• Preacher

     

    Tout va trop vite mes amis. Tout va beaucoup trop vite. J'ai maté le premier épisode le 19 juin si j'en crois le début de création de cet article (j'avais juste mis une photo) et on est déjà le 10 août. Comment ça on est le 25? Et merde...

     

     

     

     

     

     

    Résumé (d'Allociné):

     

    Au premier coup d'oeil, le révérend Jesse Custer n'a rien de spécial. Après tout il n'est qu'un homme d'église d'une petite ville, perdant peu à peu ses fidèles et laissant s'éteindre sa foi. Mais il va bientôt avoir la preuve que Dieu existe bel et bien. Et qu'"IL" est un sacré fils de... Avec sa petite-amie Tulip et un vampire nommé Cassidy, le voilà parti sur les routes américaines pour le trouver...

     

     

     

     

     

     

     

    Bizarre de retrouver Seth Rogen porter une série pareille. Seth Rogen? Mais si! Seth Rogen, le mec qui jouait le flic dans Supergrave (j'adore ce film, il en est coscénariste d'ailleurs), le pote de James Franco avec qui il aime bien faire le guignol dans des films comme The Interview ou encore C'est la Fin. Enfin quelque part c'est pas si étonnant vu qu'il a commencé dans la série "culte" outre atlantique Freaks and Geeks (avec James franco déjà mais aussi pleins d'autre futures valeurs sûres comme Jason "Marshall" Segel, John Francis "Bones" Daley ou encore Ben Foster).

     

    Pour en revenir à la série, il faut dire que j'avais moyennement accroché au pilote. Sachant qu'AMC a perdu deux de ses séries phares à savoir Breaking Bad (même si le spin off marche plutôt bien) et Mad Men, capitalisant tout sur The Walking Dead (que j'ai personnellement lâché au début de la saison 4 après avoir vu le Gouverneur marcher comme un clodo dépressif sans calculer les zombies, non mais lol), enfin bref sachant tout ça j'ai été curieux de voir le nouveau projet phare d'une chaine un peu en perdition.

     

     

     

     

     

    Aujourd'hui donc et quelques épisodes plus tard je ne sais toujours pas trop quoi en penser.

    Le rythme est assez particulier, les scénaristes ayant vraiment pris leur temps pour faire décoller l'histoire, du coup il se passe pas toujours grand chose.

    Il semblerait que les deux grandes inspirations de la série soient Breaking Bad (pour les intro, le midwest (le Texas remplaçant le Nouveau Mexique les tons sépias orangés et même la chaine de diffusion) et... Twin Peaks. Difficile de ne pas penser à David Lynch en voyant la galerie de portraits (humains ou non) tous plus bizarroïdes (voire malsains) les uns que les autres. C'est spé. Du coup comme dans les œuvres précitées, on se retrouve davantage à suivre le quotidien de cet ancien voyou revenu dans son village s'occuper de l'église de son père, un complètement perché, qui tise et tente vaguement de d'amener les paroissiens assister à ses offices. Hormis sa dégaine de mec à côté de la place, il se distingue d'un Constantine par exemple (avec lequel il entretient toutefois des similitudes) par le fait qu'il est dénué de cynisme dans sa volonté à prêcher. C'est un vrai boloss quoi. D'ailleurs Garth Ennis, le créateur du comic (ici coproducteur) a également travaillé sur Hellblazer, ceci explique cela.

     

     

     
    Jesse Custer (Dominic cooper), qui s'en grille une avant d'aller prêcher

     

     

    Pourtant contrairement à ce qu'on pourrait croire, la série n'est pas dénuée d'action. La petite vie "presque ordinaire" de Jesse (du moins jusqu'à ce qu'il ait conscience de son pouvoir) s'évertuant à  développer son église est régulièrement agrémentée de passages complètement WTF comme une partie de paintball improbable, la conquête de l'église ou encore une baston totalement épique avec un ange (!!). Entre les différentes révélations qui ont évoluer l'histoire, Preacher c'est avant tout une galerie de personnages complètement barrés: un vampire queutard et drogué, une criminelle déchainée, un pédo qui conduit un car scolaire (!!), un patron tout puissant dans la ville, qui possède une équipe d'hommes à tout faire/armée/larbins, un shérif désabusé et un ado à la face de cul (au sens propre). Et bien sûr des anges.

     

     

    Eugene Root, ou "Face de Cul" (Ian Colletti) 

     

     

    Du coup avec tout ce foutoir j'ai vraiment eu du mal à savoir sur quel pied danser d'autant plus que la série peut être assez froide par moments (notamment quand elle revient sur l'enfance du héros), parfois drôle, parfois gore et même glauque.

     En fait à travers toute cette galerie de personnages bizarroïdes, la série met en avant la dualité qui réside en chaque individu, chacun des protagonistes pouvant être un bel enculé ou quelqu'un de bien selon le moment.

    Côté distribution si j'avais un peu de mal avec Dominic Cooper et sa grosse tête carrée (le père de Tony Stark dans Captain America, je viens le voir sur Wikipédia) dans le rôle titre, mais il se révèle très convaincant au final, normal il est britannique. Le reste est top:  Joseph Gilgun, qu'on a pu voir entre autres dans This Is England (le film et la série) et dans Misfits, est toujours aussi bon (il a d'ailleurs plus ou moins le même rôle); Ruth Negga qu'on a aussi pu voir dans Misfits d'ailleurs est très bonne en Tulip, Anatol Yusef (Meyer Lansky dans Boardwalk Empire). En fait la majorité de la distribution est anglaise, donc bon.

     

     Cassidy (Joseph Gilgun), un vampire qui fait bronzette

     

    Pour la minute Closer: Dominic Cooper et Ruth Negga (Tulip, sa meuf dans la série) ont déjà joué ensemble au moins à trois reprises: sur Breakfast on Pluto (Neil Jordan, 2005), Preacher, et même  Warcraft (sisi). On pourrait croire que vu qu'ils sont ensemble depuis un moment apparemment et qu'ils ont mis un point d'honneur à tourner ensemble le plus souvent possible. Enfin on s'en tape en même temps.

     

     


    Tulip (Ruth Negga) qui a bien bronzé depuis la BD

     

     

    Vu que j'ai commencé cet article avec le premier épisode et que je le termine après le dernier je peux donner un avis plus complet. S'attachant à montrer la tentative de rédemption du héros dans une bourgade en pleine déliquescence, Preacher est une très bonne série remplie d'humour noir et à la narration en puzzle, qui doit probablement beaucoup à son matériau d'origine, mais qui est suffisamment prenante et originale pour mériter le visionnage. Le seul reproche que je pourrais lui faire et que cette saison a des airs d'introduction et donne donc un sentiment de frustration.

     

    Vivement la saison 2

     

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