• Je l'ai raté à sa sortie alors que je l'attendais impatiemment à la base. Etrange que je le voies si longtemps après.

     

     

     

     

     


    Pourquoi les Français vont-ils toujours chercher une traduction pourrie ? Le titre original est pourtant bien plus parlant. Starred Up donc est une expression du jargon pénitentiaire pour qualifier le transfert d'un détenu mineur chez les adultes. Je ne connaissais pas l'expression mais je l'ai découverte dans la B.A

     

     

    Résumé:

     

    Eric Love, un jeune détenu de 19 ans ultraviolent incarcéré pour meurtre dès son plus jeune âge est transféré dans une prison pour adultes. Alors qu'il tente par tous les moyens de gagner le respect des autres codétenus, il rencontre un psychologue qui va tenter de l'apprendre à maîtriser son agressivité. Il doit néanmoins faire face à un détenu particulier, son père.

     

     

     

     

     

    J'aimais bien le trailer qui était en ligne avant la sortie du film mais il n'est plus dispo apparemment. 

     

    Encore un film de prison me dira-t-on. Surtout que c'est le troisième d'affilée dont je parle après Bad Boys et Apprentice. Oui mais comme ce dernier Starred Up est différent.

    Tout dabord il faut savoir que Starred Up donc a été écrit par Jonathan Asser, un psychologue qui s'est inspiré de sa propre expérience de psychologue bénévole en milieu carcéral. Autant dire que le réalisme est de base. Ici peu de place pour un univers "fantasmé" rempli de gangs tous plus sanguinaires et vicieux et de l'imagerie habituelle.

    Le film se veut immersif. En suivant au plus près le jeune Eric dès son arrivée en prison, on ressent aussitôt la pression qu'il éprouve comme le laisse pressentir le trailer. Un minot au milieu de détenus aguerris. Néanmoins ce n'est pas n'importe quel minot. C'est un jeune tellement ingérable qu'il est transféré prématurément, et son caractère belliqueux l'amène à se préparer à tout.

     

    Eric Love (Jack O'connell), qui fait ses premiers pas dans la cour des grands

     

     

     

    Ce qu'il y a de beau dans ce film c'est qu'il évite assez intelligemment les lieux communs sur la prison, et la vie à l'intérieur de celle-ci est bien plus complexe qu'il n'y parait, reposant sur des règles non écrites plus complexes que chez les mineurs. Ainsi le jeune Eric se voit-il rapidement remettre à sa place car contrairement aux mineurs, le calme est une vertu, et une vertu qui rapporte de l'argent. Pour autant le jeune chien fou ne se privera pas de foutre un bordel comme pas permis à tel point qu'en matant le film je me suis demandé ce qu'il allait ramasser tellement il se permet de ces conneries (parfoisde vrais trucs de gamins). A ce niveau d'ailleurs le film propose des passages assez marrants comme celui où il s'enduit le corps de vaseline façon Bronson, avant de prendre un gardien "en otage". Faut vraiment voir la scène tellement c'est hilarant.

     

     

     

    Oliver Baumer (Rupert Friend), un psy qui tente de sauver Eric après sa première bourde

     

     

     

    Pourtant sa rencontre avec son père, puis avec le psychologue, vont nous amener à découvrir l'origine de son trop plein de colère. C'est là le gros point fort du film. Entre un père qui ne sait pas comment se comporter avec son fils, un fils qui en veut au monde entier et un psy qui est sans cesse en équilibre entre les différentes forces qui régissent la prison et lui mettent des bâtons dans les roues; les personnages sont tous très complexes et très bien écrits. A peu à l'image de Oz, le film, loin de se cantonner uniquement à la vie des prisonniers, décrit les enjeux politiques d'un système qui a tout à gagner à faire de la répression son seul mot d'ordre. Il y a peu de place pour le salut et la réinsertion dans Starred Up, et l'appareil pénitentiaire en prend pour grade. Certains gardiens étant exemplaires, d'autres de vraies ordures n'hésitant pas à aller très très loin.

     

     

     

     

     

    Côté interprétation je ne dirai jamais assez que les Anglais sont les toujours impeccables, et ce film ne déroge pas à la règle. Rupert Friend déjà (Orgueil et Préjugés, Homeland, tiens je viens de voir qu'il est marié avec Aimee Mullins, une version féminine d'Oscar Pistorius), très bon dans le rôle du psychologue Oliver Baumer, un mec presque trop gentil et trop idéaliste pour un milieu aussi cynique (un personnage qui rappelle un peu Tim McMannus dans Oz). L'Australien Ben Mendelsohn (qui a joué dans un milliard de trucs comme Rogue, Lost Rivers ou The Place Beyond the Pines) est également excellent dans le rôle de Neville Love, un détenu craint et respecté mais aussi un père qui ne sait pas comment se comporter avec son fils. Evidemment c'est quand même Jack O'connell qui crève l'écran. Transfuge de la série Skins (encore un...) il est juste parfait avec son corps d'adulte et son visage à la fois dur et juvénile.

     

     

    Neville Love (Ben Mendelsohn, qui a bien du mal à maîtriser son fils

     

     

     

    Très bien réalisé par David Mackenzie (qui  depuis s'est illustré avec le film Comancheria dont je parle ICI ), Starred Up est un beau film, parfois drôle, dur, touchant, doublé d'un constat et d'une critique sociale sur le détention et la réinsertion. 

     Une belle claque

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    Résumé de l'éditeur (la flemme):

     

    K. est amoureux de Sumire, mais dissimule ses sentiments sous une amitié sincère. La jeune fille est insaisissable, et voue un amour destructeur à une mystérieuse femme mariée. Un jour, Sumire disparaît, sans laisser de traces. K. part à sa recherche sur une île grecque, dans les rues de Tokyo, où tout le ramène à elle.

     

     

    Quel étrange roman que celui-ci. Ayant adoré (mais vraiment) Au Sud de la Frontière, à l'Ouest du Soleil (j'en parle d'ailleurs très bien ICI), j'ai voulu continuer sur "ma lancée" à découvrir les œuvres du fameux écrivain. Bon on va pas refaire sa vie, je ne sais même plus si j'en avais parlé un peu... Ah ben non en fait. On va commencer par là:

     

    Murakami est né en 1951 à Tokyo. Passionné de jazz, il ouvre et gère un club de jazz puis décide de le fermer et de se consacrer avec succès à l'écriture. Un temps pressenti pour le Nobel (il aurait été le second Japonais avec Kenzaburo Oé), il ne l'a finalement pas obtenu. Pas grave, il a raflé quantité de prix à travers le monde et ses bouquins sont des best sellers. Voilà voilà..

     

    Haruki Murakami

     

    Je viens juste de le finir donc j'écris un peu à chaud. Alors que penser de ce curieux bouquin? Je ne sais même pas à vrai dire. C'est une histoire aussi simple qu'elle est complexe: un homme aime une femme qui aime une autre femme. Un triangle amoureux en somme. Ouais mais voilà, comme rien n'est jamais simple dans la vie et dans les romans de Murakami aussi, les personnages ne sont jamais uniquement ce qu'il semblent être. Aussi on suit donc à la fois leur histoire, mais également celle de leur double hypothétique qui aurait traversé un mur pour rejoindre ou sortir d'un autre monde, celui des actes manqués. Aussi aucun personnage du roman ne peut être considéré comme un être complet. Quel qu'il soit, et où qu'il vive, chaque personnage sait qu'il vit avec une part de lui-même qu'il dû perdre ou abandonner pour continuer à vivre. Aussi se met en place un curieux jeu de miroir où les personnages se croisent, se perdent, et parfois se retrouvent sans jamais être sûrs d'avoir retrouvé la personne qu'ils cherchaient. Comme j'ai dit c'est à la fois très simple et très complexe, pour ne pas dire tordu.

     

    Bien que le style soit relativement épuré et agréable à lire, j'avoue avoir eu un peu de mal à entrer dans l'histoire. J'ai trouvé le héros assez insipide et le personnage de Sumire assez énervant par son caractère égoïste et égocentrique. Mais c'est justement pour ses défauts que Sumire plait tant au héros. Un héros kafkaïen perdu dans un monde régi par des lois absurdes.

     

     

    Les Amants du Spoutnik est un beau livre, simple, touchant et sans prétention sur des personnages égarés au milieu de nulle part, en quête d'un amour impossible et leur propre identité.

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    Bizarrement l'affiche (très belle au demeurant) m'a fait penser à celle de The Raid, les deux films n'ayant pourtant absolument rien à voir.

     

     

    Résumé Allocine:

     

    Aiman officie dans une prison de haute sécurité. Rahim, le bourreau en chef, y accompagne les derniers jours des condamnés. Rapidement, il prend le jeune gardien sous son aile et lui apprend les ficelles du métier. Aiman s'avère être un exécutant très appliqué, mais sa conscience et ses véritables motivations le rattrapent peu à peu...

     

     

     

     

     

     

    Il ne me semble pas avoir déjà vu de film singapourien, à tel point que j'avais un doute sur l'origine du film, hésitant entre taïwanais et malaisien. Enfin il suffit de les entendre parler pour comprendre, les personnages parlant une langue qui semble être du malaisien doté de nombreux emprunts à l'anglais.

    Il faut savoir que c'est un projet personnel et que Boo Junfeng, le réalisateur, a mis plus de 5ans à monter son projet. Apprentice aborde le "film de prison" sous un angle orignal, à savoir du point de vue des matons. Parce qu'on parle souvent des détenus mais le personnel pénitentiaire est rarement mis au centre de l'histoire en fait (voire jamais). Il s'est inspiré du roman d'un authentique bourreau singapourien. D'ailleurs en vrai les détenus on les voit très peu au final.

     

     

     

    Une exécution comme les autres à Singapour

     

     

     

    A travers son héros, un personnage trouble au passé et aux motivations troubles,  et éludant le contexte relativement commun des conditions carcérales, Apprentice aborde un angle social et original sur la question de la justice, de la peine de mort, de la répression et les répercussions qui vont bien au delà de la simple sentence d'un condamné.

     

     

     

     

    Aiman Yusof (Firdaus Rahman), jeune gardien dans une prison de sécurité maximale

     

     

     

    Si le mystère qui entoure le passé d'Aiman est rapidement éventé, ses motivations demeurent relativement troubles jusqu'à la fin. Pourquoi veut-il devenir bourreau? Est-ce qu'il le sait lui-même? A travers son apprentissage, il comprend la complexité d'un métier simple en apparence mais qui se révèle bien plus complexe qu'il n'y parait. 

     

     

     

     

    Suhaila (Mastura Ahmad), la grande sœur d'Aiman qui ne reconnait plus son frère

     

     

     

    Et de découvrir que le rôle de Rahim, le bourreau en chef ne se limite pas à tirer bêtement un levier, mais bien plus à accompagner un condamné vers la fin de sa vie, à le préparer à quitter le monde tout en tentant de lui permettre de conserver sa dignité. Très ambigu, Rahim apparait à la fois comme un homme attentionné et indifférent au sort des détenus qu'il accompagne. Pourtant au final il apparait clairement comme un homme usé et bien plus affecté qu'il veut le montrer.

     

     

     

     

    Rahim (Wan Hanafi Su), qui montre à son jeune protégé comment préparer une exécution

     

     

    Avec son histoire relativement simple et ses personnages complexes et torturés, chacun un peu rongés par une mission ou une espèce de lourd tribut à payer, Apprentice est un film sombre et beau qui interpelle forcément sur l'humanité et la nécessité d'une pratique encore très répandue à travers le monde.

     

    A voir

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  • J'en avais entendu du bien et il m'intriguait depuis quelques temps donc voilà

     

     

     

     

    Résumé:

     

    Chicago, 1982. Mick est un jeune délinquant que J.C, sa petite amie, tente vainement d'éloigner de la rue. Lors d'un casse qui tourne mal, Mick tue accidentellement le petit frère de Paco, un jeune caïd notoire. Condamné à deux ans de prison dans un centre pour mineur, il découvre l'horreur du monde carcéral. Il parvient néanmoins à se hisser en haut de la hierarchie est devient le plus puissant détenu de la prison. Pourtant tout risque de basculer lorsque Paco, condamné pour avoir violé J.C, atterrit dans la même prison que Mick.

     

     

     

     

     

    Bon c'est un peu nul en fait. J'ai l'impression que le réal et le producteur ont eu une discussion du style:

     

    "Salut Bob (Solo le producteur)

    - Salut Rick (Rosenthal, le réal) quoi de neuf?

    - J'ai reçu un super scénar d'un certain DiLello (le scénariste)

    - Connais pas

    - Attend, écoute: c'est l'histoire d'un jeune voyou qui est envoyé en prison pour mineur.

    - Ouais, et?

    - Et il apprend à survivre grâce à un jeune qui connait les ficelles. c'est super non?

    - Ouais pas mal. Le héros est juif?

    - Non

    - Hummm. Ca me fait penser à un autre film, un film anglais là...

    - Ouais mais son pote est juif et il a un super rôle.

    - Ah, OK... Ecoute, voilà ce qu'on va faire. Si tu peux le faire pour 5 millions, tu peux y aller.

     

     

     

     

     

    Difficile en effet de ne pas penser à Scum, le classique du visionnaire Alan Clarke, en matant ce film. Oui, visionnaire car pour ceux qui ne connaissent pas son œuvre, sachez qu'on lui doit parmi les films anglais les plus forts des années 70-80 tels que Made in Britain, ou encore Elephant. Et donc on comprend mieux que je dise visionnaire quand on sait qu'ils ont chacun fait l'objet d'au moins un remake officiel ou non: Elephant de Gus Van Sant donc, mais aussi This Is England (qui sans être un remake est fortement inspiré de Made in Britain), et donc Dog Pound (de Kim "Sheitan" Chapiron qui s'est bien gardé de faire la promo) pour Scum. Et dire que tous ses films étaient pour la télé à la base...

     

     

     

    Pour en revenir à Bad Boys donc on perçoit très fortement l'influence de Scum au niveau de l'intrigue, même si DeLilo a voulu se démarquer en rajoutant un insupportable side kick en la personne de Barry Horowitz, le codétenu de Mick, un petit merdeux d'un mètre vingt. Mais pourquoi ont-il rajouté ce personnage de merde? Le mec c'est le cliché du petit geek juif à tête d'ampoule, un mélange de Jerry de la série Parker Lewis, d'un camarade de classe  de Malcolm dans la série du même nom et d'Howard de Big bang Theory. Et il fait le mec qui a roulé sa bosse en taule façon  et de Red (Morgan Freeman) dans les Evadés (!!). Sérieusement quoi...

     

     

     

    Barry Horowitz (Eric Gurry), LE MEC qu'il faut absolument connaître en prison 

     

     

     

    Sans mentir, le mec fait tellement des trucs de gamins que même au collège on aurait envie de le tarter mais là il est respecté. D'ailleurs même quand il s'embrouille avec d'autres détenus il fait des trucs de geek genre des pièges à la Maman, j'ai raté l'Avion ha ha! J'en pouvais plus. Ils ont pas respecté le personnage. Pourtant pour chercher un truand juif d'envergure y a pas à chercher loin comme modèle quand on sait que Meyer Lansky était probablement un des mafieux les plus puissants de l'histoire.

     

     

     

    En plus visuellement ça m'arrive assez rarement de le dire mais là ça a pris un sacré coup de vieux. J'avais un peu l'impression de regarder une vieille série genre Hooker ou Starsky et Hutch par moments, et puis je l'ai vu en VF pour ne rien arranger..

     

     

     

    Mick O'Brien (Sean Penn), qui va découvrir "l'enfer des prisons"

     

     

     Heureusement le film n'est pas non plus une catastrophe. Il est plutôt rythmé, la bande son est très cool (en plus Bill Conti a composé le score) et surtout, il y a les acteurs. Si Sean Penn porte relativement le film (même s'il n'a pas non plus le charisme qu'il aura par la suite), il y a d'autres acteurs dont la prestation va du très bon à l'excellent, à commencer par Esai Morales (qui a le rôle le plus étoffé du film, et qui s'est un peu plus tard illustré dans le rôle du pote de Ritchie Valence dans le film La Bamba), Ally Sheedy (qui jouera dans le fameux Breakfast Club, toujours pas vu d'ailleurs) et Reni Santoni, un mec "à gueule" qu'on a pu voir dans L'Inspecteur Harry, Cobra, tout un tas de séries à l'ancienne genre Hawai Police d'Etat, Lou Grant et même dans Dr Dolitle 1 et 2 (!!). Faut bien manger...

     


    Paco (Esai Morales), qui se ferait bien du bien avec J.C (Ally Sheedy), la copine de Mick

     


    Enfin, dans le genre mec à gueule justement, c'est surtout l'occasion de voir Clancy Brown dans un de ses premiers rôles. Clancy Brown? Mais si Le Kurgan, le méchant de Highlander, bah c'est lui.

     

     


    Viking (Clancy Brown), le détenu le plus puissant de la prison

     

     

    Enfin bon, sans être une grosse merde, Bad Boys reste un petit film sans prétention un peu caricatural (le bizutage d'arrivée), mais relativement sympathique même s'il a pris un sacré coup de vieux et qu'il souffre de la comparaison de ses modèles (Scum et Pixote pour ne citer qu'eux).

     

    A voir par curiosité au pire mais autant se mater les deux films précités de préférence.

     

     

    Allez next

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    J'ai profité du beau temps pour aller me faire cette expo plutôt pas mal sur le fameux peintre impressionniste.

    On va la faire vite et on va commencer par une bio express de l'artiste:

     

    Camille Pissarro est né dans les Antilles danoises, puis a vécu au Venezuela avant de s'installer à Paris. C'est là qu'il côtoie Gauguin et Cézanne ainsi que d'autres peintres qui donneront naissance au mouvement impressionniste. Assez fidèle à sa ligne directrice artistique, c'est le seul peintre qui participera à tous les salons annuels qui comptera ce mouvement. Assez renfermé, il consacrera sa vie à peindre sans relâche parfois des dizaines de fois les mêmes sujets, des sujets simples et proches de lui comme la route de Louveciennes qui jouxte sa maison ou le jardin des Tuileries sur lequel donne son atelier. Il s'éteint en 1903 à 73ans.

     

     

     

     

     

     

    Que dire donc sur ce peintre et l'expo qui lui est consacrée? Bah j'en sais rien en fait, d'autant que je ne connaissais le peintre que de nom. Ce qui frappe d'entrée de jeu chez lui, c'est le côté "non spectaculaire" de ses œuvres. Des sujets banals, des petits formats c'est pas le genre de peinture qui explose au regard. En fait, il faut le décodeur, et j'ai bien fait de prendre l'audioguide car il n'est pas avare en infos complémentaires, comme pour décrypter certaines œuvres où le spectateur peine à trouver le sujet et c'est normal car il est multiple. C'était apparemment un de ses grands trucs (du moins à une certaine période): tout mettre au même niveau.

     

     

     

    Pissarro travaille beaucoup avec la même palette de couleurs, et les décline en nuances de manière très subtile pour donner une texture assez particulière et très vivante à ses tableaux.

    Comme tout bon impressionniste il y a un gros travail sur la lumière, et selon les périodes, Pissarro s'essaie au pointillisme, voire au divisionnisme.

     

     

     Il y a quand même une certaine humilité qui émane de ses œuvres. En effet, Pissarro est un peintre de paysages avant tout, la nature est son thème de prédilection. Et quand il peint des personnes, ce sont des portraits de petites gens, fermières, paysannes, vendeuses du marché tout ça tout ça... Après c'est un peintre qui a touché un peu à tout (peinture à l'huile, aquarelle...)

     

     

    Bref j'ai rien d'autre à dire si ce n'est que c'est une bonne expo assez complète malgré l'hyper-productivité de l'artiste. Après en toute honnêteté, je ne crois pas que j'arriverais à reconnaître son style en vrai.

     

    A voir jusqu'au 9 juillet

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