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    https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/41Ua4%2Bwh2IL._SX311_BO1,204,203,200_.jpg

     

     

     

    Résumé

     

    Et si on avait droit à une seconde chance ? Victime d'un accident de moto, Thomas Garnier est à l'hôpital sous assistance respiratoire, dans un coma si profond que les médecins envisagent de le débrancher. En réalité, il est coincé entre la vie et la mort dans le "supplément d'âme", en compagnie d'un étrange gamin. Il a une chance de revenir du côté des vivants, à condition de comprendre ses erreurs. De révélation en électrochoc, Thomas recompose la trajectoire de son existence avant qu'il ne soit trop tard. Entre déni et prise de conscience, une seule question le hante : saura-t-il encaisser la vérité ?

     

     

     

     

    On va commencer par une petite bio de l'auteur:

     

    Né en 1983 à Toulouse (où il a probablement grandi), Matthieu Biasotto est graphiste de formation.Travaillant en free lance plusieurs années, il est victime de plusieurs problèmes de santé (un burn-out et une double hernie discale) qui l'obligent à lever le pied et à remettre sa vie professionnelle en question. Il décide de se concentrer sur l'écriture en qualité d'auteur indépendant. Auteur prolifique s'il en est, il est aujourd'hui l'auteur d'un quinzaine de livres. Il vit actuellement à Montesquieu Volvestre en Haute Garonne.

     

     

     

    Voilà. Pas grand chose d'autre à dire, d'autant plus que tout cela est tiré de son site officiel. Au risque de me répéter on peut dire qu'avec au moins 13 bouquins à 35 ans, le mec n'a pas chômé, et qu'il doit vivre dans un confort relatif vu qu'il affirme pouvoir vivre de sa plume (70 mille lecteurs quand même).

     Enfin bref.

     

     

    Pourquoi ai-je lu ce roman? C'est une question qu'on peut légitimement se poser (ou non d'ailleurs) pas pour les défauts et qualités éventuels dudit roman mais plutôt parce que son auteur n'est pas forcément des plus connus ni médiatisés. C'est pas Houellebecq quoi. En fait pour être précis la vraie question serait plutôt: pour quelles raisons ? Parce qu'il y en a, j'y viens tout de suite.

    Alors déjà à la base je ne connaissais pas du tout Matthieu Biasotto. De toute façon, je ne cherchais pas de roman particulier. C'était à une époque pas si lointaine où je faisais des recherches pour mon roman, précisément pour savoir s'il n'y avait pas de roman avec sujet similaire (ce qui est plus que probable au passage). Et effectivement, en fouillant un peu sur le Net et sur Amazon, j'ai fini par tomber sur ce bouquin.

     

    Après avoir déprimé quelques jours, je me suis dit qu'il fallait que je voie si l'histoire et le traitement étaient effectivement similaires à mon roman, et donc que je le lise.

     

    Bien m'en a pris. Déjà parce que ça n'a rien à voir (ou très peu) avec mon livre, mais en plus parce  que le roman s'est avéré très cool (c'est cadeau!) !

    Pour la petite histoire, le fameux Matthieu Biasotto a d'abord auto-édité son roman. Puis, suite au succès rencontré, Bragelonne a été intéressée et a édité le roman. Tout est bien qui finit bien donc.

     

    Donc voilà. Je n'en attendais pas grand chose, et j'ai été agréablement surpris. Le livre se lit très facilement et on se prend rapidement au jeu de piste auquel l'auteur nous convie. Le ton est assez tranchant mais est assez en phase avec le reste. Si j'avais peur de personnages caricaturaux au départ, ils s'avèrent au final assez bien pensés et relativement attachants pour la plupart. C'est assez fou mais en fait j'ai même pas de bémol à souligner, j'ai vraiment bien aimé le bouquin (ce qui est d'autant plus remarquable que je partais avec un a priori vu le sujet).

    Cerise sur le gâteau, le bouquin n'est pas dénué d'humour et certains passages sont assez drôles.

     

    Ce qui est marrant c'est qu'en lisant sa petite présentation sur son site, je me rends compte de la grosse part que le Supplément d’Âme doit comporter.

     

     

    Je vais donc m'arrêter là. Au final Le Supplément d'Ame, sans être un candidat au Nobel, est un bon roman très sympa, assez bien rythmé et doté d'une histoire plus maligne qu'il n'y parait. Et ce jusque dans les dernières pages.

    Et en plus il m'a permis de découvrir un nouvel auteur à la fois auto-édité ET talentueux. Je lirais sans doute d'autres livres de lui.

     

     

    Bonne surprise.

     

     

     

    Pour ceux qui sont intéressés voici son site:

     

    https://matthieubiasotto.com/

     

     

    Allez next

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    Je connais Pablo Neruda de nom depuis longtemps malgré tout je ne me suis jamais penché sur son oeuvre. C'est d'ailleurs tout le paradoxe du truc: je suis attiré par la poésie depuis longtemps mais je n'ai jamais pris le temps de m'y intéresser. Donc, hormis le nom des auteurs célèbres, j'y connais rien. C'est un peu con.


    Enfin bref, j'ai donc eu envie de lire un livre de lui (en plus c'est le poète préféré de Ted dans How I Met Your Mother) et le hasard a fait que je tombe sur celui-là. Ironie du sort c'est peut-être sa seule oeuvre qui n'est pas un recueil de poésie.

     

    Quand on vient du 93, ou d'un coin où le communisme a eu un passé flamboyant, le nom de Neruda évoque toujours quelque chose à l'oreille: le nom d'une cité, d'une rue, d'une place. En lisant ses mémoires je comprends mieux pourquoi.

     

     

    Petite bio express:

     

    De son vrai nom, Ricardo Eliécer Neftalí Reyes-Basoalto, Pablo Neruda est né en 1904 au Chili dans une famille modeste. D'abord reconnu dans son pays comme poète, il s'engage dans la vie politique et devient consul en Birmanie à 23ans. S'en suit une longue carrière qui le voit devenir diplomate, sénateur, ambassadeur, et étendard international du communisme, tout en devenant l'un des poètes les plus importants et les plus médiatisés du  20ème siècle. Lauréat du prix Nobel de littérature en 1972, il finit par s'éteindre le 23 septembre 1973 au Chili, soit douze jours après le coup d'état militaire.

     

     

     

     

     

    Bon je l'ai lu y a un moment déjà donc je vais pas m'éterniser. Le livre porte très bien son nom. Ca fait fait d'ailleurs très longtemps qu'un titre n'avait pas été aussi évocateur, déjà parce qu'il s'agit de ses mémoires, mais surtout parce qu'il est amplement justifié tant la vie du bonhomme a été remplie. C'est assez fou.

    Pour faire simple le bonhomme a voyagé aux quatre coins du globe, à été acteur d'une des plus importantes guerres du 20ème au moins sur le plan idéologique (la guerre civile espagnole), s'est impliqué dans la vie de son pays, a promu l'idéologie communiste partout dans le monde, et est devenu de son vivant un écrivain de renommée mondiale au point d'en obtenir le fameux Nobel. Pas mal quand même. En bref, le mec a eu 10 vies en une seule.

     

     Le livre se lit très facilement et est évidemment bourré de milliers d'anecdotes impliquant parfois des personnalités parfois très proches comme son ami Garcia Lorca.

     

    Parmi le beau monde, on peut y croiser des personnalités artistiques et ou politiques aussi diverses que son grand ami Federico Garcia Lorca donc, mais aussi Louis Aragon, le Mahatma Gandhi, Jawaharlal Nehru, Fidel Castro, Mao Zedong, Elsa triolet, Ilya Erhenbourg (que je ne connaissais pas), Pablo Picasso, Gabriel Garcia Marquez, Alberto Moravia et Elsa Ferrante (mais pas Pasolini), Staline...  et évidemment Saldor Allende. La liste n'est évidemment pas exhaustive.

    Très bien écrit donc mais également très bien articulé, le livre fait la part belle aux nombreuses péripéties qui ont jalonné la vie du poète mais se révèle d'autant plus captivant qu'il permet de découvrir la personnalité de son auteur. Neruda y a apparait au départ comme un jeune paysan vaguement fantasque et introverti, qui s'affirme peu peu tout au long de ses voyages, de sa carrière diplomatique, de la renommée grandissante de sa poésie et surtout de son engagement politique au sein du parti communiste. Le communisme tient d'ailleurs une grande place et on ressent la sincérité de Neruda qui semble réellement vivre pour cette idéologie. Malgré tout il n'occulte pas les dérives orchestrées par Staline, Castro ou Mao mais il les attribue davantage à des dérives (comme un culte de la personnalité exacerbé) qui ont éloigné ces régimes de l'idéologie originelle.

     

    A la la limite, il y a un petit creux lorsqu'il fait l'éloge de différents amis sous forme d'oraisons funèbres. Je sais pas ça m'a un peu plombé la lecture, pas tant par la teneur émotionnelle que du fait que j'ai trouvé que ça cassait un peu le rythme du livre. Ceci étant, on ne peut pas lui reprocher de rendre hommage dans ses mémoires à des personnes qui lui ont été chères, d'un point de vue personnel ou symbolique.

     

    Bon je vais m'arrêter là parce que le livre par pour lui-même et que de tout façon ça fait un petit moment que je l'ai fini. En ce qui me concerne J'avoue Que J'ai Vécu est un très beau livre, mais plus encore un fantastique témoignage d'un homme qui a littéralement traversé le 20ème et milieu des plus petits comme des plus grands, et une oeuvre assez essentielle pour connaître et comprendre un des plus grands poètes du 20ème siècle.

     

    Très beau livre.

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    Résumé Allociné:

     

    Théo est remis à l'adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. C'est un accouchement sous X. La mère à deux mois pour revenir sur sa décision...ou pas. Les services de l'aide sociale à l'enfance et le service adoption se mettent en mouvement. Les uns doivent s'occuper du bébé, le porter (au sens plein du terme) dans ce temps suspendu, cette phase d'incertitude. Les autres doivent trouver celle qui deviendra sa mère adoptante. Elle s'appelle Alice et cela fait dix ans qu'elle se bat pour avoir un enfant. PUPILLE est l'histoire de la rencontre entre Alice, 41 ans, et Théo, trois mois.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je ne sais pas si je l'ai assez dit mais en général mais j'exècre les films français. Quand je dis films français je parle des films récents (depuis au moins 25-30 ans), parce que bon avant ça y a eu des dingueries. Seulement voilà quand on a grandi avec les films de Jean Pierre Melville, Claude Miller, Bertrand Blier et Louis Malle et qu'ensuite tu passes à Luc Besson et Pitof, ça fait mal au cul. J'exagère un peu évidemment. Y a toujours quelques trucs cools qui sortent (la preuve je parle bien du Jeu) mais bon c'est loin d'être le gros de la production française.

     

     

    En temps normal, je n'aurais pas été voir ce film, je n'y aurais probablement même pas prêté attention. Malheuresement le destin a voulu que je sois concerné par ce film. On va pas sortir les violons, c'est la vie. C'est comme ça.

     

    Je vais pas pondre un roman mais Pupille est un film assez singulier dans le paysage du cinéma français. Singulier de par son sujet, par sa structure narrative (le film commence d'ailleurs par la fin), par sa démarche schizophrène entre son approche quasi documentaire qui contraste avec son casting trois étoiles digne d'un Klapisch.

     

     

     

    Isa (Sandrine Kiberlain), une travailleuse sociale, qui présente Jean (Gilles Lellouche), un "père d'accueil", au petit Théo

     

     

     

    Je vais pas passer par quatre chemins, Pupille est un film qui réussit le tour de force d'être à la fois très fort sur le plan émotionnel tout en étant très fidèle au parcours d'adoption, et aux rôles des différents intervenants. Ces derniers ont d'ailleurs la part belle, et entre l'assistante sociale et le psy on reconnait réellement

     

    Côté mise en scène, c'est aussi une bonne surprise car celle-ci est sobre mais très maîtrisée. Avec une photo très sobre mais très jolie, et ses mouvements de caméra aussi sobres que réfléchis, la réalisation soignée bénéficie également d'une belle musique au piano (d'un certain Pascal Sangla). 

    De la même manière, la direction d'acteur est impeccable. Il faut dire que Jeanne Herry a été bien aidée côté casting, jugez plutôt: Sandrine Kiberlain (très bonne), Miou-Miou qui reste égale à elle-même (donc très bonne), Olivia Côte impeccable en assistante sociale un peu borderline, Anne Kessler qui fait plus vraie que nature en assistante sociale, Youssef Hadj (le pote d'Eric Judor: Platane, Mohamed Dubois, le cocu de la pub d'EDF...) qui est aussi insupportable qu'un vrai psy, Jean François Stévenin, Bruno Podalydès... Bref que du beau monde.

     

     

    Malgré tout il y a deux acteurs que je mets largement au dessus du lot. Gilles Lellouche d'abord qui m'a bluffé sachant que je ne l'ai jamais vu comme un bon acteur et qui se révèle finalement parfait dans le rôle du "père de substitution".
    Mais c'est la trop rare Elodie Bouchez qui crève l'écran tant elle incarne à la perfection une femme fragile qui tente de s'accrocher à son projet d'adoption tout en apprenant à se reconstruire après les nombreuses épreuves qui traversent sa vie au fil des années. Franchement comme je ne savais pas qu'elle jouait dedans, il m'a fallu voir au moins un tiers du film avant de percuter que c'était elle. J'espère qu'elle aura un prix pour sa performance.

     

     

     

    Alice Langlois (Elodie Bouchez), une candidate à l'adoption de longue date

     

     

     

    Alors non, tout n'est pas parfait. Il y a un ou deux passages un peu "forcés" ou démonstratifs, comme ce couple qui engueule une travailleuse sociale parce qu'il n'ont toujours pas eu d'enfants (enfin vu les cas, je suis sûr que ça peut arriver mine de rien), ou une séquence narrant l'attribution d'un enfant évoquant davantage Douze Hommes en Colère qu'une réunion administrative lol. Mais ces passages n'influent pas vraiment sur la qualité globale d'un film très maîtrisé et très sincère.

     

     

    Je m'arrête là. Réalisé par Jeanne Herry (la fille de Sylvette, de Miou-Miou quoi, et de Julien Clerc), Pupille est un beau film, très bien écrit, très bien mis en scène, très bien interprété et qui respire l'humilité et la sincérité, soient deux qualités bien trop rares dans le cinéma français. 

     

    Une très bonne surprise en somme.

     

    Allez next.

     

     

     

     

     

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    Des fois on allume la radio et on tombe sur des trucs comme ça.

     

     

     

     

    Pour la petite histoire, un jour en rentrant de province à 3 ou 4 heures du mat', je mets France inter à la radio de ma voiture (chose qui ne m'arrive jamais) et je tombe sur Blue Light de Jorja Smith (que je connais depuis un an au moins) présenté par l'animateur ou animatrice (je sais plus), suivi d'un morceau de Tirzah. Et j'accroche bien.

    Etrangement le lendemain matin, j'écoute Nova qui diffuse un morceau d'une "jeune" artiste nommée... Tirzah. Faut croire que c'était sa semaine.

     

    Et effectivement, Tirzah c'était un peu le petit phénomène de la rentrée. Pourtant la fille a commencé sa carrière il y a quatre ans. Enfin bon si on en parle c'est parce qu'elle a enfin sorti son album.

     

    On va revenir sur une petite présentation de la demoiselle.

     

    Originaire de l'Essex Tirzah s'initie assez tôt à la musique. Au lycée elle décide vaguement de se lancer dans la musique en compagnie de son amie Mica Levi, qui deviendra plus connue sous le nom de Micachu. Tandis cette dernière persiste dans cette voix, Tirzah met sa passion en suspens afin de suivre des études de textile. Elle finit par y retourner et produit avec Micachu en 2014 le single I'M Not Dancing, bientôt suivi de No Romance, un EP électro très rythmé. L'année suivante, et toujours avec Micachu elle sortira le EP Make It Up. Et cette année apparait enfin son premier album sobrement intiulé Devotion.

     

    Si j'en parle c'est parce que j'ai "découvert" cette artiste avec le single I'm Not Dancing.

     

     

     

     

    Et personnellement j'accroche beaucoup à ce morceau que j'ai donc découvert 4ans après sa sortie (y a trois mois donc). Et puis le clip me fait marrer avec ses pas de danse associés à la gestuelle "martiale" de Micachu en arrière plan. C'est pas pour faire genre mais j'arrive pas à comprendre comment les gens peuvent tordre leur poing en donnant un coup comme elle le fait. C'est un truc à se péter le poignet si on frappe réellement de cette manière. Enfin bref.

     

     

    En fait si le style de Tirzah est .assez indéfini, on peut dire qu'il navigue entre électro, house et soul. On note quand même une grosse influence hip hop RnB dans ses chansons, surtout les premières. Et malgré un son résolument électro, on note quand même une grosse vibe soul qui se dégage des morceaux comme Slow Jam ou même Inside Out.

     

     

     

     

    En tout cas t'entends ça, tu sais tout de suite que c'est anglais lol.

     

    C'est peut-être d'ailleurs pour éviter de s'enfoncer dans sa zone de confort qu'elle a pris le contre pied de mettre les rythmiques électro en retrait pour son premier album. En effet Devotion sonne toujours électro, mais une électro assez épurée, plus minimaliste. En résulte une ambiance assez planante qui permet également de mettre en valeur la voix et les paroles de Tirzah.

     

    Devotion est un bon album très travaillé, et homogène, ce qui en fait une qualité et sa limite. En fait, le problème que j'ai eu à son écoute, c'est justement que j'ai bien aimé, j'ai même plutôt bien accroché, mais je n'ai pas trouvé de son vraiment marquant pour autant. Et c'est bien dommage.

    Ceci étant on va pas gâcher notre plaisir. Devotion est un bon album très cool qui permet à Tirzah de faire partager son univers assez "soulful" mais pas trop non plus. Il n'y a pas de morceau que je n'ai pas aimé. Néanmoins je retiens surtout ces morceaux que je kiffe particulièrement:

     

     

     

     

     Avec cet album (qui parle essentiellement d'amour), Tirzah dévoile une personnalité touchante, celle d'une fille timide et effacée mais non dénuée de talent.

     

    En tout cas en ce qui me concerne je kiffe. Et j'attends la suite.

     

     

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    C'est marrant comme les réals modernes acclamés par la critique ont souvent envie de s'attaquer au film noir à un moment ou un autre, comme s'ils avaient quelque chose à prouver en s'attaquant à ce genre de manière ambitieuse. Peut-être une prétention à l'élever à un autre niveau, ou à se mesurer aux modèles du genre. Et en général les mecs s'y cassent un peu les dents. Samuel Mendez avec Road of Perdition  J.C Chandor avec A Most Violent Year s'y sont frottés respectivement après American Beauty et Maring Call. Et si les résultats sont plus qu'honorables (j'aime bien ces films, je les ai même en DVD), il n'en demeure pas moins qu'ils n'ont pas suscité un engouement équivalent à leur succès précédent, les modèles de base étant écrasants. N'est pas Michael Mann, James Gray ou Friedkin qui veut.

     

    Bref tout ça pour dire que Steve Mcqueen a dû estimer qu'il était temps pour lui de s'atteler à la tâche et il nous pond aujourd'hui ce film, accueilli dans une relative indifférence.

     

     

    Je ne connais pas bien Steve McQueen. A vrai dire, je n'ai vu qu'un seul de ses films, Shame, que j'ai adoré. Malgré tout j'étais assez intrigué et maintenant assez méfiant de ce nouveau film.

    Pour ce projet donc, il s'est entouré d'un grand nom à l'écriture: Gillian Flynn. Ce nom ne vous dit rien? Il s'agit d'une des nouvelles coqueluches de Hollywood. Auteure de plusieurs romans policiers à succès, elle a surtout été révélée au grand public avec Gone Girl qui est directement adapté d'un de ses romans. Ont suivi Dark Places (que je n'ai ni vu ni lu) et la mini série Sharp Objects avec Amy Adams dont je parle ici... Ah en fait j'ai toujours pas sorti l'article (suis con). Je le sortirai demain ou après demain tiens. Bref, c'est une auteure qui a le vent en poupe. Je viens d'ailleurs de voir qu'elle est officiellement rattachée en tant que productrice et show-runner à l'adaptation US d'Utopia, la géniale série dont je parle ICI et que Fincher a essayé de monter plusieurs années. Une auteure aguerrie à l'exercice donc.

     


    (l'autre) Steve McQueen et Gillian Flynn

     

     

     

     

    Bon, l'image ne veut pas s'afficher. J'ai dû en mettre trop. Enfin bref. Étonnamment, cette collaboration avec Steve McQueen est basée sur l'adaptation d'un roman  de... Ah bah non, c'est pas un roman. En fait c'est tiré d'une série télé anglaise des années 80.

     

     

     

    Ouais ça a moins de gueule. Bref c'est tiré de cette série créée par Lynda La Plante, une actrice-scénariste anglaise.

     

    En vrai je ne sais même pas quoi en penser. Le film n'est pas mauvais en soit. Cependant je ne cesse de me dire que je trouve le pitch effroyablement con. Des meufs de braqueurs qui se transforment en braqueuses. Humm mouais, un peu plus et je pensais à un remake du film Les Braqueuses avec Clémentine Célarié (qui a d'ailleurs déjà fait l'objet d'un remake avec Queen Latifah dans le rôle de "Clem" si je ne dis pas de conneries). On n'est pas si loin de la vérité.

     

    Veronica (Viola Davis) et Harry Rawlings (Liam Neeson), un couple heureux ou presque

     

     

     

    Déjà je l'ai trouvé long et un peu chiant, parce que bon, l'essentiel du film est centré sur le désarroi des veuves qui n'ont même pas le temps d'être éplorées qu'elles sont déjà dans la merde, jusqu'à leur prise en main qui révélera leur vraie force de caractère. Parce qu'en vrai les femmes sont fortes et faut pas trop les emmerder. Y a un délire Combats de Femmes (les téléfilms de la 6) qui m'a gavé, je sais pas ça n'a pas pris chez moi.

     

     

     


    Don't fuck with the girls

     

     

     

    On retrouve donc ces portraits de femmes fortes, plus ou moins réussis, qui ont évidemment chacune leurs forces et leurs faiblesses. Et les plus faibles ne sont pas forcément celles qu'on croit. Malgré tout, entre leur prise de conscience, l'organisation puis la réalisation du casse, bah il ne se passe pas grand chose en fait. Entre leur implication dans le fameux casse et leurs problèmes perso, bah voilà quoi. Du coup on patiente en se focalisant sur la conquête d'un obscur district de Chicago qui aurait pu être passionnante si elle n'avait pas été relativement bâclée. Du coup, on s'en branle

     

    C'est d'ailleurs le plus gros problème de ce film qui lance des pistes qui finissent nulle part (au hasard: la réhabilitation de Jamal Manning et sa divergence avec son frère, son orientation sexuelle supposée, les rapports complexes qui opposent Jack et Tom Mulligan etc.).

    C'est bien dommage parce qu'avec un peu plus de profondeur (soit une bonne demi-heure de plus), le film aurait été bien meilleur.

     

     

     

    Les frères Manning (Daniel Kaluuya et Brian Tyree Henry), deux gros voyous de Chicago

     

     

     

    Malgré tout le film, reste plaisant. La mise en scène étant déjà assez efficace, Steve McQueen s'en sortant notamment très bien dans les scènes d'action. Mais c'est surtout dans les portraits de ces femmes brisées que le film gagne en intérêt.

    Malgré tout ce que j'ai écrit peut laisser supposer, Widows décrit très bien ces personnages complexes, et assez réalistes. J'imagine sans peine que le travail de Gillian Flynn y est pour quelque chose.

     

    Pour camper toute cette brochette de personnage, il fallait bien des acteurs à la hauteur, et à ce niveau le film bénéficie d'un casting trois étoiles.

    Viola Davis (révélée au grand public par la série How to Get Away from a Murder de l'inévitable Shonda Rhymes, malgré une grande carrière au théâtre) est impeccable et charismatique comme toujours, la balèze Michelle Rodriguez est assez convaincante en épouse et mère latina, Colin Farrell (qui ressemble à un étrange croisement entre Threat William et... Jeremy Piven) est très bon alors que j'ai vraiment du mal avec lui d'habitude. Néanmoins j'émets quelques réserves à commencer par ma "cousine" musclée Cynthia Erivo qui est plutôt bonne malgré un rôle assez sommaire, même chose pour Brian Tyree Herni (le rappeur "Paperboi" d'Atlanta) qui s'en sort bien même s'il pâtit d'un rôle pas assez étoffé. Quant à Daniel Kaluuya (qui va fini par ressembler à un Simpson si ses yeux continuent de grossir), il reprend plus ou moins son rôle de Black Panther, et même s'il s'en sort bien j'ai quand même du mal à le trouver vraiment convaincant.

    D'ailleurs au passage, ça ne gênera probablement que moi mais je comprendrai jamais ces mecs qui filment des rappeurs sans se renseigner. Je veux dire y a une scène avec des rappeurs du gang qui font un accapella. Les mecs rappent bien hein, mais bon on est plus en 90.

    Parce qu'aujourd'hui le gangsta rap à Chicago (capitale américaine des gangs) c'est plus ça:

     

     

     

    que ça :

     

    J'ai grandi avec le boum bap mais bon la musique a évolué, et la spécialité de Chicago, c'est le drill. C'est comme ça on n'y peut rien.

     

    Bref, fin de la parenthèse.

    Pour le reste de la distrib, je ne parlerai pas de Jon Bernthal (qui fait presque de la figuration, triste),  ni de liam Neeson (en pilote automatique). Quant à Robert Duvall, bah c'est Robert Duvall.

    En ce qui me concerne, la grande "révélation" c'est Elizabeth Debicki. Déjà remarquée (ou pas) pas mal de trucs comme Les Gardiens de la Galaxie, elle parvient à faire oublier sa grande carcasse (1m88 quand même) et incarne parfaitement cette pauvre polonaise battue par son mari, exploitée par sa mère, qui finit par s'affirmer et se prendre en main.  

     

     

     

    Alice Gunner (Elisabeth Debicki), une victime de compète, et sa mère Agnieszka

     

     

     

     

    Bon allez je m'arrête là. Pour résumer ce looong pavé, Widows n'est certainement pas le film de l'année, (même pas du mois je pense), et souffre cruellement de son caractère inabouti. Il n'en demeure pas moins sympathique pour peu qu'on ait bradé un peu ses exigences. Perso j'attends un peu plus de Steve McQueen.

     

     

    Allez next.

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