• Il fut un temps assez lointain où j'étais quelqu'un qu'on pouvait qualifier de relativement sportif et athlétique. Je courrais deux-trois fois par semaine, je pouvais faire cent pompes d'affilée, j'étais assez bien dessiné...

     Genre ça (avec plus d'abdos):

     

     

     

     

     

    Bon ça c'était avant. Aujourd'hui je ressemble plutôt à ça:

     

     

     

     

    Enfin je n'ai évidemment pas les performances physiques de Fédor qui pour ceux qui ne le savent pas est juste un des plus grands combattants de tous les temps,  mais bon, comme je suis noir, je suis toujours un peu plus dessiné que lui en étant pourtant plus gras (une énigme ce mec)..

     

    Donc aujourd'hui, je ne suis plus sportif, plutôt un mec en éternelle reprise. Chaque année, je "reprends" le sport donc, puis je me nique quelque chose, me fais une tendinite et c'est KO. Sachant que j'ai un taff et une femme (je sais pas ce qui prend le plus de temps entre les deux d'ailleurs), sans oublier une flemme qui augmente avec les années, proportionnellement à la dégradation de ma santé: surpoids, hernie discale, tendinites diverses et à répétition, articulations fragilisées, hallux valgus (putain ce corps de vieillard à même pas quarante ans), j'ai abandonné le rêve de reprendre le viet vo dao ou de faire de la boxe. Bref j'ai décidé de me reprendre en main en optant pour la solution la plus simple (retourner régulièrement à la salle.

     

    Ca faisait un mois que je n'y avais pas mis les pieds, depuis que 'avais perdu mes baskets je ne sais pas trop comment en fait. Etant à sec comme chaque mois, j'ai attendu de toucher ma paie pour m'en acheter de nouvelles et y retourner. C'était d'autant plus urgent que j'avais repris 2kg sur les trois perdus et que je sentais mes lombaires se barrer à nouveau en vrille.

     

    J'y suis retourné deux fois la semaine dernière, à 6h du mat à chaque fois (la motive). La première fois s'est bien passée, sans forcer : vélo, dos abdos. Tranquillou. La deuxième par contre...

    C'était vendredi il y a dix jours. J'avais tellement la tête dans le cul avec mes 5 heures de sommeil que c'était couru. Je me suis dit: tiens je vais courir un peu". Le problème c'est que j'avais oublié à quel point l'endurance se perdait vite. Il y a un mois, je courais encore 5km avec une difficulté et une vitesse relatives, genre en une trentaine de minutes sans souffrir. C'est peut-être nul pour certains mais je partais d'assez loin (je mourrais au bout de 3mn avant lol). Un mois plus tard donc, à savoir le fameux vendredi, je me remets à courir un peu, une vingtaine de minutes, histoire de me chauffer. Et là le calvaire commence. Au bout de 5mn, mon dos commence à tirer, mes genoux m'envoient chier, ma tête ne veut pas sortir de mon cul, la salle diffuse de la dance et j'ai pas mes écouteurs... je commence à regretter un peu mais impossible de lâcher. Abandonner n'est pas une option comme ils disent dans la pub de Freelitics (j'avais essayé aussi mais ça m'a encore plus niqué le dos malheureusement, dommage car c'est plutôt efficace).

    Donc je tiens 5mn, 10mn... Puis, à un moment je ne sais pas pourquoi mais j'ai pris mon portable pour mater un truc et il a glissé.

     

     

     

    En voyant mon portable tomber, j'ai eu le reflexe habituel et je me suis penché pour le ramasser.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le truc c'est que le tapis roulait toujours...

     

     

     

     

     

     

    J'ai fait un truc dans le genre:

     

     

     

     

    Bref, je me suis ramassé comme une merde. Enfin pas autant que lui mais pas mal quand même.

    Premier reflexe dans ces cas-là: savoir qui t'a grillé. Je me suis relevé dignement et sans tourner la tête j'ai astucieusement guetté dans le reflet de la vitrine s'il y avait du monde derrière moi (il faisait encore nuit). Par chance y avait qu'un mec qui faisait du vélo. Heureusement que je me suis pointé à 6h du mat... Enfin bon tant bien que mal je me suis farci mes 20mn avant d'aller taffer au développé-couché. 

     

    J'ai taffé comme j'ai pu, enfin contrairement à ce que je pensais ça a été mieux de ce côté. Pour terminer, séance d'abdos et basta.

     

    Bon on va essayer de tenir le cap car même si j'avais pas beaucoup perdu, j'avais quand même maigri et surtout je me sentais carrément plus en forme.

    De toute façon j'ai pas le choix. Je suis obligé de continuer, ne serait-ce que pour mon dos (et mon amour propre quand je me vois dans la glace mais ça faut pas le dire).

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    J'ai découvert ça je sais plus trop comment, sans doute une fois de plus grâce aux fabuleux algorithmes de Google (ils sont forts chez Google).

     

     

     

     

    Avec ce morceau probablement clippé avec un iPhone dans la chambre de la jolie demoiselle (elle aurait au moins pu ranger sa chambre lol). Malgré quelque chose d'assez approximatif (voire un peu amateur) et sa gestuelle de triso (comme dans tous ses clips), j'ai bien kiffé le délire. Du coup j'ai un peu suivi la meuf.

     

     

     

    Pour sa bio, pas grand chose à dire. IAMDDB, Diana Debrito de son vrai nom (d'où le DDB) est née en 96 (ça nous rajeunit pas), et a grandi à Manchester. Probablement d'origine capverdienne ou Angolaise, c'est son père, lui-même musicien, qui lui a transmis le goût de la musique. Elle s'est fait remarquer en collaborant avec le célèbre producteur californien Flying Lotus. Apparemment elle a chanté pour le président d'Angola. Depuis elle s'est illustrée en produisant plusieurs EP dont le dernier nommé "Hoodrich Vol 3" vient de sortir. Voilà voilà. 

     

     

     

    En gros IAMDDB c'est un peu la meuf qui suit un peu le délire général en voulant néanmoins s'en démarquer. Comme les autres chanteuses de sa génération, elle fait un peu la zoulette dans ses chansons. La chaudasse je sais pas trop pas contre, j'ai pas écouté les paroles, mais bon elle a pas l'air très frileuse sur certaines photos/vidéo. Enfin c'est pas Lady Gaga non plus quoi.

     

    Je ne sais pas trop ce qui s'est passé mais, depuis 6 mois - un an que je tape son nom sur le Tube, je tombe à chaque fois sur un nouveau morceau. En gros la fille est assez productive. Musicalement comme j'ai dit IAMDDB s'inscrit un peu dans la mouvance des autres meufs de sa génération, genre Abra et Tommy Genesis, mais malgré tout réussit à affirmer son identité. En effet, IAMDDB chante, rappe, fredonne, parfois avec même avec un accent caribéen, selon les humeurs et les morceaux. Le tout avec un talent somme toute assez relatif. Elle ne chante et rappe ni bien ni mal, plutôt dans la moyenne, mais le tout donne un truc assez cool à  l'écoute, d'autant plus que côté instru on a parfois droit à des trucs un peu sombres comme à des sons très soul.

     

    Des sons comme ça:

     

     

    typiquement je kiffe. Je prends direct.

     

    Bon maintenant récemment j'ai l'impression qu'elle s'oriente un peu plus vers des sonorités rap de base comme pour ce morceau:

     

     

     

     

    Bon ça passe quand même à mes oreilles mais je préfère  ses sons un peu soul. De toute façon je l'aime bien, c'est comme ça.

     

     

    Bref, IAMDDB c'est un peu l'artiste que j'attends au tournant. En plus elle est très mignonne (pour moi en tout cas) malgré sa tête de shlag un peu perchée.

    Vu qu'elle a un buzz grandissant, je pense qu'un album pointera son nez d'ici peu. J'espère juste qu'elle va pas se foirer.

     

    Wait n See comme on dit.

     

     

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    Des fois je me dis que je vais faire des trucs, et puis en fait non. Par contre en général quand je m'engage à faire un truc, je le fais même si ça peut prendre un peu (beaucoup) de temps.

    Je dis ça parce que j'ai toujours voulu lire ce livre depuis que j'en ai entendu parler, il y a quinze ans environ lors d'un séjour au Nigeria. Mon unique séjour. A l'époque mon père à la retraite était retourné au pays et il nous avait fait venir pour les vacances histoire de montrer qu'en France qu'il avait fait des enfants avec sa deuxième femme, ma mère qui a refait sa vie depuis vingt cinq ans n'étant même pas au courant qu'elle était "sa femme" ha ha! Ils sont fous au pays!! Enfin bref, les deux sont partis et, a priori, je ne sais pas si je remettrai un jour un pied là-bas.

    Ce livre donc me parlait, parce qu'il m'avait été conseillé au pays, mais en plus parce que Chinua Achebe son auteur est de la même ethnie et de la même région que ma famille paternelle. Il y avait aussi le fait que j'avais appris que ce livre avait eu un impact certain dans la littérature anglophone, africaine, afro américaine. Par exemple The Roots, le célèbre groupe de Philadelphie a intitulé un de ces albums en écho à ce livre. Je connaissais d'ailleurs l'album avant le bouquin. Enfin tout ceci fait que voilà.

    Malheureusement, quand j'ai voulu l'acheter j'ai appris qu'il n'était plus édité. Alors après quelques années (parce qu'il me faut quelques années pour percuter en général), et aussi après avoir lu les différents titres en VF (le Monde s'Effondre, Tout s'Effondre, mouais), j'ai décidé de l'acheter en anglais... pour le laisser dormir 5 ans dans mon armoire (!!).  Je sais pas je faisais un blocage. Enfin malgré tout j'ai fini par m'y mettre. Comme quoi, tout peut arriver.

     

     Résumé de l'éditeur:

     

    Plus qu'un simple roman, ce livre est un témoignage sur le mode de vie des Africains avant et pendant la colonisation de l'Afrique noire par les Européens. Divisé en trois parties, il montre, étape par étape, la destruction d'une peuplade africaine. La première partie ressemble d'ailleurs plus à une description fidèle de la civilisation africaine qu'à une histoire romancée. Outre la destruction de la vie tribale à la fin du siècle dernier par suite de l'arrivée des Européens, ce roman raconte aussi la tragédie d'un homme qui ne devait connaître que le succès.

     

     

     

     

     

    J'aime le Nigeria. Déjà parce que c'est le pays de mon père et qu'il y a un certain chauvinisme plus ou moins déplacé qui en découle, mais aussi parce que s'il y a bien un pays d'Afrique qui a un rayonnement culturel au niveau mondial c'est bien celui-ci. Dans la musique d'abord avec l'afrobeat popularisé par Fela (et ses fils), puis Tony Allen, Keziah Jones et récemment avec tous les artistes actuels comme P Square, Davido, Ianya etc. Dans le domaine audiovisuel, le pays s'est également illustré par le développement assez impressionnant de son industrie (le fameux Nollywood) tant au niveau de la quantité que de la qualité (il suffit de voir les clips pour se rendre compte que l'image "DV" dégueulasse des films du tiers-monde est révolue). Et puis même au niveau économique, Aliko Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique, est nigerian. Alors bien sûr tout ça ne suffit pas à oublier l'inégale répartition des richesses, la pauvreté, Boko Haram, une des guerres civiles les plus meurtrières du continent (la guerre du Biafra) suivie d'une trentaine d'années de dictature (notamment celle de Sani Abacha), le tout ponctué par de nombreux coups d'états. Enfin ça reste l'Afrique quoi... Et malgré tout ce pays reste un énorme vivier d'artistes en tous genres. D'ailleurs au delà des Nigérians de souches, énormément d'acteurs/chanteurs/réalisateurs américans et anglais sont d'origine nigériane. Pour les plus connus ont peut citer Sade, Shirley Bassey, Chiwetel Eijiofor, Adewale Agbaje (Adebisi pour les fans de Oz), et un milliard de rappeurs comme Dizzee Rascal, Wale, Tiny Tempah ou Chamillionnaire. Bon y a Forrest withaker aussi mais ça compte pas(c'était y a 300ans lol).

    Néanmoins et bien que ça ne fasse pas vraiment de différence à mon niveau, la plupart des personnalités artistiques reconnues mondialement sont issues de l'ethnie yoruba, l'ethnie majoritaire du pays. Malgré tout il y a bien un domaine dans lequel les Igbos (ou Ibos, c'est pareil), l'ethnie de mon père (et accessoirement la troisième du pays),  s'est illustrée, c'est la littérature. En effet parmi les plus auteurs africains ET nigérians les plus importants, on peut citer Chimamanda Ngozi Adichie (qui a un siège à l'académie américaine), Ken Saro-Wiwa (connu pour son très beau roman Sozaboy), Wole Soyinka qui est le premier Africain à avoir obtenu le prix Nobel de littérature, et Chinua Achebe qui a également été pressenti un temps pour l'illustre prix.

     

     

     

     


    Chinua Achebe

     

     

     

    C'est le premier livre que je lis en anglais. Je sais pas, ça m'a toujours un peu impressionné les gens qui lisaient des bouquins en anglais alors que parfois je les entendais parler et qu'ils parlaient moins bien que moi. Après tout la compréhension d'une langue et son parlé sont deux choses différentes.

    L'histoire s'attarde donc sur le personnage d'Okwonko un guerrier redouté et un homme estimé au sein de son village. A travers sa vie, Chinua Achebe fait echo à la grandeur et la sauvagerie d'une Afrique et sa déchéance à l'arrivée de hommes blancs. C'est ce qui est intéressant dans ce livre rien n'est idéalisé.

    L'écriture est simple et à ma grande surprise le livre se dévore assez facilement. Les phrases sont simples, courtes. Ce qui est intéressant dans ce livre c'est qu'à aucun moment Chinua Achebe se pose en victime. Il décrit simplement la fin d'une civilisation qui avait ses bons et ses mauvais côtés, et le passage à une nouvelle civilisation apportée par les Anglais, avec également ses bienfaits et ses mauvais aspects. Ce bouleversement se faisant par une transition lente, sournoise, et avec le concours des propres hommes du pays. Une mutation qui se traduit par un changement de croyances avant de devenir un changement de pratiques, de rites, puis de règles morales et légales.

    Le roman se divise en trois parties qu'on peut plus ou moins définir comme ceci: la vie avant l'arrivée des Blancs, les premiers contacts et débuts de mutation de la société, et enfin l'avènement du "nouveau monde". La première est néanmoins la plus importante.

    C'est d'ailleurs ce qu'il y a de beau en ce qui me concerne, cette volonté de traduire tous les aspects de la vie avant l'arrivée des colons, la manière dont la vie d'Ummofia était régie, tout un système construit autours des saisons des récoltes, des croyances et rites associés aux divinités igbo.

    C'est forcément quelque chose qui me parle un peu sachant que j'ai beau avoir deux origines, je ne connais pas grand chose de leurs histoires et cultures respectives. D'ailleurs en regardant un peu sur le Net j'ai appris que le nom de mon père (Anyanwu, un patronyme assez répandu dans la région), est associé à la composante solaire du dieu suprême. Bon c'est pas mon nom de famille mais ça me fait plaisir d'avoir appris un truc supplémentaire grâce à ce bouquin.

     

    Bref, je m'écarte. De toute façon j'ai pas grand chose à dire de plus. Avec Things Fall Apart Chinua Achebe est un des premiers écrivains à avoir décrit la vie en Afrique du point de vue du colonisé et non du colon, et en profite pour livrer l'histoire tragique d'un homme qui voit son monde se déliter pour laisser la place à un nouvelle société qu'il ne comprend pas. Un beau témoignage en quelque sorte.

     

     

    Très beau livre.

     

     

     

    A savoir: pour les non anglophones, le livre a été réédité en français aux éditions Actes Sud. Je ne peux rien dire sur la qualité de la traduction mais je pense qu'on peut leur faire confiance. ICI un petit article relatif à cette réédition.

     

     

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    Comme on peut le voir au travers des articles de cette rubrique (ou pas en fait, j'en sais rien) je suis un fan de soul. D'ailleurs j'ai un peu la gueule de l'emploi. La gueule et la dégaine à écouter de la nu soul. Ce qui est paradoxal (ou non), c'est que même si j'ai vite accroché à ce sous genre dès ses début (D'Angelo, The Roots, Raphael Saadiq etc), en fait ça m'a assez vite soulé sans mauvais jeu de mots. Le cliché du genre avec le Fender Rhodes, la voix suave etc, le délire un peu "RnB pour les grands" (un peu comme Melrose Place avec Beverly Hills), avec la panoplie (les mecs avec la dégaine de Donnie Hathaway, afro, etc.) mouais bof. Du coup même si j'ai continué à en écouter j'ai vraiment suivi le truc de loin, parfois à tort d'ailleurs car même des mecs comme Musiq Soulchild ou Dwele ont sorti de bons voire très bons albums. En fait en y repensant y a que Jill Scott et Raphael Saadiq dont j'ai vraiment suivi les discographies.

     

    Pour en revenir à Daniel Caesar on va passer vite fait sur la bio:

     

    Il est canadien, il est né en 1995, il chante. En 2014 il a sorti un EP nommé Praise Break, et aujourd'hui sort son premier album. Voilà voilà...

     

    Je sais pas trop si ce mec buzz ou non (il a l'air) mais il a capté mon attention depuis quelques mois. Je ne me souviens plus trop comment j'étais tombé sur un de ses titres mais j'ai adhéré direct. Ah si je me souviens: j'écoutais Steve Lacy, le guitariste de The Internet, et il était dans les liens sur Youtube. Ceci étant, j'ai accroché direct quand même, particulièrement sur ce son:

     

     

     

     

     

     Ouais, je kiffe.

    Aujourd'hui j'apprends que le mec vient de sortir son album sobrement intitulé Freudian.

     

     

     

     

     

    Pourquoi ce titre? J'en sais absolument rien. En toute honnêteté j'ai absolument pas pris le temps de me pencher sur les paroles. En fait n'étant pas bilingue à proprement parler, il faut me quand même un temps (et que je me "force" un petit peu) pour vraiment capter ce qu'on raconte dans les chansons. Paradoxalement j'arrive plus facilement à saisir les morceau de rap ou les séries, probablement parce que mon attention se focalise plus facilement sur les textes. Enfin bon vu la vibe on se doute qu'il raconte des histoires de canard comme d'habitude.

     

    Bon pour ce qui est de l'album, Daniel Caesar a fait dans la continuité en proposant des chansons au rythme lent, assez épurées. c'est un bon choix qui lui permet de mettre en avant sa voix de crooner. D'ailleurs en y regardant de plus près il est peut-être plus tributaire de Maxwell que des autres (enfin D'Angelo aussi dans une moindre mesure). Bref c'est pas fait pour danser, plutôt pour ambiancer et bouger la tête. En même temps c'est pas comme si c'était une surprise.

    Enfin bref, à part ça l'album est plutôt homogène, et surtout très bien produit. Ce n'est pas anodin lorsqu'on voit que le duo Mattew Burnett et Jorn Evans qui est derrière tout ça. Ces deux noms ne disent peut-être pas grand chose à beaucoup de monde, pourtant les deux mecs sont loin d'être des inconnus. En effet, Burnett comme Evans figurent parmi les plus importants producteurs canadiens actuels et ont collaboré (ensemble ou chacun de leur côté) avec de nombreux artistes de renom comme Drake, Big Sean, Eminem, Lil Wayne, Chris Brown... Ouais rien que ça. Vu les noms que j'ai cités ça pourrait faire peur mais en fait non. On reste bien dans un délire soulful à l'ancienne. Néanmoins, en dépit d'un sentier quelque peu balisé, Daniel Caesar se permet quelques incursions dans un registre aux influences très gospel (en particulier sur les titres Neu Roses et We Find Love qui m'a un peu fait penser à I'm Not The Only One, le hit de Sam Smith, dans le délire). Pas très étonnant vu que certains de ses textes semblent portés sur la religion.

     

     

     

     

     

    Côté featuring on a droit en tout premier lieu à Kali Uchis et H.E.R (une chanteuse qui monte), respectivement sur Get You et Best Part, les deux premiers titres de l'album. Enfin vu que ce sont deux single qu'on connaissait déjà. Sinon Daniel Caesar a également invité Syd, la chanteuse de The Internet, sur le très bon Take Me Away, et la petite Charlotte Wilson sur le non moins bon Transform. Perso je ne connaissais Charlotte Day Wilson qu'à travers l'excellent morceau qu'elle a fait avec Badbadnotgood (encore des Canadiens...). Faudra que je me penche sur son taff.

     

     

     

     

    Comme on peut le deviner, Freudian m'a conquis, j'ai bien kiffé. Freudian est un LP très travaillé musicalement, et honnêtement il n'y a pas vraiment de son qui fait tâche tout au long des 10 (11) morceaux qui composent l'album. Bon après c'est vrai que 10 morceaux c'est un peu court mais bon c'est toujours la même chose. Perso je préfère un bon album un peu court qu'un album qui s'étend en longueur. Et puis 45mn c'est pas non plus ce qui s'est fait de pire.

     

    Bref, avec Freudian, Daniel Caesar a comblé mes attentes. Je sens que je vais le faire tourner un petit moment.

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    Je sais pas je voulais le voir avant qu'il disparaisse des écrans.

     

     

     

     

     

    Résumé Allociné:

     

     

    Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu.

     

     

     

     

     

     

     

    Comme on peut le voir avec l'affiche, il y a un côté GTA au film totalement assumé (jusque dans la mise en scène d'une des premières séquences où le fameux Baby marche dans la rue alors que l'attention est également portée sur les passants). En gros dès le début, le ton est donné.

     

     

     

     

     

    Honnêtement on pourrait presque le réduire à un mix entre le Transporteur (c'est pas très glorieux je sais), Drive et GTA donc. Dit comme ça, ça fait pas bander hein, et pourtant ça le fait. Déjà parce que la distrib est au top avec un casting trois étoiles. Jugez plutôt: Kevin Spacey (qui a pris un petit coup de vieux), Jamie Foxx égal à lui-même, le toujours très bon Jon Berntahl (trop peu présent), Eiza Gonzalez (pour la touche glamour) et Jon Hamm (que je n'arrive néanmoins pas trop à voir autrement qu'en Don Draper).

     

     

    "Buddy" (Jon Hamm) et "Darling" (Eiza Gonzalez), les Bonnie and Clyde du film

     

     

    Et évidemment Ansel Elgort. En même temps vaut mieux vu qu'il est censé porter le film. Enfin quoi qu'il en soit, cette grande perche (il a une tête de plus que le reste du casting) est parfaite dans le rôle du petit prodige du volant. Après s'est illustré dans Divergente et dans Nos Etoiles Contraires, il trouve encore une fois l'occasion de montrer qu'il est plutôt bon.

     

     



    Baby (Ansel Elgort), le petit surdoué du volant

     

     

     

    Malgré tout, la réussite du film tiens évidemment à Edgar Wright qui, en plus de le réaliser, est a l'origine du projet. Ouais Edgar Wright, c'est quand même le mec derrière Hot Fuzz et Shaun of The Dead, donc loin d'être un manchot quoi. Bon, j'ai pas kiffé Scott Pilgrim mais les 2 autres sont classiques pour moi.

     

    Pour ce film Edgar Wright a été relativement ambitieux. Au delà de son statut de film de l'été Baby Driver est un film assez particulier. Déjà parce qu'Edgar Wright l'a pensé comme un film musical. Chaque séquence contient au moins une chanson et sa mise en scène est pensée, voire chorégraphiée au rythme de celle-ci. On est parfois tout près de la comédie musicale. D'autre part il y a un parti pris assez casse gueule dans la structure du film qui se situe à cheval entre l'actioner bourrin, la comédie, la comédie musicale, le film de casse, voire le mélo (!!) à petite dose. D'ailleurs le film prend un virage un peu plus sérieux un peu déstabilisant dans sa dernière partie. Malgré tout le mélange fonctionne assez bien.

     


    Le Doc (Kevin Spacey) et son équipe ("Flea" des Red Hot, Jamie Foxx, Lanny Joon)

     

     

    Malgré un schéma un peu galvaudé Baby Driver est un bon petit film assez cool (la B.O est excellente) qui se mate tranquillement et sans déplaisir. Et surtout il réserve des séquences très bien foutues et très nerveuses (dont une scène de braquage faisant grandement écho à Heat).

     

    Bref, au rayon film de l'été, je pense que c'est ce qui s'est fait de mieux cette année... 

    Bonne surprise!

     

     

    PS: Apparemment on peut apercevoir le réal Walter Hill et les rappeurs Big Boi (Outkast) et Killer Mike dans des caméos. Perso je les ai pas reconnus.

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