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    Oui la West Coast a connu son heure de gloire dans les années 90 à travers le G Funk et le Gangsta Rap. Elle a marqué de manière indélébile son empreinte sur le rap à travers tout d'abord Ice T, Le Digital Underground puis NWA auquel le film du même nom a rendu hommage avec un bon carton au box office). Mais c'est surtout avec la relève et Death Row, le label mythique du sulfureux Suge Knight (je suis obligé d'aimer ce mec, il est né le même jour que moi mais pas la même année heureusement), et les légendaires artistes signés dessus (2Pac, Dre, Snoop, Warren G etc) que l'impact du G Funk a été planétaire, popularisant par la même occasion tout un univers et le prétendu mode de vie des gangs Crips et Bloods: couleurs, bandanas, chemises à carreaux, pantalons Dickies, danse (le fameux C. Walk) etc. etc.

    C'est d'ailleurs dommage pour tous les artistes des scènes alternatives qui n'ont jamais rencontré un réel succès au delà du public rap (E-40, Too Short et ses 200 albums, Tha Liks, Dilated People, Planet Asia et j'en passe). En vrai y a que Cypress Hill qui s'en est bien sorti grâce à la double étiquette rap et "métal".

     

    Mais les choses changent: 2Pac meurt, Dre se casse, Snoop se casse, Death Row se casse la gueule, Suge Knight va en prison. La G Funk et laWest Coast perdent leur influence au profit du Sud et de l'émergence du Crunk, du Dirty, puis de la Trap.

     

    Heureusement pour la Californie et Los Angeles en particulier, certains rappeurs biberonnés au son de leurs ainés (mais pas que) sont bien décidés à rendre à leur coin ses lettres de noblesse.

     


    Kendrick Lamar:

     

    A-t-on encore besoin d'en parler? C'est le mec qui a remis L.A sur le devant de la scène ni plus ni moins. Comme l'a dit B Real de Cypress Hill dans une interview. Kendrick est le rappeur qui représente Los Angeles aujourd'hui, comme The Game l'était il y a une dizaine d'années. Enfin quitte à choisir mieux vaut Kendrick quand même.

     

     

     

    Avant d'être un petit single à succès (de 2015 ou 2016 je ne sais plus), King Kunta est avant tout un hymne à Compton. Le clip, l'instru, les "64 Chevy", toute la panoplie est là pour représenter l'imagerie de Compton et du G Funk (le clip rappelle un peu Ain't Nothing But A G Thang pour l'ambiance). D'ailleurs si la moitié des gens du clip sont en rouge, c'est pas pour rien. "Compton c'est la ville des Bloods" come disait Suge Knight dans le film N.W.A

     

     

     

     

    Dom Kennedy

     

     

     

     

    Dom Kennedy, c'est plus l'héritage Warren G. Pas vraiment rattaché à l'univers des gangs même s'il en parle de temps en temps (il est assez proche de Nipsey Hussle apparemment), Dom Kennedy est plutôt le pendant festif du G Funk: le soleil, les histoires de meuf, les fêtes, les 6-4 Chevy et bien sûr les embrouilles mais çac'est pas grave. Le mec n'est pas le plus charismatique, ni même le plus talentueux, mais il remplit néanmoins son contrat, la plupart de ses albums a son lot de bon sons cools pour chiller ou rodave en voiture au soleil. Que demander de plus franchement?

     

     

     

    On notera la proportion de filles "noires-noires"  dans les clips. Les Ricains ont un sacré problème à ce niveau n'empêche.

     

     

     

    YG

     

     

     

     

    YG (pour Young Gangsta il me semble, vive l'originalité) n'a probablement jamais entendu parler de papier vu le nombre incalculable de tatouages qu'il se trimballe. Enfin ils sont tous comme ça maintenant.
    Probablement le plus médiatisé après Kendrick, YG est Blood 100% pur jus comme le prouve la couv de son dernier album. Le mec est tellement matricé qu'il en vient à ne plus mettre de C dans certains mots à commencer par celui de sa ville qu'il appelle désormais Bompton. Parce que pour la petite histoire avant on remplaçait les "CK" (sous-entendant Crips Killer, tueur de Crips dans leur délire) par "CC" dans les mots, ce qui explique le nom de certains rappeurs: Spider Locc, 40 Glocc etc. Lui en vient carrément à proscrire la lettre C. Ca doit être drôle d'apprendre l'alphabet à Los Angeles.
     Plus que Kendrick c'est tout son album qui est une ode au G Funk comme l'atteste ce son:

     

     

     

    On notera le clin d'œil à 2Pac et Biggie avec cette chanson (et également à un épisode où il s'est fait tirer dessus dans un studio, comme 2Pac donc). Perso j'ai jamais trop accroché à son délire. Il faut dire que sa manière de rapper est assez particulière. On aime ou on aime pas. Et j'aime pas trop.

     

     

     

     

    J'ai écrit: "certains rappeurs biberonnés au son de leurs ainés (mais pas que)". Dans la catégorie "mais pas que" on peut au moins penser à eux:

     

     

     

     

    Schoolboy Q

     

     

     

    Originaire de South Central également (Hoover Street), Schoolboy Q a beau avoir invité le Dogg Pound sur son dernier album, il est avec Vince Staples celui qui a le moins été influencé par le G Funk.

    Le pote et partenaire de label de de Kendrick Lamar est le plus célèbre des "mais pas que" au point qu'il peut se permettre d'inviter Kanye West sur un morceau. Contrairement à ceux du dessus, il semble d'ailleurs plus influencé par New York (GhostFace en particulier) que par son coin, le mec est dans un délire tellement "autre" qu'on pourrait le prendre pour un sataniste le gars. Suffit de voir ses clips barrés et/ou glauques pour voir que c'est le sheitan ce mec.

     

     

     

    Ses fêtes, c'est pas vraiment le même délire que Dom Kennedy ha ha! Il n'empêche que j'ai dû faire tourner le son une centaine de fois la nuit en voiture sur le périph ou l'autoroute. Crips de son état (encore un), il rend d'ailleurs hommage à son gang dans son dernier single en date Tookie Knows (du nom du fondateur des Crips). En fait il rend hommage aux Crips dans tout l'album. "Bloods and Crips is like a lifetime with Jeffrey Dahmers" qu'il disait dans une chanson ha ha! Ca vend pas du rêve quoi.

     

     

     

    Nipsey Hussle

     

     

     

    Originaire de Crenshaw (South Central donc), Nipsey Hussle est un rappeur que j'apprécie particulièrement. Encore un rappeur gangster, encore un Crips (bah oui).  Pourtant ce grand chien aux faux airs de Snoop est plutôt bon et surtout a développé une identité musicale tout au long de sa carrière.

     

     

    Et puis ses albums sont relativement cools. Bon il n'aura jamais une énorme médiatisation ni des scores à figurer dans le top du billboard mais il en est conscient. La preuve avec son album (ou mixtape mais ça veut plus dire grand chose) Crenshaw qu'il a tiré à 1000 exemplaires vendus 100€ pièce. Et apparemment il aurait à peu près réussi son coup. Pas mal hein? Ici en France Despo a essayé de faire la même chose avec son album Majster, mais pas sûr que le succès ait été au rendez-vous. 

     

     

    Vince Staples

     

     

    A voir ce minot avec sa tête de petit malheureux, on n'imaginerait pas qu'il fait partie des Crips de Long Beach (encore un) et qu'il a trempé dans quelques trucs louches (j'ai lu qu'il avait dû quitter L.A un moment à cause des embrouilles et qu'on voulait sa tête). C'est juste oublier que, à l'instar du foot professionnel, les recrutements commencent dès le collège. Le mec est là pour nous le rappeler avec des sons et des clips bien sombres comme il faut.

     

     

     

     

    Il suffit de mater le clip concept Prima Donna pour voir que le mec est loin. On dirait limite un film de David Lynch le truc. C'est bien barré. Tiens, sinon je viens de lire les commentaires en dessous du clip de Blu Suede, y a un mec qui dit qu'il a été assez con pour l'avoir mis dans sa voiture dans un quartier de L.A où il fallait pas et qu'il s'est fait dépouiller ha ha! Quel crétin. La prochaine il mettra du Bob Dylan ce con.

     

     

     

    Tyler The Creator

     

     

    Putain je l'avais oublié lui! Fondateur du collectif O.F.W.G.K.T.A (ou Odd Future Wolf Gang Kill Them All, simplifié en Odd Future), il a obligatoirement sa place dans cet article vu le buzz et l'influence qu'il a eu ces 5 ou 10 dernières années. Loin de l'imagerie des gangs comme on peut le voir sur la photo, le mec est plutôt dans le délire triso-mongoloïde décomplexé à tendance parfois glauque. Enfin le glauque c'était surtout avec son groupe, vu qu'ils passaient à faire des "trucs de Blancs" comme du skate et prendre de la drogue, le tout dans une imagerie proche de certains films d'horreur. Si d'un point de vue lyrical c'est pas un futur prix nobel (en gros il raconte de la merde), il a surtout un charisme et une identité visuelle assez forte qui s'est ressentie dans les clips et pochettes de son collectifs et de sa carrière solo. Très controversé dans ses propos (textes ultra misogynes et homophobes, le comble quand on sait que lui et son ex collectif sont proches d'artistes gay ou bi assumé comme Syd The Kid de The Internet ou encore Frank Ocean), le mec se permet des trucs tellement cons dans ses clips qu'ils sont instantanément cultes.

     

     

    Bon en vrai j'aurais dû rajouter Casey Veggies dans la liste parce qu'il marche bien mais j'ai plus de place, j'ai jamais calculé et j'ai la flemme. 

    Donc oui la West coast se porte bien, et L.A encore mieux. Je ne parle même pas du relatif succès de mecs de la Bay Area comme G Eazy ou encore E-40 qui a fait un retour assez remarqué avec des feats sur de nombreux albums. Même sans eux L.A a retrouvé une place de choix sur la scène hip hop avec ses têtes d'affiches certains labels devenus prestigieux (T.D.E pour ne citer que lui, qui a également d'autres artistes en vogue comme Isaiah Rashad ou encore S.Z.A). Et pendant ce temps New York n'a jamais su renouer avec l'héritage de son âge d'or. La faute à une scène en perdition où la relève peine à se positionner. Y a bien eu Action Bronson, Pro Era et le A$ap Mob, mais ça reste bien maigrichon comparé à l'autre bout du pays.

     

     C'est ça de vivre dans le passé

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     Bon je voulais le publier avant la fin de l'année mais j'ai pas eu le temps.

     

    Parce que j'ai quand même écouté des trucs sympas ces derniers mois et qu'il n'y a pas que la folk dans la vie.

     

    Corinne Bailey Rae - Heart Speaks In Whispers

     

     

    Alors que son premier album a remporté un succès aussi considérable qu'inattendu(4 millions d'albums dans le monde), Heart Speaks In Whispers, le troisième effort de la jolie Corinne a été accueilli dans une indifférence polie. Peut-être qu'on lui a reproché son orientation un peu trop neo soul, je sais pas. Moi, j'aime bien (sauf la chanson Horse Print Dress parce qu'elle arrête pas de faire des "ouh ouh!" mais ça c'est parce que j'ai l'esprit mal placé). Pour moi de toute façon elle reste une valeur sûre. Par contre je la préférais à l'époque de son deuxième album. Ses cheveux étaient assez longs comme ça. Et puis je suis allergique aux reprises de classiques (ici Do You Ever Think Of Me). Le pauvre Curtis n'a rien demandé à personne alors laissez-le bordel. Enfin elle s'en sort bien en vrai, et c'est toujours mieux qu'Angie Stone qui avait signé un reprise assez catastrophique de la même chanson. 

    Bon album, je kiffe bien. 

     

     

     

     

     

    Alicia Keys - Here

     

     

    Un cran au dessus de ces stars qui s'affichent sur Insta sans maquillage une fois de temps en temps, la belle Alicia Keys va encore plus loin en décidant de ne plus se maquiller du tout "parce que c'est faux, que ça nique la peau et que c'est pas gentil pour les baleines" ou un truc comme ça.  Et tout ça aussi pour te montrer que même sans ça la meuf garde un physique très hautement fréquentable (niveau visage du moins parce que c'est une adepte du yoyo). Même si elle m'insupportait à l'époque de son premier album tellement on l'avait sucée avec ses nattes collées genre la nouvelle Aretha Franklin, j'aime bien le personnage. Discrète relativement simple, douée au chant et au piano (et à la guitare, je viens de l'apprendre), et en plus elle fait de bonnes chansons (j'ai pas tout écouté, loin s'en faut). Bref, concernant le dernier album, j'ai écouté deux singles à la radio, j'ai bien aimé, j'ai écouté l'album j'ai bien kiffé. Après elle fait un peu la meuf engagée, comme toutes les chanteuses Noires en ce moment mais y a rien. De ce côté ci de l'Atlantique je m'en tape un peu quoi.

     

    Un son un peu à l'ancienne mais efficace. Propre.

     

     

     

    Solange - A Seat At the Table

     

     

    Aaah la jolie Solange...

    Mine de rien, ce doit être difficile d'être la petite sœur d'une des chanteuses les plus mondialement célèbres et adulées de ces 15 dernières années. Si elle est probablement très connue aux Etats Unis, ici  je n'ai entendu parler de Solange que lorsqu'elle a défendu sa soeur et qu'elle a attaqué Jay Z son goujat de beau frère dans un ascenseur (scène mémorable filmée par une caméra de surveillance dont la vidéo a fait le tour de la planète). De fait, elle n'a jamais rencontré  le succès en tant de chanteuse. Solange c'est typiquement le genre d'artiste que je connais de nom mais que je prendrais même pas la peine d'écouter en temps normal (idem pour sa sœur en fait). Pourtant s'il y a bien un album qui m'a bluffé dernièrement c'est le sien. En théorie j'étais censé en entendre parler sans y prêter la moindre attention mais un son diffusé sur Nova avait attisé ma curiosité. Du coup j'ai écouté le reste.

     

     

     

    Bon c'est simple, il tourne en boucle depuis sa sortie (enfin sa sortie sur le Net). Je crois qu'il n'y a aucun titre que je zappe.Elle peut quand même remercier la légende Raphael Saadiq qui a produit une grosse partie des sons. Ce qui se ressent fortement dans l'ambiance, même si elle se permet un ou deux sons sous influence (comme Don't Wish Me Well où on ressent l'influence de Little Dragon). Par contre c'est quoi cette pochette sérieux?

     

     

    On dirait Louis XIV bordel. Passer de la photo dessus à ça? Le no make-up challenge ça va pas à tout le monde. N'est pas Alicia Keys qui veut. Remets-moi du maquillage, et plus vite que ça! Facilement un de mes albums de l'année (oui oui j'insiste).

     

     

    Schoolboy Q - Blank Face

     

     

     

    Cette pochette... On dirait Mike Myers d'Halloween le mec. Enfin je la trouve assez réussie dans le délire (comme souvent avec lui).

    Bon il est sorti y a plusieurs mois déjà. Etant donnée la claque que je m'étais prise avec Oxymoron, j'attendais son album avec assez d'impatience et d'appréhension. Et finalement il est sorti et j'ai même pas calculé. Parce que hormis ce son assez monstrueux:

     

     

    Les autres singles m'ont pas vraiment convaincu. Ceci étant, j'ai tout de même fini par acheter l'album. Bon bah Blank Face est un bon album assez homogène et très bien produit, avec un SchoolBoy Q fidèle à lui-même. Néanmoins le reproche que je pourrai lui faire est qu'il ne contient pas de son aussi lourd que le précédent. On a un seul Groovy Tony là on avait Hell of A Night (au titre explicite, on dirait vraiment le sheitan par moments ce mec), Hoover Street, Man of The Year, ou même Break The Bank. Enfin on peut se rattraper avec le très bon clip de John Muir. D'ailleurs je viens de capter que ce con a clippé presque tous les sons de l'album. Ah ouais quand même... 

     

     

    Dave East - Kairi Chanel

     

     

     

    Avec sa tête de playboy arrogant, il a tout du rappeur susceptible de m'insupporter. Comme quoi...

    On va passer rapidement sa bio (en gros il a grandi à New York,  il a tenté une carrière dans le basket mais a finalement préféré se concentrer sur le rap)

    Personnellement je ne connaissais pas jusqu'à ce que je tombe par hasard sur un lien Youtube de sa dernière mixtape.

     

     

     

     

    Honnêtement ça faisait longtemps que je n'avais pas apprécié la mixtape (très bien produite au demeurant) d'un rappeur New Yorkais. Je pense que le dernier rappeur en date était Skyzoo donc ça remonte déjà à quelques années.
    Pourtant si j'apprécie Dave East, ce n'est pas forcément parce qu'il impressionne en tant que rappeur (ce qui est loin d'être le cas), mais c'est plutôt parce qu'il a une certaine personnalité. En effet, ayant vivoté entre Harlem et le Queens toute sa jeunesse, Dave East se positionne d'emblée à contre courant de se qui se fait un peu partout et se revendique des légendes New Yorkaises sans pour autant tomber dans le boom bap habituel dans "anciens avant l'heure" du genre Torae ou même Action Bronson. 

    D'ailleurs et toujours dans le même ordre d'idée, loin de véhiculer l'image du voyou habituel, on ressent de sa part une volonté d'être non seulement réaliste vis-à-vis de lui-même mais également de prodiguer des textes conscients, ce qui est assez rare dans son créneau. En plus, il ne manque pas d'autodérision, n'hésitant à paser pour le pigeon de service comme dans cette chanson:

     

     

    Non mais quel con...  

     

     

     

    Joe Budden - Rage and The Machine

     

     

     

    Bon il était assez attendu, et apparemment il est à la hauteur des attentes. Perso je ne l'ai pas assez écouté pour émettre un avis concret. Dans tous les cas j'aime bien Joe Budden. C'est le genre de rappeur avec une grande bouche qui n'hésite pas à tirer sur tout ce qui bouge, et son absence totale de langue de bois le rend aussi marrant qu'insupportable, ça lui a valu de nombreuses inimitiés d'ailleurs. A son palmarès d'embrouilles: Inspectah Deck et tout le Wu Tang (il avait sorti qu'il comprenait pas pourquoi pas on adulait autant Method Man et le trouvait rincé ha ha! Il s'en est mangé une pour la peine), Consequence (qui lui en a mis une également ha ha! A sa décharge c'était en traitre), Saigon avec qui il a eu un clash inintéressant au possible (les mecs se clashaient et se suçaient en même temps à base de "c'est le meilleur clash qu'on m'ait fait"), et dernièrement Drake histoire de le remercier de l'avoir cité parmi les rappeurs favoris du Canadien (en gros "tu suces mal mais t'as du goût" comme dirait l'autre). Bref les embrouilles avec ses collègues, c'est son crédo. Ce mec c'est un peu 50 avant l'heure, d'ailleurs ils se sont également embrouillés (quoi de plus logique?). Insupportable, en plus il passe son temps à s'afficher avec des filles qu'on voit normalement que dans les clips. 
    Malgré tout on ne peut pas le réduire à ça. Après un énorme tube le mec a passé le reste de sa carrière dans l'underground et a prouvé qu'il écrivait et rappait mieux que la plupart. Il a de quoi l'ouvrir quoi.  Pour en revenir à ce nouvel album (son 7ème, ou son 9ème, ou bien son 11ème, enfin j'en sais rien), il est entièrement produit par Araabmusik, un mec qui s'est principalement fait connaître par son travail auprès de Cam'ron et des Dipset, puis par de nombreuses prods pour divers rappeurs. Perso j'ai toujours aimé ce qu'il faisait et je trouve qu'il a plutôt fait un bon taff dessus. En résulte un album très propre avec du fond et de la forme. Que demander de plus? Un album un peu plus long peut-être? Je retiens néanmoins Forget (trop courte bordel!) et surtout Idols je trouve assez énorme, où il évoque ce que ses idoles d'hier sont devenues aujourd'hui.

     

    Bref, très bon album.

     

    On verra maintenant ce que va nous apporter cette nouvelle année.

     

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