     

     

    Enfin, ce qui est compréhensible dans un film d'Hitchcock, et surtout dans un bled américain paumé au milieu de nulle part, l'est nettement moins dans une des principales villes d'Europe. Enfin, y a rien. Le plus gros problème vient des bus en eux-mêmes. Une fois à l'intérieur, on constate qu'il n'y a aucun plan de ligne comme c'est le cas chez nous. Ca peut paraître anodin mais quand tu connais pas le bus et que tu dois arrêter quelque part, tu ne peux même pas te repérer à l'intérieur du bus, donc tu restes collé à la vitre et tu penches la tête pour guetter le nom de l'arrêt à chaque stop. Moyen...

     

    Tiens j'ai trouvé une photo sur Google

     

     

     

    Non mais vous avez vu la hauteur des panneaux par rapport au bus?? Si c'est pas extrêmement con comme logique, quand on sait qu'il n'y a pas d'info à l'intérieur? 

     

    Et puis, ne compte surtout pas sur le chauffeur pour t'aider? En général tu l'emmerdes plus qu'autre chose et il te répondra simplement par oui ou non histoire de te le montrer...
    Heureusement, il y a aussi des tramway qui sont un peu plus agréables.

    Concernant les taxis, je n'ai pas pu tester mais ils sont apparemment aussi chers qu'ici, et probablement aussi agréables, d'autant plus qu'Uber est désormais aussi interdit. Bref, les transports suffisent en général.

     

     

    La bouffe

     

    J'avais entendu tout et son contraire à ce niveau, du genre :"c'est excellent", ou encore "pfff leurs pizzas sont pas terribles, pareilles qu'ici". En ce qui me concerne en tout cas, ou alors j'ai eu de la chance, ou quelqu'un m'a menti, mais je pencherais plutôt pour la première version. Déjà qu'on me parle plus de pizza. Celles de là-bas n'ont rien à voir tellement elles sont bonnes. On s'est pété le bide dans plusieurs resto, et hormis un seul qui était très moyen, tous les autres valaient bien le prix qu'ils nous ont coûté! Les pâtes, les tiramisu, les risotto... j'ai validé pratiquement tout ce que j'ai testé. D'ailleurs étrangement notre préférence est allée pour un petit resto de quartier situé non loin de notre hôtel, pas dans un coin ultra touristique quoi. Et donc pas le plus cher non plus. Comme quoi...

     

     

     

    Ils sont fous ces Romains!
    Une "pizzaladière" archi bonne (tout un concept)

     

     

     

    Vous avez dit raciste?

     

    Sans vouloir donner dans le cliché j'aime découvrir d'autres pays et cultures mais, en tant que Blackos, je ne me considère pas vraiment comme un citoyen du monde (je laisse ce privilège aux Blancs). Avec ma dégaine (j'ai un afro, et pas un afro funky mais plutôt un afro à la Redman), c'est évidemment un aspect de mon séjour que j'appréhende toujours un peu, et là ça n'a pas loupé (ha ha!).

     

    Pour faire simple, les Romains ne font pas dans la demi mesure. Quand ils sont cools ils le sont vraiment. Malheureusement quand ils sont cons où racistes, ils les sont vraiment aussi. Putain on s'est farci de ces spécimens. Abusé. Mais quand je dis abusé c'est vraiment abusé. Ils font pas semblant les mecs. Dès notre arrivée dans l'hôtel (un quatre étoiles), on croise un couple qui nous a sorti un de ces regards méprisants comme j'en a sans doute jamais eu en France. Et à chaque qu'on les croisait, la femme nous regardait avec ce fameux mélange de haine et de mépris, du genre: "mais qu'est-ce qu'ils viennent faire ici ces singes" lol. Ou ces bamboulas, au choix. Evidemment dans chaque site touristique, j'avais droit aux habituelles meufs qui me regardent puis s'accrochent à leur sac à main comme si j'avais 15ans et une dégaine de banlieusard lol. Ca m'a blasé, encore plus quand je me rappelais que je devais avoir le double de leur âge et touche probablement le double de leur salaire (oui je gagne pas trop mal). Je passe sur les fois où on s'est embrouillé avec une salope qui en voulait pas nous rembourser nos billets pour la chapelle Sixtine (c'était complet) et qui a fini par nous balancer notre argent comme si elle donnait à manger à des pigeons (62€ quand même!), ou le connard de pharmacien qui nous a balancé la monnaie sans nous regarder et s'est barré comme si on était des grosses merdes. 

    Ouais pas de doute, l'extrême droite est bien au pouvoir. 

    Il faut d'ailleurs souligner que personnellement les femmes étaient bien plus détestables à ce niveau, la plupart des mecs s'en battant un peu les couilles en général. Enfin ça ne m'a pas empêché de voir un mec jeter de la flotte sur de pauvres vendeurs à la sauvette pakistanais pour les faire dégager, et ces malheureux ont détalé comme des lapins. Ils m'ont fait pitié lol. 
    Pour en rajouter une couche à ce sujet, s'il y a bien un truc qui m'a choqué ce sont les Noirs. Je ne parle pas vraiment des gens comme moi qui malgré leur dégaine sentent le touriste européen (ou américain) mais plutôt des autres, les locaux, les sans papiers, les migrants et les "bana bana" (vendeurs sénégalais à la sauvette). Bordel! Les mecs étaient tous mes frères et sœurs, j'ai jamais vu ça. Dès qu'on parlait français, ils nous interpelaient et venaient taper la discut' en nous vantant les mérites de la France tout en se plaignant du climat local. Ainsi on a croisé une Ivoirienne de 50ans bien intégrée qui nous a fait part de sa rancœur, une prof Franco-Brésilienne qui nous a rendu paranoïaques ("surveillez vos affaires et de vos passeports!" nous a t-elle martelé), et bien des bana bana, en haillons qui nous ont fait mal au cœur. Mais le pire était de voir une famille de migrants qui faisait la manche dans la rue, la femme assise à même le sol qui donnait le sein à son bébé. Je pense pas que les gens puissent comprendre à quel point c'est choquant de voir des Noirs faire la manche comme des Roms. C'est pas péjoratif envers les Roms hein, c'est juste que culturellement c'est quelque chose qui n'existe pratiquement pas en Europe. Même en Afrique on va dire qu'il y a des "manières" discrètes de faire la manche mais c'est quelque chose de rare de voir des gens par terre en haillons qui tendent le bras... Je sais pas, ça m'a vraiment choqué. Je sais pas d'où ils venaient mais bon. 

     

     

     

    Après, et au delà du racisme, il faut savoir que les Romains sont assez rudes, et parfois assez mal élevés, dans leurs rapports aux autres. Les femmes qui se permettent de te doubler quand tu fais la queue quelque part, c'est limite normal lol. Même entre eux ils peuvent se montrer assez virulents. D'ailleurs, pour faire bref, à moins d'avoir de beaux yeux, ou de jolies jambes, ou les deux (les mecs sont des putains de canards), ça sert à rien de demander un renseignement à un chauffeur de bus ou à un keuf, il hésitera pas à mettre un vilain stop à base de "je sais pas, c'est pas mon job". Là c'est pas une histoire de racisme, c'est juste que beaucoup sont effroyablement cons et encore moins serviables qu'un Parisien de base, c'est pas peu de le dire. En revanche ils sont en voiture bien plus respectueux des piétons que chez nous, et voir un automobiliste s'arrêter pour laisser passer quelqu'un aux clous est chose courante.

     

    A l'opposé, et je dis pas ça pour contrebalancer le truc, tu peux tomber sur des gens archi adorables, qui vont prendre le temps de t'expliquer tout ce que tu veux et plus encore. C'est vraiment un extrême à l'autre. Ainsi je me rappelle de cette femme dans le métro qui a réquisitionné deux ou trois personnes pour nous indiquer comment aller à Trastevere, de cette serveuse très mignonne qui pendant le match Argentine Nigeria supportait le Nigeria tandis que sa collègue (une Equatorienne de compétition) était pour l'Argentine, et qui a déliré quand je lui ai sorti que j'étais Nigerian,  ou bien encore de cette femme, une romaine d'adoption (italo norvégienne) avec qui on a sympathisé le temps d'un trajet et qui nous a expliqué qu'en réalité les Romains étaient des gens bien (lol) mais qu'ils étaient surtout exaspérés par le flux impressionnant de touristes qui semble encore plus important qu'à Paris. Je ne sais pas si elle a raison ou non mais il faut croire qu'il y a forcément une part de vérité vu que les touristes américains avec qui ont a tapé la discute se plaignaient également de la manière dont ils étaient traités (des américains bien blancs lol). En tout cas une chose est sûre: le sens du service n'est pas inné chez eux.

     

     

     

    Et les femmes dans tout ça?

     

     

     

     

    D'ailleurs on ne peut pas parler des Romains sans parler des Romaines. En toute honnêteté, physiquement elles sont à la hauteur de leur réputation. Elles sont sacrément fraiches putain! Et comme c'est un pays chaud, bah... C'est assez bizarre, t'as des filles vont limite te regarder comme un mec c'en est presque gênant. Par exemple une fois j'étais dans une boutique et en sortant, la vendeuse m'a dit au revoir avec le plus grand des sourires agrémenté d'un clin d'œil comme si j'étais son pote alors qu'elle avait forcément vu que j'avais passé au moins 10mn à mater son cul. Une autre fois, j'étais dans un autre magasin et j'ai pratiquement eu droit à la même scène mais cette fois avec une magnifique brune en décolleté qui passait son temps à se pencher en avant pour plier les vêtements, à tel point que j'ai fini par être gêné et détourner le regard devant tant d'impudeur, tout pour tomber sur sa collègue qui me souriait comme une vamp. Putain c'était le genre de regard et de sourire qui te fait sentir à la fois beau et con. Enfin ça doit être quelque chose d'être célibataire. Entre celles qui vont te regarder dans les yeux pour t'inciter à regarder ailleurs et celles qui te font des grands sourires, on peut pas dire qu'il y ait beaucoup de place pour l'ambigüité lol. Encore une fois on est pas en France.

     

     

     

    On pourrait dire encore beaucoup de choses sur cette magnifique ville et ses tarés d'habitants mais on va s'arrêter là (j'ai pondu un pavé, j'en reviens pas moi-même). Alors, pour résumer, je vais reprendre ce que j'avais écrit à l'époque de Suburra (le film) :

    "J'aime bien les Ritals. Ils ont beau avoir une réput' de gens un peu fourbes, un peu racistes (comme tout méditerranéen qui se respecte), limite un peu pédés (après tout Farinelli n'était pas allemand), ils ont un putain d'héritage culturel, accouché des plus grands peintres de l'histoire et sont à l'origine du plus célèbre empire de tous les temps. En plus leurs meufs sont belles. Mais surtout, vu que les mecs sont des queutards invétérés et qu'ils crient plus qu'ils parlent (avec les mains qui plus est), en vrai c'est un peu les Renois de l'Europe lol. Et puis plus sérieusement, ils ont un putain de patrimoine cinématographique."

     

     

     

    Bon j'étais pas tant à côté de la plaque finalement. Malgré tout, Rome est probablement la plus belle ville que j'ai jamais vue, et rien que pour ça je pourrais y retourner. Bon ma femme c'est une autre histoire.

     

    Prochain arrêt à Londres si tout se passe bien.

     

    Allez next.

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    Bon j'ai un peu mis le blog à gauche, à la fois faute de temps, d'organisation et aussi, il faut le dire, de motivation. d'ailleurs ça fait plus d'un mois que j'ai fini cette série mais bon on dira rien.

     

     

     

     

    Résumé Wikipedia:

     

    Nick Sax est un ancien policier, désormais tueur à gage sans domicile fixe, drogué et cynique. Après avoir été blessé par balle et laissé pour mort, il est pris en charge par des ambulanciers qui lui prodiguent les premiers soins d'urgence. Lorsqu'il revient à lui, il est désormais capable de voir Happy, une minuscule licorne volante bleue particulièrement bavarde. Happy est l'ami imaginaire d'une petite fille nommée Hailey, kidnappée par un fou déguisé en Père Noël. Lorsqu'il découvre qu'Hailey est l'enfant qu'il a eu avec son ex-femme, Nick accepte d'aider Happy à partir à la recherche de la fillette et d'affronter les pires gangsters de la ville.  

     

     

     

     

     

     

     

    Je pensais pas trouver plus barré que Preacher mais les mecs ont néanmoins réussi à faire plus débilos.

    Tirée d'une BD (comme Preacher) créée par Grant Morrison et Darick Robertson (également créateurs de la série), Happy! raconte donc les (més)aventures de Nick Sax, autrefois brillant inspecteur de la crim déchu et devenu tueur à gages à moitié clodo. Enfin ça c'est que le début parce que le surnaturel vient faire irruption dans sa vie non seulement à cause d'une obscure incantation occulte mais également et surtout à cause de l'apparition d'un mystérieux ami imaginaire.

    Au menu : violence graphique (et gratuite), irrévérence (avec une scène qui va relativement loin), humour noir, sous entendus sexuels (avec une bonne histoire de pédophilie), et une bonne dose de débilité. Tout ceci baigné dans une ambiance allant du glauque à l'enfantin. Parce que c'est la particularité de Happy! la série comme le personnage: c'est que la fameuse licorne bleue est un ami imaginaire, avec toute l'innocence que ça comporte. En effet Happy est un animal tout gentil et tout plein qui découvre la noirceur du monde réel, et également celle du héros, enfin de l'antihéros. Nick Sax est d'ailleurs tellement un anti héros qu'il en deviendrait un cliché. Mais bon en vrai, on s'en fout, il reste dans le ton d'une série qui ne se prend pas au sérieux une seule seconde.

     

    C'est un peu la force et la faiblesse du truc. Ca part tellement dans tous les sens que perso je n'ai pas pu m'empêcher de me dire que la BD devait rendre tellement mieux le côté WTF.

     

    Happy, c'est lui

     

     

     

    Il va de soit que la série repose grandement sur le charisme de Chris Meloni (qui produit également le show). Et en effet, si les acteurs sont bons, il porte évidemment la série, limite trop. C'est limite un festival lol.
    D'ailleurs on ne peut s'empêcher de penser à un reflet de la carrière de Chris Meloni, le brillant interprète du lieutenant Elliot Stabbler durant plus de dix ans. Un peu comme si Happy! racontait la déchéance du même personnage après s'être fait virer de la police. Un clin d'œil assez marrant dans la mesure où il a d'ailleurs quitté New York Unité Spéciale parce qu'il s'était lassé et voulait explorer d'autres trucs. Bah il s'est pas privé

     

     

    Nick Sax (Chris Meloni), un ex flic déchu reconvreti en tueur à gages

     

     

     

    Côté interprétation, outre Chris Meloni, on retrouve Lili Mirojnick, Ritchie Coster, Joseph D Reitman ou encore Medina Senghore, bref que des acteurs inconnus au bataillon.

    Ah si on peut noter la présence de Debi Mazar (l'agent de Johnny "Drama" dans Entourage) et surtout Patrick Fischler que j'avais personnellement remarqué dans Mad Men (où il avait d'ailleurs déjà un rôle de connard).

     

    Smoothie (Patrick Fischler), un homme de main particulièrement sadique

     

    Bref, je vais m'arrêter là. Sans être la meilleure de l'histoire (ou même de l'année), Happy reste une série avec un bon capital sympathie, ne serait-ce qu'à cause de Chris Meloni et des personnages en général. Et puis elle est mignonne cette licorne.

     

    Une seconde saison est prévue. Wait and See

     

     

    Allez next

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    Résumé Amazon:

     

    «En vérité, l'insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n'a été que seconde. Car avant de m'insurger contre le monde de mon enfance, c'est le monde de mon enfance qui s'est insurgé contre moi. Je n'ai pas eu d'autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre.»

     

     

     

    Avant tout il faut savoir qu'il s'agit d'un roman autobiographique, et qu'Eddy Bellegueule, aussi étonnant que cela puisse paraître est bien le vrai nom d'Edouard Louis (enfin, il a fini par changer définitivement à l'état civil). Pour la bio on va faire bref: il est né en 1992 et a grandi à Hallencourt dans la Somme. Après un diplôme à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, il dirige un ouvrage collectif sur Bourdieu, puis plusieurs essais dont un sur Foucault. En 2014 sort son premier roman En Finir avec Eddy Bellegueule qui obtient un grand succès. Ont suivi deux autres romans: Histoire de la Violence en 2016, et Qui a Tué Mon Père en 2018.

     

     

     

     

     

     

    Savez-vous ce qu'est un incipit? Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est un incipit, vous pouvez aller sur Google / Wikipedia, ou bien simplement lire la suite. Un incipit donc, c'est une introduction. Enfin par n'importe quelle introduction. C'est un peu l'entrée en matière dans un roman, qui se caractérise en général par une phrase plutôt marquante, et qui fait presque figure de note d'intention. Parmi les incipit les plus célèbres on peut citer "Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas." Tirée de l'Etranger de Camus, cette phrase résume en fait assez bien quand on y pense toute la condition d'un individu passif, et en apparence indifférent à ce qui lui arrive alors qu'il s'agit plutôt d'une certaine résignation.

    De la même manière, un des incipit les plus célèbres, peut-être même le plus célèbre, de la littérature française, voire de la littérature tout court est celui du narrateur Du Côté de Chez Swann. "Longtemps je me suis couché de bonne heure." Ouais, rien que ça. C'est bizarre comme une phrase aussi simple peut se révéler aussi forte finalement.

     

    L'incipit du livre qui nous intéresse ici, si on ne peut pas le comparer aux chefs-d'œuvre précités reste tout de même assez fort. Jugez plutôt: "De mon enfance je n'ai aucun souvenir heureux."

    Oui, en plus de renvoyer un peu à Proust ça met l'ambiance direct (d'ailleurs par moments avec ses parenthèses et ses digressions ça rappelle un petit peu l'amateur de madeleines). On entre dans le vif du sujet.

     

    Et en effet, on ne peut pas faire mieux comme note d'intention tant la suite du bouquin est à l'avenant.

     

     

    Bienvenue Chez les Ch'tis

    Je vais pas m'étendre sur les détails assez glauques du roman mais à le lire on pourrait presque croire qu'il a vécu au 19ème siècle au milieu des mines de charbon. Putain c'est Germinal le truc. Les gens usés dès la trentaine, les filles enceintes à 20ans (maximum), la misère sociale, intellectuelle, sexuelle, l'alcool, les dents pourries, l'hygiène douteuse, la violence ordinaire... Putain il est plus jeune que moi le mec!! Que je retrouve son coin histoire que j'y mette jamais les pieds lol. Même moi qui ait vécu une enfance difficile j'ai pas vécu ça en région parisienne lol. Bon à part les gens aux dents pourries, les filles mères, le chômage, l'alcool, la violence, la misère sociale... Ah ben si en fait.

     

    En fait sérieusement, pour en avoir parlé avec des gens du Nord y a quand même une différence non négligeable entre la misère qu'on trouve en Ile de France et celle d province, notamment du Nord. D'ailleurs toutes proportions gardées, lui ce qu'il propose c'est de la cassocerie high level, et comme on est dans le Nord, il faut bien un peu de consanguinité, de "pédophilie" et d'inceste, histoire de faire honneur à une certaine banderole du PSG. Bref, c'est un roman rempli de prétendants à un épisode de Strip Tease.

     

    Comme dirait Galabru:

     

     

     

     

     

    Malgré tout, et surtout malgré toute la compassion que je peux avoir pour le bonhomme et son parcours, j'ai par moments été un peu mal à l'aise en lisant le truc. Pas mal à l'aise comme si j'avais lu un truc d'une horreur insoutenable mais plutôt mal à l'aise comme si je voyais à travers le récit comme une espèce de complaisance dans la misère. Un peu comme si c'était un peu un forceur. Je veux dire que sans remettre en question ce qu'il a vécu, c'est un peu comme si le mec avait vécu en enfer,  comme si l'univers qui l'a vu grandir ne lui avait procuré absolument aucun bienfait. Il n'y a aucune contrepartie, aucune chose qui pourrait nuancer ne serait-ce qu'un tout petit peu ce constat. Ce coin c'est un peu Village des Allocs.

    De la même manière, toujours dans la retranscription de son parcours, je ne sais pas si c'est parce que je suis noir, mais il y a un truc qui m'a gêné. Quand je dis que je suis noir, c'est parce que bon d'un point de vue culturel chez les Noirs en général, il y a toujours une espèce de pudeur, une certaine retenue à exprimer certains trucs comme la sexualité, la famille, ce genre de truc. Quand je parle de ça, je fais allusion à la manière dont il décrit ses parents, avec une espèce de retrait comme s'il parlait presque d'étrangers. Alors oui la  relation complexe qu'il a entretenu avec son entourage et notamment ses parents est évidemment au cœur du bouquin mais je ne sais pas, ça m'a gêné. Dresser un portrait pareil (même s'ils sont comme malgré eux), de manière aussi détachée ça me laisse presque perplexe. D'ailleurs, à la limite, s'il y a un personnage qui s'en tire un peu mieux que les autres c'est son père, un produit de son environnement, peu éduqué, rustre, raciste, mais qui conserve une certaine "noblesse" d'âme, un homme qui ne sait pas comment aimer son fils, ni comment accepter le fait qu'il est "différent" et un peu à l'opposé de tout ce qu'il apprécie.

     

    Enfin, il y a un dernier truc qui m'a... Jusqu'ici je me considérais plutôt comme ouvert d'esprit. Je n'aime pas le mot "tolérant", je trouve qu'il sous-entend un certain jugement, genre "je n'aime pas ce que tu fais mais bon je le tolère". Ca me gène un peu, cette espèce de connotation d'ordre moral. Après tout, quand on regarde un peu, en général quand on parle de tolérance on parle également d'interdit (sauf quand on parle de santé évidemment). Enfin bref, tout ça pour dire que j'en ai jamais eu grand chose à foutre de l'homosexualité. Je pars du principe que chacun fait ce qu'il veut. Mais bon il faut croire que tout le monde a son seuil de "tolérance" lol.

    Pourquoi je dis ça? Parce qu'une partie du roman est évidemment axée sur sa découverte de la sexualité, et l'affirmation de son homosexualité un peu envers et contre tout. Je dis évidemment mais je suis tellement con que j'avais pas capté. Du tout, fidèle à lui-même, il décrit son "initiation", à un âge précoce (à un âge où personnellement je regardais encore le Club Dorothée), et également ses fantasmes tout cela avec l'approche qu'on lui connait. C'est froid, clinique, glauque et riche en détails. Perso je m'en serais bien passé. Ca m'a un peu dégoûté. Si c'était l'objectif, je dois dire que c'est réussi.

     

     

    Je me rends compte que j'ai été assez bavard alors je m'arrête là (ça prend du temps d'écrire tout ça). Personnellement En Finir Avec Eddy Belle Gueule est un beau livre, bien écrit, assez dur et assez touchant, que j'ai globalement  apprécié même si j'émets quelques réserves vis-vis du regard presque clinique qu'il pose sur son environnement d'origine. Par ailleurs certains passages m'ont quand même un peu dégoûté, du coup je pense que je vais faire l'impasse sur le suivant qui m'a l'air encore plus joyeux et généreux en détails scabreux.

     

    Allez next!

     

     

    Ah oui: à noter que le roman a été adapté au ciné sous le nom de Marvin ou la Belle Education d'Anne Fontaine (clin d'œil à Almodovar?), adaptation dont Edouard Louis s'est relativement désolidarisé (il n'a ni renié ni soutenu le film). Je pense que je vais aussi passer mon tour.

     

     

     

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    Bon j'ai pas trouvé mieux comme illustration alors on va faire avec.

     

     

    Résumé de l'auteur (enfin je crois)

     

    Alex a tout pour être heureux : une femme magnifique, une fille adorable, un travail passionnant. Son couple a bien traversé quelques périodes difficiles ces dernières années, mais avec sa femme, ils se sont accrochés à l’espoir de vivre des jours meilleurs… Alex regrette néanmoins d’être parfois trop distant. Engagé dans un appel d’offres crucial pour l’avenir de sa société, le jeune entrepreneur ne ménage pas ses efforts pour tenter de remporter les cinq millions d’euros mis en jeux. Mais alors que le dénouement approche, un maître chanteur va anéantir tous ses espoirs et faire planer au-dessus de sa tête une lourde menace... Un matin, Sacha croise la route de Sandra, une jeune femme à la beauté saisissante. Une jeune femme mystérieuse qui dissimule une indicible tristesse sous un sourire de façade. Une jeune femme que Sacha désire revoir à tout prix au risque de dévoiler son vrai visage : celui d’un père rongé par le remords, celui d’un homme en quête de renouveau. Le visage d’Alex, tout simplement. Alex... Sacha... Deux personnalités si différentes. Deux vies que tout oppose. Deux histoires pourtant liées par le destin.

     

     

    Oui c'est un peu long comme résumé.

     

    Commençons par l'auteur: 

     

    Cédric Castagné est un écrivain autodidacte français né le 5 janvier 1982, aux Lilas. Passionné de football, il rêvera toute sa jeunesse de faire de ce sport son métier, avant qu'une grave blessure au genou ne l'éloigne des terrains. Un rêve brisé et une insatiable soif de revanche.
    Il se concentrera alors sur ses études et obtiendra son diplôme d'ingénieur à l'Institut National des Sciences Appliquées de Rouen, en 2004.
    C'est au cours de cette période que naîtront ses premières envies d'écrire. "Sixième sens", sorti en 1999 et réalisé par M. Night Shyamalan, provoque un déclic dans son esprit. Cédric se met alors à imaginer des histoires aux dénouements improbables. Par la suite, ce sont les séries américaines, mais également des auteurs comme Dennis Lehane, Harlan Coben ou encore Maxime Chattam qui nourriront son inspiration... jusqu'à ce que le besoin de se lancer finisse par l'emporter.

    "Un dernier mot avant de partir", fruit de quatre années de travail, est son premier roman.

     

    Cédric Castagné en plein travail (ou pas, j'en sais rien en fait)

     

     

    Non ce n'est pas de moi, j'ai juste pompé sans respect toute la description sur Babelio (photo comprise). Merci à celui ou celle qui a fait tout le taff à ma place.

     

    J'ai déjà parlé de l'auteur, Cédric Castagné, ICI, et donc de la manière dont je suis tombé sur son bouquin. Comme je ne l'ai acheté pour la déco, j'ai profité d'un creux après L'Enfant Peul pour m'y atteler.

     

     

    Je vais faire assez bref, parce que je l'ai lu il y a déjà une dizaine de jours et que je suis passé à un autre bouquin depuis (Eddy Bellegueule). Comme on a pu le voir (ou non), Un Dernier Mot avant de Partir est un premier livre, avec tout cela comporte en bien comme en moins bien. Le pire c'est que c'est pas de moi mais bien de l'auteur.

    Tout d'abord il faut souligner le fait que c'est plutôt bien écrit. Sans être du Proust, on voit que l'auteur maîtrise plutôt bien sa prose. Des phrases courtes, succinctes, qui vont à l'essentiel mais sans pourtant faire "pauvres". Cette simplicité du langage permet d'une part de gagner en clarté dans une histoire somme toute assez floue, et d'autre part d'avancer assez vite dans la lecture. parce qu'il faut le dire: s'il y a bien une qualité à ce bouquin c'est la rapidité avec laquelle il se dévore. Même si on peut se perdre un peu au départ avec les différentes "parties" du roman avec les différents temps employés, on finit pas s'y faire assez rapidement.

    Le problème, parce qu'il y en a un (plusieurs en fait) en ce qui me concerne, c'est l'enjeu. On passe la plus grosse partie du bouquin à suivre un obscur appel d'offres pour lequel je ne suis pas particulièrement passionné. Agility va-t-elle remporter l'appel d'offre malgré les menaces? Humm... mouais, désolé de le dire mais ça ne vend pas du rêve quoi. Je sais pas, le dernier polar que j'ai dû lire ça devait être Le Chuchoteur, alors passer d'un pédophile, d'un kidnappeur, d'un tueur en série et j'en passe (tout ça dans le même livre) à une start-up et un appel d'offres... ça chatouille mes lombaires.

    D'ailleurs en vrai, même si j'exagère un peu, ce n'est même pas tant le sujet qui n'est pas très intéressant. Quand tu vois un film comme Margin Call qui parle de l'épicentre d'une crise boursière avec des mecs qui s'excitent devant des ordinateurs et des réunions de crise, et bien J.C Chandor réussit personnellement bien plus à me captiver avec son film que n'importe quel Marvel. C'est une question de... de narration. De narration et de personnages. Alors oui, je le concède, on ne peut pas comparer un film et un bouquin mais bon globalement les schémas narratifs sont globalement assez similaires dans 80-90% des cas.

     

    En fait, Un Dernier Mot Avant de partir, est un roman au dénouement assez malin. C'est d'ailleurs la force et la faiblesse du livre. Le dénouement plus malin que la moyenne permet en fait à la manière d'un twist de comprendre les tenants et aboutissants de l'histoire. La contrepartie, c'est qu'il faut attendre la toute fin pour voir toute l'histoire  s'emboîter. En fait j'ai un peu eu la mauvaise impression que l'auteur avait trouvé le dénouement et construit l'histoire autour. En même temps c'est pas spécialement grave c'est une démarche comme une autre. Simplement là ça m'a laissé un petit arrière goût un peu amer, un peu comme si l'histoire justifiait la conclusion et non l'inverse.

     

    Je ne vais pas m'attarder d'avantage. Pour faire bref, avec Un dernier Mot Avant de Partir, Cédric Castagné a signé un "thriller" plutôt sympathique mais qui pêche par ses personnages un peu fades et se repose un peu trop sur son dénouement. Pas grave, même Dostoïevski n'a pas commencé sa carrière en pondant un classique. Je lirai très probablement le second qui devrait sortir incessamment sous peu.  Et puis, rien que pour être allé au bout de sa démarche d'autoédition, ça mérite mon respect. Par contre faudra m'expliquer la couverture.

     

    Allez next.

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