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    "T'as écouté le dernier Kendrick Lamar?" Bah non je m'en bats les couilles en fait.

     

     

    Bon c'est pas vrai. Je l'aime bien Kendrick, j'en ai même parlé ici. Simplement ça me soule un peu ce buzz exagéré autour de son nouvel album (même c'est tant mieux pour lui). Et à l'heure où tout le monde se paluche sur K Dot, Freddie Gibbs sort un nouvel album dans la quasi indifférence générale, en tout cas or du monde du rap.

     

    Petit rappel: Freddie Gibbs, de son vrai nom Frederic XXX, est originaire de Gary dans l'Indiana. Après un premier album solo, il fait parler de lui avec Pinata, un album commun avec le célèbre producteur angeleno (de L.A quoi) Madlib. L'album est un succès critique et public. Il sort par la suite un troisième opus appelé Shadow of a Doubt également bien accueilli par la critique. Il vient de sortir un nouvel effort intitulé You Only Live 2wice (ouais, comme James Bond).

     

     

    J'ai découvert Freddie Gibbs il y a quelques années, avec un son qui passait sur O Five. Et j'étais d'ailleurs pas très fan. En revanche, j'avais bien kiffé Pinata avec lequel il avait surpris son monde. En effet, son délire gangsta rap conçu un peu comme un film, et ses sonorités soulful allait assez à contre courant des tendances de l'époque. L'album issu d'une réunion un peu improbable en ce qui concerne (Madlib c'est un peu la scène alternative de L.A, pas vraiment le même délire de Freddie Gibbs) était assez énorme avec une qualité et une homogénéité indiscutables.

     

     

    Ce son par exemple (enfin le deuxième):

     

     

    Qu'est-ce que j'ai pu le saigner.

     

    Ensuite il a sorti Shadow of a Doubt que j'ai étrangement pas calculé (comme d'hab en fait). Heureusement avec la sortie de son nouvel album j'ai corrigé ça.

    En fait en écoutant les deux il y a une étonnante continuité. Les deux sont très bons, Shadow of a Doubt contient de purs sons comme ces deux-là:

     

     

     

     

     On ressent néanmoins dans You Only Live 2wice une amertume certaine de ses "récentes"galères. En effet il a été sous le coup de deux affaires viols pour lesquelles il a été blanchi. Apparemment une ou deux meufs je sais plus auraient tenté de lui extorquer de l'oseille en portant plainte contre lui. Comme souvent dans ce genre d'affaire on n'aura jamais toute la lumière sur cette histoire mais il a finalement bénéficié d'un non lieu. En attendant il a passé un mois derrière les barreaux et a dû claquer un bon paquet d'oseille chez son avocat.
    Du coup on ressent le mec désabusé et l'ombre de son affaire plane tout le long de l'album. Il y fait allusion tout au long des huit tracks qui composent ce court album, et précisément dans le titre phare où il raconte sa mésaventure:

     

     

     

     

     

    Le seul reproche que je pourrais faire est sa durée (31mn), mais bon quitte à choisir je préfère un album court mais proprre à un album de deux heures rempli de déchets.

     

    Dans tous les cas, Freddie Gibbs est un rappeur que je kiffe bien. Vu qu'il passe bientôt à la Bellevilloise je vais essayer d'aller le voir s'il y a encore des places.

     

     

     

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  • C'est fou. Je l'ai vu à sa sortie au ciné mais comme j'arrive plus trop à m'occuper de ce blog j'ai laissé l'article en suspens

     

     

     

     

     

    Par les producteurs de Drive et Nightcall, lol. Si filiation il y a c'est plutôt du côté de Payback déjà remake (officieux? Officiel? Je sais plus) de Point Blank qu'il faut chercher.

     

     

    Résumé:

     

    En provenance de Cape Town, Jacob King débarque à Los Angeles à la recherche de sa sœur disparue.
    Avec un billet retour pour l’Afrique du Sud sept jours plus tard, et 600 dollars en poche.
    Au bout de 24 heures, il découvre que sa sœur est morte dans des circonstances étranges…

     

     

     

     

      

     

     

    J'avais  déjà entendu parler du gang sud africain des numbers. Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un gang de prison (le plus grand d'Afrique du Sud) et j'invite tout le monde à regarder le reportage de Ross Kemp dispo sur Youtube. Après avoir vu ça, logiquement tu te dis que si tu devais aller en prison à l'étranger vaut encore mieux aller dans une prison américaine qu'à Capetown tellement ce gang (qui est en fait 3 gangs distincts) fait froid dans le dos. Pour faire simple c'est un peu comme la EME et les gangs latino américains: la plupart des gangs du cap sont affiliés aux numbers. Enfin je devrais pas m'étendre car les Numbers sont juste la caution Afrique du Sud et justifier la dureté de Jacob.  

     

     

    Jacob King (Chadwick Boseman), un Sud Africain pas très commode

     

     

     

    Si la moitié des Noirs occidentaux aiment les Arméniens depuis qu'ils ont découvert le fake fat ass de Kim Kardashian (et son goût prononcé pour le chocolat), il faut rappeler que ces derniers composent une importante communauté à Los Angeles,  la plus importante en dehors de leur pays il me semble, et que la plupart sont loin de ressembler au cliché de la famille de l'autre dinde. Ils sont donc là, composante d'une ville multiculturelle au même titre que les Mexicains ou les Coréens.

     

     


    Jacob qui fait connaissance avec des Arméniens

     

     

     

    Ce qui est marrant c'est qu'en tapant un raccourci on pourrait se dire y a un gangs aux States mais le mec vient d'un coin encore plus thug alors y a pas photo il va leur faire la misère. Ouais mais en fait non, enfin pas tout à fait. Fabrice du Welz n'est pas Luc besson et les scénaristes ont été un peu plus malins que ça, du moins un peu moins puérils. 

    Message to the King est un film thriller "réaliste". Je veux dire que même si c'est la quête d'un seul homme, il n'aligne pas d'innombrables cadavres sur son passage. D'ailleurs en regardant Wiki j'ai vu qu'une des plus grosses inspis de Du Welz n'est pas Point Blank mais plutôt Get Carter (l'original, ça va de soit). Ca se tient quand on y pense. Vu la qualité du film de Mike Hodges y a pire comme référence.

     

    On suit donc Jacob chercher où est passé sa satanée sœur, et à mesure qu'il en apprend, il découvre une facette de Bianca qu'il ignorait jusqu'alors. Cette immersion dans la vie de Bianca est d'ailleurs des gros points forts du film.

     

    La mystérieuse Bianca (Sibomgile Mlambo) disparue sans laisser de trace

     

     

    Avec une histoire aussi centrée autour de son héros, Fabrice Du Welz a choisi de filmer au plus près. Et même si j'avais quelques réserves au départ, j'ai fini par avouer que ça fonctionnait plutôt bien. Evidemment avec un héros aussi présent il fallait éviter l'erreur de casting et Chadwick Boseman ("connu" pour interpréter la Panthère Noire dans les Marvel. Je viens de voir qu'il jouait également Robinson dans le film 42) est impeccable.

     

     

    Le reste de la distrib est top: La jolie Natalie Martinez est très bonne dans le rôle de la voisine un peu trop gentille,  Luke Evans interprète un dentiste qui n'est pas sans rappeler le docteur Troy de Nip Tuck, et le toujours très bon Alfred Molina est de la partie.

     

     

    Paul Wentworth (Luke Evans), un dentiste un peu trop ambitieux

     

     

     

     

    A la limite le personnage de Kelly est un peu cliché mais bon c'est pas vraiment, gênant d'autant plus que son interprète Teresa Palmer: (Point Break 2.0, Triple 9, bref que du lourd lol) est plutôt convaincante.

     

     


    Jacob et sa pouilleuse de voisine de palier (Teresa Palmer)

     

     

    Bref, avec Message FromThe King, Fabrice Du Welz livre un film étonnamment sombre qui va plus loin que son statut de film d'exploitation et livre la description d'une Mégalopole moderne, une ville idéalisée et fantasmée qui révèle une crasse et une horreur une fois le vernis enlevé, loin du rêve américain.

     

    Bon film.

     

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    Ca fait un bail que j'ai rien posté. J'ai pas trop eu le temps, et un peu la flemme aussi faut le dire

     

     

     

     

    Résumé de l'éditeur:

     

    Cinq petites filles ont disparu.
    Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
    Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
    Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.
    Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure… 

     

     

     

     
    Le trailer (lol)

     

     





    Je voulais le lire depuis que j'en ai entendu parler  il y a environ 2 ans. Quand j'en ai parlé à un pote, cet enfoiré m'a sorti qu'il l'avait chez lui depuis un bail. Quand je pense que j'ai eu besoin du net pour en entendre parler... D'ailleurs vu qu'il a mis un an à me le prêter j'ai lâché l'affaire et je l'ai acheté directement. Heureusement que mon pote a d'autres qualités...  

     

    Inspiré d'une histoire vraie il parait. Mouais, alors inspiré de très loin alors. Enfin bref, s'il y a bien quelque chose de maîtrisé dans ce roman c'est le suspense. Chaque chapitre apporte son lot de révélation et on ne sait jamais où l'auteur va nous emmener.

    D'ailleurs, le livre commence fort. Dès les premières phrases, un mystère est posé autour d'un curieux prisonnier enfermé pour un motif mineur mais qui intrigue le personnel pénitentiaire par son souci obsessionnel de vouloir préserver son anonymat le temps de son séjour. 

     

    Le chuchoteur, curieux titre qui prend néanmoins tout son sens à l'ultime fin du roman, est presque construit comme une série américaine du genre True Detective en plus dense, enfin comme si True Detective était produit par AMC ou Showtime. C'est très simple, il n'y a aucun temps mort. On plonge direct dans le vif du sujet pour n'en sortir que dans les dernières lignes. Entre temps chaque chapitre révèle une avancée considérable d'une enquête bien plus tortueuse qu'en apparence, et se termine avec des rebondissements presque tout le temps si énormes qu'ils donnent envie d'enchainer le chapitre suivant.

    Il y a quelque chose de presque mécanique dans la structure du roman, mais ça ne gène absolument pas la lecture, au contraire même. L'écriture est belle, simple et fluide, sans fioriture. Et si les personnages semblent au début stéréotypés, au point de se demander si Carisi s'est inspiré de l'équipe d'Esprits Criminels, ils ont chacun une épaisseur et leur rôle à jouer dans ce roman assez cauchemardesque.

    Franchement, j'ai été assez surpris de la qualité du truc même s'il n'est pas exempt de défauts. Par exemple le côté suspense en fin de chapitre est parfois un peu too much, au point qu'on a vraiment l'impression qu'il manque juste la page de pub avant le prochain. Par ailleurs, si l'intrigue est habilement ficelée (et ce malgré une facilité scénaristique avec une incursion fantastique) on termine le livre avec quelques questions  en suspens.

     

    Pour autant ça ne gâche pas le plaisir de ce bon thriller tortueux bien plus réussi que la moyenne.

     

    En clair avec le Chuchoteur Donato Carrisi n'a pas écrit un grand livre, mais un bon voire très bon thriller assez malsain.

    C'est déjà bien non?

     

    Allez next

     

     A noter: Adéfaut du Chuchoteur, Donato Carrisi est en passe d'adapter un autre de ses romans au cinéma.  Wait and See.

     

     

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    Résumé:

     

    En 1961, Pasolini fit un voyage de plusieurs semaines à travers l'Inde en compagnie d'Alberto Moravia et d'Elsa Morante. Il en  a rapporté des écrits qu'il considère comme une "odeur", une impression mêlée à une sensation et un sentiment prégnants.

     

     

     

     

     

    Si tout le monde (ou presque) connait Pier Paolo Pasolini, le réalisateur, je ne suis pas sûr que ses écrits soient aussi connus en dehors de l'Italie. C'est pourtant la base de son œuvre. Voici sa bio, en très bref:

     

     

    Pier Paolo Pasolini est né en 1923 à Bologne. Durant la guerre, il part se réfugier à Casarsa près de la frontière slovène (ou autrichienne, enfin dans le nord-est quoi), et rejoint un groupe de poètes contestataires. Il perd son frère pendant le conflit.

    Après la guerre il termine ses études, puis se met à enseigner et à écrire principalement de la poésie, et s'engage en politique. Après une accusation de détournement de mineur il est contraint de quitter son poste et part s'installer à Rome avec sa mère. Après une période de vaches maigres, il devient journaliste, puis scénariste, et parvient à se faire un nom dans le monde littéraire grâce à plusieurs recueils de poèmes. En 1960 sort Accatone son premier film auquel succèderont 22 autres. Le 2 novembre 1975, son corps est retrouvé sur la plage d'Ostie. Le mystère autour de son homicide reste entier et sujet à de nombreuses théories.   

     

    Pier Paolo Pasolini

     

     

    J'aime bien Pasolini. Il a eu une vie assez mouvementée, et il y a dans son œuvre comme dans sa vie comme un parallèle troublant avec Le Caravage: les bas-fonds, la moralité douteuse (et je ne parle pas de leur homosexualité), la mort violente au bord d'une plage.

    Si je n'ai pas vu tous ses films, j'en ai quand même vu près d'une dizaine. J'aime bien déjà parce que le premier film que j'ai vu de lui est probablement son plus célèbre: Salo ou les 120 Jours de Sodome.  C'était marrant parce que qu'on est arrivé dans la salle avec mon pote, y avait que des quinquagénaires avec des têtes de profs de français/d'histoire, du genre à écouter France Culture h24 (j'ai rien contre France Culture hein). Et trente minutes après le début du film, y en a qui commençaient à tourner de l'œil ou à sortir de la salle ha ha!! Ils s'attendaient pas à ce genre de truc glauque et trash. C'est un des rares films qui m'a vraiment dérangé parce qu'en vrai y en a pas tant que ça. D'ailleurs c'est un peu un film à part dans sa filmo. Bref par la suite j'en ai vu d'autres (sur Arte, en DVD, lors d'une rétrospective) et même si certains sont assez "spéciaux" y a toujours quelque chose à gratter dans la démarche artistique (il a tapé dans différents genres, même la comédie), enfin à part ses films érotiques que je trouve chiants comme la mort et que j'avais d'ailleurs vu ado le dimanche soir sur la 6 en quête de scènes chaudes qui n'arrivaient jamais.

     

    Pour en revenir au livre qui nous intéresse, je pourrais le résumer à une réponse de mon collègue quand je lui ai demandé ce qu'il avait pensé de son voyage en Inde: "Oh la la! C'était magnifique!! Il y a une misère là-bas tu ne peux pas imaginer (!!!!)"
    Ouais je ne pige toujours pas le rapport entre la beauté du voyage et la misère du pays mais bon, Pasolini dit plus ou moins la même chose. Parce que c'est un carnet de voyage en quelque sorte.

    Avant tout il faut rappeler que le livre (et le voyage) date des années 60, à une époque où l'Inde est un pays indépendant  mais qui peine encore à se développer et Pasolini, en dépit de toutes ses précautions et bonnes intentions "humanistes", possède malgré lui un regard un peu "colonial", trouvant les Indiens beaux et majestueux avec leurs longs cheveux noirs et fins et les tissus blanc crasseux qui leur sert de vêtements. Aussi il compare plus ou moins souvent la pauvreté des villes qu'il parcourt à celle qu'il a pu voir dans les quartiers défavorisés de Rome.

    Ce qui est marrant c'est qu'il est censé avoir fait le voyage avec Alberto Moravia et Elsa Morante mais cette dernière ne fait même pas de la figu, au point d'avoir droit à une ligne ou deux dans le bouquin. Je serais tenté de dire qu'il devait pas trop l'aimer.

    Sinon on peut noter quelques curiosités sur son voyage comme sa rencontre avec "Sœur Theresa" à Calcutta, qui s'occupait déjà des lépreux. D'ailleurs côté lépreux quand on lit ça on dirait que c'était encore le moyen-âge vu certaines de ses descriptions.

    Vu la réputation de pervers du gars, et vu que j'ai l'esprit souvent assez mal placé, je me suis demandé un moment s'il allait déraper et, un peu comme quand on mate un film de prison, je me suis demandé tout au long du bouquin si un jeune Indien allait y avoir droit ou non. Bah il évoque plus ou moins ce fait lors d'une de ses rencontres avec les divers jeunes Indiens qui jalonnent les pages du bouquin. Enfin en lisant j'ai deviné un léger sous entendu mais bon ça reste à prendre avec des pincettes, d'autant que le jeune en question semble majeur. C'est pas du Frédéric Mitterrand quoi.

     

    Bon j'en ai assez dit. L'Odeur de l'Inde est un bon petit livre assez daté dans sa vision de l'Inde mais très bien écrit et reste très agréable à lire.

     

    Bon livre.

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    Le résumé (selon Allociné):

     

    Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l'hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste…

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je crois que c'est un des articles qui a mis le plus de temps à sortir vu qu'à la base je l'ai commencé le 22 janvier... 2015!!! Du grand n'importe quoi. Enfin bref.

     

    Bon le résumé fait l'impasse sur un critère de taille: si Ryoata est obsédé par sa réussite, celle-ci passe aussi par celle de son fils. Aussi il tente de lui prodiguer ce qu'il y a de mieux pour son avenir quitte à l'imposer une excellence à un gamin de 6 ans.

     

     

     


    Le petit Keita Nonomyia et son alter ego Ryusei, les deux enfants échangés à la naissance

     

      

     

    On pourrait s'étonner du dilemme auxquelles sont confrontées les 2 familles aux enfants intervertis mais ce serait sans compter sur l'énorme espoir qui repose sur les épaules de leurs progénitures dans une société obsédée par l'excellence. Aussi lorsque Ryota comprend que son gamin ne sera probablement jamais aussi brillant ni travailleur que lui, il réalise que ses gènes ou plutôt ceux de ses parents naturels y sont probablement pour beaucoup.

     

     

    Midori (Machiko Ono) et Yukari (Yoko Maki), deux femmes qui tentent de tempérer leurs époux

     

     

    Si les Saiki, les parents biologiques du petit Keita, sont d'abord représentés comme de parfaits antagonistes de Royoata et de sa femme, le film est plus subtil que ça. Et puis... oh et puis merde j'y arrive pas. Je sais pas ce que je pourrai dire de plus sur ce film (plein de choses sans doute, mais je trouve pas. Bref, j'ai rien d'autre à dire. C'est juste un très beau film, émouvant, et tout en nuances qui décrit plusieurs relations père fils (il y en a cinq en tout, je les ai comptées) et pose un questionnement sur le sens du mot famille.

    Les personnages sont bien fouillés et bien interprétés, le petit Keita est trop mignon, mention spéciale à Masaharu Fukuyama (qui est aussi chanteur de J Pop) qui interprète parfaitement Ryoata, un cadre supérieur arrogant et quelque peu détestable mais à la personnalité plus complexe qu'il n'y parait. 

     

    Ryoata (Masaharu Fukuyama) et Keita, son "fils"

     

     

    Bref ce film c'est un petit bijou. D'ailleurs, il parait que Spielberg ambitionne d'en faire un remake (vu tous ses projets, il le réalisera à 110 ans tranquille).

    Bon en vrai j'en profite pour me débarrasser de cet article parce qu'il passe sur Arte demain. Alors plus d'excuse, matez-le si vous l'avez jamais vu.

     

    En fait je viens de capter qu'il est aussi sur Youtube mais faut pas le dire.

     

    Moi je vais en profiter pour mater Après la Tempête qui vient de sortir au ciné.

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