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    Résumé

     

    A l'été 2005, un terrifiant ouragan dévaste La Nouvelle-Orléans. Dave Robicheaux, envoyé en renfort, découvre un paysage d'apocalypse livré à l'anarchie et à la violence. Chacun y est prédateur ou proie. Dans ce contexte, le meurtre de deux jeunes noirs qui rôdaient dans un quartier riche ressemble à un lynchage raciste. Mais Dave Robicheaux soupçonne un règlement de comptes d'une autre nature...

     

     

     

     

    Bon on va vite passer sur cet horrible titre français (The Tin Roof Blowdown passe déjà mieux même si difficilement traduisible) et on va aller à l'essentiel c'est à dire le roman.

     

    C'est le seizième roman de James Lee Burke  et le troisième roman (enfin je crois) de l'auteur que je me tape et dont je parle (pour les autres, voir ICI et ICI ). Comme je l'avais dit précédemment ma collègue m'en avait filé quelques uns et c'était le dernier vu que je lui ai rendu les autres.

    Ce roman possède à peu près les mêmes caractéristiques que les précédents. En effet on suit toujours David Robicheaux, le flic au grand cœur et au passé tourmenté, accompagné de Clete Purcel, son acolyte de toujours, et de sa famille atypique (une fille adoptée au Vénézuela, une femme ancienne bonne-sœur, un chat et un raton-laveur à trois pattes. J'invente rien). On peut néanmoins se poser quelques questions en voyant que Robicheaux est un flic qui ne part jamais à la retraite (70 balais quand même!). Mais que font les services sociaux???

    Cette fois-ci, en plein ouragan Katrina, il part à la recherche d'un prêtre tout aussi atypique que lui, et croise la route de membres du MS-13, de jeunes Noirs délinquants, d'un obscur agent d'assurance, du plus gros caïd de la Nouvelle Orléans et d'un curieux détective privé aussi mystérieux qu'effrayant. Et au milieu de tout ce bordel se joue la possession de biens plus précieux que de la vulgaire cocaïne...

     

    Oui oui, c'est à peu près ça.

    Y a toujours quelques trucs lourdingues que j'avais déjà pas aimé dans les autres bouquins, à savoir la caractérisation de certains personnages genre sa famille presque tirée d'une image d'epinal avec sa femme belle, noble, aimante et jamais chiante (j'aimerais bien savoir où il l'a trouvée, histoire que j'aille y échanger la mienne...), sa fille belle, intelligente débrouillarde et qui fait du kickboxing, son chat qui garde la maison comme un putain de clébard et qui protège son pote raton laveur handicapé (what the f...) etc. Néanmoins, je ne peux pas nier que j'ai été assez agréablement surpris. Le moins qu'on puisse dire c'est que James Lee Burke s'est cassé la tête à créer une intrigue assez complexe, qui nous trimballe un peu dans tous les sens à l'image de la galerie hétéroclite de personnages qu'il nous balance en pleine poire. Bon le mec se refait pas. Y a toujours quelques violeurs dans le coin et quelques meufs et mecs qui se font sodomiser, voire gangbanger, et y a toujours Robicheaux qui se pose un peu en gardien du temple et dernier rempart contre la déliquescence qui inonde les moindres recoins de Big Sleazy (la Nouvelle Orléans). James Lee Burke est très croyant et ça se ressent. Son univers est assez manichéen. Néanmoins, il nuance un peu ce trait de caractère en proposant des personnages plus complexes qu'il n'y parait. Cette fois, il pousse le bouchon encore plus loin puisqu'une partie de ce roman est centrée sur la dérive d'un personnage en quête d'une rédemption impossible.

    Bref, si Robicheaux reste le vieux sage presque imperturbable (malgré ses démons), si sa femme Molly reste l'archétype de la sainte, si Clete reste la version sexagénaire (voire septuagénaire) et bodybuildée de Martin Riggs de l'Arme Fatale, La Nuit La Plus Longue est une histoire que je ne décrirai pas comme réaliste mais à hauteur d'homme et qui échappe aux clichés qu'on pourrait imaginer. Pour le coup, James Lee Burke a pondu un bon polar assez tortueux et captivant (et mieux écrit que les autres en ce qui me concerne). Cerise sur le gâteau, il est assez marrant par moments.

     

    Le meilleur de l'auteur que j'ai lu jusqu'à présent. Comme quoi j'ai bien fait de m'accrocher parce que c'était pas gagné.

     

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    A la base j'ai été voir Pentagon Papers mais vu que j'ai dormi pendant 70% du métrage je me suis dit que c'était abusé d'en parler outre mesure. Alors bon je me rattrape avec celui-là que j'ai vu y a déjà deux semaines je crois.  

     

     

     

     

    "Le premier super héros noir"  j'ai entendu la dernière fois sur France Info, c'est Wesley Snipes et Mike Colter qui ont dû être contents.

     

     

     

     Résumé:

     

    Après les événements qui se sont déroulés dans Captain America : Civil War, T’Challa revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther. Il se retrouve entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du Wakanda, mais celui du monde entier…

     

     

     

     

     

     

     

     

    Meilleur démarrage Marvel, rien que ça. Putain les Noirs des fois ils me sidèrent. Les mecs tu peux faire limite n'importe quoi quitte à faire élire un président raciste qui va les laisser en chien, ils vont pas voter. Par contre tu leur fous un super héros noir, ils se déplacent tous au ciné comme si leur avenir en dépendait lol. Bon j'en rigole un peu mais je l'ai pensé quand même. Malgré tout, pour une fois qu'on a un film avec plein de Noirs dedans qui cartonne au box office, on va pas se plaindre non plus. Disn... euh Marvel a beau se gaver au passage, ça fait toujours plaisir. Alors bon, communautarisme oblige, j'ai été voir le film pour soutenir la cause (lol). 

    Déjà rien qu'en arrivant au ciné de St Denis, on tombe sur une salle pleine à craquer où j'ai dû dénombrer au maximum quatre blancs. Bienvenue au Wakanda

     

     

    On va passer rapidement sur l'impressionnante distribution: Forest Withaker (qui est en passe de devenir le nouveau Morgan Freeman), la MILF tendance granny Angela Bassett qui prouve qu'on peut toujours avoir un fessier bien rond et musclé à soixante balais (bravo), Laetita Wright qui a bien grandi depuis Top Boy (où elle jouait une apprenti dealeuse, on la voit aussi dans Black Mirror d'ailleurs), Andy Serkis qui joue le méchant blanc (on n'est pas loin de la blaxpoitation là, mais pour une fois qu'on le voit en vrai on va pas se plaindre), Martin Freeman qui n'a pas changé depuis Fargo et qui joue la caution "white friendly" (qui nous rappelle qu'on est dans un film de 2018), Danai Gurira qui reprend à peu de choses près le rôle de Michonne de The Walking Dead, Daniel "gros yeux" Kaluuya qui a grossi de la tête depuis Black Mirror et Get Out, Michael B Jordan (acteur fétiche du réal depuis Fruitvale Station) qui reprend à peu près son rôle d'Adonis Creed, Lupita Nyong'o qui a bien grandi et a récupéré un joli petit corps mis en avant dans une robe moulante un moment. Et évidemment Chadwick Boseman qui est impeccable dans le rôle titre.

     

     

     


    Le casting au grand complet (ou presque) 

     

     

     

     

    C'est marrant parfois Hollywood. Un mec qui réalise un film "d'auteur" est promu à la tête d'une franchise potentiellement juteuse, puis propulsé aux commandes d'une autre future franchise à très gros budget. Parce que c'est un peu ce qui s'est passé pour Ryan Coogler. Le mec s'est illustré à Sundance avec le drame Fruitvale Station (tiré d'une histoire vraie, et déjà avec Michael B Jordan dans le rôle principal). Puis, il est passé à Apollo qui a bénéficié d'un bon succès critique et public (même si pour ce que j'en pense... on peut le lire ICI d'ailleurs). De là à ce qu'il  fasse un Marvel... En fait à bien y réflechir c'est finalement assez logique. Le mec était plus ou moins désigné pour ça. Contrairement à un Antoine Fuquua qui ressemble à un nègre de maison, ou à des mecs "intello engagé" comme Simiens, Ryan Coogler c'est un peu l'homme du consensus. Un mec calibré pour traiter d'histoires grands publics en y apportant quelques nuances soulignant les aspect sociaux et sociétaux. C'est un peu ce que John Singleton ou les frères Allen n'ont pas réussi à faire en somme. 

     

     

     


    Ryan Coogler, 31ans, 3 films (no comment)

     

     

    En France j'ai lu pas mal de trucs sur le Net de gens qui se plaignent des dérives communautaires engendrées par le film. En fait, ça va un peu plus loin que ça. Sans faire de sociologie de comptoir, les Noirs ont longtemps souffert (et souffrent encore) d'un complexe par rapport à leur représentation. Ca peut paraître lourd ou exagéré pour certains mais bon, être considéré comme un sous homme pendant 400ans ou comme un singe, ça laisse des traces qu'on le veuille ou non. On pourra objecter que toutes les "communautés" ont souffert de préjugés, il n'empêche que je ne me rappelle pas avoir lu que les Arabes (du Maghreb ou du moyen orient), les Asiatiques, ou les Blancs, ont été considérés comme une espèce à part entière inférieure à l'espèce humaine. C'est un fait. Il suffit de faire un tour sur le Net pour s'en convaincre.

     

     

     


    The Black Panther

     

     

     

     

    Pour en revenir au film donc j'avais un peu peur du cliché sur l'Afrique au début du film: les tamtams, la savane... Et en fait non. Si les Noirs d'ici et d'Afrique se sont longtemps identifiés aux Noirs américains (un peu par défaut, faute de modèles), les Noirs américains a contrario ont longtemps eu une vision assez réductrice de l'Afrique. Pour beaucoup on vivait encore au milieu de la brousse à chasser l'antilope à la sarbacane. J'exagère à peine. Je me rappelle d'une interview de Will Smith qui avouait humblement avoir été choqué en allant à Kinshasa à l'époque du tournage d'Ali. Depuis heureusement de l'eau a coulé sous les ponts, Internet et la mondialisation n'ayant pas que des défauts: les américains ont vu Un Prince à New York, Akon et son accent de blédard ont cartonné aux US, 50 et The Game ont réalisé qu'il y avait un marché en dehors des U.S., de l'Europe et du Japon et sont partis faire des concerts au Nigeria ou en Afrique du Sud, Rick Ross ou Talib Kweli ont  tourné des clips à Lagos,  French Montana en Ouganda... Enfin bref, les choses ont changé. 

     

     

     
    Bienvenue au Wakanda

     

     

     

    On voit d'ailleurs l'attention apportée à la représentation du Wakanda qui, loin de l'imagerie de safari, est en faite décrite comme une mégalopole moderne africaine. De la même manière américains, le choix de Lupita Nyong'O est loin d'être anodin. Bien qu'elle soit plutôt une belle femme son physique ne correspond pas vraiment aux canons de beauté occidentaux habituels: peau très noire, nez de noir, cheveux courts et crépus... C'est tout à l'honneur de Coogler (également coscénariste)et de la production de l'avoir choisie dans la mesure où il aurait été facile de foutre une meuf au physique de chanteuse de RnB (genre Ciara par exemple, comme je l'avais déjà écrit à propos des clips de rap). Parce que bon il faut bien avouer qu'à ce niveau les mecs s'en tirent mieux que les filles. Ca peut paraître anodin mais tous ces détails (calculés évidemment) font forcément que le film attire la sympathie au delà même de la niaiserie du message global qu'on pourrait résumer en gros par: fraternité entre les peuples noirs, puis entre tous les peuples du monde entier. Aimons-nous les uns les autres mes frères et soeurs!! 

     

     

     
    Lupita Nyong'O et ses gardes du corps

     

     

     

    Bien qu'il ne s'agissent pas à proprement parler d'un récit initiatique (après tout, on a déjà vu sa tronche dans Captain America je crois), la mécanique scénaristique est bien huilée, et si le film se déroule sans réelle surprise, il n'est pas moins sympathique pour autant (même si des Noirs qui veulent passer incognito dans une boîte de Séoul, on a vu moins con). Y a suffisamment d'action, d'humour (dont une ou deux blagues sur les clichés sur les Africains), et de clins d'oeils à d'autres trucs (comme DBZ ou Game of Thrones)  pour contenter le spectateur de base dont je fais partie. Et même si la mise en scène pêche parfois (en particulier lors d'utilisation de CGI douteux), et que Michael B Jordan est un antagoniste un peu faiblard, ces défauts sont compensés par la présence d'un Chadwick Boseman plus charismatique que jamais. Parce que bon faut avouer que c'est lui qui porte le film.

     


    T'Challa (Chadwick Boseman) et sa belle Nakia (Lupita Nyong'O)

     

     

    En bref, sans avoir pondu le film du siècle, Ryan Coogler Black Panther remplit allègrement sa mission en livrant un blockbuster plus réussi que la moyenne. Un Marvel mais un bon Marvel.

     

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    Ah si, une curiosité: hormis l'intro et l'épilogue, toute l'histoire se déroule en dehors des Etats-Unis, c'est assez éonnant pour le signaler.

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     Résumé:

     

    Jacob Harlon est un hommes d'affaires à succès et un père de famille épanoui jusqu’au jour où il tue son meilleur ami dans un accident de la route après une soirée trop arrosée. Envoyé dans une prison de haute sécurité, il doit se soumettre aux rites de passage et devient Money, un gangster violent et sans pitié. A sa sortie, surveillé par la police, ses anciens codétenus l'obligent à commettre un dernier crime. 

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ce qui marrant c'est que le pitch me fait assez penser à un vieux téléfilm avec Tom Selleck (oui oui, Magnum) où il incarnait également un pauvre Américain moyen plongé dans "l'enfer carcéral" lol. Il était d'ailleurs pas mal ce téléfilm (après vérif il s'agit en fait d'un film, An Innoncent Man, réalisé par Peter Yates). Enfin bref.

    Ce qui était cool avec Oz, c'était que la série évoquait à travers plusieurs archétypes le parcours type d'un prisonnier en prison (dramaturgie mise à part). Parmi ces différents profils types que proposait la série(le mafieu, le serial killer, le pédophile, le mineur jugé comme un adulte, le "gangbanger" noir ou hispanique etc.), Beecher, un ex avocat déchu pour avoir renversé une fille, représentait un peu l'archétype du mec lambda, le WASP de base et ce qui l'attendait une fois dans le "ventre de la bête".

     

     

     

     Jacob "Money" (Nikolaj Coster-Waldau), un homme d'affaire devenu criminel endurci

     

     

     

    Là, le réal part du même postulat de base (un obscur cadre de la finance est responsable d'un accident de la route) mais prend légèrement le contrepied de Oz, un peu comme si le héros avait vu la série et avait décidé de jouer avec les règles de la prison pour sauver sa peau (et accessoirement ses fesses). Pourquoi pas, après tout. Le pitch n'est pas plus con ni moins crédible qu'un autre.

     

     

     

    Jacob, un "primaire" qui découvre la fameuse "horreur carcérale", et Shotgun, un habitué des lieux 

     

     

    Même si Jacob grimpe un peu trop vite les échelons à mon goût(en même temps on ne sent pas trop les 10ans de prison, enfin le film aurait duré une demi-heure de plus si c'était le cas), il y a une description assez intéressante des prisons, de  Chino où les mecs sont véritablement entassés dans des dortoirs improvisés à cause de la surpopulation carcérale (bon courage), mais aussi des "supermax", ces prisons de sécurité maximale où les détenus ne sont censés avoir aucun contact avec qui que ce soit (comme les tristement célèbres prisons de Florence ADX et de Pelican Bay, où l'intrigue se situe probablement, cette dernière ayant connu une émeute comparable à celle du film). De la même manière, le réal dresse un portrait assez pertinent et nuancé de la Fraternité Aryenne (trop souvent caricaturée dans les films), un gang que, probablement plus que n'importe quel autre, les membres rejoignent souvent moins par idéologie que par dépit. D'ailleurs après vérif le gang décrit dans le film n'est pas la Fraternité mais le PEN1 (Public Enemy N°1), un obscur gang californien qui existe réellement et qui est proche des milieux punk et skinhead. Il n'en demeure pas moins affilié à la Fraternité Aryenne, qu'on voit quand même dans la deuxième partie du film. 

     

     

     


    Le PEN1 avec au centre "Shotgun" (Jon Bernthal) et le leader "Bottles" (Jeffrey Donovan), un gang de prison très à droite donc

     

     

     

    Au niveau de la mise en scène, Ric Roman Waugh a utilisé un budget qu'on imagine assez modeste de manière intelligente, et même si on sent un peu l'influence de Mann, il a surtout été assez malin pour coller au plus près des personnages, ce qui rend le tout assez nerveux et efficace.

     

     

     

    Résultat de recherche d'images pour "shot caller"Kutcher (Omari Chadwick), un agent de probation un peu trop zélé

     



    Evidemment, avec un sujet et un traitement pareil, il fallait un acteur à la hauteur et il est évident que Nikolaj Coster-Waldau porte clairement le film. Il parvient à rendre crédible à la fois le personnage passé et actuel (il semble avoir poussé un peu de fonte pour le film). Côté casting outre un Nikolaj Coster-Waldau qui vampirise le film, on a droit à une distribution aux petits oignons avec Omari Hardwick et Benjamin Bratt dont le choix n'est probablement pas anodin vu que le premier est connu pour interpréter Ghost, le héros de Power, et que Benjamin Bratt a incarné Paco, le chef des Vatos Loco dans Blood In Blood Out (Les Princes de la ville). Pour le reste, Jon Bernthal est impeccable comme à son habitude, Jeffrey Donovan est plutôt convaincant dans son rôle de leader du PEN1 (il a dû prendre quelques kilos pour le rôle tant il est méconnaissable), et Holt McCallany (qui joue Bill tench dans Mindhunter, je ne l'avais même pas reconnu non plus) est suffisamment charismatique et effrayant pour interpréter un chef de gang à la perfection. Pour la caution féminine du film, Lake Bell (que j'avais vue dans la série How To Make It In America, un sympathique succédané d'Entourage qui n'a pas rencontré son public) est également impeccable en épouse restée bloquée dans le monde réel. 

     

     

     

    Kate Harlon (Lake Bell), une femme qui ne reconnait plus son mari

     

     

    Pour résumer, sans être un classique du genre, Shot Caller est un bon petit film qui aurait même mérité une sortie ciné vu toutes les merdes qu'on peut se farcir en salle. Dommage.

     

    Next!

     

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  • "Un chef d'œuvre révolutionnaire" lol. Ils ont plus peur de rien les mecs de la com

     

     

     

     

     

     

     

    Résumé Allocine:

     

     Après des mois sans que l'enquête sur la mort de sa fille ait avancé, Mildred Hayes prend les choses en main, affichant un message controversé visant le très respecté chef de la police sur trois grands panneaux à l'entrée de leur ville.  

     

     

     

     

     

     

    Bon on va faire bref, tout a sans doute été dit et de mon côté j'ai franchement pas grand chose à dire dessus. On va déjà commencer par oublier l'horrible titre français qu'on nous a refourgué (Les Panneaux de la Vengeance, non mais sérieux) pour aller droit au but.

     

     

     

    Les fameux panneaux qui donnent son nom au film

     

     

     

     

    Certains ont adoré, d'autres ont détesté. Personnellement je suis assez mitigé. Je viens d'ailleurs de voir que Martin McDonagh était également l'auteur d'un Sept Psycopathes de sinistre mémoire donc ça partait pas sous les meilleures auspices. Bien que le point de départ de l'histoire soit le viol et le meurtre d'une jeune fille blanche dans le sud des Etats Unis, le film évite soigneusement l'aspect policier de l'histoire pour se focaliser sur la chronique sociale d'une petite ville du Missouri. Il y a de très bonnes idées dans 3 Billboards, à commencer par la caractérisation des personnages et en particulier de l'héroïne. En effet celle-ci en plus d'être une femme forte est dotée d'un tempérament peu commode. C'est plus ou moins une zoulette en fait. Le genre d'emmerdeuse qui te ferait presque changer de trottoir en regardant derrière toi car elle serait capable de te mettre un coup de pare-choc en route. Elle me rappelle un peu ma belle-soeur en fait (une furie d1m65 pour 55kg, je ne m'étendrai pas sur ses faits d'arme même s'ils vaudraient d'être racontés. En plus elle est gentille au fond). 

     

     

    Mildred Haynes (Frances McDormand), une maman "déter"

     


    Si le film fait évidemment grandement écho au climat du pays depuis l'élection de Trump, le réal joue avec les clichés raciaux et le politiquement correct avec les phrases de l'héroïne comme "vous préférez tabasser des Noirs innocents que d'essayer de trouver le tueur de ma fille (lol)" à l'attention des flics de la ville, ou encore l'emmerdeur de service qui passe son temps à asticoter le flic redneck de service (lui aussi). Le film n'hésite pas non plus à se moquer des journalistes à sensation qui pullulent dans les presses locales. 

     

     

     

     

    Mildred et Dixon (Sam Rockwell),un flic plus con que la connerie elle-même

     

     

    Seulement voilà, je ne sais pas, j'ai trouvé que le film sonnait un peu faux, l'humour un peu forcé, le tragique aussi d'ailleurs. De la même manière, j'ai eu la fâcheuse impression que le réal n'assumait pas totalement son propos et se chiait dessus en cours de route. Les persos antipathiques qui finissent par chercher une rédemption, les nains amoureux, la bonne copine renoi, le redneck qui a un bon fond, la victime qui offre un verre de jus à son tortionnaire. Il faut apprendre à aimer. Zzzz... J'ai trouvé ça un peu chiant finalement. Ca m'a rappelé un peu le Collision avec son message un peu niais du style il y a du bon et du moins bon en chacun de nous, à nous de le creuser. OK d'accord j'étais pas au courant merci.

     

     

     

    Le shérif Willoughby (Woody Harrelson), un bon flic impuissant face à une enquête qui le dépasse

     

     


    Je suis peut-être un peu dur avec le film mais bon c'est le ressenti que j'en ai eu. Et a priori la vie est assez courte comme ça pour que je me force à le revoir pour en penser autre chose. Il n'en demeure pas moins que malgré mon commentaire j'ai trouvé le film relativement plaisant, surtout grâce à sa distribution, Frances McDormand en tête (qui a bien changé depuis Fargo). Woody Harrelson quant à lui, et même si je kiffe cet acteur au moins depuis White Men Can't Jump (un des films de mon enfance/adolescence), s'est pas foulé et reste dans sa zone de confort en interprétant le sympathique et placide shérif de la ville de Hebing. Mais bon, voilà ça mérite pas toute la branlette qu'on fait autour. Le reste de la distrib (trois étoiles au demeurant) nous gratifie de la présence de Peter Dinklage aussi bon qu'à l'accoutumée, et aussi de John Hawkes (que j'ai personnellement reconnu à partir de Martha Marcy May Madeleine mais qu'on a pu voir dans un millier de trucs comme Identity, Lincoln et surtout Deadwood) également toujours très bon. Ce qui est déjà moins le cas de l'inégal Sam Rockwell qui cabotine pas mal je trouve. Après on ne peut pas ramener Walton Goggins chaque fois qu'on a un rôle de connard redneck à pourvoir hein. Ah oui on a aussi droit à une prestation de Clarke Peters alias Lester Freamon dans The Wire, même s'il se la joue un peu bon Noir façon Morgan Freeman. Mouais bof, je le préférais en chef indien dans Treme, il avait plus de charisme.

     

    Pour résumer, en ce qui me concerne 3 Billboards reste un film sympa (et un peu prétentieux) mais pas une révolution non plus. J'espère que l'année 2018 aura mieux à proposer.

     

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    Colors... Colors... C'est quoi ça? Non je ne parle pas du film sur les gangs de L.A avec Sean Penn et Robert Duvall mais bien de la chaîne Youtube du même nom. Le concept est simple: un artiste orienté soul (Kadiata sur l'affiche ci-dessus), un fond  coloré (uni), un (faux) micro, et c'est parti. 

     

    Pour faire simple, Colors à la base c'est un magazine musical allemand (en Berlin précisément), d'ailleurs le vrai nom de la chaine c'est A Colors Show. Pourquoi Colors au pluriel? Sans doute parce que chaque couleur est associée à un artiste en particulier (à quelques nuances près) et puis parce que c'est organisé par le magazine qui s'appelle déjà comme ça.

     

    Comme d'hab, je ne me rappelle pas trop comment je suis tombé dessus, enfin si, en matant un clip de IAMDDB il me semble. J'aime bien les concepts Youtube, je trouve ça intéressant comme approche, d'autant plus que s'ils se permettent d'inviter des artistes plutôt confirmés ou déjà connus comme Oddisee, IAMDDB, la rappeuse anglaise Little Simz, Jordan Rakei ou les français FKJ, Jok'Air et Hamza (ah non lui il est belge c'est vrai), ça permet une visibilité à certains artistes encore inconnus qui retomberont peut-être aussitôt dans les méandres de l'anonymat. Ou pas.

     

     

    D'ailleurs dans le genre qui veut marquer on a droit à "ça"

     

     

    Je ne sais pas si ça marche vraiment en fait, tant je suis resté focalisé sur les jolis petits seins de la première et que le deuxième m'a fait taper une barre de rire dans le genre ex-maigrichon qui a tout donné à la salle et qui veut rentabiliser en exhibant son corps partout lol. C'est limite dommage car leurs sons sont pas mal. T'as aussi quelques autres mecs perchés comme Alxndr London, un Renoi habillé comme un Noich du 19ème siècle, ou comme un des méchants Japonais qui attaquent Ogami Itto,le héros dans l'intro de Baby Cart 2. Bref c'est un délire.  

     

    De toute façon on s'en tape dans l'absolu, ce qui importe dans ce concept minimaliste c'est l'artiste et sa chanson. Et il faut bien dire que ça marche. Jugez plutôt:

     

     

     

     

    On va s'arrêter là. Je ne sais pas combien d'épisodes ils ont fait mais les prestations sont propres et sans bavures. Bref A Colors Show, c'est que du bon. A condition d'être fan de soul/neo soul bien entendu.

     

     

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