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    Résumé Allociné:

     

    Au fin fond de la campagne anglaise, une base militaire héberge et retient prisonniers un groupe d’enfants peu ordinaires qui, malgré le fait d’avoir été infectés par un agent pathogène « zombie » qui a décimé la planète, demeurent capables de penser et de ressentir des émotions. Lorsque la base est attaquée, Melanie, qui semble être la plus surdouée d’entre eux, réussit à s’échapper en compagnie de son professeur, de deux soldats et d’une biologiste qui ne voit en elle qu’un cobaye indispensable à la découverte d’un vaccin. Dans une Angleterre dévastée, Melanie doit découvrir qui elle est vraiment et décider ainsi de son propre sort comme celui de l’humanité tout entière.

     

     

     

     

      

     

     

    Mouais je sais pas si je l'ai déjà dit mais j'ai un peu de mal avec les films de zombie. Hormis ceux de Romero (RIP au passage) je les trouve pas très intéressants en fait. En général ils ne font pas flipper, et ont recours les mêmes ficelles scénaristiques et de mise en scène. Au final j'ai souvent la désagréable impression de regarder les personnages jouer à chat (ou cache-cache, ou chat perché, voire chat statue des fois).  Ce film ne déroge malheureusement pas à la règle. La plupart du temps on suit le petit groupe de survivants louvoyer entre les zombies en attendant que l'un d'eux fasse un truc con, ce qui loupe rarement, à tel point que je me demande pourquoi les gens sont toujours aussi cons dans un film d'horreur.

     

     

     

     


    Justineau (Gemma Arterton), une des moins cons de la bande

     

     

     

    Bref, il ne se passe pas grand chose et comme d'hab on suit une équipe aller d'un point A à un point B avec les motivations habituelles (survivre, rejoindre une base, la mer etc.). C'est bien le problème du film, ce qui fait que je n'ai pas grand chose à dire dessus.

    Même les personnages sont assez stéréotypés et on devine à peu près le déroulement de l'intrigue assez rapidement (qui va merder, qui va crever, qui va faire un coup de pute...).

     

    Côté mise en scène comme j'ai dit y a pas grand chose de très intéressant. Ah si je retiens un passage au croisement situé à mi-chemin entre la première saison de The walking Dead et... Shaun Of The Dead. Sisi. Je me doute que le budget a dû forcer le réal à revoir ses prétentions à la baisse mais quand même. On a aussi droit à une espèce de clin d'œil assez maladroit à Mad Max ainsi qu'à une ou deux scènes un peu foireuses comme une bagarre entre Melanie et une horde de voraces. C'est dommage.

     

     

     

     


    Dr Caroline Caldwell (Glenn Close venue toucher un biff), prête à tout pour créer un vaccin

     

     






    Bon il est anglais donc les acteurs jouent bien, surtout qu'il y a Glenn Close et la jolie Gemma Arterton. Ah Gemma Arterton... Elle passe 99% du métrage en treillis et pull militaire. Du foutage de gueule quoi. Enfin ça laisse suggérer ses gros seins c'est mieux que rien. Pour le reste de la distri on retiendra le bon Paddy Considine que je connaissais sans pouvoir me rappeler où je l'ai vu (c'est chiant ça). Enfin c'est un mec qui a joué dans pas mal de gros trucs notamment dans la saison 3 de The Peaky Blinders que je n'ai toujours pas vue d'ailleurs. Evidemment je suis obligé de parler de la petite Sennia Nanuan qui interprête le rôle principal. Très convaincante, elle est toute mignonne dans le film au point que je me suis demandé pourquoi les militaires étaient si durs avec elle au début du film avant de comprendre le délire.

     

     

     

     

     


    Melanie (Sennia Nannuan), une vorace plus intelligente que les autres

     

     

     

     

    Inconsciemment en la regardant dans le film je me disais qu'elle n'arrêtait pas de me faire penser à la rappeuse Casey version enfant. Elle était quand même plus mignonne heureusement.

     

    Voilà, je sais pas quoi dire de plus. The Girl With All TheGifts (le titre original) n'est pas un mauvais film en soit, c'est juste qu'il est tellement convenu qu'il déçoit au vu de ce qu'il aurait pu proposer. L'intérêt du film est néanmoins rehaussé par une fin assez inattendue et qui aurait pu me mettre une vraie claque si elle n'avait pas été très fortement inspirée par Je Suis Une Légende. Je parle évidemment du fabuleux roman de Richard Matheson hein, pas du film rincé avec Will Smith. Sachant qu'il a lui aussi été adapté d'un roman de M.R Carey, on est en droit de se demander ce que vaut ledit roman niveau pompage.

     

     

    Allez next

     

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     C'est dur de voir les idoles de son adolescence tomber les unes après les autres. Certes on parle beaucoup de 2Pac, Biggie et Eazy E mais nombreux sont les soldats à être tombés pour X raisons. De Proof à Freaky Tah, de Guru à Pimp C,  la liste est longue. Après honnêtement c'est pas le genre de truc qui m'interpelle forcément. Hormis des mecs que j'adorais comme Big L, Guru et Sean Price, ça m'a rarement fait quelque chose. Quand on est de ma génération surtout on est en général plus réceptif à un Big Pun qu'à un Stack Bundles par exemple. Jay Dilla est devenu une espèce de légende à Detroit mais en ce qui me concerne sa mort ne m'a fait ni chaud ni froid. Par contre un mec comme Pee...

     

     

    Le Queens, et plus précisément Queensbridge (la cité du Queens aux 96 bâtiments), a toujours eu une place à part dans l'histoire du rap. Si le rap est né dans le Bronx il y a longtemps eu une rivalité avec le Queens au niveau de la légitimité. De fait il y a toujours eu un vivier de talents là bas, principalement depuis au moins la fin des 80's avec Marley Marl et l'émergence de son Juice Crew (qui comprenait entre autres: MC Shan, Roxane Shante, Biz Markie et même...  le jeuneTragedy). On va pas reparler d'un des beefs les plus emblématiques de l'histoire du hip hop avec KRS One mais voilà il y a toujours eu une écurie et une identité estampillée Queensbridge. Par la suite, au début des 90's, même si le Juice a progressivement perdu son essor, d'autres ont pris la relève. Nas tout d'abord, puis Mobb Deep, Big Noyd, Infamous Mobb, Capone de Capone-N-Noreaga (produits par Tragedy d'ailleurs), Cormega, Nature etc.  

     

     

    Pour tout amateur de rap cainri de l'époque un groupe comme Mobb Deep est plus ou moins équivalent au Wu Tang au niveau de l'impact qu'il a eu sur le rap en général. Si aujourd'hui le grand public ne connait pas forcément ce groupe, il faut savoir qu'il est en termes d'influence un des groupes les plus importants de l'histoire du rap. Ouais, rien que ça. D'ailleurs la chanson Shook ones (part 2) est une des plus citées du rap:

     

     

     

     

    Le rap français déjà, lui doit un lourd tribut tant sur la forme que sur le fond. C'est bien simple: sans Mobb Deep, il n'y aurait pas eu de Lunatic (dans la forme qu'on l'a connu), il n'y aurait pas eu non plus de Si Dieu Veut, et dans une moindre mesure d'Ecole du d'Argent. Musicalement à travers les prods de Havoc il ont marqué le rap avec une identité qu'on appellera ensuite le son de Queensbridge (ou QB pour les intimes).

     

     

     

    Le fameux "piano-violon", les instrus sombres qui ont fait leur renommée (en particulier sur l'album Hell on Earth et Murda Musik où ils samplent  sans vergogne Scarface à deux reprises ou encore King of New York) ont tellement traumatisé les rappeurs français que tous les rappeurs estampillés "rue" s'y sont retrouvés et ont fini par tous vouloir ce genre de son. De Lunatic à LIM, de Seth Gueko à Tandem, en passant par Sefyu, Salif et un millier d'autres ont fini par adopter leur style de Mobb Deep. On aime ou on aime pas mais leur influence est indéniable. Dans la forme mais aussi dans le fond car les chansons de Mobb Deep ne seraient pas ce qu'elles sont sans les couplets de Prodigy: sa nonchalance, son écriture crue et imagée qui dépeint sans complaisance les bas-fonds du Queens.  

     

     

     

    Personnellement je me souviens encore comment j'ai découvert Mobb Deep. C'était en 96, j'étais au Virgin des Champs Elysées (RIP à ce magasin), j'étais tombé sur une compile, BO d'un film  qui ne m'avait pas laissé un grand souvenir excepté ce morceau: 

     

     

    Par la suite un pote (mon pote du Chuchoteur lol) m'avait prêté une cassette où figurait le son Temperature's Rising. Quand j'ai vu qu'il s'agissait du même groupe j'ai acheté l'album direct et c'est devenu un de mes groupes de prédilection. 

     

    Je ne reviendrai pas sur la bio du groupe ou même de Prodigy mais si je l'ai toujours kiffé c'est aussi pour ses sorties toujours marquantes. Un peu comme Joe Budden ou 50 (chez qui le groupe était signé un moment), Prodigy s'est souvent illustré par sa grande gueule et ses embrouilles assez marquantes. De 2Pac (qui les insultera sur I Shot Ya suite à leur participation au fameux who Shot Ya de Biggie), à Keith Murray (qui lui a mis une droite suite aux propos peu élogieux de Prodigy envers les textes enfumés de Redman),en passant par Jay Z (qui l'avait bien affiché d'ailleurs) Saigon (embarqué malgré lui dans une histoire impliquant son ami le rappeur-voyou latino Tru Life, lequel vient d'ailleurs de sortir de huit ans de prison pour tentative de meurtre) ou encore Crooked I (que Pee avait considéré comme le pire rappeur en activité ha ha! C'est méchant ça), le mec avait le don de se faire des amis. Sa grande gueule de fouteur de merde  l'a même amené à se brouiller avec son binôme de toujours et même avec pratiquement tout l'entourage du groupe (2 des 3 membres d'Infamous Mobb, un groupe très proche). Il faut dire que sortir un livre où il accuse carrément un rappeur de Queensbridge (Capone de Capone-n-Noreaga pour ne pas le citer) d'avoir été une balance n'a pas trop joué en sa faveur. Ses sorties n'ont pas vraiment plu au point de ne plus avoir été en odeur de sainteté de son quartier d'adoption. En même temps le groupe ne partait pas vraiment du bon pied. Pour la petite histoire pour leurs pseudo, les deux gaillards ont trouvé l'inspiration à l'autre bout du pays. En effet, le South Central Cartel, un groupe de L.A South Central donc comprenait déjà un Havoc et un Prodeje. Apparemment les mecs l'ont assez mal pris. Normal en même temps, surtout quand on voit qui on retient aujourd'hui.

     

    D'ailleurs en écrivant ce billet j'ai réalisé que peu avant sa mort, il avait enterré la hache de guerre avec la plupart des gus précités comme Tru Life ou Keith Murray. Le temps fait parfois bien les choses.

     

     

    Prodigy c'était ça: un personnage assez barré, parfois à la limite de la caricature mais paradoxalement très touchant et plus subtil qu'il n'y parait. Un mec qui jouait les mafieux dans une chanson et parlait de sa drépanocytose qu'il trainait depuis toujours au point de le rendre accroc à la morphine comme dans cette chanson

     

     

     

     

     

     J'ai eu la chance de voir Mobb Deep en concert au Trianon il y a un peu plus de 3 ansje crois, et malgré le fait que le show avait été un peu décevant, cela faisait quand même quelque chose de les voir sur scène. Havoc et Prodigy avaient fait le taff et une partie de la scène rap français de l'époque avait fait le déplacement. C'était cool.

     

    Ces derniers temps il avait beau être tombé dans un oubli relatif, sorti des projets à l'accueil plutôt confidentiel, il n'en reste pas moins que l'annonce de sa mort a fait pas mal de bruit. C'est pas tous les jours que le Monde ou Télérama parle du décès d'un rappeur américain. Enfin si on en a parlé dans les média c'est pas pour rien.

     

    Avec sa mort, le rap perd une grosse personnalité du hip hop et la moitié d'un groupe emblématique du son des années 90. On a vu les hommages se multiplier sur le Net mais bon dans 90% dans cas ça reste de la com foireuse. Enfin il y a quand même une reconnaissance qui fait plaisir à voir. D'ailleurs au niveau des hommages il y a celui-là qui est assez énorme:

     

     

    Pour les non anglophones les mecs font leur émission traffic en reprenant des titres ou des paroles classiques de Prodigy. Non mais t'imagines Evelyne Dheliat faire la même choses avec Booba? Y a qu'aux States qu'on peut voir ça.

     

    Putain ça fait une semaine que je me refais ses gros classiques, et je me rends compte à quel point j'ai pu écouter Mobb Deep depuis mon adolescence. Dans le genre ça fait vraiment chier.

    L'artiste meurt mais au moins son œuvre lui survit

     

    RIP Prodigy

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    Je suis tombé dessus un peu par hasard je crois.

     

    Résumé:

     

    A l'âge de seize ans, sur ordre de son père, Piotr Andréïtch Griniov gagne le fort de Bélogorsk où il va servir et, parce qu'il est noble, devenir d'emblée officier. Quoique la vie de garnison ne fût pas faite pour le séduire, son existence devient vite plaisante, en particulier grâce à la présence de Maria Ivanovna, la fille du capitaine, qu'il souhaiterait épouser.
    Mais, au début d'octobre 1773, on apprend que le cosaque Pougatchov vient de réunir une bande de brigands et se fait passer pour Pierre III, le défunt époux de Catherine II : il ne va pas tarder à prendre le fort d'assaut et ce sera, pour Griniov, l'occasion de montrer qu'il est bien le « chevalier » de Macha.

     

     

     

     

    Bon en fait j'ai aussi acheté ce livre parce que d'une part je n'avais jamais rien lu de Pouchkine et qu'il est russe (donc incontournable), mais aussi parce que même pour un Russe c'est un écrivain particulier.

    Aujourd'hui grâce au Net, tout le monde, ou presque, sait qu'Alexandre Dumas, un des écrivains français plus populaires, avait une ascendance noire (c'était un quarteron). C'est pourtant pas le genre de truc dont on entendait parler quand j'étais petit. Cependant l'héritage de Pouchkine est encore plus particulier à travers son aïeul Ibrahim Hannibal:

    Si j'ai tout compris au 18ème siècle: le tsar Pierre Le Grand a eu une réflexion (sans doute sous l'influence des lumières) et a "adopté" un jeune esclave noir aux Ottomans avec le dessein de faire une expérience plus ou moins "sociologique". Convaincu que les Noirs étaient égaux aux Blancs sur le plan biologique. Il l'élève (apparemment sans distinction de ses autres enfants), et lui prodigue une éducation poussée (notamment une école militaire en France). Hannibal s'illustre par son intelligence, gravit les échelons, et devient un officier et un érudit renommé.

    Si j'en crois CE SITE le fameux Hannibal est devenu tellement important qu'il a fini comme le 4ème homme le plus influent du pays. Je sais pas si les gens se rendent compte mais on parle de la Russie, du 18ème siècle et d'un noir. C'est pas rien quoi. Heureusement que Pierre Le Grand n'a pas adopté un enfant comme moi parce qu'il aurait été mal barré. 

    Bref cet homme a eu une descendance généreuse dont un arrière petit fils aussi illustre sur le plan historique: Alexandre Pouchkine.

    Ouais, Pouchkine malgré l'ascendance lointaine (arrière petit fils) est un Russe à la peau mate et aux cheveux bouclés. Et ce mec là, est devenu un des auteurs les plus importants de l'histoire de la Russie. LA RUSSIE PUTAIN!! Aujourd'hui encore on étudie ses poèmes à l'école. Ca me ferait presque changer d'avis sur ce pays, du moins sur ma conviction de ne jamais y mettre les pieds.  

     

     

     

     

    Bref pour en revenir au roman qui nous intéresse, il faut savoir qu'il s'agit d'un roman historique, basé sur une révolte qui a eu lieu à l'époque du règne de Catherine II.

     

    Bon en vrai j'ai pas grand chose à dire dessus si ce n'est que c'est un roman court et très agréable à lire, très prenant et épique. Le roman commence d'ailleurs de manière assez conventionnelle, avec un jeune officier un peu innocent, qui rencontre une jeune fille toute aussi innocente. Malgré le côté résolument "aventure" du roman, Pouchkine n'en oublie pas les descriptions plutôt crues de certains épisodes assez violents (le radeau aux pendus, les tortures et mutilations infligées aux bagnards etc). De même si certains personnages sont aujourd'hui assez stéréotypés (le héros, la promise, le traitre etc.), le personnage de Pougatchov bénéficie d'un meilleur traitement. Peut-être est-ce parce qu'il a vraiment existé, ou parce que Pouchkine éprouve une sympathie certaine pour ce personnage; toujours est-il qu'il bénéficie d'une personnalité complexe, à la fois effrayant et jovial, cruel et magnanime, conscient de ses propres contradictions et de sa fatalité.

    Bon y a quand même un truc que j'ai pas compris à la fin du bouquin où figure une note de l'éditeur indiquant avoir reçu un manuscrit autobiographique, alors que les personnages et la trame ont été inventées par Pouchkine (il y a un chapitre "alternatif" à la fin du bouquin). Mystère, mystère...

     

    Enfin bref, on s'en fout l'essentiel est dans le roman.

    Avec ce roman qui parait-il est un livre fondateur de la littérature russe, Pouchkine signe un beau roman d'aventure captivant du début à la fin.

     

    Beau  roman.

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    "T'as écouté le dernier Kendrick Lamar?" Bah non je m'en bats les couilles en fait.

     

     

    Bon c'est pas vrai. Je l'aime bien Kendrick, j'en ai même parlé ici. Simplement ça me soule un peu ce buzz exagéré autour de son nouvel album (même c'est tant mieux pour lui). Et à l'heure où tout le monde se paluche sur K Dot, Freddie Gibbs sort un nouvel album dans la quasi indifférence générale, en tout cas or du monde du rap.

     

    Petit rappel: Freddie Gibbs, de son vrai nom Frederic XXX, est originaire de Gary dans l'Indiana. Après un premier album solo, il fait parler de lui avec Pinata, un album commun avec le célèbre producteur angeleno (de L.A quoi) Madlib. L'album est un succès critique et public. Il sort par la suite un troisième opus appelé Shadow of a Doubt également bien accueilli par la critique. Il vient de sortir un nouvel effort intitulé You Only Live 2wice (ouais, comme James Bond).

     

     

    J'ai découvert Freddie Gibbs il y a quelques années, avec un son qui passait sur O Five. Et j'étais d'ailleurs pas très fan. En revanche, j'avais bien kiffé Pinata avec lequel il avait surpris son monde. En effet, son délire gangsta rap conçu un peu comme un film, et ses sonorités soulful allait assez à contre courant des tendances de l'époque. L'album issu d'une réunion un peu improbable en ce qui concerne (Madlib c'est un peu la scène alternative de L.A, pas vraiment le même délire de Freddie Gibbs) était assez énorme avec une qualité et une homogénéité indiscutables.

     

     

    Ce son par exemple (enfin le deuxième):

     

     

    Qu'est-ce que j'ai pu le saigner.

     

    Ensuite il a sorti Shadow of a Doubt que j'ai étrangement pas calculé (comme d'hab en fait). Heureusement avec la sortie de son nouvel album j'ai corrigé ça.

    En fait en écoutant les deux il y a une étonnante continuité. Les deux sont très bons, Shadow of a Doubt contient de purs sons comme ces deux-là:

     

     

     

     

     On ressent néanmoins dans You Only Live 2wice une amertume certaine de ses "récentes"galères. En effet il a été sous le coup de deux affaires viols pour lesquelles il a été blanchi. Apparemment une ou deux meufs je sais plus auraient tenté de lui extorquer de l'oseille en portant plainte contre lui. Comme souvent dans ce genre d'affaire on n'aura jamais toute la lumière sur cette histoire mais il a finalement bénéficié d'un non lieu. En attendant il a passé un mois derrière les barreaux et a dû claquer un bon paquet d'oseille chez son avocat.
    Du coup on ressent le mec désabusé et l'ombre de son affaire plane tout le long de l'album. Il y fait allusion tout au long des huit tracks qui composent ce court album, et précisément dans le titre phare où il raconte sa mésaventure:

     

     

     

     

     

    Le seul reproche que je pourrais faire est sa durée (31mn), mais bon quitte à choisir je préfère un album court mais proprre à un album de deux heures rempli de déchets.

     

    Dans tous les cas, Freddie Gibbs est un rappeur que je kiffe bien. Vu qu'il passe bientôt à la Bellevilloise je vais essayer d'aller le voir s'il y a encore des places.

     

     

     

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  • C'est fou. Je l'ai vu à sa sortie au ciné mais comme j'arrive plus trop à m'occuper de ce blog j'ai laissé l'article en suspens

     

     

     

     

     

    Par les producteurs de Drive et Nightcall, lol. Si filiation il y a c'est plutôt du côté de Payback déjà remake (officieux? Officiel? Je sais plus) de Point Blank qu'il faut chercher.

     

     

    Résumé:

     

    En provenance de Cape Town, Jacob King débarque à Los Angeles à la recherche de sa sœur disparue.
    Avec un billet retour pour l’Afrique du Sud sept jours plus tard, et 600 dollars en poche.
    Au bout de 24 heures, il découvre que sa sœur est morte dans des circonstances étranges…

     

     

     

     

      

     

     

    J'avais  déjà entendu parler du gang sud africain des numbers. Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un gang de prison (le plus grand d'Afrique du Sud) et j'invite tout le monde à regarder le reportage de Ross Kemp dispo sur Youtube. Après avoir vu ça, logiquement tu te dis que si tu devais aller en prison à l'étranger vaut encore mieux aller dans une prison américaine qu'à Capetown tellement ce gang (qui est en fait 3 gangs distincts) fait froid dans le dos. Pour faire simple c'est un peu comme la EME et les gangs latino américains: la plupart des gangs du cap sont affiliés aux numbers. Enfin je devrais pas m'étendre car les Numbers sont juste la caution Afrique du Sud et justifier la dureté de Jacob.  

     

     

    Jacob King (Chadwick Boseman), un Sud Africain pas très commode

     

     

     

    Si la moitié des Noirs occidentaux aiment les Arméniens depuis qu'ils ont découvert le fake fat ass de Kim Kardashian (et son goût prononcé pour le chocolat), il faut rappeler que ces derniers composent une importante communauté à Los Angeles,  la plus importante en dehors de leur pays il me semble, et que la plupart sont loin de ressembler au cliché de la famille de l'autre dinde. Ils sont donc là, composante d'une ville multiculturelle au même titre que les Mexicains ou les Coréens.

     

     


    Jacob qui fait connaissance avec des Arméniens

     

     

     

    Ce qui est marrant c'est qu'en tapant un raccourci on pourrait se dire y a un gangs aux States mais le mec vient d'un coin encore plus thug alors y a pas photo il va leur faire la misère. Ouais mais en fait non, enfin pas tout à fait. Fabrice du Welz n'est pas Luc besson et les scénaristes ont été un peu plus malins que ça, du moins un peu moins puérils. 

    Message to the King est un film thriller "réaliste". Je veux dire que même si c'est la quête d'un seul homme, il n'aligne pas d'innombrables cadavres sur son passage. D'ailleurs en regardant Wiki j'ai vu qu'une des plus grosses inspis de Du Welz n'est pas Point Blank mais plutôt Get Carter (l'original, ça va de soit). Ca se tient quand on y pense. Vu la qualité du film de Mike Hodges y a pire comme référence.

     

    On suit donc Jacob chercher où est passé sa satanée sœur, et à mesure qu'il en apprend, il découvre une facette de Bianca qu'il ignorait jusqu'alors. Cette immersion dans la vie de Bianca est d'ailleurs des gros points forts du film.

     

    La mystérieuse Bianca (Sibomgile Mlambo) disparue sans laisser de trace

     

     

    Avec une histoire aussi centrée autour de son héros, Fabrice Du Welz a choisi de filmer au plus près. Et même si j'avais quelques réserves au départ, j'ai fini par avouer que ça fonctionnait plutôt bien. Evidemment avec un héros aussi présent il fallait éviter l'erreur de casting et Chadwick Boseman ("connu" pour interpréter la Panthère Noire dans les Marvel. Je viens de voir qu'il jouait également Robinson dans le film 42) est impeccable.

     

     

    Le reste de la distrib est top: La jolie Natalie Martinez est très bonne dans le rôle de la voisine un peu trop gentille,  Luke Evans interprète un dentiste qui n'est pas sans rappeler le docteur Troy de Nip Tuck, et le toujours très bon Alfred Molina est de la partie.

     

     

    Paul Wentworth (Luke Evans), un dentiste un peu trop ambitieux

     

     

     

     

    A la limite le personnage de Kelly est un peu cliché mais bon c'est pas vraiment, gênant d'autant plus que son interprète Teresa Palmer: (Point Break 2.0, Triple 9, bref que du lourd lol) est plutôt convaincante.

     

     


    Jacob et sa pouilleuse de voisine de palier (Teresa Palmer)

     

     

    Bref, avec Message FromThe King, Fabrice Du Welz livre un film étonnamment sombre qui va plus loin que son statut de film d'exploitation et livre la description d'une Mégalopole moderne, une ville idéalisée et fantasmée qui révèle une crasse et une horreur une fois le vernis enlevé, loin du rêve américain.

     

    Bon film.

     

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