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    Il y a des films comme ça qui sont précédés d'une certaine réputation sulfureuse...

     

     

     

    Je ne sais pas pourquoi mais rien que cette affiche me donnait froid dans le dos. Je trouve qu'elle a un côté un peu crade et glauque. On dirait un aperçu de l'enfer. D'ailleurs je la préfère à l'autre bien plus belle mais plus sobre. Là on est dans le vif du sujet.

     

     

    Résumé:

     

    1942: Biélorussie. Alors que les troupes allemandes envahissent les villages environnants, Fiora, un adolescent de 15ans trouve un fusil dans un terrain jonché de cadavres. Il le récupère et rentre chez lui annoncer à sa mère sa ferme intention de rejoindre les maquisards. Emmené par des soldats, le voici en chemin. Il est pourtant d'imaginer les horreurs auxquelles il va bientôt être confronté. 

     

     

     

     

     

     

    Je ne sais pas si je l'ai déjà dit mais je ne suis pas fan des films dits dérangeants, et/ou déprimants. Je n'ai plus le moral assez solide pour visionner des trucs trop durs ou extrêmes, autant physiques que psychologiques. J'ai dû mettre un an avant de me forcer à voir Snowtown (beau film australien adapté d'un fait divers sordide), peut-être plus de temps encore avant de voir Boat People dont je parle ICI alors que j'ai cherché le film pendant près de 15ans. Pour celui-ci, j'ai pratiquement attendu deux ans tellement je n'arrivais pas à me motiver à le mater. Et finalement vendredi soir à minuit passé (samedi matin donc), alors que je n'étais pas spécialement disposé, j'en ai eu marre de mater des séries Netflix à la con qui ne m'apportaient pas grand chose  (Marco Polo, Expense, Sense8 etc.) et me faisaient davantage penser que je perdais mon temps, alors j'ai lancé ce film. Au départ, j'étais à deux doigts de fermer l'œil mais finalement le film est si intense que j'en ai fait une nuit blanche.

     

     

    Apparemment la genèse du projet a été plutôt difficile. Le projet porté par le réalisateur Elem klimov et le scénariste Ales Adamovitch (qui a adapté son propre roman) a été annulé et mis au placard près de dix ans avant d'être ressorti à l'occasion des quarante ans de la victoire russe. Le tournage lui-même a parait-il été extrêmement difficile. Je veux bien le croire. Dans tous les cas, l'attente a été bénéfique au film au vu du résultat.

     

     

    Fiora (Alexei Kravtchenko), le benêt s'en va-t-en guerre

     

     

     

    Alors oui, le film est bien plus dérangeant que la majorité des films de guerre jouant de manière très intelligente avec la suggestion et la violence frontale. Mais ce serait idiot de le réduire à ça. A l'inverse du titre français quelque peu racoleur, le titre original et le précédent illustrent assez bien la note d'intention d'Elem Klimov. En effet, le projet s'appelait au départ Tuez Hitler, mais l'administration a émis un veto sur l'utilisation de nom "Hitler", et Elem Klimov et Ales Adamovitch ont opté pour un nouveau titre: Idi i smotri (Viens et Vois, inspiré d'un chapitre de l'Apocalypse dans la Bible). Effectivement, à l'image du narrateur de l'Apolcalypse, Fiora le héros, et le spectateur par ricochet, est invité à découvrir par lui-même la réalité de la guerre: le maquis, la faim, la peur, la mort, la cruauté et la folie des humains. De la manière, Tuez Hitler, le premier titre, nous exhorte à nous rappeler que Hitler est avant tout un être humain et que le mal est en chacun de nous. 

     

    Peuplé de gros plans dérangeants de personnages qui nous interpellent comme s'ils nous demandaient de l'aide ou nous obligeaient à être témoins de diverses atrocités, le film n'est jamais complaisant avec le spectateur. Pire il prend même par moments des allures de films d'horreur comme avec cet avion presque anodin au début du film qui progressivement se manifeste comme un oiseau de mauvaise augure. Et comme on n'est pas chez Spielberg le film n'est pas illustré d'une musique donnant dans le pathos mais d'une bande sonore et un mixage parfois très étranges accentuant le malaise de séquences à la fois oniriques et cauchemardesques. 

     

     

     

    Une victime des horreurs de la guerre

     

     

     

     Au niveau de l'interprétation, le film est relativement pauvre en dialogues, et repose bien plus sur l'aura dégagée par les acteurs que par leur composition. Et c'est bien sa force. D'ailleurs, à ce titre le film est rempli de gueules bizarroïdes, bien effrayantes comme de la mystérieuse Glacha et son visage à la fois beau et horrible selon l'instant.

     

     

     

    Glatcha (Olga Mironova), une étrange partisane

     

     

    Par ailleurs pour plus d'authenticité Elem Eliankov a déniché de véritables survivants des bûchers humains perpétrés par les nazis. Et toujours pour des raisons de réalisme (ou parce qu'il n'y avait pas de boîtes d'effets spéciaux à l'époque) Elem Klimov a utilisé de vrais obus et de véritables mitrailleuses tirant à balles réelles, découpant une vache en route (!!).

    A ce propos, il faut tout de même souligner la performance de Alexei Kraventchko dans le rôle de Fiora dont le visage évolue de manière assez étrange tout au long du film. D'ailleurs je viens de lire sur Wiki qu'ils ont engagé un psy pour lui permettre de supporter la pression psychologique vu qu'il a failli y passer en même temps que la vache en question. Etrangement, ça ne l'a pas empêché de remettre le couvert vu que sa carrière est majoritairement faite de rôles de soldat. Sacrés Ruskov

     

     

     

    Fiora, qui a vu des "choses"

     

     

    Il serait facile de limiter ce film à un réquisitoire anti nazi, ceux-ci apparaissant comme des monstres sans foi ni loi. Pourtant Requiem Pour un Massacre est un réquisitoire contre la violence et l'horreur de la guerre, qu'elle soit commise par des Allemands, des Russes ou qui que ce soit.

    Jusqu'au-boutiste dans ses intentions et sa description, Requiem Pour un Massacre est un film qui ne fait pas dans la demie mesure mais c'est également une expérience sensorielle belle et intense, un voyage en enfer.

     

    Un film qui ne laisse pas indifférent.

     

     

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    Résumé:

     

    La famille de Ben n'est pas une famille comme les autres. Avec ses 6 enfants, il vit en autarcie dans la forêt, et leur enseigne une éducation très pointue dès le plus jeune âge. Mais surtout il leur apprend à  se défendre et  à survivre en territoire hostile. Son petit monde bascule cependant lorsque Ben apprend que sa femme hospitalisée de longue date vient de mourir. Il se voit dès lors confronté entre choisir d'obéir à un beau père qui le déteste ou aller au Nouveau-Mexique assister à des funérailles où il n'est pas le bienvenu.

     

     

     

     

     

    Curieuse histoire que cette description d'une famille entre les Robinson suisses et Delajungle (!!) vivant dans l'état de Washington (!!). A la vue des séquences d'entrainement je me suis senti partagé en le sentiment de trouver ça cool et complètement aberrant.

     

     

    L'entrainement quotidien (et intensif) de la petite famille

     

     

    Le film permet de poser un questionnement habile autour d'un idéal d'éducation de nos marmots. En effet ceux de Ben sont à la fois plus forts, plus endurants, plus intelligents et avancés que la plupart des enfants de leurs âges mais paradoxalement leur isolement les rend presque inadaptés au monde moderne.

    Dès lors, leur voyage en "ville" et la confrontation avec la sœur de Ben et sa famille (apparentée à des Américains moyens) dénote le fossé qui les sépare. Aux enfants accrocs aux jeux vidéos, mal élevés et pratiquement incultes du fait du laxisme de leur éducation par des parents aimants mais plus ou moins démissionnaires et sans réelle ambition pour leur progéniture, s'oppose une fratrie ultra brillante, à la discipline quasi militaire dont le plus bel exemple et la benjamine qui connait déjà les fondements politiques des Etats Unis.

    A l'image de Vespyr lorsqu'elle nous décrit son ressenti sur le roman Lolita de Nabokov, le héros n'est jamais antipathique. Malgré ses maladresses, son obsession pour la survie et l'éducation de ses enfants, on n'éprouve jamais d'antipathie pour Ben, quand bien même ce qu'il inflige à ses enfants peut parfois être assimilé à de la maltraitance. Car dans le fond malgré son déni, on voit bien que tout ce qu'il entreprend c'est pour le bien de ses enfants.

    Loin de taper dans la sensiblerie à deux balles, le film, assez Sundance au demeurant, souligne intelligemment la personnalité de ce père de famille atypique aussi intelligent et libertaire, que contradictoire (il adule Noam Chomsky mais offre des armes à ses enfants comme un vulgaire partisan de la NRA). Complètement borderline, son personnage peut s'avérer bien barré lors de séquences bien hilarantes.

     

     

     
    Ben et sa famille sur leur 31 (sisi)

     

     

    Côté distrib c'est top: Viggo Mortensen, très à l'aise dans le rôle titre, nous prouve une fois de plus qu'il est un excellent acteur. Les enfants sont tous très bons. Frank Langella est également en beau père qui ne peut se résoudre à détester totalement un gendre qu'il estime perdu. Et puis personnellement ça me fait toujours plaisir de voir Steve Zahn ("DJ Davis" dans la série Treme). En même temps Matt Ross, le réal, a une longue carrière de seconds rôles (qui a la tête du mec qu'on voit souvent mais on ne sait jamais où), ce qui aide sensiblement pour la direction d'acteurs.

     

     

    Jack (Frank Langella), aux prises avec son insupportable gendre

     

     

     

    Au final Captain Fantastic est un film intelligent, et une belle histoire sur l'obsession d'un couple, puis d'un homme, de fonder une famille et de l'élever du mieux possible, loin des tares du monde moderne, et de les préparer aussi bien mentalement que physiquement à être forts pour affronter la société, oubliant que l'épanouissement d'un être humain passe principalement par l'expérience, et l'évolution au sein de ses pairs.

     

    Une petite perle qui révèle un réal et scénariste prometteur.

     

    Beau film

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    Quand tu as Free et que ton offre VOD se limite à Canal Play:

     

     

     

    Quand tu récupères un compte Netflix:

     

     

     

     

     

     

     

    Quand ta tablette tombe en rade:

     

     

     

     

    Fuck dat shit, j'ai pris la tablette de ma femme (après tout elle s'est pas privée pour squatter la mienne à longueur de temps).

     

    D'ailleurs c'est marrant en voyant le (gros) catalogue, je me rends compte qu'ils proposent 90% des animes dont j'ai pu parler. Comme quoi ils ont bon goût parce que Aijin par exemple je ne m'y attendais pas.

     

     

    Mais bon, revenons en à notre série.

     

    Quelque part à L.A en 2004, les super héros ont le vent en poupe:

     

     

     

    John (Singleton): Hey Tyrese!

    Tyrese: Yo John, quoi de neuf?

    - Yo j'ai un pur projet sur le feu.

    - Raconte mec.

     - Voilà je vais monter un projet qui me tient à cœur. Tu connais Luke Cage?

    - Le comic? Bah ouais.

    - Et bien je vais bientôt le monter. Tout est verrouillé. Et je veux absolument que ce soit toi dans le rôle titre.

    - Sérieux? Trop cool!

    - Ouais c'est bien parti. Faudrait juste que tu prennes disons 15kg de muscle pour le rôle. T'es partant?

    - 15kg? Euh tu m'as déjà fait prendre 10kg pour Fast and Furious 2. 

    - Je sais mais c'est Luke Cage mec! Ca pourrait devenir le rôle de ta vie!

    - OK mais t'es sûr que ça va se faire?

    - T'inquiète pas, le projet est déjà bouclé à 90% mec. Il manque que toi.

    - Et ça va se faire quand?

    - Je dirais le printemps prochain. Ecoute, on programme une sortie pour juillet 2005 au pire. tout est verrouillé mec!

     

     

     

    Douze ans plus tard...

     

     

     

     

      

    Croyez-le ou non mais le dialogue (imaginaire) du haut de la page est pourtant tiré de faits réels. Quiconque connait Tyrese l'a vu en playboy pas très costaud dans le sympa Baby Boy(de Singleton déjà). C'est devenu un des acteurs fétiches de Singleton qui avait réellement le projet d'adapter le comic. C'est ce qui explique la grosse prise de masse de Tyrese à l'époque. Bon bah il faut croire qu'ils se font fait niquer finalement... 

     

     

    Résumé wiki:

     

    Suite à une expérience qui lui a donné une force surhumaine et une peau indestructible, Luke Cage (né Carl Lucas) s'est réfugié à Harlem où il multiplie les petits boulots. Il va devoir choisir d'utiliser ou non ses pouvoirs pour combattre le crime. 

     

     

     

     

     

     

    Je ne sais pas si je l'ai déjà dit (écrit) mais je ne suis pas un très grand fan des trucs de super héros. Certes j'ai un peu grandi avec les Strange, tout ça, mais ça a nettement moins marqué mon enfance que Ken le Survivant ou les Chevaliers du Zodiaque. D'ailleurs les films de super héros, les séries, je m'en branle total. Surtout qu'en général les séries sont bien pourries: DC avec Arrow (la moins pire), Flash (nulle), Gotham (horrible) et Marvel avec Agents of Shield (bien naze). Alors bon on m'avait dit du bien de Daredevil et de Jessica Jones mais bon la flemme un peu. Pourtant Luke Cage m'intéressait fortement.

     

    En fait  Luke Cage en y regardant de plus près, ce n'est pas vraiment une série de super héros à proprement parler. Je veux dire que le héros a des pouvoirs certes, on a droit à quelques allusions discrètes aux Avengers, à Daredevil, au Caïd et au Punisher, mais c'est tout. Tout le reste n'est ni plus ni moins qu'une ode à tout un pan de la pop culture américaine (afro américaine précisément), et renvoie bien plus allègrement à l'âge d'or de la blaxploitation et au hip hop qu'à la mythologie de Marvel. Avec son héros à la fois tombeur (comme tout bon héros noir qui se respecte), et torturé, son ennemi fan de musique toujours tiré à quatre épingles digne d'un caïd de Sugarhill, ses belles meufs qui ponctuent la série, ces guests à gogo (Raphael Saadiq, Les Delfonics, Charles Bradley, Faith Evans Method Man pour ceux que j'avais reconnus, d'ailleurs je viens de voir dans Wiki qu'il y a même Heather B. Je sais pas où ils ont été la chercher elle putain), ses références au hip hop (à commencer par Biggie même s'il ne vient pas de Harlem), sa bande son bien cool entre rap tendance Wu Tang (on entend des morceaux du groupe ou de ses membres solo à plusieurs reprises) et Soul à l'ancienne façon Isaac Hayes période Shaft. Tiens d'ailleurs vu qu'on est dans le clin d'œil il est marrant de voir que tous les épisodes ont pour titre un morceau de Gangstarr.  Bon perso n'étant pas un super grand fan du groupe (alors que paradoxalement DJ Premier est un des mecs qui m'ont fait aimer le rap) je devais connaître le nom de quatre ou cinq titres max mais ça reste un clin d'œil marrant à un groupe emblématique.

     

     

    You Know My Steez

     

     

     

     

    Bref, côté référentiel les mecs ont mis le paquet. Le truc c'est qu'ils l'ont suffisamment bien fait pour que ça ne passe pas pour du fan service "black is beautiful" bidon. Non, ils ont fait un truc propre, presque réaliste, avec un héros qui rappelle plus le Hulk de Lou Ferigno que celui de Bana/Norton/Ruffalo. D'ailleurs loin d'être uniquement dans le surfait, la série n'en oublie pas de renvoyer aux problèmes sociaux comme les bavures à répétition qui touchent actuellement le pays .

     

     

    La jolie Misty Knight (Simone Missick), inspectrice intègre dans un monde de corrompus

     

     

    Côté distribution hormis deux-trois transfuges de The Wire (Frankie Faison et l'éternelle espoir Sonja Sohn, que j'avais découverte dans Slam, et qui n'a jamais dépassé les seconds rôles remarqués) et un ou deux acteurs "à tête" comme Mahershala Ali, je ne me souviens pas avoir déjà vu le reste de la distribution.

     

     

    Cottonmouth (Mahershala Ali), un ambitieux prêt à tout pour la couronne de Biggie

     

     

     

    Niveau interprétation, concernant le rôle titre, si Mike Colter n'a pas un charisme des plus impressionnants, il correspond finalement assez bien au personnage de boy scout bien relou et ringard qu'est Luke Cage (il se fait vanner dessus à plusieurs reprises). D'ailleurs même physiquement, s'il est assez balèze, il n'a pas non plus une silhouette de mannequin avec les abdos mais un corps de guerrier à l'ancienne. Il correspond assez bien à l'esprit du show.

    Pour le reste, c'est impec: la mimi Simone Missick est impeccable dans le rôle de Misty (elle a un de ces sourires... et puis elle a un sacré corps qui justifie à lui seul le visionnage du pilote), Mahershala Ali pompe allègrement le registre déjà pas très fourni de Denzel "Franck Lucas" Washington (avec ses "my man" et tout), Alfre Woodward est très classe. Et puis, il y a la toujours mignonne Rosario Dawson, enfin je suis fan depuis son premier film (Kids de Larry Clark), même si elle ne dévoile pas son corps de compète (suffit de voir le film Transe pour s'assurer que... non rien j'allais faire une blague à la con). D'ailleurs chose intéressante c'est apparemment le seul personnage qui apparait dans les trois séries si j'ai lu (Dardevil, Jessica Jones, Luke Cage donc). 

     

    Luke Cage et Claire Temple (Rosario Dawson), qu'elle avait déjà croisé dans Jessica Jones

     

     

     

    Pourtant s'il y a un personnage vraiment au dessus du lot c'est le bien nommé Shades. D'abord à la limite du cliché avec ses lunettes, cet "homme de l'ombre" devient de plus en plus intéressant et charismatique à mesure de l'évolution de la série. Toujours froid et pragmatique Shades c'est l'éminence grise, le mec intelligent qui cherche davantage à partager le pouvoir qu'à régner seul. Et il a bien raison. Theo Rossi, qui l'interprète est parfait dans le rôle avec ce qu'il faut de cabotinage.

     

     

     

    Shades (Theo Rossi), le Machiavel de la série

     

     

    Certains ont apparemment regretté l'absence d'un antagoniste fort à Luke Cage (aucun n'a l'aura d'un Fisk par exemple) mais personnellement moi ça me va. Les méchants sont humains mais ont de la gueule et sont en ce qui me concerne à la hauteur d'un héros un peu plus ordinaire que la moyenne. De toute façon l'intérêt de la série est ailleurs.

     

     

    Plus hip hop qu'épique (il suffit de voir le combat final assez WTF qui, loin d'effrayer la population, prend des allures de battle), Luke Cage n'est pas une grande série à la HBO. Elle ne deviendra jamais une machine à Grammy façon Sopranos, ou True Detective. En revanche c'est un excellent divertissement à l'ancienne, un peu comme un mélange improbable de Hulk, Shaft et... Starsky et Hutch (!!) à la sauce Wu Tang (!!). Un truc archi référentiel aussi casse-gueule que réussi. En plus la BO composée par Ali Shaheed (ex A Tribe Called Quest) et Adrian Younge (inconnu au bataillon) est à tomber Et rien que pour ça, respect.

     

    Seul petit bémol: une pirouette scénaristique permettant de justifier le dernier acte qui est un peu maladroite mais rien de bien méchant. 

     

    Finalement la déconvenue de Tyrese et John Singleton est malheureuse, mais je ne suis pas sûr qu'ils auraient réussi à faire aussi bien. 

    Vivement la saison 2.

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    Résumé Allociné:

     

    Après la mort de leur mère, Toby et Tanner Howard doivent éviter la saisie de leur propriété familiale. Ils décident alors de commettre une série de braquages, visant uniquement les agences d’une même banque : celle qu'ils doivent rembourser.

    Marcus Hamilton, un Texas Ranger bientôt à la retraite, se lancent à leur poursuite avec son adjoint.

     

     

     

     

     

    Taylor Sheridan est un sacré mec. Acteur de métier et Texan d'origine, il a joué de petits rôles dans tout un tas de séries telles que Dr Quinn, Veronica Mars, Walker Texas Ranger. Son of Anarchy lui permet d'obtenir un rôle plus important mais sa carrière ne décolle pas pour autant. Il décide alors de se tourner vers l'écriture. Bien lui en a pris: son premier scénario est porté à l'écran par Denis Villeneuve et devient un succès critique et public. Sa carrière de scénariste est lancée. Deux autres projets basés sur ses scénarii sont en cours, dont un avec Stefano Sollima à la réal. 

     

     

    Taylor Sheridan (ici dans Sons of Anarchy)

     

     

    N'ayant pas forcément accroché à Sicario, j'avais quelques réserves vis à vis du scénario mais elles étaient infondées. Sous couvert d'une histoire de braquage somme toute conventionnelle, Taylor Sheridan nous livre un beau portrait du Texas. A la fois fidèle aux clichés qu'on leur prête Comancheria en profite pour pour apporter un autre regard. Car le Texas a beau être la terre des cowboys, c'est avant tout un état multiculturel et rempli de paradoxes. A côté de la richesse du sol vivent des gens simples, à la mentalité rurale et souvent affectés parla crise. Au delà du film de braquage, Comancheria est un film sur un pays en perdition, où l'avidité des banques et des groupes pétroliers conduit à déposséder un peuple de ses terres et le mener à la perdition, tout comme l'ont été les Indiens avant eux.

     

     

     

    Toby et Tanner Howard (Chris Pine et Ben Foster)

     

     

    Avec son histoire de petites gens qui luttent désespérément face aux , on pense forcément à Steinbeck (du style Les Raisins de La Colère version braqueurs). Et avec un sujet pareil, il est facile de craindre que le film ne tombe dans le pathos. Heureusement, le film ne cède pas à la facilité du tragique complaisant et livre même quelques scènes marrantes avec quelques phases bien WTF qu'on imagine possibles qu'au Texas.

     

     

    Only in Texas

     

     

    Côté interprétation le film doit beaucoup à ses deux interprètes phares Ben Foster (qui a bien changé) et Chris Pine (qui arrive un peu à faire publier sa gueule de bellâtre). A leurs côtés, Jeff Bridges (qui m'a toujours fait penser à Kurt Russel avec des traits plus gracieux mais qui paradoxalement vieillit moins bien) cabotine sévèrement dans le rôle du gentil ranger amateur de blagues racistes, et Gil Birmingham (Le Jaguar, tous les Twilight... sacrée filmo mec) joue parfaitement son rôle de flic Indien placide.

     

     

    Marcus Hamilton (Jeff Bridges) et Antonio Parker (Gil Birmingham), de vrais "Texas Rangers"

     

    Très bien réalisé par l'Anglais David McKenzie (dont je n'ai toujours pas vu le réputé Starred Up), Hell Or High Water est un beau film qui au-delà de son histoire conventionnelle réussit à surprendre. 

     

    Bon film

     

     

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  • Avec un titre pareil on s'attend à du lourd. Et à ce niveau on n'est pas déçu

     

     

     

     

    Résumé allociné:

     

    Arthur Bishop pensait qu'il avait mis son passé de tueur à gages derrière lui. Il coule maintenant des jours heureux avec sa compagne dans l'anonymat. Mais quand son plus redoutable ennemi enlève sa femme, il est obligé de parcourir le monde pour remplir trois assassinats impossibles. Et comme toujours, il doit faire en sorte que ses exécutions ressemblent à des accidents. Une course contre la montre sans relâche s'engage.

     

     

    Bon en fait vaut mieux pas mater la bande annonce qui raconte vraiment tout le film (comme si y avait du suspense en même temps).

     

     Mechanic Resurrection est un peu à Mission Impossible et Jason Bourne ce que Silphon Filter est à Metal Gear: un truc dans la même mouvance mais en nettement moins subtile et beaucoup plus bourrin. Encore que je suis un peu méchant avec Silphon Filter, j'aimais bien le côté "moins intellectuel" du truc. N'empêche avec le recul, je me dis que j'exagère carrément car côté histoire c'est plutôt Super Mario Bros en fait... 

     

    Arthur Bishop (Jason Statham), la classe en toute circonstance

     

    Quand on va voir un film avec Statham on sait ce qu'on va voir et là on en a pour son argent. Le film est bien marrant et bien débilos comme prévu avec un Jason Statham en pleine forme qui saute d'un téléphérique sur un deltaplane en toute décontraction, ou encore qui fait trois fois le tour de la terre en imaginant, planifiant et exécutant tous ses contrats en trois jours. Normal. Pas de pb c'est Statham. A côté Jack Bauer c'est Navarro quoi.

    Ca fait longtemps que j'avais pas vu un film comme ça, ça ferait limite plaisir. Pire qu'un Fast and Furious, on a vraiment droit à tous les poncifs du genre: Jason "Action Man" Statham se ballade régulièrement torse nu, histoire de prouver qu'il continue la fonte depuis Le Transporteur, Jessica Alba parade en bikini (mais ne montrera pas un bout de téton malheureusement), bref le cahier des charges est dûment respecté.

     

     

    Gina (Jessica Alba), la princesse Peach du film

     

    Le seul truc qui me fait un peu chier, c'est l'intrigue. J'avais déjà sorti l'exemple du mec qui va affronter tous les dangers du monde pour sauver la peluche de son gamin ici, bah là c'est pareil. Je veux dire le mec est tellement chaud qu'il va faire ce qu'il avait décidé d'arrêter, à savoir tuer des gens même méchants, tout ça pour les beaux bzez, euh les beaux yeux de Jessica Alba alors qu'il l'a rencontrée à peine 48h plus tôt (!!). Non mais sérieux, perso Jessica Alba ou pas j'ai du mal à comprendre la motiv' du mec, surtout qu'il l'a déjà niquée (lol). Ils auraient pu trouver un peu mieux franchement. D'ailleurs personnellement j'ai jamais compris la hype autour de Jessica Alba. OK elle est jolie mais bon, quand on regarde sa carrière, à part une série moyenne et un Sin City elle a fait quoi de bien? Elle a fait quoi tout court en fait? A ceci s'ajoute une scène d'action totalement inutile au milieu du film, comme si elle avait été écrite uniquement pour rallonger la durée du film (elle n'apporte absolument rien). Et enfin un sympathique personnage de méchant disparait en cours de route sans trop qu'on sache pourquoi. Un peu du foutage de gueule en somme.

     

     

    Jason Statham en pleine scène de remplissage de film

     

    C'est un peu dommage parce que l'aspect "comic" et second degré du truc fonctionne assez bien dans l'ensemble. Et puis bon les "contrats" sont assez jouissifs mine de rien (même si la scène de la piscine éclipse définitivement le reste).

     

    Côté interprétation par contre on est au top du cabotinage: Statham fronce les cils et contracte ses pecs comme jamais, la revenante Alba fait sa moue de gentille fille kidnappée par le grand méchant, les méchants sont caricaturaux au possible, Michelle Yeoh cachetonne sobrement tandis que Tommy Lee Jones en fait des tonnes comme il n'en avait pas fait depuis Batman. Bah oui quand on pense à lui on pense au grand acteur qui a joué dans Le Fugitif, Men In Black, JFK, No Country For Old Men ou encore le réal du beau Trois Enterrements, mais ce qu'on oublie c'est qu'il a aussi cachetonné dans pas mal de séries B dont un certain Piège en Haute Mer (un des meilleurs Steven Seagal). Clin d'œil ou ironie du sort il retrouve ici ses sous-marins.

     

     

    Tommy Lee Jones en plein cabotinage

     

     

    Bref, j'en dis pas plus: Mechanic Resurrection c'est un bon film de guignol dans la lignée de ceux de Timur Berkmambetov (Wanted et Lincoln Chasseur de Vampires), ou d'Hypertension qui préfigurait déjà le style Statham. En vrai si on enlève le casting, le savoir faire du bon Dennis Gansen (La Vague, Le Quatième Pouvoir etc.) et un peu de budget, c'est limite digne d'un Hollywood Night sans scène de cul (les vrais savent).

    Enfin, comme j'aimais bien Hollywood Night et que j'ai pas vu le premier, je pense que je vais me le faire très prochainement s'il est du niveau.

     

     Bête de film!

     

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