• Exposition Maurice Vlaminck

     

    Je ne connaissais le peintre que de nom et donc vu qu'il y avait une expo non loin de chez moi (et pas chère en plus) je me suis dit que ce serait bien de me la faire.

     

    Biographie (chopée sur le site le Monde des Arts):

    Maurice de Vlaminck, est né à Paris le 04 avril 1876. Ainé des cinq enfants d’une famille flamande, le jeune garcon, élevé dans un milieu de mélomanes un peu bohèmes, s’intéresse d’abord à la musique mais commence, dès l’âge de douze ans, à peindre des paysages de bords de Seine. Il quitte sa famille à l'âge de 16 ans et s'installe à Chatou à proximité de Versailles, pour faire y travailler en tant que mécanicien.
    Il fait de la peinture a ses moments perdus, passion qu'il partage aussi avec le cyclisme. Il prend rapidement le métier de coureur cycliste qui lui permet de mieux gagner sa vie jusqu' a 18 ans ou il rencontre Suzanne Berly qui deviendra sa femme.
    A l'issue d'une maladie  vers l'âge de 20 ans, il quitte le sport et donne des leçons de violon. Il suit aussi les cours du peintre Robichon, mais il se lasse très vite de sa formation académique.
      

     

     

    C'est marrant les a priori qu'on peut avoir sur certains artistes. Je pensais que Vlaminck était un fauviste alors qu'il n'a finalement que consacré qu'une brève période de sa vie à cette approche picturale.

     

    La Machine à Bougival1905 (période fauve)

     

    Perso sans être un grand connaisseur je suis pas hyper fan du fauvisme.

    D'autre part, c'est marrant comme en parcourant sa bio et en regardant sa peinture on peut s'apercevoir qu'il était quelqu'un de relativement simple (comme de nombreux autres artistes d'ailleurs). Dans l'expo on peut également lire qu'en plus de cycliste, il a également été boxeur un moment, ce qui est assez étonnant pour un peintre aussi reconnu.

     

    En tout cas il y a quelque chose de frappant lorsqu'on voit ses tableaux en vrai: ils sont beaux.

     

    En fait on se rend pas compte comme ça mais il y a un truc qui est super criant quand on les voit en vrai c'est assez impressionnant comme les nuances et le détail apparaissent en reculant. C'est normal on me dira mais là le contraste entre les voir de près et de loin est saisissant.

     

    Malgré le fait que la meuf qui faisait la visite à un groupe (auquel on s'est discrètement joint pour écouter) racontait pas mal de trucs techniques qui à mes oreilles ressemblaient à de la branlette, elle a sorti pas mal de trucs assez intéressants, notamment sur ses différentes périodes artistiques et sur le fait qu'il est un des derniers (le dernier?) paysagistes français.

     Pendant la plus grosse période de sa vie, il a travaillé autour des nuances des trois couleurs jaune, vert et bleu.

     

     

     

     

    Fasciné par les ports, les natures mortes, la vitesse, il peint tout: les berges de cours d'eau, les villages enneigés, les morceaux de viandes et denrées rares en temps de guerre, les routes déformées par la vitesse. Retiré à la fin de sa vie, il finira sa carrière de paysagiste à peindre la mer, sombre, belle et terrifiante à la fois.

     

    La Mer (date inconnue)

     

    Il y a quelque chose de très beau, très simple et très humain dans la peinture et le parcours de Vlaminck. D'origine modeste, il  a effectué mille boulots et cultivé autant de talents (la boxe, le violon, l'écriture, le cyclisme, la peinture), traversé les différents courants (le fauvisme bien sûr, mais aussi le cubisme qu'il juge trop intellectuel et qu'il rejette assez rapidement pour revenir à une peinture plus instinctive et accessible), vécu les grands courants de pensée politique (il est anarchiste), et traversé les 2 grandes guerres.

     

    En témoigne ce texte touchant qu'il écrit à la fin de sa vie en guise de testament (pris sur Peyrat.org):

    Ceci est mon testament ». (2) « J’ai aujourd’hui quatre-vingts ans. Je suis surpris d’avoir pu résister, jusqu’à présent à la barbarie scientifique de l’espèce humaine civilisée et de ne pas être depuis longtemps à six pieds sous la terre. La vie se présente palpable aux doigts. Elle apparaît aux yeux, elle s’offre aux sens. Je donne gratuitement à tous et à toutes, les émotions profondes, dont le souvenir est encore frais et vivace en mon vieux coeur, que m’ont procuré les Ruysdael, les Brueghel, les Courbet, les Cézanne, et Van Gogh… et je fais don, sans regret, sans envie, de ce que je n’aime pas et de ce que je refuse : le lait pasteurisé, les produits pharmaceutiques, les ersatz, les rébus décoratifs de l’Art abstrait. Car, malgré mon grand âge, je continue à goûter la cuisine française et à déguster le poulet aux champignons, le bifteck aux pommes et le perdreau aux choux, sans confondre cuisine et pharmacie, campagne et sanatorium, travail et productivité, vice et amour […] Je lègue aux jeunes peintres toutes les fleurs des champs, le bord des ruisseaux, les nuages blancs et noirs qui passent au-dessus des plaines, les rivières, les bois et les grands arbres, les coteaux, la route, les petits villages que l’hiver couvre de neige, toutes les prairies avec leur magnifique floraison et aussi les oiseaux et les papillons. » Et il conclut :  »Je n’ai jamais rien demandé, la vie m’a tout donné. J’ai fait ce que j’ai pu, j’ai peint ce que j’ai vu.

     

    Bref, la flemme d'en rajouter surtout que j'ai quand même commencé cet article il y a 2 semaines, donc allez voir l'expo (jusqu'au 25 mai à Rueil) qui vaut amplement le coup pour (re) découvrir ce peintre finalement assez méconnu.

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