• L'Auberge espagnole

    Bon en vrai j'ai "maté" Ant Man lundi au ciné et j'en aurais bien parlé mais j'ai pioncé pendant 80% du métrage. Alors je vais parler brièvement de l'Auberge Espagnole que j'ai matée dimanche juste après Rien Que Pour Vos Cheveux. Je sais c'est pas nouveau mais d'une je viens de le voir, de deux je ne l'avais jamais vu et de trois je fais ce que je veux. C'est mon blog après tout.

     

     

     

     

    Je vais pas raconter ma vie dessus parce que j'ai la flemme et que tout a dû être dit sur ce film qui a été un gros carton lors de sa sortie.

     

    Résumé:

     

    Xavier, étudiant en sciences économiques, rêve d'être écrivain mais son destin semble être celui de travailler pour le ministère des Finances quand Jean-Charles Perrin, un ami de son père, lui conseille d'aller vivre une année en Espagne pour acquérir une compétence qui favorisera son embauche. Il décide donc d'aller étudier un an à Barcelone via le programme Erasmus, malgré l'incompréhension de sa petite-amie Martine.

    À peine arrivé, il fait connaissance avec Jean-Michel, un médecin, et sa femme Anne-Sophie et séjourne quelques jours chez eux en attendant de trouver un logement. Il s'installe ensuite dans un appartement en colocation avec d'autres étudiants : l'Anglaise Wendy, l'Italien Alessandro, l'Espagnole Soledad, le Danois Lars, l'Allemand Tobias et la Belge Isabelle, qui rejoint le groupe par la suite.

     

     

     

    J'ai abrégé le résumé de Wiki parce que ces couillons racontaient tout le film (même s'il n y a pas vraiment de suspense).

     

     

    Cédric Klapisch (qui ressemble à un mauvais sosie de Kad Merad, on le voit dans un caméo), est un réalisateur assez particulier dans le paysage français.

    Personnellement même si je ne kiffe pas tout ce qu'il a fait, je ne peux pas détester ce mec qui est nettement plus doué que leur réal français moyen (malgré quelques bon gros ratages comme son film avec Bébel). Révélé dès son premier long avec Le Péril Jeune (déjà avec Duris), que j'avais découvert sur Arte à sa sortie, vu qu'il faisait  partie d'un programme de films / téléfilms diffusés sur la chaîne avant la sortie ciné, le mec a transformé l'essai et confirmé son talent avec une bonne partie des films suivants (surtout à partir d'Un Air de Famille il me semble). Avec leurs défauts et leurs qualités, ses films ont une vraie identité (formelle et thématique) et c'est tout à son honneur.

    Enfin bref. Dès le début du film on se retrouve avec un Romain Duris tout jeune et sa légendaire tête de con qui ressort encore plus avec sa coupe de premier de la classe qui va passer un entretien à Bercy ( au ministère hein, pas au palais omnisport). C'est terne, c'est fade et vaguement auteurisant façon nouvelle vague avec la voix off de circonstance. En clair c'est moche et un peu chiant.

    Heureusement pour nous, tout bascule à son arrivée en Espagne, premièrement avec ses galères, puis ses rencontres (le couple de Français expatriés d'abord, puis ses colocs. Et là viva Espana!

     

    Xavier et son guide du routard

     

     

    Bon ce qu'il y a de bien aussi avec Klapisch c'est qu'il nous tape pas des délires d'Espagne idéalisée et reste tempéré en nous montrant la réalité de Barcelone: les jeunes merdeux qui n'aiment pas les étrangers, français ou non, et d'autres ultra chaleureux, la difficulté de se loger à Barcelone, les tensions entre les Catalans et le reste du pays etc. Bref tout n'est pas magnifique mais c'est aussi ses multiples facettes qui font le charme d'une ville (comme il fera aussi avec Paris dans le film du même nom).

     

    Xavier et la charmante Anne Sophie (Judith Godrèche), une épouse coincée

     

     

    On en profite suivre les pérégrinations amicales et amoureuses de Xavier dans ce gros foutoir qu'est sa vie.

     

     Xavier et sa future meilleure pote (Cécile de France)

     

    Pour faire simple sans être un super film, il reste globalement assez réussi mais je ne le mets pas vraiment dans ce qu'il a fait de mieux. Il y a quelque chose d'assez adolescent et d'américain dans ce film. C'est le genre d'hymne à la vie, à la liberté et à l'Europe assez niais et bobo. Ouais Cédric, moi aussi si j'avais maman papa qui avaient pu subvenir à mes besoins j'aurais pu me reconnaître dans ce genre de délire à vingt ans mais en fait non. Ca me parle donc pas vraiment.

     

    La bande de colocs (presque) au complet

     

    Il n'empêche qu'on passe néanmoins un bon moment à suivre ce film assez plaisant, drôle, parfois même touchant, très probablement un peu autobiographique (Klapisch a étudié à New York) et très "Truffaut", Xavier étant son Antoine Doinel à lui. En plus on s'attache assez vite à cette bande d'amis qui rappelle le genre d'amitié assez intense et indéfectible qu'on peut lier à 20-25 ans lorsqu'on est toujours dans les mêmes personnes. Et puis c'est cool car si Audrey Tautou est insupportable comme d'hab, on la voit très peu elle n'est pas gênante au final.

     

    Xavier et sa meuf qui sert à rien (Audrey Tautou)

     

    Véritable phénomène à sa sortie, le film a dû multiplier 20 les demandes d'Erasmus et a donné lieu à 2 suites: Les Poupées Russes et Casse Tête chinois.

     

     

    Ah oui et sans spoiler, enfin si un peu quand même, vu que j'ai vu ce film dimanche juste après celui d'Adam Sandler, j'ai appris un truc important en 2 films: ne jamais héberger de Français en galère, ni de Juif en galère (donc un Juif français 2 fois moins). Le premier tentera de baiser ta femme, le 2ème de baiser ta mère. Après tout si on a inventé l'hôtel, c'est pas pour les chiens...

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