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    Résumé:

     

     

     

    Dans les années 70, le BUMIDOM promettait de favoriser l’insertion en métropole des français des DOM-TOM. Jimmy Larivière, arrivé à Paris pour refaire sa vie, ne parvient pas à trouver sa place dans la société. Sa rencontre avec un groupe de trois jeunes Antillais va l’entraîner dans une série de braquages retentissants.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Le BUMIDON c'est quoi? Et bien pour faire simple, c'était un programme de migration des habitants des DOM (essentiellement Guadeloupe, Martinique et Réunion) vers la métropole initié par Debré dans les années soixante. Ce programme a eu différentes raisons: répondre au dépeuplement de certaines régions de France (où des centaines, voire davantage, d'enfants réunionnais ont été enlevés à leur famille pour rejoindre des familles d'accueil, un scandale assez méconnu donc), et également calmer la grogne qui montait aux Caraïbes où les habitants se sentaient livrés à eux-mêmes (chômage pauvreté etc). Ca leur a aussi apporté les congés bonifiés mais c'est une autre histoire. Le contexte peut donc rappeler celui de Scarface (la version de De Palma) où Tony Montana profitait d'un décret permettant aux Cubains jugés indésirables d'émigrer aux Etats Unis. Voilà pour la minute culturelle.

     

    C'est triste à dire mais à mes yeux ce film symbolise assez bien un certain cinéma français alternatif:une volonté d'aller hors des sentiers battus, mais un talent et des moyens loin d'être à la hauteur des ambitions affichées. C'est globalement assez nul, et très cheap. C'est mal joué, mal éclairé, et extrêmement mal mis en scène... Par moments on dirait un téléfilm, et un téléfilm du style au croisement entre PJ et un court métrage de l'ESRA. C'est vraiment chaud. Et l'écriture putain, c'est abusé. Enfin entre ça et la mise en scène y a quand même match. Cette accumulation de scènes à la fois bateau et cliché ça fait longtemps que j'avais pas vu ça, vraiment très longtemps et j'exagère même pas.

     

     

     

     

    Jimmy (Djedje Apali), un jeune désœuvré qui élève seul sa fille Odile (Zoe Charron)

     

     

     

     

    En fait on a le droit à tous les passages obligés d'une "rise and fall story" (Scarface, l'Impasse, Les Affranchis, Le Loup de Wall Street etc.) : les origines modestes, les premiers succès, la love story (totalement éclatée, on dirait un truc entre un clip de zouk/compa et le clip de Ghetto Sitcom, la vieille chanson de Disiz), les premiers succès, les premiers conflits avec des ennemis, la chute, et évidemment l'hypothétique rédemption qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Sans oublier les séquences émotions (du style "papa, c'est quand que tu reviens à la maison? Pas maintenant ma chérie" ) ou les questionnements moraux avec les proches (du genre "ce que tu fais n'est pas bien Jimmy!"). Bref.

    Le découpage est horriblement convenu, on dirait vraiment qu'il a été pensé par un automate. Les personnages quant à eux ne sont pas mieux lotis et la plupart n'ont aucune épaisseur (le comble vu qu'il s'agit d'une histoire vraie). La palme revenant au héros qui arrive à être antipathique alors qu'on devrait éprouver une certaine compassion pour lui. Même la voix off tend à desservir le film tend elle est mal utilisée (dans tous les sens du terme). Mais ce qui est fou c'est que même niveau dialogues, on ne ressent absolument jamais l'impression que l'histoire se passe dans les années 70-80. C'est très étrange.

     

     

     

     

    Molokoy (Adama Niane), Liko (Vincent Vermignon), Jimmy et Politik (Eriq Ebouaney): Le gang des Antillais

     

     

     

     

    La musique est globalement du même acabit même si elle élève un peu le niveau. Enfin un peu. Pour le reste, elle est à l'image du film: elle part un peu dans tous les sens. Ainsi on a droit à un piano intimiste (pas mal) lors des séquence émotion, puis à de la "soul" en mode blaxploitation, en passant par du rap français (!!), voire américain (!!!). Et c'est triste mais même si c'est Lino ou Talib Kweli qui rappe, ça ne change rien au fait que c'est assez hors sujet. A la limite ça va mieux quand on entend quelques morceaux de biguine. C'est d'ailleurs dommage à mon sens de ne pas avoir capitalisé dessus.

     C'est fou en y repensant. Y a rien qui va lol.

     

    Alors, est ce qu'il y a quelque chose à sauver dans ce film? Pas Kassovitz en tout cas dont la prestation en tenancier sympathique n'est pas crédible une seconde. Néanmoins, parmi les grands noms qui ont participé, on peut retenir Jocelyne Beroard (qui est toute mignonne en petite "mamie"), et surtout Romane Bohringer qui doit être la seule à bien jouer (avec Lucien Jean Baptiste mais son rôle relève presque de la figuration). Pour continuer dans la distribution on peut aussi noter la présence de Zita Hanrot (qui a joué dans plein de trucs Fatima, La Vie Scolaire ou encore la fête est Finie) comme dans le rôle de la fraîcheur de service, un rôle qu'elle remplit physiquement plutôt bien.

     

    Linda (Zita Hanrot), l'amour de Jimmy

     

     

     

    C'est dommage. J"aurais aimé aimer ce film. Mais non, pour faire simple y absolument rien qui fonctionne dans ce film.

    En fait le vrai problème du film (le problème originel du moins), c'est que le réal n'a jamais fait preuve d'un vrai parti pris artistique (au sens large) tant dans le traitement que dans l'écriture même. Ce qui fait qu'on se retrouve avec une espèce de mix entre la fresque "mafieuse", le film de blaxploitation, la critique sociale, et le biopic, le tout à la sauce France 3 région Ile de France. Et évidemment l'équilibre n'est jamais trouvé.

    Bref, Jean Claude Barny (le réal) a vu trop gros, ou trop mal je sais pas. Mais il a pas vu grand chose en tout cas. Quitte à choisir autant se refaire Neg'Marron avec Admiral T et Stomy Bugsy, du même réal et autrement plus réussi.

     

    Tant pis, le sujet et le contexte étaient pourtant intéressants et avaient un certain potentiel; mais au final non. Comme quoi, de bonnes intentions ne suffisent pas à faire un bon film. J'espère que le livre est plus réussi.

     

     

    Allez next.

     

     

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    Résumé:

     

    Tiré de son autobiographie du même nom, A Prayer Before Dawn retrace le parcours de Billy Moore, un jeune délinquant anglais vivotant entre boxe, drogue et trafics en tous genres. Mais sa vie bascule subitement le jours où il est arrêté et envoyé dans une des prisons les plus reculées de Thaïlande. Seul étranger et ne comprenant même pas la langue du pays, il est aussitôt confronté à l'utraviolence d'une prison surpeuplée en proie aux gangs et à la corruption généralisée. Livré à lui-même, il finira par trouver son salut dans la muay thai

     

     

     

     

     

     

     

     

    Honnêtement ça fait longtemps qu'un film ne m'avait pas mis aussi mal à l'aise. C'est très simple, tout le long on ressent une putain de pression pour ce farang en territoire ennemi. On pense forcément un peu à Midnight Express, voire à Starred Up. Et également à... Shamo, ou Coq de Combat en VF, un des mangas les plus sombres brutaux et malaisants qu'il m'ait été donné de lire (dans lequel un ado finit en maison de correction pour avoir tué ses parents et devient la cible des autres détenus, mais qui trouve également sa seule issue dans le karaté). Ce manga a d'ailleurs eu les honneurs d'une adaptation ciné particulièrement naze. Mais la thématique des premiers tomes est assez proche.

     

     

     

     

    L'arrivée de Billy Moore (Joe Cole), seul étranger de la prison

     

     

     

     

    Bref, pour en revenir au film, dès les premières secondes, le ton est donné. Le film dont la mise en scène colle à la peau de Billy est nerveuse et oppressante. Tout, les rues de Bangkok, les néons du club, le combat créent un climat oppressant, et une immersion totale. On se croirait presque à la place du "pauvre" Billy, un prénom qui porte décidément la poisse à l'étranger (même si lui comme Billy Hayes l'ont bien cherché mine de rien).

     

    L'approche naturaliste et très "première personne" fonctionne, le malaise est immédiat et ne lâchera jamais vraiment le spectateur. Il faut dire que Jean Stéphane Sauvaire, le réal, est un habitué vu qu'il a fait ses classes avec une autre adaptation, à savoir Johhny Mad Dogs. Perso je l'ai pas vu, tout d'abord parce que le film était produit par Kassovitz et que comme j'ai vraiment du mal avec ce dernier je sentais la patate. Ensuite vu que le film est tiré d'un roman du grand Emmanuel Dongala (son roman le Feu des Origines est un des plus beaux que j'ai lus), je voulais me faire le bouquin avant.

     

    Dix ans plus tard j'ai toujours pas lu le bouquin mais je vais réviser mes a priori. Sauvaire n'est pas Kasso et c'est très bien comme ça. Ici pas de faux ciné américain à la française, on est das une approche quasi documentaire, du coup de la musique à la mise en scène fonctionne à l'économie.

    Par ailleurs dans un souci d'authenticité, le  film a été tourné dans différentes prisons (dont une désaffectée) avec un casting principalement composé d'anciens détenus (des "longues peines").

     

     

    Keng (Panya Yimmumphai) leader d'un gang de prisonniers

     

     

     

     

     

     

    Non mais sérieux. On dirait des MS13 les mecs!

     

    Au delà de la violence, ce qu'il y a d'intéressant dans ce film, dont le scénario fonctionne finalement plus comme un film de boxe qu'un film de prison, c'est évidemment la personnalité de Billy et sa quête de rédemption malgré tous les obstacles sur sa route : la violence qui l'entoure, la violence qui l'habite (le mec est clairement instable) et surtout la drogue. Et il faut avouer que Joe Cole livre une sacrée performance en incarnat Billy Moore. Il porte clairement le film.

     

    Bon le mec s'est investi comme pas possible pour le rôle. D'ailleurs il suffit de voir son dos dans les premières minutes du film pour voir qu'il a taffé. S'il n'atteint pas le gabarit du vrai Billy More (une vraie masse), il est quand même devenu assez balèze vu son gabarit initial. Elle est loin l'époque où c'était la crevette du clan Shelby dans les Peaky Blinders.
    De toute façon niveau investissement on pourra pas le nier parce qu'au delà de sa perf, il faut en vouloir pour aller galoche un ladyboy ha ha!! Bon Fame, le katoï du film, est pas trop mal (enfin dans le film, nettement moins sur le Net), mais n'oublions que jusqu'à preuve du contraire il/elle reste une femme avec une bite. Enfin tous les goûts sont dans la nature, d'autant que leur histoire est relativement touchante. Et puis, qui sommes nous pour juger?

     

     

     

    Billy Moore vs Joe Cole

     

     

     

     

    Comme on peut l'apprendre sur le site d'où est tirée cette photo (doté d'article intéressant, c'est cadeau: ICI), le film a évidemment pris quelques libertés avec la réalité. Pour autant il est paradoxalement très fidèle à l'expérience qu'a vécu Billy Moore.

     

    Bref, je m'arrête là. Plus qu'un banal film de prison, A Prayer Before Dawn est un film éprouvant, une véritable descente aux enfers éclairée par une infime lueur d'espoir. Beau film qui aurait mérité une plus grande exposition (il est sorti l'été dernier dans une indifférence quasi générale).

     

    Allez next.

     

     

    A noter: ironiquement, Billy Moore et Panya Yimmumphai (qui joue Keng, le chef de gang) sont retournés derrière les barreaux depuis, Billy ayant rechuté en Grande Bretagne tandis que Panya Yimmumphai (visiblement devenu une petite célébrité en Thaïlande) a été rattrapé par une ancienne affaire de drogue.

     

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    Résumé Allociné:

     

    Quand un violent ouragan s’abat sur sa ville natale de Floride, Hayley ignore les ordres d’évacuation pour partir à la recherche de son père porté disparu. Elle le retrouve grièvement blessé dans le sous-sol de la maison familiale et réalise qu’ils sont tous les deux menacés par une inondation progressant à une vitesse inquiétante. Alors que s’enclenche une course contre la montre pour fuir l’ouragan en marche, Haley et son père comprennent que l’inondation est loin d’être la plus terrifiante des menaces qui les attend…

     

     

     

     

     

     

     

    Ce qui est con avec ce trailer c'est qu'il montre pratiquement tout le film lol.

     

     

     

    Crawl est donc le nouveau film d'Aja, alias le plus américain des réals français et vice versa. Il y a quelques temps je parlais d'Alexandre Aja je ne sais plus dans quel contexte exactement. Aja donc, outre le fait d'être le fils d'Alexandre Arcady (Le Grand Pardon, l'Union Sacrée, Entre Chiens et Loups, La Vérité si je Mens... non j'rigole), c'est surtout un mec qui a cartonné en France avec Haute Tension. Haute Tension (qui serait officieusement inspiré d'un roman de Koontz intitulé... Intensité lol) était un petit film français plutôt sympathique malgré la présence de Maïwenn (très mauvaise) et un dénouement  claqué comme pas permis (et que Besson, en tant que producteur, a absolument tenu à garder). Quoi qu'il en soit le film a bénéficié d'un succès qui lui a permis d'embrayer sur une carrière aux US. Ceci étant, contrairement à tous leurs collègues qui ont tenté l'aventure (sauf Richet), Aja et son acolyte Gregory Levasseur ont non seulement réussi  éviter de se casser les dents mais surtout ont transformé l'essai avec le remake de la Colline a des Yeux qui a été un carton international (plutôt sympa d'ailleurs). Le mec avait tellement la cote qu'il ambitionnait même de réaliser une adaptation de Cobra (le manga) à l'époque.

     

     

     

     

    Alexandre Aja

     

     

     

    Bon la suite a été un petit peu moins belle. Après le remake (un peu foireux) de Mirrors et celui de Piranhas, le bonhomme a dû revoir ses prétentions à la baisse, et sa carrière depuis s'est cantonnée aux films d'horreur. Des films d'horreur à gros budget et plutôt efficaces, mais ça va pas plus loin. Le retrouver aujourd'hui avec ce film (et sans Levasseur) n'est donc pas vraiment une surprise.

     

     

    Bon pas grand chose à dire sur ce petit film "d'horreur" sans prétention si ce n'est que le script est plus malin que ce à quoi on pouvait s'attendre. Du moins il est plutôt bien articulé. Partant d'un postulat plutôt banal, l'histoire prend le temps de se mettre en place et de dévoiler la menace qui rôde. Honnêtement c'est plutôt bien amené, la "menace évoluant" tout au long de l'histoire.

     

     

     

     

    Hayley Keller (Kaya Scodelario) qui fait une sombre découverte

     

     

     

     

    Après c'est un film d'horreur, et plus encore, un film de monstre. Et qui dit film de monstre dit invraisemblances et personnages cons. Au niveau des trucs cons, hormis un "instant story snap" assez énorme, ils ont limité la casse. En revanche niveau aberration les mecs ont fait fort. Bordel! T'as des gens qui se font limite couper en deux quand d'autres se font croquer 15 fois et s'en sortent avec un bleu lol. Du grand n'importe quoi...

    On a aussi droit à un gag façon Tex avery dans la séquence qui suit:

     

     

     

    Non mais cette séquence c'est une grosse blague. Limite à ce moment je m'attendais presque à voir un mec mettre unbalai dans la gueule d'un croco comme dans la pub de la boisson Banga quand j'étais petit.

    Bon on va pas non plus faire les gens outrés, on sait ce qu'on vient voir. Ce qui est dommage c'est que plus le film avance, plus il devient fun mais perd sa tension au profit du rythme et d'un traitement assez "exploitation". C'est dommage mais y a pas non plus mort d'homme (enfin...).

     

     

     

    Soon...

     

     

     

    Heureusement, Aja n'est pas manchot et sa mise en scène est assez nerveuse, en particulier dans les scènes d'action comme d'hab. Les crocos sont très impressionnants et l'interprétation de Barry Pepper et Kaya Scodelario est sans faille. Heureusement vu qu'on a affaire à eux 95% du film.

    Au final, le film est à l'image du cinéma d'Aja: efficace, plutôt sympathique, mais assez générique et clairement limité. On peut le voir en particulier dans un dernier acte "bigger and louder" qui était largement dispensable.

     

    Un sympathique popcorn movie pour l'été qui remplit son cahier des charges. On n'en attendait pas plus.

     

    Allez next.

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    Samedi dernier (la semaine dernière) chez des amis, j'ai maté ce petit film qui participé à fait la renommée de Van Damme. En vrai je l'ai re maté vu que je l'avais déjà vu il y a un bail mais étonnamment contrairement à Kickboxer et Bloodsport j'ai pas vraiment été marqué par celui-là. Déjà faut dire que l'affiche ne m'a jamais parlé. Jugez plutôt:

     

     

     

     

     

     

     

    Je sais pas, mais même à l'époque je la trouvais déjà kitsch de ouf avec sa gueule et le train derrière. D'autant plus qu'elle est totalement hors sujet. De toute façon le titre lui-même est hors sujet. Mais bon le titre original étant Lyon's Heart, ils allaient pas risquer de le faire passer pour un film sur le camembert.

    D'ailleurs j'avais assez peu de souvenirs du film. En fait, hormis la fin et la scène du coup de coude de la piscine, je ne rappelais plus de rien. Pourtant l'histoire n'est pas très compliquée.

     

    Résumé:

     

    Lyon Dubois, un légionnaire, est forcé de déserter quand il apprend que son dealer de frère s'est fait assassiner lors d'une transaction qui a mal tourné. Alors qu'il tente de renouer avec sa belle soeur et sa nièce, il découvre qu'elles vivent dans un grand dénuement au point d'être menacées d'expulsion. Recherché et sans argent ni travail, il entreprend de participer à des combats illégaux afin de subvenir aux besoins de sa famille.

     

     

     

     

    Putain j'avais oublié cette bande annonce épique ha ha!

     

     

     

    Dit comme ça on dirait peut-être pas mais cette histoire, coécrite par JCVD lui-même, est plus ou moins un copié collé de Bloodsport ha ha. En gros on retrouve les mêmes scènes avec JCVD qui se tape et joue à cache cache avec les militaires du coin, sauf qu'ici Mohamed "Michel" Qissi remplace Forest Whitaker. Mohamed quoi?? Mohamed Qissi, un ami d'enfance de Van Damme qui a joué dans certains de ses films (c'est le nak muay contre qui JCVD fait du "ping pong" dans Bloodsport) mais qui est surtout connu pour avoir joué le sinistre Tong Po  dans Kickboxer, un vilain tellement méchant qu'il s'échauffe en tapant contre les piliers avant un combat ha ha! Je rigole mais en vrai après ça on l'a tous fait au collège. De toute façon avec ce film Van Damme a popularisé la boxe thaïe. Un comble quand tu te rends compte qu'il n'en fait même pas dans le film (enfin techniquement c'est du karaté).

     

     

     

     

    Mustafa (Mohamed Qissi), un soldat français chargé de ramener le déserteur

     

     

     

    Oui oui, c'est bien lui qui joue Tong Po.

    Pour en revenir au film donc, c'est une resucée de Bloodsport mais avec une tournure dramatique. Ici Moham... euh Lyon Dubois n'est pas un fan de la castagne (encore que) mais un gentil militaire qui veut aider sa belle soeur. Lyon Dubois... Putain mais ce blaze! Enfin dans les autres films c'est pas mieux mine de rien: Lyon Dubois, Luc Devereaux, Alain Lefèvre, Alain Moreaux, Christophe Dubois, Chance Boudreaux, Philippe Sauvage...  En vrai le nom qu'il prend dans les films c'est un putain de running gag ha ha!!  Il est fou ce mec.

    Enfin bref, on a donc droit à quelques scènes poignantes comme la mort du frelot dès le début dans une scène totalement surréaliste. Putain j'ai explosé tellement c'est n'importe quoi. Une vraie blague cette séquence.

    Dans le même genre t'as le premier combat "pro" de Van Damme et son manager sort "pourquoi il a mis une jupe cet enfoiré?". Et Van Damme qui répond sérieusement "il n'a pas mis de jupe. C'est un Ecossais" d"un air concerné. Bordel. On n'est pas au siège de la MENSA...

     

     

     

    Lyon aux prises avec un mec en jupe

     

     

     

     

    Mais il y a pire : dans le dernier combat, Van Damme doit affronter un Barbarian des cavernes alors qu'il a une côte cassée... Et il s'en fout! Normal. Son adversaire a tué trois ou quatre mecs sur le ring et lui va faire tourner un manège pour les gosses avec sa côte foirée en guise d'échauffement.

     

    Je crois que j'ai fait le tour des aberrations du scénario... Mais pas du film! Il faut savoir que comme tout bon film de la Cannon , un film de van Damme se regarde obligatoirement en VO car c'est dans son doublage qu'il prend toute sa dimension. Et en fait, et c'est mon pote qui me l'a signalé, je sais pas pourquoi mais les doubleurs s'en battaient tellement les couilles qu'ils ont pas doublé toutes les pistes. Du coup on se retrouve avec tous les discours de fond en anglais (!!). Et dès qu'il y a foule ou bagarre ou les deux, on y a droit. C'est assez WTF quand on fait attention.

     

    En vrai et même si je me suis tapé de bonnes barres, le film n'arrive pas à la hauteur de ses classiques Kickboxers et Bloodsport, la faute à un manque de folie et d'irrévérence. Ici pas de phase raciste façon "toi le chimpanzé remonte dans ton cocotier" mdrr ou de "Tute couches comme Maylee. Maylee bonne baise".

     

     

    Et puis même les combattants sont loin d'être marquants. Exit les sumotori, lutteurs africains aux postures "simiesques" et autres nak muay déter. A la place on a un mec en kilt, un biker et un latino en maillot de bain avec des cheveux longs amateurs de capoeira. Bof quoi. Il y a bien Attila, l'attraction du film (une montagne interprétée par Abdel Qissi, le frère de Mohamed donc), une espèce de Kal Drogo version Eco +. Mais il ne peut pas rivaliser avec les effroyables Tong Po et Tchong Li.

     

     

     

     

    Le colossal Attila (Abdel Qissi) qui met une branlée à Lyon

     

     

     

    Niveau interprétation c'est un film de Menahem Golan hein, donc est pas chez Lee Strasberg lol. Van Damme est donc aussi monolithique que prévu, et le reste du casting est à l'avenant. Mention tout de même à Harrison Page qui joue mieux que toute la distrib réunie. En même temps c'est pas très dur...
    On ne va même pas parler des persos féminins vu qu'ils se résument à deux pauvres persos, à savoir une veuve éplorée et une orginse de combats complétement hystérique. La maman et la putain comme dirait l'autre. Dans le genre dychotomie simpliste on se pose là. Et évidemment les meufs jouent aussi mal que les hommes ( a pas de raison).

     

    Enfin bon on va s'arrêter là. Ca m'a fait plaisir de revoir Full Contact. S'il ne côtoie pas les sommets de sa filmo d'un point de vue qualitatif, il reste quand même dans le top des films qui ont contribué à façonner sa légende. Et puis il permet de se rappeler que les Inconnus n'exagéraient pas vraiment quand ils parodiaient Van Damme.

     

    Un film culte quoi. Il m'a donné envie de me refaire les autres tiens!

     

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    Je me faisais chier alors je l'ai maté un peu par hasard

     

     

     

     

     Résumé Allociné:

     

     En pleine nuit, un dangereux psychopathe harcèle une baby-sitter par d'incessants coups de téléphone.

     

     

     

     

     

     

    Oui je sais que la qualité est à  chier mais c'est la seule version que j'ai trouvée (sans doute la copie VHS, d'une copie VHS enregistrée à la télé en 1983)... Après tout il s'agit d'un film "d'époque".

    Il s'agit d'un film sorti en 1979 (une année bénie vue que c'est celle qui a vu ma naissance), film qui a fait l'objet d'un remake.

    Le scénario est assez atypique vu que sa structure est clairement articulée autour de deux parties distinctes. En fait l'histoire commence de manière assez classique avec nu huis clos assez efficace, avant de basculer dans la traque d'un psychopathe qui m'a rappelé Au delà du Mal, le roman de Shane Stevens.

     

     

     

    Jill Johnson (Carol Kane), une nounou qui n'a pas vu les enfants

     

     

     

     Je suis pas sûr que ça fonctionne forcément hyper bien, parce que la première partie fonctionne archi bien en ce qui me concerne alors que la deuxième est juste relativement efficace mais bien plus classique d'autant plus que montrer le tueur etle démystifier comme ils l'ont fait n'était pas forcément la meilleure idée à mon sens. Après on va pas mentir, on pouvait pas faire un film d'une heure et demie avec le concept de la première partie.

    Pour ma part le truc un peu con en ce qui me concerne, c'est qu'à cause de Scream je crois (ou Urban Legends), je connaissais déjà le ressort scénaristique de cette première partie. Du coup ça a gâché un peu mon plaisir. Ceci étant en baltringue assumée j'ai quand même eu un peu la pression. La mise en scène de Fred Walton est parfaite dans le huis-clos, avec un gros travail a été fait au niveau du son.

     

     

     

    John Clifford (Charles Duning), un ex flic prêt à tout pour coincer le tueur

     

     

     

    Niveau distribution on retrouve Charles Durning (un mec qui a joué dans Un Après Midi de chien, Soeurs de Sang, Tootsie et un millier de trucs), Carol Kane (vue dans un millier de trucs également comme Annie Hall, Princess Bride, Man on the Moon, et dernièrement dans le rôle de la vieille dans Uncredible Kimmy Schmidt, une série Netflix bien mongole), Tony Beckley (qui est mort six mois après le film) et l'inénarrable Ron Neal alias Superfly (le seul que je connaissais).

    En vrai on aurait pu s'arrêter là, et même si l'histoire est tirée d'une légende urbaine (j'ai vérifié), ça aurait quand même fait un génial court métrage. En l'état, sans être un classique incontournable, ça donne un film certes déséquilibré mais tout à fait recommandable.

     

    Allez next

     

    A noter que le film a fait l'objet d'un remake (sorti en 2006) qui s'est fait démonter.

     

     

     

     

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