• Les Ardennes

     

    "Aussi puissant que Fargo, Trainspotting et les premiers Tarantino" lol. Pourquoi pas les Bronzés aussí? Déjà le film n'a rien à voir avec les films précités, mais en plus ces films là n'ont aucun rapport entre eux. A se demander si le mec qui a écrit ça les a vus.

     

     Résumé:

     

    A la suite d'un braquage ayant mal tourné, Dave se retrouve contraint de fuir sans son frère Kenneth, un voyou brutal et instable, qui écope d'une lourde peine de prison. A sa sortie de prison tout le monde se met en branle car Dave a secrètement refait sa vie avec Sylvie, la fiancée de Kenneth.

     

     

     

     

     

    Je vais pas m'attarder sur le film. Pour faire simple ça commence comme un Pusher ou un Nordvest, ça embraie sur une deuxième partie un peu moins convaincante mais ça se rattrape par la suite.

     

     

      Kenneth (Kevin Janssens), le mauvais fils de retour au bercail

     

     

     

    Les Ardennes c'est un peu le premier film type. C'est un film légèrement glauque, avec un approche naturaliste sur les "bas-fonds" d'une ville flamande. Et évidemment le film s'attarde sur le contexte criminel que sur les relations qu'entretiennent les protagonistes au sein de leur famille. Donc en gros les modèles de Robin Pront   sont Refn et James Gray. Y a pire comme références.

     

    La première séquence du film, très graphique

     

     

    D'ailleurs, grâce à ses inspirations, le film pose les bases d'une histoire intéressante (à défaut d'être forcément originale) et se révèle très bon grâce à ses personnages très bien écrits et très bien interprétés.

     

     

     

    Dave (Jeroen Perceval) et Sylvie (Veerle Baeten), un amour compliqué

     

     

    Le problème arrive dans la deuxième partie où l'histoire bifurque vers le polar un peu barré (coïncidant avec le passage du film du flamand à la langue française). Changement d'ambiance, de langue, de contexte... personnellement j'ai pas trop adhéré à ce délire évidemment aux protagonistes de revenir à leur enfance et donc à affronter la source de leurs ennuis. Mais la sauce ne prend pas, la faute à un "humour" et des personnages qui n'ont pas grand chose à foutre au milieu du reste de l'histoire.

     

     

     

    Le moment où le film part en couilles

     

     

     

    Heureusement. Le scénario est plus malin que prévu et le dénouement m'a quand même mis une petite claque mine de rien. J'en dis pas plus mais franchement elle rehausse grandement le niveau du film.

     

    Bon comme j'ai dit c'est pas le meilleur film du genre, ni même le meilleur film belge du genre, Bullhead étant pour l'instant ce qui se fait de mieux (et puis y a pas Matthias Schonaerts dedans). Le film souffre par ailleurs de ses excès référentiels (en vrac Pusher, Bullhead, Little Odessa, et même Gomorra) qui empêchent d'apporter au film une vraie personnalité. Malgré tout, ça reste un film correct qui doit beaucoup à ses acteurs principaux, et il permet de montrer qu'on peut se foutre de leur gueule autant qu'on veut, les Belges nous mettent ça bien comme il faut dans ce domaine, et à tous les niveaux.

     

    Pas un bon film, mais un bon premier film.

     

     

     

     

     

     

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