• La dernière fois un pote me disait qu'il avait maté mon blog et qu'il était étonné qu'il soit aussi fourni en si peu de mois (ça devait faire 4 mois que je l'avais créé). Et surtout, il se demandait comment j'arrivais à voir autant de trucs.

    Bon une chose déjà: je suis pas un no life. J'ai une femme (réelle), une famille, des potes (réels), un taff, bref j'ai une vie sociale assez remplie.

    Le truc c'est que bon déjà je suis un peu insomniaque mais rien de méchant. Il m'arrive de tourner à 4h de sommeil, du genre aller pioncer à 22h30 (comme les vieux) pour me réveiller sans le vouloir à 3-4h, et en général quand je me réveille je n'arrive plus à fermer l'oeil. Alors tant qu'à faire autant mater un épisode de série ou un anime. Ensuite pour tenir au taff j'enquille 3 cafés, 2 thés et un rail de C, ce qui fait qu'au boulot je dois ressembler à ça:

     

     

    De la même manière pendant que certains font les paillassons avec leurs meufs parce que madame a décidé qu'on allait regarder Private Practice et Scandal, et que les mecs esseulés passent en revue l'intégrale de Sasha Grey's Anatomy (j'ai vu que la première saison perso) ou la version longue 50 Shades of Sasha Grey (ça marche à tous les coups hé hé!),

     Meilleure vente 2012

     

    et ben moi je préfère enchainer les séries qui m'intéressent. Alors bien sûr, j'arrive pas à mettre la disquette pour tous les trucs mais je suis assez persuasif (et ma femme est assez ouverte  d'esprit surtout) pour placer un petit Peaky Blinders ou un Misfits plutôt qu'un Devious Maids. Je lui fais un clin d'oeil à la Rihanna et elle fond direct. C'est beau l'amour hein?

     

    Double clin d'oeil =>> double effet

     

    Après évidemment pour ce qui est des animes c'est mort faut pas pousser. De toute façon c'est mon truc à moi donc je ne vais pas l'imposer non plus.

    Sinon en vrai le truc qui prend le plus de temps ça reste la rédaction de l'article. Putain c'est long en vrai. Parce que toi (oui, toi qui me lis là) quand tu mates un film ou quand tu lis un bouquin, bah tu kiffes ou tu kiffes pas t'en parles vite fait dans le meilleur des cas et puis tu passes à autre chose. Mais comme on est dans l'écrit, il faut que je développe avec un mini résumé (chopé sur Wiki ou Allociné la plupart du temps), j'explique un peu ce que j'ai aimé ou pas, détaille le truc, les références connues ou trouvées sur le Net, que j'évite de trop partir en couilles (comme c'est arrivé dernièrement avec l'article sur le dernier film de Will Smith) ou trop digresser. Bref j'exagère à peine mais c'est relou à structurer parfois.

    D'ailleurs comme je deviens de plus en plus exigeant (ou bavard c'est selon les points de vue), j'ai tendance à revenir sur les anciens trucs histoire de rajouter des illustrations, corriger les fautes, les mots qui manquent en mode ni vu ni connu.

     

     

     

    Tout ça pour dire que rien n'est gratuit, et s'il est fourni c'est qu'il y a du taff derrière. Sache-le (et je ne prends évidemment pas de coke, je précise au cas où).

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  •  

    Je ne connaissais le peintre que de nom et donc vu qu'il y avait une expo non loin de chez moi (et pas chère en plus) je me suis dit que ce serait bien de me la faire.

     

    Biographie (chopée sur le site le Monde des Arts):

    Maurice de Vlaminck, est né à Paris le 04 avril 1876. Ainé des cinq enfants d’une famille flamande, le jeune garcon, élevé dans un milieu de mélomanes un peu bohèmes, s’intéresse d’abord à la musique mais commence, dès l’âge de douze ans, à peindre des paysages de bords de Seine. Il quitte sa famille à l'âge de 16 ans et s'installe à Chatou à proximité de Versailles, pour faire y travailler en tant que mécanicien.
    Il fait de la peinture a ses moments perdus, passion qu'il partage aussi avec le cyclisme. Il prend rapidement le métier de coureur cycliste qui lui permet de mieux gagner sa vie jusqu' a 18 ans ou il rencontre Suzanne Berly qui deviendra sa femme.
    A l'issue d'une maladie  vers l'âge de 20 ans, il quitte le sport et donne des leçons de violon. Il suit aussi les cours du peintre Robichon, mais il se lasse très vite de sa formation académique.
      

     

     

    C'est marrant les a priori qu'on peut avoir sur certains artistes. Je pensais que Vlaminck était un fauviste alors qu'il n'a finalement que consacré qu'une brève période de sa vie à cette approche picturale.

     

    La Machine à Bougival1905 (période fauve)

     

    Perso sans être un grand connaisseur je suis pas hyper fan du fauvisme.

    D'autre part, c'est marrant comme en parcourant sa bio et en regardant sa peinture on peut s'apercevoir qu'il était quelqu'un de relativement simple (comme de nombreux autres artistes d'ailleurs). Dans l'expo on peut également lire qu'en plus de cycliste, il a également été boxeur un moment, ce qui est assez étonnant pour un peintre aussi reconnu.

     

    En tout cas il y a quelque chose de frappant lorsqu'on voit ses tableaux en vrai: ils sont beaux.

     

    En fait on se rend pas compte comme ça mais il y a un truc qui est super criant quand on les voit en vrai c'est assez impressionnant comme les nuances et le détail apparaissent en reculant. C'est normal on me dira mais là le contraste entre les voir de près et de loin est saisissant.

     

    Malgré le fait que la meuf qui faisait la visite à un groupe (auquel on s'est discrètement joint pour écouter) racontait pas mal de trucs techniques qui à mes oreilles ressemblaient à de la branlette, elle a sorti pas mal de trucs assez intéressants, notamment sur ses différentes périodes artistiques et sur le fait qu'il est un des derniers (le dernier?) paysagistes français.

     Pendant la plus grosse période de sa vie, il a travaillé autour des nuances des trois couleurs jaune, vert et bleu.

     

     

     

     

    Fasciné par les ports, les natures mortes, la vitesse, il peint tout: les berges de cours d'eau, les villages enneigés, les morceaux de viandes et denrées rares en temps de guerre, les routes déformées par la vitesse. Retiré à la fin de sa vie, il finira sa carrière de paysagiste à peindre la mer, sombre, belle et terrifiante à la fois.

     

    La Mer (date inconnue)

     

    Il y a quelque chose de très beau, très simple et très humain dans la peinture et le parcours de Vlaminck. D'origine modeste, il  a effectué mille boulots et cultivé autant de talents (la boxe, le violon, l'écriture, le cyclisme, la peinture), traversé les différents courants (le fauvisme bien sûr, mais aussi le cubisme qu'il juge trop intellectuel et qu'il rejette assez rapidement pour revenir à une peinture plus instinctive et accessible), vécu les grands courants de pensée politique (il est anarchiste), et traversé les 2 grandes guerres.

     

    En témoigne ce texte touchant qu'il écrit à la fin de sa vie en guise de testament (pris sur Peyrat.org):

    Ceci est mon testament ». (2) « J’ai aujourd’hui quatre-vingts ans. Je suis surpris d’avoir pu résister, jusqu’à présent à la barbarie scientifique de l’espèce humaine civilisée et de ne pas être depuis longtemps à six pieds sous la terre. La vie se présente palpable aux doigts. Elle apparaît aux yeux, elle s’offre aux sens. Je donne gratuitement à tous et à toutes, les émotions profondes, dont le souvenir est encore frais et vivace en mon vieux coeur, que m’ont procuré les Ruysdael, les Brueghel, les Courbet, les Cézanne, et Van Gogh… et je fais don, sans regret, sans envie, de ce que je n’aime pas et de ce que je refuse : le lait pasteurisé, les produits pharmaceutiques, les ersatz, les rébus décoratifs de l’Art abstrait. Car, malgré mon grand âge, je continue à goûter la cuisine française et à déguster le poulet aux champignons, le bifteck aux pommes et le perdreau aux choux, sans confondre cuisine et pharmacie, campagne et sanatorium, travail et productivité, vice et amour […] Je lègue aux jeunes peintres toutes les fleurs des champs, le bord des ruisseaux, les nuages blancs et noirs qui passent au-dessus des plaines, les rivières, les bois et les grands arbres, les coteaux, la route, les petits villages que l’hiver couvre de neige, toutes les prairies avec leur magnifique floraison et aussi les oiseaux et les papillons. » Et il conclut :  »Je n’ai jamais rien demandé, la vie m’a tout donné. J’ai fait ce que j’ai pu, j’ai peint ce que j’ai vu.

     

    Bref, la flemme d'en rajouter surtout que j'ai quand même commencé cet article il y a 2 semaines, donc allez voir l'expo (jusqu'au 25 mai à Rueil) qui vaut amplement le coup pour (re) découvrir ce peintre finalement assez méconnu.

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  • 1000 visiteurs en 6 mois:

     


     

     

     

    Izi

     

     

     

    Voilà voilà...

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  • En tant qu'aspirant écrivain mytho, il faut bien que je m'intéresse à ce genre d'événement littéraire.

    J'avais noté la date de ce fameux week end pour être sûr de ne pas le rater comme ça m'arrive souvent

     

     

     

     

    Au delà de l'intérêt que je porte au salon d'un point de vue culturel, le salon permet de découvrir aussi les éditeurs (anciens et nouveaux) et leur ligne éditoriale, discuter avec des auteurs etc.

    En plus le Brésil était à l'honneur donc même si j'ai lu qu'un livre brésilien dans ma vie a priori (l'Achimiste de Paulo Coelho qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable...), je me suis dit que la vue allait être sympa s'ils mettaient des hôtesses comme au salon de l'auto.

    Bref, j'avais prévu d'y aller dimanche car le week-end était verrouillé et lundi c'était mort avec mon boulot. Finalement avec un nouvel imprévu, avec ma femme on a décidé d'y aller en nocturne.

    Arrivés sur place, plein de monde partout. A l'entrée, un mec qui arrête pas de nous dévisager avec ses petits cartons roses. Un revendeur de billets d'entrée. Je le regarde et il me sort:

    - Vous allez au salon?

    - Bah oui.

    - Ca ferme à 19h.

    Je regarde l'heure: 18h45.

    - ...

     

     

     

    Nocturne un dimanche...

     

     

     

     

    UN DIMANCHE!!!!

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Putain de merde...

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  • En tant qu'aspirant écrivain, ou artiste contrarié (c'est selon), je suis censé être sensible à l'art donc (c'est le cas) et m'intéresser à ce qui fait l'art avec un grand ou petit A. Afin donc de conserver cette "sensibilité" je suis allé voir l'expo consacrée à Sonia Delaunay au Musée d'Art Moderne.

    Après avoir traversé un portique digne de la préfecture de Bobigny avec le vigile de circonstance qui m'a sorti du "par contre laisse ton sac au vestiaire mais c'est gratuit t'inquiète!" (Limite si c'était pas "wesh cousin" Il m'a pris pour un clochard ou quoi avec son vestiaire gratuit? Et puis vouvoie-moi la prochaine fois enculé), j'ai enfin pu me plonger dans cet expo dont c'était les tout derniers jours.

     

    Pour ceux qui ne connaissent pas Delaunay c'est une artiste d'origine russe qui a commencé à œuvrer début du 20ème siècle et a traversé toutes les époques pour s'éteindre en 1979.

     

     

    Bon je vais pas m'attarder sur sa vie. En bref elle est issue de la grande bourgeoisie feuj ruskov au départ, et  elle est très influencée par Gauguin, Van Gogh, puis par le fauvisme.

     

    Sonia Delaunay, Finlandaise, 1908, Jérusalem, The Israel Museum (détail).

     

    Elle s'installe à Paris en 1906 et parvient à trouver son style très caractéristique dans les années 1910 environ et traverse différents courants, en particulier le dadaïsme dont elle se sent assez proche un moment (elle est pote avec Tristan Tzara). A partir de là elle consacrera sa carrière à la recherche de supports (meubles, vêtements, canevas, patchwork etc.) et au travail tout d'abord sur la lumière électrique, puis les couleurs et les figures géométriques, en particulier les courbes.

    Le Bal Bullier

     

    S'il y a bien quelque chose qu'on peut dire sur cette expo c'est qu'elle est exhaustive. Le directeur d'expo a du se prendre la tête à contacter tous les musées du monde pour gratter le plus d’œuvres possible. De fait, on se retrouve avec un peu tout: des photos de famille, des croquis, des "études". C'est limite si on n'en fait pas une overdose d'ailleurs mais au moins on ne peut pas ne pas être fixé sur le travail de Delaunay et son cheminement tout au long de sa vie après avoir vu l'expo. Après concernant son travail justement, je suis assez mitigé. Je me souviens être resté perplexe à plusieurs reprises devant certaines œuvres.

     

    Si Delaunay est dotée d'un talent indéniable et ce dès son jeune âge je trouve son évolution un peu décevante. Autant la première partie de son œuvre est clairement sous influence (Gauguin etc.), autant j'ai trouvé le travail autour de la lumière et de l'électricité intéressant, comme on peut le voir sur la peinture ci-dessus avec des jeux de lumière qui pourrait faire croire qu'on regarde certaines scènes au travers de vitraux. D'ailleurs par la suite j'aime beaucoup son travail autour de la symétrie et des courbes

         

     

    Par contre quand elle évolue de plus en plus vers l'abstraction genre ça:

     

     

    Euh comment dire... Franchement y avait des trucs, on aurait dit des trucs de maternelles sérieux. J'essaie d'être ouvert mais y a une partie de moi qui reste insensible à ce genre de truc.

     

    Etude de personnage Craies grasses de couleurs

     

    Ce truc est digne d'être exposé? Une étude ça? Tu me donnes 4 crayons de couleur et je te le fais, et en nettement mieux. Faut pas abuser quoi.

     

    Blague à part (ou pas d'ailleurs), s'il y a bien quelque chose qui ressort de l'expo à travers son travail c'est bien la personnalité de Delaunay. La femme a tout fait: de la pub (normal), de la tapisserie (?), des costumes pour spectacle (pourquoi pas), du stylisme (...), et pleins de trucs assez moches ma foi. C'est peut-être injuste mais en sortant de là j'ai eu comme l'impression de voir le boulot d'une meuf pétée de thunes avec son mari qui se faisait un peu chier dans la vie et comme tout rentier a fait l'artiste parce qu'elle avait que ça à foutre un peu...

     

    Bref je suis un peu déçu. Par l'exposition déjà qui a balancé tout ce qui était possible au point de mettre des trucs franchement dispensables à mon humble avis et sans fil conducteur autre que la chronologie de Delaunay. Par l’œuvre de Delaunay ensuite qui si elle est intéressante m'a semblé assez limitée parce qu'une fois arrivé à la période "rond-carré", elle n'a plus fait que ça: des ronds, des ronds et des ronds. Alors oui certaines sont magnifiques et fascinantes mais franchement sur la longueur ça fait truc d'autiste.

     

    A découvrir pour ceux qui ne connaissent pas mais ça ira pas plus loin pour moi.

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