• Je comptais pas aller le voir mais bon ma femme en a décidé autrement

     

     

     

     

     

     

    Résumé:

     

    Inde 1986. Ganesh Talai est un petit village situé au sud de l'Inde. Saru 6 ans y vit avec toute sa famille et a pris l'habitude d'accompagner son frère à chacune de ses sorties. Une nuit alors qu'il attend son grand frère à la gare, il prend peur quand celle-ci devient désert et trouve refuge dans un train désaffecté. Lorsqu'il se réveille au petit matin le train est en route pour Calcutta, soit à 1600 kilomètres de son village. Arrivé à Calcutta il se retrouve perdu et livré à lui-même dans une mégalopole où la vie a peu de valeur.

     

     

     

     

    Oh la la! Il est trop mignon le petit! Comment il fait de la peine à courir comme un canard en criant "Guddu! Guddu!".
    Franchement je ne sais pas trop quoi penser de ce film. J'étais déjà pas trop chaud à la base mais bon. Quand je repense à l'idée que je me faisais du film ICI, bah c'est carrément ça en fait. Comment de ne pas être effrayé en voyant un tout petit marmot dans une mégalopole rongée par une misère assez indescriptible pour l'occidental de base. Une ville tellement peuplée que la vie et la dignité humaine n'ont pas vraiment de valeur. De ce fait, même s'il évoque les sujets avec pudeur, le film n'oublie pas de montrer une certaine réalité qui touche les pauvres et en particulier les enfants: enlèvements, trafics, pédophilie... Ca fait assez mal au cœur.

    Bon le film m'a touché aussi pour des raisons personnelles. J'ai pas été un enfant des rues hein mais à peu près au même âge que lui je me suis retrouvé quelques mois en galère avec ma sœur à Madagascar dans ce qu'on va appeler une famille d'accueil. Je ne m'étendrai pas sur le pourquoi du comment on a atterri là-bas (c'est tellement con) mais je peux dire c'était une famille très pauvre d'un bidonville de Tana et on a vécu comme eux à tel point qu'avec ma sœur on s'était presque résignés à finir loin de Paris. Et quand je dis pauvre j'exagère pas, y avait une décharge pas très loin où on allait jouer avec les gamins du quartier. Heureusement pour nous on est revenus à Paris, c'était une famille d'un extrême gentillesse et surtout il y avait pas de pédophiles dans le coin. Rien de comparable avec le sordide du film mais bon on est restés plusieurs mois là-bas donc ça marque un peu. Non non je ne suis pas un mythomane, j'ai juste un petit passif niveau cassocerie mais j'ai connu nettement pire que moi.

     

     

     

     

    Saroo (Sunny Pawar) et Guddu (Abhishek Bharate) son grand frère

     

     

     

    Pour en revenir au film, en vrai le problème, c'est qu'au delà de l'histoire assez étonnante du malheureux Saru (un histoire vraie qui plus est), je n'arrivais pas à m'enlever de la tête l'impression de voir une version américaine du très beau film  Va, Vis et Deviens, mais avec des gens normaux à la place des Juifs  ( ).

     En vrai il y a comme un je ne sais quoi qui m'a énervé dans ce film. Une espèce de sentimentalisme qui tourne au chantage affectif, avec violons, pathos etc. ca m'a fait chier. L'histoire est déjà assez triste en elle-même alors pourquoi en rajouter? Ca tire trop sur la corde à mon goût. Autant la première partie est très bonne autant la seconde tire un peu trop en longueur. Et je sais pas j'ai pas trouvé ça aussi touchant que dans le film de Radu Mihaileanu. Les images sont belles et poétiques, la musique composée par Dustin O'halloran est excellente (j'y reviendrai), l'interprétation est sans faille, mais malgré tout j'ai l'impression qu'il y avait un truc un peu factice qui voulait vraiment nous forcer à lâcher ma petite larme (je me suis retenu, elle est pas tombée). C'est assez dommage parce que bon l'histoire se suffit à elle-même pour devoir en rajouter.

     

     

     

    Saroo à Calcutta. "Guddu!! Guddu!! Où est Guddu?"

     

     

    Après faut relativiser ça reste un bon film assez poignant et très bien réalisé. Côté réal parlons-en: elle est très bonne quoi. Le début ressemble assez à un cauchemar pour dériver vers une mise en scène assez poétique lorsqu'il grandit. Côté interprétation c'est top: comme je l'ai dit le petit Saru est tout mignon et il est très convaincant dans son rôle d'enfant des rues tout crasseux (on dirait limite un Rom des fois), tous les autres acteurs sont très bons et Nicole Kidman est assez touchante dans son rôle femme mûre, puis de vieille mère adoptive.

     

     

     

    Sue Brierley (Nicole Kidman), une mère adoptive débordante d'amour

     

     

     

    Pourtant c'est quand même Dev Patel qui porte le film faut l'avouer. Même s'il était déjà connu pour avoir joué dans la série Skins (c'est un Anglais) je l'ai découvert comme beaucoup dans Slumdog Millionnaire, et il va de soit que je l'ai aussitôt détesté. Déjà j'aimais pas sa tête de con mais en plus quand j'ai su qu'il avait quand même réussi à détourner Freida Pinto, sa partenaire dans le film, ça n'a pas aidé. Freida Pinto bordel! Comment il a fait sérieux? C'est puérile je sais mais 'y peux rien. C'est comme quand tu baves sur Eva Mendes et que tu lis que Ryan Goslin vient de lui faire un gosse, t'as du mal à l'apprécier même s'il joue bien. C'est comme ça, les meufs sont des stars que j'aurais jamais eu l'occasion de voir en vrai mais bon... Enfin bref tout ça pour dire que j'aime pas trop cet acteur, d'autant plus qu'il a joué Zuko dans l'adaptation catastrophique du dessin animé Avatar par Shyamalan. Néanmoins force est d'avouer que c'est un très bon acteur, du coup maintenant je l'aime bien, enfin un peu. Défaut savoir rester objectif par moments (même si Freida Pinto... quand même...).

     

     

    Saroo (Dev Patel) un Australien qui cherche son passé

     

     

     

    Bon bref, Lion même s'il tire un peu vers le pathos, reste un bon film assez touchant sur l'incroyable aventure du petit Saroo, qui malgré ses mésaventures a eu une chance assez peu commune. Et puis je pensais que le titre était en référence à l'Inde (c'est l'emblème du pays) mais en fait non, il y a une autre raison qu'on découvre à la fin. Allez, je pourrais me l'acheter rien que pour revoir la scène où il cherche son frère en criant Guddu!! Guddu!!!

     

     

     

     

    Ouais non, le télécharger ça suffit en fait.

     

    Allez next!

     

     

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  • Mon ami lecteur, si tu as plus de 30ans et que tu as connu le légendaire Club Dorothée, tu es forcément tombé au moins un jour sur un de leurs meilleurs animes et un des plus grands succès de l'émission (après Saint Seiya, DBZ et Ken le Survivant quand même). Je parle évidemment du Collège Fou Fou Fou, dessin animé incroyablement con dont l'humour tenait pour moi du génie (j'ai dû tous les voir), et dont le générique français chanté par Bernard Minet est resté dans les mémoires. 

     

     

    En vrai j'ai rematé quelques épisodes, ça a salement vieilli quand même. En fin bref, si tu croyais avoir tout vu en matière d'humour débilo crétin au niveau anime, tu t'es bien goourré. High School Kimengumi (le titre original) n'était en fait que l'arbre qui cache la forêt.

    Voici un petit florilège des animes les plus mongoloïdes que j'ai pu voir:

     

     

    Gintama

     

     

    Tout d'abord il faut savoir que c'est, à l'instar de One Punch Man, un manga à la genèse particulière. Hideaki Sorachi, son auteur, est un autodidacte, qui s'est mis à créer ce manga alors qu'il était au chômage. Résultat aujourd'hui il est dans le top des ventes derrière One Piece et Naruto. Comme quoi le destin...

     Gintama annonce la couleur dès le début. L'histoire se passe à l'époque d'Edo (16 ou 17ème siècle environ), Edo étant envahi par des extraterrestres qui ramènent avec eux leur technologie avancée (celle du 21ème siècle en gros) et en profitent pour dicter leur loi aux pauvres humains, eux-mêmes devenant une caste inférieure. Au menu: un héros diabétique, une milice aux ordres du shogunat (le légendaire Shinsengumi) comprenant un chef idiot, un psychopathe et même un mec qui passe son temps à s'entrainer au badminton (??), des révolutionnaires, une ninja accroc au bondage, une ado "extraterrestre" hyper forte et complètement teubé, un sidekick à lunettes, un "chat-chien" qui passe son temps à essayer de bouffer tout ce qu'il trouve (même les humains). Bon il parait que ça devient sérieux, voire poignant par moments mais j'ai pas été assez loin pour juger. Enfin ça reste bien marrant et bien débilos malgré tout.

     

     

     

    A noter l'humour est parfois ultra référentiel (ça parodie plein d'autres mangas) et joue aussi beaucoup sur des jeux de mots totalement cons, donc V.O.S.T OBLIGATOIRE.

     

     

     

    Kill La Kill

     

     

     

    Je crois que c'est un des trucs les plus débiles que j'ai pu voir. Pour l'histoire: une meuf  vient dans un nouveau lycée afin de venger son père. Elle pense trouver la réponse à ses interrogations en la personne de Satsuki, la présidente du conseil des étudiants, et accessoirement la personne la plus importante de la ville.

     

    Non mais alors là! Voir des meufs se battre avec de "la lingerie de combat" (je vois pas comment on peut appeler ça autrement), dont une avec un ciseau géant (oui un ciseau, pas des ciseaux), un prof à lunettes qui est en fait un playboy sous couverture, la milice des Nudist Beach contre l'invasion des textiles extraterrestres... Des fois je me demande où les mecs vont chercher tout ça. Au-delà de la débilité évidente du machin, il y a néanmoins des combats hyper fluides et très bien animés. Enfin l'anime en lui-même est assez marrant mais ça part tellement dans tous les sens que ça fait mal à la tête.

     

     

     

    Sakamoto Desu Ga?

     

     

     

    Putain mais ce truc! Avec sa musique improbable qu'on croirait tirée d'une série française des années 80 genre Maggie, c'est juste magique. Le mec le plus classe du monde, qui attire sans le vouloir toutes les filles (et femmes) de Tokyo, et de ce fait, est détesté par tous les garçons de son entourage, du moins au début. Parmi ses ennemis et rivaux on peut trouver un prof de sport autoritaire, un playboy gros, et surtout un méchant lycéen trentenaire qui a redoublé 15 fois (!!!)
    Ce truc est d'une débilité rarement vue en ce qui me concerne. Quoi que le mec fasse, il le fait avec une  classe absolue. Faut le voir pour le croire!

     

     

     Du (très) grand n'importe quoi.

     

     

     

    Ninja Slayer

     

     

    Alors ce truc, tu mates l'affiche t'as l'impression que c'est mortel. Puis tu mates l'anime et... Le bordel est encore moins bien animé que South Park ha! C'est limite si t'as pas l'impression de mater deux gosses jouer avec des playmobiles. Un vrai délire.

     

     

     

    Prison School

     

     

    Je sais j'en ai déjà parlé mais putain cet anime part tellement loin dans le irrespect que c'en est instantanément classique. Ce masochisme ultime, cette connerie absolue, ce scénario plus complexe que la plupart des films d'évasion... Honnêtement, faut être très intelligent et sacrément tordu pour pondre un truc pareil. Je crois que c'est quand même interdit aux moins de 16 ans tellement c'est graveleux. Ca n'en reste pas moins un des animes les plus hilarants que j'ai pu voir.

    Du génie! 

     

     

    Saiki Kusuo No Psi-Nan

     

     

    C'est bien simple, l'histoire de ce mec aux multiples pouvoirs de télépathies qui fait tout pour être normal est assez géniale. Pour autant Saiki No Psi Nan n'est pas vraiment mongol. C'est plutôt un manga/anime comique. L'anime joue énormément sur un humour slapstick avec un comique de situation et des dialogues en accéléré. Mais l'anime repose également sur un comique de l'absurde assez bien foutu. Et surtout il y a une galerie de persos totalement barrés, à commencer par Nendo le meilleur pote de Saiki (avec une crête), un mec tellement teubé qu'il est le seul dont Saiki ne peut pas lire les pensées, ce qui le rend totalement imprévisible. C'est franchement réussi.

     

     

     

     

    Keijo!!!!!!!!

     

     

     

     Ca par contre c'est de la mongolerie à l'état pur. A première vue, Keijo!!!!!!!! (avec huit points d'exclamation, je les ai comptés) est un manga/anime de sport comme il en existe une centaine au Japon (Olive et Tom Prince of Tennis, Slam Dunk, Kuro ko no Basket, Hajime No Hippo, ou encore Ping Pong), suivant un schéma relativement banal inhérent au genre (héroïne surdouée, rivales charismatique, entrainement intensif etc.). A première vue seulement car le keijo, le sport en question est un sport futuriste dans lequel les "coureuses" se battent à coups de fesses et de nichons pour faire tomber leurs adversaires (!!). En résulte un détournement ultra con des passages obligés: l'entrainement des fessiers, techniques secrètes comme le "fessile air-sol"  . C'est presque une parodie en fait. Les Japs n'étant pas pervers à moitié y a pleins de passages assez douteux qui justifient qu'on le qualifie de ecchi, comme Prison School et Kill La Kill.

     

     

     

     
    Non mais sérieux...

     

     

    Danshi Koukousei No Nichijou

     

    Bon c'est moins barré et un peu moins marrant que d'autres avec un ratio d'environ un sketch sur trois (les autres étant parfois téléphonés). Non j'ai continué un peu mais c'est nul en fait. Néanmoins rien que le deuxième sketch du premier épisode avec les jupes m'a tué. La référence à Full Metal Alchemist j'étais vraiment pas prêt putain.





    Meilleure scène de la série. Les 2 premiers épisodes étaient pourtant prometteurs et assez marrants mais finalement on peut s'arrêter après le deuxième ou troisième vu que le reste c'est de la merde. Dommage...

     

     

    Quand tu crois avoir vu le pire du con tu trouves encore plus pire:

     

    B Gata H Kei

     

     

    Mon Dieu, j'ai jamais vu un pitch aussi con que celui-là. Suivez plutôt: Yamada, 15 ans et demi, est une bombe sexuelle. Mais elle est encore vierge (!!!). Alors qu'elle arrive au lycée, elle cultive le projet de se faire dépuceler pour ensuite pouvoir se taper "100 potes de baise". Elle jette alors son dévolu sur Takashi, un puceau de sa classe, pour franchir le cap du premier chibros.

     

    Bon en vrai c'est une "histoire d'amour" à la con mais putain un pitch pareil, c'est limite malsain. Déjà le "encore vierge" à 15 piges euh comment dire. Puis évidemment le projet de se faire démonter par 100 mecs ça craint méchamment franchement. Heureusement que le traitement est presque tout public (y a pas de cul) mais déjà avoir cette idée... Et puis heureusement c'est relativement marrant. C'est le principal

     

    Bon je vais m'arrêter là parce qu'après dans les mangas et anime un peu chaud, plus c'est sexy plus ça devient complètement débile. Je me rappelle encore de Dr Feelgood, un manga (et un film) qui était sorti quand j'étais encore au collège sur un sexothérapeute avec une tête de bite au sens propre, ou encore de Shin Angel avec une lycéenne qui se bagarre entre deux passages à la casserole. Rien que d'y penser ça me fait mal à la tête...

     

    D'ailleurs on peut remarquer que l'humour tourne souvent autour du cul et que les Japs ont un vrai problème à ce niveau. Vivement que les Femens arrivent au Japon qu'on rigole un peu.

     

     

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    James Gray est un mec fascinant. Même s'il est moins célèbres que certains comme Paul Thomas Anderson (There Will Be Blood est juste un des plus grands films des années 2000 pour moi ni plus ni moins), c'est assurément l'un des plus grands réalisateurs contemporains. Et malgré le fait que je n'ai pas vu tous ses films (toujours pas vu Two Lovers et The Immigrant pourtant passé récemment sur Arte), c'est un des rares réalisateurs américains à ne m'avoir jamais déçu.

     

     

     

     

     

     

    Si je ne dis pas de conneries j'ai dû entendre parler de ce projet il y a près de dix ans facile. Peu après Two Lovers il me semble. Ce projet, très personnel (comme tous les autres),  a été porté donc durant tellement d'années qu'il a failli être abandonné à plusieurs reprises faute de financement. Je pensais d'ailleurs que c'était le cas jusqu'à ce que j'en entende parler il y a genre 3 semaines. Dans la première version il me semble que Brad Pitt devait interpréter le rôle titre. Dans tous les cas, il est resté attaché au projet vu qu'il a co-produit le film via Plan B, sa société de production.

     

    Le véritable Percy Fawcett

      

     

     

     James Gray n'est pas un réalisateur de base. C'est un intellectuel, un mec très cultivé qui a connu le succès assez tôt et a décidé de se préserver au maximum de la machine hollywoodienne. Il donne assez peu d'interviews et a su très tôt qu'il réaliserait peu de films mais prendrait beaucoup de temps à travailler à leur élaboration.

     

     

     James Gray

     

     

    Si Friedkin peut être considéré comme un des pères spirituels de James Gray (il suffit de voir We Own The Night pour s'en rendre compte), il partage également de nombreuses similitudes avec Stanley Kubrick. En effet, James Gray cultive aussi un trait de caractère obsessionnel. Obsédé par la structure (du scénario), obsédé par la composition du cadre, de l'image, par  les moindres détails de ce qu'on verra à l'écran. De fait il y a un vrai parti pris au niveau de la lumière qui rappelle un peu celle des films des années 70 avec cette diff et ces clair obscurs qui donnent au tout une couleur si particulière. En bref le film est d'une beauté formelle à toute épreuve. Il m'a rappelé par moments des films comme les Moissons du Ciel de Terrence Malick, ou même certains films de Visconti.

     

     

     

    Percy Fawcett (Charlie Hunnam), un soldat qui souffre d'un lourd héritage familial 

     

     

     

    Je l'ai déjà dit ICI, je ne comprends pas ce qui peut pousser des réals à tourner dans la forêt. J'ai pas lu de compte rendu de son tournage mais je me doute qu'il a dû être difficile. Enfin il l'a cherché en même temps.

    Ce qui est étrange c'est qu'à moins de connaître l'histoire vraie du fameux Fawcett (et/ou d'avoir lu le bouquin retraçant son parcours dont est adapté le film), il est difficile d'appréhender le déroulement du film. On peut avoir à l'esprit les grands films sur l'enfer vert comme Sorcerer, Aguirre et Fitzcarraldo (que je n'ai toujours pas vus, d'ailleurs il y a un passage qui m'a malgré tout fait penser à ce film), voire même Apocalypto si on veut, on restera je pense assez surpris par le traitement de James Gray. Ici, pas de basculement vers la folie, pas de retour vers une animalité perdue ou d'espèce de communion avec la nature. Non simplement un émerveillement face à sa grandeur, à côté de laquelle le héros se sent petit et insignifiant, sans pour autant tomber dans l'angélisme primaire. C'est d'ailleurs ce qui fait la force et aussi la faiblesse du film je pense. La mise en scène est tellement millimétrée qu'elle pourrait presque paraître académique. C'est pourtant pas le cas. James Gray fait dans le classicisme, pas dans l'académique, et je pense que sa mise en scène permettra à ce film de supporter les années, avant de penser à la course aux récompenses (même s'il est bien parti pour rafler quelque chose). C'est un choix. Il n'empêche que je me dis qu'il manque un petit grain de folie à l'image de la folle entreprise de ce personnage.

     

     

     

    (Sienna Miller) qui est loin d'être une épouse docile

     

     

     

    Côté formel, comme j'ai dit c'est top: la mise en scène est magnifique (l'introduction est un modèle du genre), les décors et la photo sont excellents. D'ailleurs ça faisait un moment que je n'avais pas vu le nom de Darius Kondji au ciné. Il risque de choper un nouvel oscar pour celui-là. Au niveau de la distrib, il faut savoir que James Gray est un excellent directeur d'acteurs, elle est donc parfaite comme on pouvait s'y attendre. Charlie Hunnam est excellent dans le rôle titre et parvient aisément à oublier son rôle de biker de Sons of Anarchy, Sienna Miller est également très convaincante dans le rôle de cette épouse un peu trop moderne et indépendante pour son époque. Mais honnêtement s'il y en a bien un qui m'a bluffé c'est Robert Pattinson. J'aime bien ces acteurs ou chanteurs qui se battent et prennent des risques pour prouver au public qu'ils ont un réel talent malgré leur passé. Il l'a déjà dit plusieurs fois, il  souffert de sa surmédiatisation suite à Twilight au point de regretter d'avoir participé à la fameuse saga (faut pas pousser, il existerait pas sans Twilight non plus). Bref tous les cas, son interprétation a de quoi faire taire les éventuels détracteurs tellement il crève l'écran.

     

     

    Henry Costin (Robert Pattinson), fidèle compagnon de Percy Fawcett

     

      

    Magnifiquement écrit, réalisé et interprété, Lost City of Z, est un très très beau film qui a connu un accouchement difficile mais le jeu en valait amplement la chandelle. Un film à la fois épique et profond sur la vie intense homme en proie à une obsession qui deviendra à la fois sa raison de vivre et sa malédiction. Et puis il y a ce magnifique morceau de Ravel tiré de Daphnis et Chloé qui revient tout le long du film:

     

     

     

    En espérant qu'il ait le succès qu'il mérite. Il m'a donné envie de mater Aguirre et Fitzcarraldo tiens.

     

    Allez le voir putain!

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  • Ce soir en rentrant chez à 21h30, je me suis demandé ce que je pouvais bien regarder. J'avais commencé The Strain, la série "créée" par Guillermo Del Toro. Mais soyons honnêtes, voir un vieux con se battre contre des vampire avec une épée magique à New York... Moyen quoi.

     

     

    Nan, j'y arrive vraiment pas.

     

     

    Alors j'ai regardé ce qu'il y avait à la télé: Lucy (lol) sur TF1, Capital sur M6 avec leur sujet putassier de rigueur en ces périodes pré-électorales... Mouais mais non.   Du coup, je me suis mis à mater Super Size Me sur LCP Public Sénat.

     

     

    Je ne l'avais jamais vu mais ca va, il est cool. En fait, dix ans plus tard on n'apprend pas grand chose mais le docu reste moins con qu'il n'y parait.

     

     

    Après vu que je me faisais chier, j'ai mis Lucy qui passait sur TF1.

     

     

    "On utilise 10% de nos capacités cérébrales. Elle est à 100%" Normal, sans pression. D'ailleurs c'est pas la tagline de Limitless ça? En même temps il est pas à un pompage près notre ami Luc.

     

    J'arrêtais pas de penser à un pote qui m'avait dit "il est nul, ce film! A la fin c'est un reportage animalier le truc. Y a des lions qui baisent." 

    Alors j'ai guetté la scène. Je tombe sur l'autre dinde de Johansson qui sort à Morgan Freeman "on a toujours pensé que 1+1=2, mais en fait 1+1=1" avec la gueule de Morgan Freeman qui se retient de rigoler et tente vaguement de faire le mec concerné en pensant à son gros chèque. Du moins jusqu'à ce que Choi Min Sik tire partout face à un poulet bien de chez nous. Aucun doute, Luc Besson est bien dans le coin.

     

    J'ai pas vu les lions qui baisent, par contre, j'ai quand même vu un "truc" qui ressemble à un mélange de Inception, de 2001 L'Odyssée de l'Espace, Akira et même de Ghost In The Shell (sisi), en tout moche évidemment.  On voit quand même Lucy aller à Paris, puis à New York, puis parler avec des apaches, avec des singes, des amibes...

     

     

     

    Puis le baqueux tout vilain dégomme Choi Min Sik et cherche éperdument la "jolie" Scarlett qui a disparu en prenant le soin d'abandonner ses Louboutins au milieu du champ.

     

    Et là je me dis que le mec n'a jamais évolué depuis Nikita et nous ressert inlassablement la même salade avariée. Luc Besson ou la constance dans la beauferie. Tu vois le film en entier, tu ressors avec 10% de neurones en moins lol.

     

    Deuxième partie de soirée: Tomb Raider 2. Je pense que je préfère encore me taper un épisode de The Strain....

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    Résumé:

     

    New York est trop étroit pour Annie, coutumière depuis l'âge de seize ans de fugues aussi mystérieuses que soudaines, notamment en Sicile où Andy, son frère jumeau, a dû se rendre il y a peu pour la faire sortir d'un hôpital psychiatrique. Jusque-là, les proches d'Annie la jugeaient excentrique - n'est-elle pas adepte du Tantra et créatrice de bijoux érotiques ? -, affabulatrice - ne dit-elle pas être poursuivie par des agents du FBI ? -, mais pas schizophrène, comme le prétend ce médecin italien ! Lorsque Annie disparaît à nouveau, Andy doit, pour la retrouver, rassembler les fragments qui composent, entre tendresse et désespoir, la personnalité de sa sœur. Mais revisiter ce passé l'oblige aussi à exhumer les névroses familiales et à affronter certaines vérités...

     

    Déjà ça commence bien avec ce titre à la con (mais vraiment) et qui n'a en fait aucun sens. Des fois je comprends pas les Français. T'as un titre original plutôt sympa et parlant (The moment she was gone). Mais non, tu préfères sortir un titre bien ronflant et débilos mais qui fait bien parce qu'il y a "de l'Aube". Non mais lol. Enfin bref.

     En fait j'ai acheté ce livre dans une librairie de bazar en vacances à La Rochelle. Je regardais les livres à 2€ je crois, des romans de gare pour la plupart, et je tombe sur celui-là. Pourquoi j'ai pris celui-là plutôt qu'un autre? Simplement parce que j'avais vu le nom de l'auteur. En effet, bien que je n'aie jamais entendu parler d'Evan Hunter, c'était autre chose d'Ed McBain. Je crois que je l'avais "découvert" au détour d'un article sur lui suite à son décès. Pour faire simple Ed McBain est devenu un nom de la littérature policière pour avoir été un des premiers sinon le premier à faire d'un commissariat le personnage principal de certaines de ses histoires. Si ça peut ça s'avérer banal aujourd'hui, c'était plutôt novateur à l'époque, car avant on se focalisait sur une enquête et un personnage en particulier plutôt qu'à la vie de tout un service. En gros toutes les séries comme Hill Street Blues ou NYPD Blue lui doivent un certain tribut. Depuis cet auteur m'a toujours quelque peu intrigué.

     

     

    Ed McBain

     

     

     

    Donc je suis tombé sur ce livre qui ne traite absolument pas de commissariat. Le pitch est à la fois intrigant et digne  d'un polar de base, et j'ai eu un peu peur de lire un énième polar à la Patricia Cornwell. Bah non. Ca n'a rien à voir en fait. D'une c'est bien écrit sans fioriture. On sent le mec qui en est à son trentième roman tant l'écriture est fluide et les dialogues incisifs. Tout au long du roman, qui se déroule essentiellement en flashback, on découvre la personnalité complexe d'Annie ainsi que les secrets de famille et d'autres mystères enfouis depuis de nombreuses années. Où est-elle partie? Et pourquoi ? Que s'est-il réellement passé en Italie? En Suède? Plus les pages défilent plus les secrets de famille tombent les un après les autres. Les secrets d'Annie mais aussi ceux de sa mère et de ses frères.

     

    Franchement je pensais pas mais j'ai été assez bluffé par cette petite histoire simple, parfois drôle, parfois dure, mais surtout très touchante autour d'un frère qui s'efforce par tous les moyens de se rappeler chaque détail de sa vie dans lequel il pourrait trouver l'ombre d'un indice sur l'endroit où se trouve sa sœur jumelle. Ce roman c'est l'histoire d'une famille éclatée qui tente de le cacher sous un vernis terne et fade, l'histoire d'un frère et de sa sœur jumelle et de leur relation quasi fusionnelle, l'histoire d'une jeune femme en proie à tous les problèmes.

    J'en dis pas plus sous peine d'éventer  les mystères de ce roman très sympathique et sans prétention. Je lirai d'autres trucs de lui à l'occase je pense.

     

    Très bonne surprise.

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