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    Résumé Wikipédia:

     

    En juillet 1967, d'importantes émeutes ont lieu à Détroit dans le Michigan, pour protester contre la Ségrégation raciale aux États-Unis et la guerre du Viêt Nam. La police de Détroit reçoit des plaintes à propos de pillages, d'incendies et de tirs d'armes à feu. Les forces de l’ordre encerclent l’Algiers Motel d’où semblent provenir des détonations. Dans ce chaos, Melvin Dismukes, un agent de sécurité privé afro-américain, tente de survivre tout en protégeant ses semblables.

     

     

     

     

     

    Comme tout bon fan de rap américain des 90's, je connaissais un peu les Dramatics du fait qu'ils aient été pas mal samplés. Après je suis loin de connaître leur discographie, aussi je les confonds souvent avec les Stylitics qui ont également été beaucoup samplés (même si le chanteur des Stylistics a un voix bien plus aigüe). Enfin dans tous les cas, je ne savais même pas que le fait divers dont est tiré le film avait impliqué des membres du groupe.

     

     

     

    Ouais, c'est eux.

     

     

     

     

    Pour en revenir à Kathryn Bigelow, il faut rappeler que c'est un peu une légende à Hollywood. C'est plus ou moins la seule femme réalisatrice à faire des films de mecs. Et contrairement à ce qu'on pourrait imaginer pour faire dans le cliché, la meuf n'est ni une goudou, ni une camionneuse mais une très jolie femme avec un physique de mannequin. Bon on va pas refaire son histoire mais pour les gens de ma génération, c'est un peu un réal à part car elle s'est surtout fait connaître du grand public avec le culte Point Break, même si sa filmo est ponctuée d'autres films comme le très bon Strange Days. Bon elle est aussi connue pour avoir été avec James Cameron ou encore pour avoir perdu un procès fleuve avec Besson au sujet du projet Jeanne D'Arc (on peut vraiment regretter qu'elle l'ait perdu quand on voit le film qu'il en a tiré). On pourra dire ce qu'on veut d'elle, elle a encore une fois montré qu'elle en avait plus que beaucoup en s'attaquant de manière frontale à un sordide faite divers sur fond d'émeutes raciales. Parce qu'il faut avouer que le film met un seum incroyable. Et le fait qu'il s'agisse d'une femme blanche qui réalise le film apporte un regard encore différent à cette oeuvre sans concession. Parce que bon faut pas mentir c'est un film résolument engagé dans le contexte actuel qui plane aux Etats-Unis: l'ultra réac Trump à la maison blanche, bavures policières en séries, tensions raciales exacerbées. Elles sont déjà loin les années Obama. Traiter d'un tel fait divers nous renvoie donc à la situation actuelle d'un pays en pleine remise en question.

     

     

     

    There's a war going on outside

     

     

    On se doute bien qu'avec un tel sujet le film risque d'être diversement accueilli (surtout aux Etats Unis je pense). Néanmoins même si on regarde le film uniquement pour ce qu'il est (un film), force est de constater que Kathryn Bigelow n'a pas perdu la main: ultra nerveux, archi maitrisé, avec une excellente direction d'acteur, Durant une bonne partie du métrage, le film ressemblerait presque à un survival.

     

     

     

    Melvin Dismukes (John Boyega), un vigile qui ne sait pas encore dans quelle merde il s'est foutu

     

     

    Les acteurs parlons-en tiens. Comme j'ai dit la distribution est top:  John Boyega (d'origine nigériane, c'est toujours bon de le rappeler ^^ ), révélé grâce à star Wars est excellent dans le rôle Melvin Dismukes le médiateur de service impliqué presque malgré lui dans un conflit trop grand pour ses épaules. Quant à Will Poulter, le grand dadais à la tête d'hémiplégique des Millers et du Monde de Narnia, il est tout aussi excellent dans un rôle à contre emploi, en l'occurrence celui tout en nuance d'un policier raciste totalement convaincu du bien fondé de ses (ex)actions.

     

     

     

    Philip Krass (Willy Poulter), qui cherche à ramener la paix à Detroit par n'importe quel moyen

     

     

     

    Parmi les autres têtes (un peu moins) connues, on notera la présence d'Anthony Mackie, qu'on a pu voir dans les Captain America/Avengers ou encore She Hates Me dans le rôle d'un vétéran dur de chez dur, Hannah Murray qui s'est illustrée dans Skins mais que perso j'ai découvert en tant que Gilly de Games of Thrones (la "fiancée" de Samwell Tarly qu'il se trimballe partout avec leur bébé) qui est également parfaite dans le principal rôle féminin du film, l'autre Nigerian du film Gbenga Akinnagbe connu des fans de The Wire en tant que Chris Paltrow (le bras droit de Marlowe Stansfield) et qui a pris un sacré coup de vieux, Chris Coy (le reporter de la géniale série Treme et qu'on voit trop peu d'ailleurs), ou encore TylerJames Williams, le Chris de Everybody Hate Chris, que je n'ai personnellement même pas reconnu. Paradoxalement le rôle principal, à savoir celui de Larry Reed, est interprété par le jeune Algee Smith, un mec inconnu au bataillon. Pas grave, il est parfait dans le rôle du malheureux chanteur des Dramatics.

     

     

     

    Larry (Algee Smith) et sa "copine" Julie Ann (Hannah Murray), le calme avant la tempête

     

     

     

    Je vais m'arrêter là parce que j'en ai marre de faire des textes à rallonge mais je vais simplement souligner qu'il s'agit là de la troisième collaboration après Démineurs et Zero DarkThirty, ce qui correspond d'ailleurs à une évolution formelle du style de Bigelow, s'éloignant de l'actioner pur et dur pour le film nerveux qui n'oublie pas de questionner sur l'actualité (l'armée et la guerre d'Irak pour Démineurs, le terrorisme pour Zero Dark Thirty, ou les questions raciales dans le cas présent). Bah tout ce que j'ai à dire c'est qu'elle a bien choisi son collaborateur tat je trouve que les scénario se marient bien à son style. Pourvu que ça dure.

     

    Bref, j'attendais (un peu, j'attends plus grand chose en fait) Detroit, et honnêtement le film a été à la hauteur de mes attentes. Avec ce film, Kathryn Bigelow montre non seulement qu'elle figure toujours parmi les meilleurs réals d'Hollywood actuels (la mise en scène est top), mais elle démontre aussi  son aptitude à traiter de manière frontale des sujets casse-gueule, et ce avec succès. On le verra aux oscars je pense.

     

     

    Bête de film 

     

     

     

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  • On l'attendait tous, ou presque. Il est enfin là.

     

     

     

     

     

    Résumé Allociné:

     

     

    En 2049, la société est fragilisée par les nombreuses tensions entre les humains et leurs esclaves créés par bioingénierie. L’officier K est un Blade Runner : il fait partie d’une force d’intervention d’élite chargée de trouver et d’éliminer ceux qui n’obéissent pas aux ordres des humains. Lorsqu’il découvre un secret enfoui depuis longtemps et capable de changer le monde, les plus hautes instances décident que c’est à son tour d’être traqué et éliminé. Son seul espoir est de retrouver Rick Deckard, un ancien Blade Runner qui a disparu depuis des décennies...

     

     

     

     

     

     

     Les spectateurs rêvent-ils de trains électrique?

     

     Que dire, que dire... Alors déjà que j'ai dû dormir pendant 1/4 du film. Après oui je sais, je pionce souvent au ciné mais là sérieux c'était pas que de ma faute. 2h40 bordel! J'étais pas prêt, sérieux. Enfin bon, tout ça pour dire que mon avis n'est pas totalement définitif (même s'il risque peu de changer je pense).

     

     

     

    Un des magnifiques plans du film

     

     

     

    Dans le futur on volera tous en Peugeot...

    Alors oui, ça c'est vraiment le truc le plus improbable du film: en 2049, les voitures volantes sont des Peugeot. Je sais, le film dure 2h40 mais tout ce que le mec a retenu c'est qu'il y a des Peugeot lol. En même temps on parle de Los Angeles hein, pas de Montélimar. De toute façon en vrai j'ai pas retenu grand chose du film. J'ai fichtrement bien dormi. Alors oui je sais je pionce tout le temps au ciné mais bon à ma décharge le métrage a presque l'air de se passer au ralenti tant il y en a durant les presque trois heures du truc. D'ailleurs à ce propos je trouve que c'est un peu limite. J'ai rien contre la durée "péplum", surtout quand c'est pas pour un Marvel ou un DC à la con. Néanmoins ici je pense que le film aurait gagné à maigrir un peu tant l'histoire est simple. Je sais pas j'ai vraiment trouvé ça trop long pour pas grand chose au final.  

     

     

     

     

    K, ou Joe pour les intimes (Ryan Golsing), un Blade Runner ultra évolué

     

     

     

     Cette suite a dû être annoncée il y a un paquet d'années mais il me semble avoir entendu le nom de Denis Villeneuve qu'à l'époque de Sicario, enfin un peu avant. Vu l'aura qui entoure le film original, c'est le genre de pari bien casse gueule qui peut te plomber une carrière si tu ne fais pas gaffe. Bah, il faut avouer que Villeneuve a fait très fort. Déjà perso je ne le voyais pas du tout dans ce genre de film (à très grand budget), mais surtout il a réussi à sortir une suite dans la continuité du précédent tout en s'en démarquant réellement. En effet, le film a une réelle identité visuelle. Là où le premier se passe essentiellement de nuit , celui-ci n'hésite pas à introduire le film par une séquence en extérieur en pleine journée d'hiver. C'est pas vraiment le truc qu'on s'attend à voir en fait. Et d'ailleurs même s'il y a énormément de séquences de nuit, le film joue avec les couleurs en particuliers avec les tons chauds, jaune, orange, rouge, avec des passages entiers filmés dans ces dominantes. Ainsi on peut des décors glacials et ultra modernes à des zones de non droits grisâtres dévastées enveloppées dans un brouillard de pollution permanent, ou encore à des lieux soumis à des taux de radiation tellement élevés qu'ils semblent dépourvus d'existence. Pour résumer, la direction artistique est excellente.

    Villeneuve a d'ailleurs eu l'intelligence de proposer une intrigue qui reste dans le prolongement de l'histoire initiale. Ici, l'apparition de Deckart n'a rien de gratuit, et le personnage reste un élément clé (central même) du film.

     

     

     

     

    Rick Deckard (Harrison Ford), un ancien blade runner en fuite 

     

     

     

    Est-ce que j'ai kiffé le film pour autant? Pas vraiment. J'ai pas vu l'original depuis très longtemps. Néanmoins, à faire parler des automates tout le long du film, il y a le risque de perdre l'implication des personnages. Pour faire court, je suis jamais entré dans le film. Ce n'est pourtant pas la faute de Ryan Gosling, ou des autres acteurs. A l'autre risque casse gueule, à savoir celui de succéder à Rutger Hauer, Gosling s'en sort plutôt bien. Aussi monolithique que dans Drive (donc un peu trop), il est en phase avec son personnage d'être presque humain qui apprend à découvrir ses émotions. Dans le même registre, on retrouve Robin Wright qui nous ressort plus ou moins le même rôle que dans House of Cards (enfin du moins au début car j'ai pas été assez loin dans la série).

     

     

     

     

    Joshi (Robin Wright), la supérieure de K

     

     

    Malheureusement et assez personnellement, en plus de la durée, le plaisir m'a été gâché par cette manie d'avoir des associations d'idées improbables pendant le visionnage. Je m'explique: sans raconter le film, Joe (Gosling) n'est pas assez humain pour entretenir des relations sociales avec les autres. Il reporte néanmoins ses sentiments sur XX, une intelligence artificielle holographique qui l'accompagne partout. Au delà du fait que j'ai pas été spécialement touché par la romance (plus par l'actrice par contre qui est archi fraiche, enfin bref), j'arrêtais pas de penser à Archer. Oui oui, Archer, le dessin animé avec l'espion ultra con (je kiffe ce truc au passage), parce que dans Archer, il y a un scientifique douteux qui a un hologramme pour fiancée, come dans le film quoi.

     

     

     

     

    Joi (Ana de Armas) la plus bonne hologramme de l'histoire

     

     

     

    La même version Archer

     

    L'autre truc, c'est le personnage de la méchante qui avait sa queue de cheval me faisait sans cesse penser à Abby, la gothique de NCIS (la série préférée des Américains il parait). Enfin une fois que tu as ça dans la tête c'est dur de penser à autre chose.

    A ça on rajoute le personnage de Jraed Leto qui apparait assez tard et surtout pas assez longtemps pour me décevoir encore un peu plus. C'est bizarre la carrière de ce mec. Il a eu un oscar; est unanimement acclamé pour ses performances mais il reste habitué aux seconds rôles. Etrange...

     

     

    Neander Wallace (Jared Leto), un "méchant" du film

     

     

    D'ailleurs pour tout dire. Je me rappelle même pas ce qu'il devient dans le film.

     

    Enfin bref, tout ça (plus la durée) m'a gâché un peu le visionnage. Malgré tout en ce qui me concerne Denis Villeneuve a réussi son pari. Blade Runner 2049 est une suite honorable, doublée d'une expérience visuelle assez étonnante. Il faudra que j'essaie de le revoir. Et aussi de trouver une salle avec des sièges plus confortables au cas où.

     

     

    Il parait aussi qu'à un moment on retrouve ce bon vieux Edward James Olmos mais je dormais à ce moment là, alors j'ai seulement vu son nom dans le générique de fin. Dommage.

     

    Allez next

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  • Il fut un temps assez lointain où j'étais quelqu'un qu'on pouvait qualifier de relativement sportif et athlétique. Je courrais deux-trois fois par semaine, je pouvais faire cent pompes d'affilée, j'étais assez bien dessiné...

     Genre ça (avec plus d'abdos):

     

     

     

     

     

    Bon ça c'était avant. Aujourd'hui je ressemble plutôt à ça:

     

     

     

     

    Enfin je n'ai évidemment pas les performances physiques de Fédor qui pour ceux qui ne le savent pas est juste un des plus grands combattants de tous les temps,  mais bon, comme je suis noir, je suis toujours un peu plus dessiné que lui en étant pourtant plus gras (une énigme ce mec)..

     

    Donc aujourd'hui, je ne suis plus sportif, plutôt un mec en éternelle reprise. Chaque année, je "reprends" le sport donc, puis je me nique quelque chose, me fais une tendinite et c'est KO. Sachant que j'ai un taff et une femme (je sais pas ce qui prend le plus de temps entre les deux d'ailleurs), sans oublier une flemme qui augmente avec les années, proportionnellement à la dégradation de ma santé: surpoids, hernie discale, tendinites diverses et à répétition, articulations fragilisées, hallux valgus (putain ce corps de vieillard à même pas quarante ans), j'ai abandonné le rêve de reprendre le viet vo dao ou de faire de la boxe. Bref j'ai décidé de me reprendre en main en optant pour la solution la plus simple (retourner régulièrement à la salle.

     

    Ca faisait un mois que je n'y avais pas mis les pieds, depuis que 'avais perdu mes baskets je ne sais pas trop comment en fait. Etant à sec comme chaque mois, j'ai attendu de toucher ma paie pour m'en acheter de nouvelles et y retourner. C'était d'autant plus urgent que j'avais repris 2kg sur les trois perdus et que je sentais mes lombaires se barrer à nouveau en vrille.

     

    J'y suis retourné deux fois la semaine dernière, à 6h du mat à chaque fois (la motive). La première fois s'est bien passée, sans forcer : vélo, dos abdos. Tranquillou. La deuxième par contre...

    C'était vendredi il y a dix jours. J'avais tellement la tête dans le cul avec mes 5 heures de sommeil que c'était couru. Je me suis dit: tiens je vais courir un peu". Le problème c'est que j'avais oublié à quel point l'endurance se perdait vite. Il y a un mois, je courais encore 5km avec une difficulté et une vitesse relatives, genre en une trentaine de minutes sans souffrir. C'est peut-être nul pour certains mais je partais d'assez loin (je mourrais au bout de 3mn avant lol). Un mois plus tard donc, à savoir le fameux vendredi, je me remets à courir un peu, une vingtaine de minutes, histoire de me chauffer. Et là le calvaire commence. Au bout de 5mn, mon dos commence à tirer, mes genoux m'envoient chier, ma tête ne veut pas sortir de mon cul, la salle diffuse de la dance et j'ai pas mes écouteurs... je commence à regretter un peu mais impossible de lâcher. Abandonner n'est pas une option comme ils disent dans la pub de Freelitics (j'avais essayé aussi mais ça m'a encore plus niqué le dos malheureusement, dommage car c'est plutôt efficace).

    Donc je tiens 5mn, 10mn... Puis, à un moment je ne sais pas pourquoi mais j'ai pris mon portable pour mater un truc et il a glissé.

     

     

     

    En voyant mon portable tomber, j'ai eu le reflexe habituel et je me suis penché pour le ramasser.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le truc c'est que le tapis roulait toujours...

     

     

     

     

     

     

    J'ai fait un truc dans le genre:

     

     

     

     

    Bref, je me suis ramassé comme une merde. Enfin pas autant que lui mais pas mal quand même.

    Premier reflexe dans ces cas-là: savoir qui t'a grillé. Je me suis relevé dignement et sans tourner la tête j'ai astucieusement guetté dans le reflet de la vitrine s'il y avait du monde derrière moi (il faisait encore nuit). Par chance y avait qu'un mec qui faisait du vélo. Heureusement que je me suis pointé à 6h du mat... Enfin bon tant bien que mal je me suis farci mes 20mn avant d'aller taffer au développé-couché. 

     

    J'ai taffé comme j'ai pu, enfin contrairement à ce que je pensais ça a été mieux de ce côté. Pour terminer, séance d'abdos et basta.

     

    Bon on va essayer de tenir le cap car même si j'avais pas beaucoup perdu, j'avais quand même maigri et surtout je me sentais carrément plus en forme.

    De toute façon j'ai pas le choix. Je suis obligé de continuer, ne serait-ce que pour mon dos (et mon amour propre quand je me vois dans la glace mais ça faut pas le dire).

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    J'ai découvert ça je sais plus trop comment, sans doute une fois de plus grâce aux fabuleux algorithmes de Google (ils sont forts chez Google).

     

     

     

     

    Avec ce morceau probablement clippé avec un iPhone dans la chambre de la jolie demoiselle (elle aurait au moins pu ranger sa chambre lol). Malgré quelque chose d'assez approximatif (voire un peu amateur) et sa gestuelle de triso (comme dans tous ses clips), j'ai bien kiffé le délire. Du coup j'ai un peu suivi la meuf.

     

     

     

    Pour sa bio, pas grand chose à dire. IAMDDB, Diana Debrito de son vrai nom (d'où le DDB) est née en 96 (ça nous rajeunit pas), et a grandi à Manchester. Probablement d'origine capverdienne ou Angolaise, c'est son père, lui-même musicien, qui lui a transmis le goût de la musique. Elle s'est fait remarquer en collaborant avec le célèbre producteur californien Flying Lotus. Apparemment elle a chanté pour le président d'Angola. Depuis elle s'est illustrée en produisant plusieurs EP dont le dernier nommé "Hoodrich Vol 3" vient de sortir. Voilà voilà. 

     

     

     

    En gros IAMDDB c'est un peu la meuf qui suit un peu le délire général en voulant néanmoins s'en démarquer. Comme les autres chanteuses de sa génération, elle fait un peu la zoulette dans ses chansons. La chaudasse je sais pas trop pas contre, j'ai pas écouté les paroles, mais bon elle a pas l'air très frileuse sur certaines photos/vidéo. Enfin c'est pas Lady Gaga non plus quoi.

     

    Je ne sais pas trop ce qui s'est passé mais, depuis 6 mois - un an que je tape son nom sur le Tube, je tombe à chaque fois sur un nouveau morceau. En gros la fille est assez productive. Musicalement comme j'ai dit IAMDDB s'inscrit un peu dans la mouvance des autres meufs de sa génération, genre Abra et Tommy Genesis, mais malgré tout réussit à affirmer son identité. En effet, IAMDDB chante, rappe, fredonne, parfois avec même avec un accent caribéen, selon les humeurs et les morceaux. Le tout avec un talent somme toute assez relatif. Elle ne chante et rappe ni bien ni mal, plutôt dans la moyenne, mais le tout donne un truc assez cool à  l'écoute, d'autant plus que côté instru on a parfois droit à des trucs un peu sombres comme à des sons très soul.

     

    Des sons comme ça:

     

     

    typiquement je kiffe. Je prends direct.

     

    Bon maintenant récemment j'ai l'impression qu'elle s'oriente un peu plus vers des sonorités rap de base comme pour ce morceau:

     

     

     

     

    Bon ça passe quand même à mes oreilles mais je préfère  ses sons un peu soul. De toute façon je l'aime bien, c'est comme ça.

     

     

    Bref, IAMDDB c'est un peu l'artiste que j'attends au tournant. En plus elle est très mignonne (pour moi en tout cas) malgré sa tête de shlag un peu perchée.

    Vu qu'elle a un buzz grandissant, je pense qu'un album pointera son nez d'ici peu. J'espère juste qu'elle va pas se foirer.

     

    Wait n See comme on dit.

     

     

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    Des fois je me dis que je vais faire des trucs, et puis en fait non. Par contre en général quand je m'engage à faire un truc, je le fais même si ça peut prendre un peu (beaucoup) de temps.

    Je dis ça parce que j'ai toujours voulu lire ce livre depuis que j'en ai entendu parler, il y a quinze ans environ lors d'un séjour au Nigeria. Mon unique séjour. A l'époque mon père à la retraite était retourné au pays et il nous avait fait venir pour les vacances histoire de montrer qu'en France qu'il avait fait des enfants avec sa deuxième femme, ma mère qui a refait sa vie depuis vingt cinq ans n'étant même pas au courant qu'elle était "sa femme" ha ha! Ils sont fous au pays!! Enfin bref, les deux sont partis et, a priori, je ne sais pas si je remettrai un jour un pied là-bas.

    Ce livre donc me parlait, parce qu'il m'avait été conseillé au pays, mais en plus parce que Chinua Achebe son auteur est de la même ethnie et de la même région que ma famille paternelle. Il y avait aussi le fait que j'avais appris que ce livre avait eu un impact certain dans la littérature anglophone, africaine, afro américaine. Par exemple The Roots, le célèbre groupe de Philadelphie a intitulé un de ces albums en écho à ce livre. Je connaissais d'ailleurs l'album avant le bouquin. Enfin tout ceci fait que voilà.

    Malheureusement, quand j'ai voulu l'acheter j'ai appris qu'il n'était plus édité. Alors après quelques années (parce qu'il me faut quelques années pour percuter en général), et aussi après avoir lu les différents titres en VF (le Monde s'Effondre, Tout s'Effondre, mouais), j'ai décidé de l'acheter en anglais... pour le laisser dormir 5 ans dans mon armoire (!!).  Je sais pas je faisais un blocage. Enfin malgré tout j'ai fini par m'y mettre. Comme quoi, tout peut arriver.

     

     Résumé de l'éditeur:

     

    Plus qu'un simple roman, ce livre est un témoignage sur le mode de vie des Africains avant et pendant la colonisation de l'Afrique noire par les Européens. Divisé en trois parties, il montre, étape par étape, la destruction d'une peuplade africaine. La première partie ressemble d'ailleurs plus à une description fidèle de la civilisation africaine qu'à une histoire romancée. Outre la destruction de la vie tribale à la fin du siècle dernier par suite de l'arrivée des Européens, ce roman raconte aussi la tragédie d'un homme qui ne devait connaître que le succès.

     

     

     

     

     

    J'aime le Nigeria. Déjà parce que c'est le pays de mon père et qu'il y a un certain chauvinisme plus ou moins déplacé qui en découle, mais aussi parce que s'il y a bien un pays d'Afrique qui a un rayonnement culturel au niveau mondial c'est bien celui-ci. Dans la musique d'abord avec l'afrobeat popularisé par Fela (et ses fils), puis Tony Allen, Keziah Jones et récemment avec tous les artistes actuels comme P Square, Davido, Ianya etc. Dans le domaine audiovisuel, le pays s'est également illustré par le développement assez impressionnant de son industrie (le fameux Nollywood) tant au niveau de la quantité que de la qualité (il suffit de voir les clips pour se rendre compte que l'image "DV" dégueulasse des films du tiers-monde est révolue). Et puis même au niveau économique, Aliko Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique, est nigerian. Alors bien sûr tout ça ne suffit pas à oublier l'inégale répartition des richesses, la pauvreté, Boko Haram, une des guerres civiles les plus meurtrières du continent (la guerre du Biafra) suivie d'une trentaine d'années de dictature (notamment celle de Sani Abacha), le tout ponctué par de nombreux coups d'états. Enfin ça reste l'Afrique quoi... Et malgré tout ce pays reste un énorme vivier d'artistes en tous genres. D'ailleurs au delà des Nigérians de souches, énormément d'acteurs/chanteurs/réalisateurs américans et anglais sont d'origine nigériane. Pour les plus connus ont peut citer Sade, Shirley Bassey, Chiwetel Eijiofor, Adewale Agbaje (Adebisi pour les fans de Oz), et un milliard de rappeurs comme Dizzee Rascal, Wale, Tiny Tempah ou Chamillionnaire. Bon y a Forrest withaker aussi mais ça compte pas(c'était y a 300ans lol).

    Néanmoins et bien que ça ne fasse pas vraiment de différence à mon niveau, la plupart des personnalités artistiques reconnues mondialement sont issues de l'ethnie yoruba, l'ethnie majoritaire du pays. Malgré tout il y a bien un domaine dans lequel les Igbos (ou Ibos, c'est pareil), l'ethnie de mon père (et accessoirement la troisième du pays),  s'est illustrée, c'est la littérature. En effet parmi les plus auteurs africains ET nigérians les plus importants, on peut citer Chimamanda Ngozi Adichie (qui a un siège à l'académie américaine), Ken Saro-Wiwa (connu pour son très beau roman Sozaboy), Wole Soyinka qui est le premier Africain à avoir obtenu le prix Nobel de littérature, et Chinua Achebe qui a également été pressenti un temps pour l'illustre prix.

     

     

     

     


    Chinua Achebe

     

     

     

    C'est le premier livre que je lis en anglais. Je sais pas, ça m'a toujours un peu impressionné les gens qui lisaient des bouquins en anglais alors que parfois je les entendais parler et qu'ils parlaient moins bien que moi. Après tout la compréhension d'une langue et son parlé sont deux choses différentes.

    L'histoire s'attarde donc sur le personnage d'Okwonko un guerrier redouté et un homme estimé au sein de son village. A travers sa vie, Chinua Achebe fait echo à la grandeur et la sauvagerie d'une Afrique et sa déchéance à l'arrivée de hommes blancs. C'est ce qui est intéressant dans ce livre rien n'est idéalisé.

    L'écriture est simple et à ma grande surprise le livre se dévore assez facilement. Les phrases sont simples, courtes. Ce qui est intéressant dans ce livre c'est qu'à aucun moment Chinua Achebe se pose en victime. Il décrit simplement la fin d'une civilisation qui avait ses bons et ses mauvais côtés, et le passage à une nouvelle civilisation apportée par les Anglais, avec également ses bienfaits et ses mauvais aspects. Ce bouleversement se faisant par une transition lente, sournoise, et avec le concours des propres hommes du pays. Une mutation qui se traduit par un changement de croyances avant de devenir un changement de pratiques, de rites, puis de règles morales et légales.

    Le roman se divise en trois parties qu'on peut plus ou moins définir comme ceci: la vie avant l'arrivée des Blancs, les premiers contacts et débuts de mutation de la société, et enfin l'avènement du "nouveau monde". La première est néanmoins la plus importante.

    C'est d'ailleurs ce qu'il y a de beau en ce qui me concerne, cette volonté de traduire tous les aspects de la vie avant l'arrivée des colons, la manière dont la vie d'Ummofia était régie, tout un système construit autours des saisons des récoltes, des croyances et rites associés aux divinités igbo.

    C'est forcément quelque chose qui me parle un peu sachant que j'ai beau avoir deux origines, je ne connais pas grand chose de leurs histoires et cultures respectives. D'ailleurs en regardant un peu sur le Net j'ai appris que le nom de mon père (Anyanwu, un patronyme assez répandu dans la région), est associé à la composante solaire du dieu suprême. Bon c'est pas mon nom de famille mais ça me fait plaisir d'avoir appris un truc supplémentaire grâce à ce bouquin.

     

    Bref, je m'écarte. De toute façon j'ai pas grand chose à dire de plus. Avec Things Fall Apart Chinua Achebe est un des premiers écrivains à avoir décrit la vie en Afrique du point de vue du colonisé et non du colon, et en profite pour livrer l'histoire tragique d'un homme qui voit son monde se déliter pour laisser la place à un nouvelle société qu'il ne comprend pas. Un beau témoignage en quelque sorte.

     

     

    Très beau livre.

     

     

     

    A savoir: pour les non anglophones, le livre a été réédité en français aux éditions Actes Sud. Je ne peux rien dire sur la qualité de la traduction mais je pense qu'on peut leur faire confiance. ICI un petit article relatif à cette réédition.

     

     

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