• Bon le groupe existe depuis un petit moment et je le connais depuis 4 ans au moins mais bon je suis tombé sur un de leurs morceaux avant hier, du coup j'ai eu envie d'en parler.

     

     

    The Internet c'est un groupe principalement composé de Syd Tha Kid (la petite meuf avec le t-shirt jaune, et accessoirement leader du groupe) et Matt Martians (à sa droite). Originaire de Los Angeles (Crenshaw apparemment), ils sont assez proches du collectif Odd Future. Odd Future? Mais si! Les rappeurs noirs qui font des trucs de Blancs au point qu'on pourraient croire qu'ils sortent d'un film de Larry Clarke. D'ailleurs Est-ce que ça existe encore Odd Future? Parce qu'à part Tyler on voit plus vraiment les autres. Enfin je charrie mais bon ça reste sympa Odd Future, pas tout mais la démarche artistique est intéressante. Bref, pour en revenir à The Internet, j'avais découvert à l'époque avec Cocaine, morceau assez explicite et bien efficace:

     

     

    D'ailleurs même si j'aime bien le nom du groupe, c'est un peu con comme nom. Va chercher The Internet sur Internet lol. A la base Purple Naked Ladies, le premier album, j'avais bien aimé mais on voit que le groupe se cherchait un peu: reverb et effets à gogo, son soul tendance "vapor wave". Bon album mais un peu soporifique sur le long terme.

     

     

     

     

    Heureusement The Internet est le genre de groupe qui s'améliore avec le temps. Feel Good, leur deuxième album montre une évolution avec vers des sons encore un peu plus soul, moins synthétiques et comprend des sons plus pêchus. Personnellement depuis sa sortie j'ai saigné cet album comme pas possible. C'est bien simple, de mémoire il n'y a aucun son que je zappe dans l'album.

     

     

     

    Je sais pas ce que les Noirs ont avec les Asiats (ou les blondes) mais il faudra faire une étude dessus un jour.

     

    Le groupe était passé à Paris en mars dernier à l'occasion de la sortie du dernier album intitulé Ego Death. Bien j'aie réussi à choper des places, j'ai finalement eu la flemme d'y aller au dernier moment. C'est con hein? Bon c'était un lundi soir il me semble et j'avais mon premier jour de boulot le lendemain donc j'avais une petite excuse. En plus on m'a dit que le concert était un peu faiblard donc j'ai moyennement regretté. C'est probablement du à ça mais j'ai fini par passer à côté de l'album. Donc dit précédemment, c'est le changement dans la continuité. Encore plus pêchu, plus roots (cet album m'a d'ailleurs rappelé The Roots et A Tribe Called Quest pour les sonorités), toujours aussi nu soul. Seulement les mélodies sont plus enjouées, peut-être plus travaillées également.

     

     

     

     

    En plus, détail qui m'a un peu choqué, Syd a travaillé sur sa voix. Sans être Mariah Carey elle s'en sort plutôt bien. Moi qui trouvait qu'elle chantait un peu comme n'importe quelle meuf sous la douche j'ai été un peu surpris. En plus sa voix très féminine contraste bien avec sa dégaine de garçon manqué (comme on peut le voir depuis ses premiers clip, elle assume ouvertement son homosexualité). Au niveau de ce qu'elle raconte sans avoir trop calculé les paroles de toutes les chansons on reste dans la soul. Entre ses histoires de cœur et de cul, les thèmes sont dans la continuité des précédents albums. D'ailleurs il suffit de voir dans Get Away que les meufs lesbiennes sont aussi chiantes que les hétéros! Ou bien que les lesbiennes "masculines" subissent les mêmes prises de têtes que les mecs.Objectivement même si j'affectionne particulièrement Feel Good, je dois bien admettre que The Ego Death est le meilleur album du groupe (et puis y a Dwele et Kaytranada dessus).

     

    Bref The Internet a su se faire une petite place dans le monde de la soul et est devenu en trois albums une petite valeur sûre. C'est un groupe qui fait un genre de son que je kiffe vraiment. Le genre de son qui respire le soleil et les plages, et les coins cools de Los Angeles (de plus en plus envie d'y aller d'ailleurs). Trois albums, trois réussites. Vais m'acheter le dernier pour finir l'été tiens.

     

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    En bref le début de sa bio chopée sur Wiki comme d'hab:

     

    Fils d'un célèbre éditeur (Kazuki Sakamoto), Sakamoto a commencé très tôt le piano et la composition. Il aimait la musique impressionniste, surtout Claude Debussy, ainsi que le pop rock tels que les Beatles et les Rolling Stones. Il a suivi les cours de l'Université des Beaux-Arts et de Musique de Tokyo où il a étudié la composition et la musique électronique et ethnique.

    Sakamoto a enregistré son premier album de musique électronique en 1978 avec les morceaux Thousand Knives et The End of Asia.

     

     

    On va s'arrêter là parce que voilà...

     

     

    Ryuichi Sakamoto fait partie de ce genre d'artiste aux facettes multiples que tout le monde connait sans connaître. En effet, bien qu'il soit musicien il est d'abord célèbre pour avoir joué dans Merry Christmas Mister Lawrence (Furyo en VF), et composé le thème du film qui est probablement un des thèmes les plus célèbres du cinéma :

     

     

    Ce film qui raconte la confrontation entre un officier japonais et son prisonnier, un soldat anglais rebelle et charismatique au milieu d'une île du pacifique durant la seconde guerre mondiale, marque aussi et surtout la rencontre à l'écran de deux musiciens qui crèvent l'écran. Et les deux se révèlent éclipser le reste de la distribution. Si c'était une évidence pour Bowie (RIP), qui n'avait pas besoin d'ouvrir la bouche pour dégager une aura, c'est vraiment la prestation de Sakamoto qui m'avait impressionné. En effet, son interprétation, son mutisme, son regard dur et dérangeant, sa prestance contrastent merveilleusement avec la "douceur" androgyne de ses traits (accentuée pour le film). Et ça fonctionne. Evidemment comme dans tous les films du grand Oshima, il y a un gros sous texte sexuel sur le rapport de force entre les deux chefs, mais c'est ce qui fait tout l'intérêt de ce très beau film.

     

     

    S'il y a autre chose de notable dans sa carrière c'est qu'il est le seul compositeur japonais à avoir reçu un oscar (en commun avec David Byrne et Cong Su pour Le Dernier Empereur). Il a par ailleurs refait parler de lui récemment en composant la BO de The Revenant (toujours pas vu d'ailleurs, et mon pote Hanzo m'a appris récemment que c'était un remake en fait) qui a été nominée.
    Bon après les oscars on sait ce que ça vaut; Leone vient d'en avoir un avec The Hateful 8 alors qu'il s'autoplagie clairement. Enfin c'est Leone, c'est un peu Dieu quoi, alors on dira rien.

     

     

    En plus de Furyo, Ryuichi Sakamoto partage avec Bowie le fait d'être un touche à tout. En effet, à travers les années, Sakamoto s'est aventuré vers les disciplines et genres musicaux les plus divers: de la techno au rap, de la musique de film à la musique de chambre au jazz, des films d'animation aux jeux vidéos. 

    Si je n'accroche pas vraiment à ses incursions dans l'électro, je peux dire que son versant pour la musique de chambre est totalement ma came. 

     

    On ressent aussi clairement ses influences par moments, comme avec ces deux morceaux clairement inspirés des Gnossiennes de Satie (les 3 et 4 en particulier) et du Boléro de Ravel (dans la construction):



     

     

     

    Bon, en vrai en France en tout cas il est aussi connu pour ce morceau qui a longtemps été utilisé pour une pub à la con (une assurance il me semble).

     

     

     

     

    C'est un peu idiot que ça me renvoie à cette pub parce que le morceau est beau quand on ne la connait pas. Et puis dans le genre c'est pas pire que Morricone (encore) qui j'espère n'a jamais su qu'on avait utilisé le thème du Professionnel pour une pub pour Royal Canin ha ha!

     

    Ryuichi Sakamoto c'est un peu le genre de compositeur torturé qui à l'écoute de ses œuvres semble n'avoir jamais été heureux. Toute la mélancolie qui se dégage d'une grosse partie de ses morceaux c'est fort et triste à la fois. C'est triste putain! En même temps ce n'est jamais mielleux ni sombre genre chantage affectif mais c'est mélancolique. Y a pas d'autre mot en fait. Ses œuvres pour piano incitent à la rêverie. Je pourrais me les passer toute un journée un soir de pluie sans finir (totalement) en dépression contrairement à certains trucs que j'ai postés ici. C'est beau, c'est triste mais c'est surtout beau.

     

     

     

    En 2016 Ryuichi Sakamoto a malheureusement du mettre sa carrière entre parenthèses après avoir appris qu'il était atteint d'un cancer de la gorge. Je ne sais pas ce qu'il en est depuis mais apparemment il semble avoir repris ses activités et c'est tant mieux (la preuve avec la BO  the The Revenant).   

     

    Pianiste virtuose, musicien prolifique et touche-à-tout, Ryuichi Sakamoto est un artiste avec un grand A comme on voit de moins en moins malheureusement. J'aurais du mal à faire le tour de sa longue carrière (40ans tout de même) mais c'est vraiment un artiste que j'apprécie.

     

    A noter, il a été marié à la chanteuse de jazz Akiko Yano (connais pas)et ils ont eu un enfant, une chanteuse de j-pop nommée Miu Sakamoto. Par contre je ne sais pas si ce qu'elle fait est bien ou pas vu que c'est pas mon truc.

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