• Les 8 Salopards - The Hateful Eight

     

    Parce que j'ai pas pu passer à côté:

     

     

     

     

     

     

    Résumé:

    Quelques années après la guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth fait route vers la ville de Red Rock où il doit livrer à la justice sa prisonnière, Daisy Domergue. Ils rencontrent sur la route le major Marquis Warren un ancien soldat de l'Union devenu lui aussi chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Alors qu'ils sont surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans un relais de diligence où se trouvent déjà quatre autres personnes : Bob, qui s'occupe du relais en l'absence de la propriétaire, Oswaldo Mobray, le bourreau de Red Rock, le conducteur de troupeaux Joe Gage, et le général confédéré Sanford Smithers. Coincés par la tempête, les huit voyageurs vont s'engager dans une série de tromperies et de trahisons1.

     

    (Ouais ils sont bavards sur Wikipédia. Enfin c'est en phase avec le film.)

     

     

     

    Tarantino c'est un peu comme Dorcel, les gens se paluchent toujours devant leurs films. Mais autant je comprends pour Dorcel, autant j'ai toujours eu du mal avec Tarantino.

     

    Perso j'en ai rien à foutre de ses films, pas que je sois un haineux du bonhomme mais je capte pas ce qu'on lui trouve de si génial. Une relecture des films d'exploitation version intellectuel. Je suis sûr qu'une bonne partie des gens qui le kiffent ne materaient même pas  un Django (le vrai), une Hirondelle d'Or, un Hanzo The Razor  ou un  Black Caesar plus de 5mn. Mais là comme c'est Tarantino c'est génial. Bande de nazes...

     

     Bref, je ne comptais pas aller le voir (comme Star Wars) mais finalement je l'ai donc maté vendredi pour faire plaisir à un pote sur les Champs, dans la seule salle qui le diffuse en en respectant le format d'origine 70mm.

     

     

    Marquis Warren (Samuel L Jackson), un chasseur de prime égaré

     

    Dès le départ on se retrouve face à un cours expliquant pourquoi le 70mm c'est génial mais qu'il a fallu récupérer des caméras Panavision et les restaurer blablabla. Pour ceux qui ne savent pas et ont la flemme de voirsurle Net, le 70mm c'est une pellicule avec une image 2 fois plus large que l'image de base 35mm. C'est un "super scope" en gros. Perso c'est cool pour lui mais je m'en bats les couilles comme d'un film en 3D (Avatar compris). Et vu la gueule des gens dans la salle, ce désintérêt pour l'aspect explicatif était partagé. De toute façon les pro ou passionnés connaissent déjà l'intérêt technique du film, les autres y seront probablement hermétiques.

     

     

     John "Hangman" Ruth (Kurt Russell) et sa prise Daisy Domergue (Jennifer Jason Leigh), prête pour la potence

     

     

    Pour en revenir au film donc qui est un curieux mélange du Grand Silence (évoqué il y a plus d'un an ici ), de Réservoir Dog et même de The Thing de Carpenter (faut voir la fin), il dure près de 3h. Ouais quand même. Un huis clos de 3h, il a pas blagué niveau foutage de gueule ce coup là.

     

     Mexican Bob (Demian Bichir), le taulier intérimaire

     

    Heureusement un panneau nous annonce qu'il y aura un entracte comme dans les double programmes de l'époque (sans les ouvreuses et les pubs pur Bahlsen, Galak et Chocoletti). Il avait déjà voulu le faire avec Kill Bill il me semble mais s'est résolu à le sortir en 2 parties car vraiment trop long. Cette fois par contre il a réussi le placer (c'était marrant de voir la gueule des gens à ce moment genre "euh on fait quoi?").

    Cet entracte tombait bien car j'étais naze, du coup j'ai un peu pioncé pendant la première partie bien bavarde comme d'hab chez lui. Elle n'est pas foirée hein, elle pose (lentement) les bases, de l'histoire voire un peu plus même. Seulement c'est loooooong. Bizarrement et histoire de réveiller le spectateur lassé des vannes et tirades à rallonge de ses personnages, Tarantino se laisse aller à un déferlement de gore du plus bel effet. Et là en gros le film commence réellement. On rentre dans le jeu du "qui est qui?" au point d'oublier un nom de l'affiche. Le suspense et bien amené et on sait finalement jamais trop qui est qui, et surtout qui est avec qui.

     

     Oswaldo Mobray (Tim Roth), le bourreau de Red Rock

     

    Côté mise en scène c'est du Tarantino donc malgré tout ce que je peux dire sur lui c'est jamais mauvais, juste pompé sur quelqu'un d'autre (même s'il s'amuse avec la profondeur de champ du 70mm comme un gosse). Le suspense est bien  géré et la tension assez efficace. On remarquera les clins d’œil à ses films précédents (le contre pied du viol de Pulp Fiction, L'exécution rappelant la séquence d'introduction de Kill Bill, l'histoire façon Réservoir Dogs). Les acteurs sont au top comme d'hab surjouant tous allègrement comme il faut (on notera l'apparition de Zoé Bell, la cascadeuse du Boulevard de la Mort). Tarantino se permet même d'offrir à Samuel L. Jackson un de ses plus grands rôles facile. Mention quand même à Walton Goggins (habitué aux rôles de benêts depuis The Shield) et à Jennifer Jason Lee (que j'ai découverte dans Hitcher, un de mes films préférés).

     

     

    Chris Mannix (Walton Goggins), le nouveau shérif de Red Rock

     

    Côté musique, Ennio Morricone s'autoplagie également (ça rappelle fortement Les Incorruptibles) mais comme c'est Morricone ça reste excellent. Et puis à 90 balais on se doute qu'il joue pas sa vie sur une compo.

     

    Alors qu'en penser au juste? Personnellement, sans avoir adoré, j'ai passé un bon moment. Tarantino fait ce qu'il sait faire de mieux et nous livre en conséquence un film bavard, violent, drôle (parfois), bancal, irrévérencieux, ultra référentiel et prétentieux. On va quand même pas s'attendre à autre chose de sa part hein?

     

     

     

    Next!!!!

     

     

     

     

     

     

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