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    J'avais oublié le résumé (chopé sur Allociné)

     

    Alice, seule survivante de la bataille de Washington contre les zombies, doit retourner à l’endroit où le cauchemar a débuté : le Hive à Raccoon City. C’est là, qu’Umbrella Corporation a regroupé ses forces pour mener un assaut final contre les survivants de l’apocalypse.

     

     

     

     

     

     

    Il y a quelque chose de touchant dans le couple Paul W.S Anderson et Milla Jovovich, un couple (au ciné et dans la vie) un peu (beaucoup?) has been qui s'acharne à faire vivre une franchise qui ne l'est pas moins.

    C'est triste de voir la catastrophe qu'est devenue l'adaptation cinématographique d'un monument du jeu vidéo de Capcom. Et mine de rien, étrangement, je les ai tous vus, aussi je trouve qu'on peut saluer le travail de Paul W.S Anderson, réal-scénariste-producteur de 90% de la franchise, qui affiche une certaine constance dans sa médiocrité. Je crois d'ailleurs qu'hormis le troisième dans le désert réalisé par l'Australien Russel Mulcahy (le meilleur de la saga, c'est bien le minimum quand on a fait Razorback et surtout Highlander), il a "écrit" et réalisé tous les autres.

     


    Alicia (Milla Jovovich), en mode Mad Max

     

     

    Bon on va gentiment faire abstraction des incohérences de l'histoire comme d'hab, déjà que les deux précédents étaient assez hallucinants à ce niveau (en gros on comprend rien aux 30 premières minutes de Afterlife et Retribution). Côté intro celui-là va à contre sens de ses prédécesseurs puisqu'il prend le temps d'expliquer le pourquoi du comment du bordel. En gros, et pour la sixième fois: le méchant trust pharmaceutique Umbrella (Sanofi en gros) a développé le virus T, un super produit capable de tout guérir, même la mort. Malheureusement faut pas guérir les morts sinon ils se réveillent après et foutent le zbeul. Heureusement, l'immortelle Alicia qui a inoculé le virus reste notre dernier recours pour récupérer l'antidote avant qu'il n'y ait plus aucun humain sur Terre c'est à dire dans 48 heures.

     

    Alicia lors d'une des nombreuses scènes surréalistes (sisi elle s'en sort)

     

     

    Sans surprise on enchaine les scènes d'action comme s'il fallait écrire l'histoire après. Ca tire, ça se tape, ça explose dans tous les sens pendant une heure et demie facile. Le problème, c'est qu'en plus d'être écrit avec les pieds (démonstratif à en mourir), c'est réalisé et monté de la même manière, à croire que Paul W.S Anderson est un aveugle épileptique atteint de Parkinson. Ca surdécoupe à mort rendant l'action totalement illisible les trois quarts du temps. Dommage.

     

    La moto de la mort qui déchire

     

     

    C'est bien dommage parce qu'il y a néanmoins quelques passage assez fun comme une intro assez efficace avec une Alice en plein désert, ou encore comme la torture où les "méchants" attachent Milla Jovovich derrière un camion blindé et l'obligent à courir avec pleins de zombies à ses trousses. Mais voilà Paul W.S Anderson a malheureusement baclé à la fois le scénario et la mise en scène.

    Enfin on va pas faire les étonnés, c'est une habitude chez lui. Normalement, quand on va voir Resident Evil on y va encore en connaissance de cause.

     Côté interprétation, c'est en phase avec le reste: Iain Glen, connu pour interpréter Jorah Mormont dans  Game of Thrones et présent dans la saga depuis le deuxième volet, surjoue étonnamment pour un Anglais. Le reste du casting est du niveau d'une série B lambda (comme le film donc), le Coréen Lee Joon-gi (une star du pays)joue l'Asiat de service et fait donc une démo de kung fu. Seule Milla Jovovich y croit encore un minimum et semble s'être investie comme si elle avait mis toutes ses thunes dans le projet.

     

    Bref en sonnant le glas de la franchise (du moins on l'espère!), Milla Jovovich et PS Anderson ont mis les moyens et ont voulu donner un souffle épique à une série qui n'en demandait pas tant. Manque de bol, même s'il rehausse le niveau, le film reste aussi débilo mongoloïde que ses prédécesseurs. Néanmoins, ce Final Chapter reste sympathique à mes yeux, il est le plus impressionnant de la saga (les monstres sont assez réussis), et surtout il reste un divertissement sans prétention. C'est déjà beaucoup!

     

     

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  • Ce qui est bien avec le ciné US, c'est que quand tu mates un très bon film au ciné (Paterson en l'occurrence) qui te redonne un peu d'espoir sur une certaine mentalité, tu redescends vite fait sur terre en matant le suivant.

     

     

     

     

    Résumé Télérama:

     

    Le célèbre écrivain Clayton Hammond participe à une lecture publique organisée pour la sortie de son dernier roman. Il a choisi d'y raconter l'histoire de Rory Jansen, un jeune auteur new-yorkais qui partage sa vie avec Dora. Boudé par les maisons d'édition, Rory peine à lancer sa carrière jusqu'au jour où sa fiancée, en plein voyage de noces à Paris, lui fait cadeau d'une vieille mallette dénichée dans un magasin d'antiquités. Rory y fait une trouvaille : un manuscrit, magistralement écrit, qu'il finit par publier sous son nom. A sa sortie, le roman remporte un immense succès et propulse le jeune écrivain au sommet. A Central Park, Rory croise alors le chemin du véritable auteur...

     

     

     

     

     

     

    Je sais pas j'ai trouvé ce film d'une connerie abyssale.

    Cette espèce de sacralisation du grand écrivain tourmenté (mais pas trop), qui ne réussit à trouver le génie que dans sa tour d'ivoire avec néanmoins une soif de reconnaissance (reconnaissance caractérisée par de l'argent et la célébrité). Y a quelque chose de très puéril dans cette vision.

     

    Le riche, célèbre et talentueux écrivain Clay Hammon (Dennis Quaid) et sa groupie (Olivia Wilde)

     

     

    En plus, lors de la lecture du roman, on a droit à des phrases à la con du style: "Il aimait se battre pour payer son loyer"  Hein?? Rêver d'avoir du mal à payer son loyer, c'est quoi cette phrase de fils de p ? Pourquoi pas il aimait être au RSA? Il rêvait d'être SDF?

    "C'était un jeune écrivain aux abois, se battant pour faire entendre sa voix." Ah bon? Au-delà de la tournure bien naze comme il faut, le mec est plutôt un parasite qui vit aux crochets de sa femme et de ses parents. Enfin bon, à chacun sa définition de "vivre aux abois"...

     

     

     

    Rory Jansen (Bradley Cooper), un jeune branl... écrivain aux abois

     

     

    Ce qui est assez drôle (ou cynique, c'est selon), c'est que les mecs font une référence à John Fante alors que c'est un mec qui était quasi inconnu de son vivant lol. En gros les mecs ont tout compris (lol). Tu veux vivre comme des mecs qui étaient fauchés et ont été reconnus sur le tard ou uniquement par la critique mais tu cherches l'argent le succès et la consécration en même temps. Hmmm... très logique tout ça....

     

     

    Rory et sa femme (Zoe Saldana) en voyage de noces à Paris. Que fout la meuf à droite? 

     

     

     

    En plus y a un mépris assez détestable dans la hiérarchisation des "genres littéraires" quand le héros finit au service courrier d'une grande maison d'édition et tombe sur un collègue qui lui sort:"j'étais comme toi y a quelques années. Aujourd'hui je me suis fait une raison, j'écris de la science-fiction". On sent le dédain pour la SF comme si c'était un genre réservé aux loosers par rapport à la "grande littérature". Il faut vraiment être d'une prétention et pas connaître grand chose en littérature pour sortir ce genre de truc aux Etats-Unis, et encore plus quand on sait que Cormack McCarthy a obtenu le prix Pullitzer (ultime consécration littéraire aux States) en 2006 pour La Route,un roman post apocalyptique tout de même.

     

     

     

    Rory à deux doigts de mal tourner et finir dans la SF

     

     

    On enchaine avec des phases à la con du style :"votre album de jazz préféré est Kind Of Blue de Miles Davis". Ah ouais ça c'est du scoop. C'est aussi mon album de jazz préféré, et accessoirement probablement le préféré de la plupart des gens qui ne s'y connaissent pas trop en jazz vu que c'est un des plus grands albums de Miles Davis et un des plus accessibles également.

     

    Côté histoire, en plus de vouloir se la jouer malin avec ses mises en abyme à répétition (c'est pas "le film dans le film" mais "le livre dans le livre" lol), les scénaristes ont essayé de nous sortir un vieux twist à la Kayzer Soze. L'auteur parle-t-il de lui? Est-ce un roman autobiographique? Ou bien une fiction? Non mais sérieux. Genre y a un suspense de fou (déjà qu'on s'en bat les c. )

     

     

    En vrai, le seul intérêt de ce film est son casting trois étoiles: Bradley Cooper et Zoë Saldana dans les rôles principaux (il est aussi producteur du film, ça a dû aider pour la pécho en route), mais aussi Jeremy Irons, Dennis Quaid, JK Simmons, et même Zeljko Ivanek. Bradley Cooper retrouvera par ailleurs Zoë Saldana pour les Gardiens de la Galaxie (il joue le raton laveur).

     

     

     

    Un  vieil homme (Jeremy Irons) qui rencontre un "grand écrivain"

     

     

    Ironie du sort, Brian Klugman et Lee Sternthal, les 2 réal-scénaristes, ont été accusés de plagiat vu qu'un film allemand sorti quelques années avant traitait d'une histoire similaire.

     

     

    Bref, on enlève la distribution impeccable, ce film c'est de la grosse merde, prétentieux (jusque dans son titre) et académique au possible (ça suce les oscars mieux que Katsumi). Manque de bol, il s'est bien vautré niveau critique et box office. C'est pas plus mal...

     

     

     

    Neeeeeext!!!!

     

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     Bon je voulais le publier avant la fin de l'année mais j'ai pas eu le temps.

     

    Parce que j'ai quand même écouté des trucs sympas ces derniers mois et qu'il n'y a pas que la folk dans la vie.

     

    Corinne Bailey Rae - Heart Speaks In Whispers

     

     

    Alors que son premier album a remporté un succès aussi considérable qu'inattendu(4 millions d'albums dans le monde), Heart Speaks In Whispers, le troisième effort de la jolie Corinne a été accueilli dans une indifférence polie. Peut-être qu'on lui a reproché son orientation un peu trop neo soul, je sais pas. Moi, j'aime bien (sauf la chanson Horse Print Dress parce qu'elle arrête pas de faire des "ouh ouh!" mais ça c'est parce que j'ai l'esprit mal placé). Pour moi de toute façon elle reste une valeur sûre. Par contre je la préférais à l'époque de son deuxième album. Ses cheveux étaient assez longs comme ça. Et puis je suis allergique aux reprises de classiques (ici Do You Ever Think Of Me). Le pauvre Curtis n'a rien demandé à personne alors laissez-le bordel. Enfin elle s'en sort bien en vrai, et c'est toujours mieux qu'Angie Stone qui avait signé un reprise assez catastrophique de la même chanson. 

    Bon album, je kiffe bien. 

     

     

     

     

     

    Alicia Keys - Here

     

     

    Un cran au dessus de ces stars qui s'affichent sur Insta sans maquillage une fois de temps en temps, la belle Alicia Keys va encore plus loin en décidant de ne plus se maquiller du tout "parce que c'est faux, que ça nique la peau et que c'est pas gentil pour les baleines" ou un truc comme ça.  Et tout ça aussi pour te montrer que même sans ça la meuf garde un physique très hautement fréquentable (niveau visage du moins parce que c'est une adepte du yoyo). Même si elle m'insupportait à l'époque de son premier album tellement on l'avait sucée avec ses nattes collées genre la nouvelle Aretha Franklin, j'aime bien le personnage. Discrète relativement simple, douée au chant et au piano (et à la guitare, je viens de l'apprendre), et en plus elle fait de bonnes chansons (j'ai pas tout écouté, loin s'en faut). Bref, concernant le dernier album, j'ai écouté deux singles à la radio, j'ai bien aimé, j'ai écouté l'album j'ai bien kiffé. Après elle fait un peu la meuf engagée, comme toutes les chanteuses Noires en ce moment mais y a rien. De ce côté ci de l'Atlantique je m'en tape un peu quoi.

     

    Un son un peu à l'ancienne mais efficace. Propre.

     

     

     

    Solange - A Seat At the Table

     

     

    Aaah la jolie Solange...

    Mine de rien, ce doit être difficile d'être la petite sœur d'une des chanteuses les plus mondialement célèbres et adulées de ces 15 dernières années. Si elle est probablement très connue aux Etats Unis, ici  je n'ai entendu parler de Solange que lorsqu'elle a défendu sa soeur et qu'elle a attaqué Jay Z son goujat de beau frère dans un ascenseur (scène mémorable filmée par une caméra de surveillance dont la vidéo a fait le tour de la planète). De fait, elle n'a jamais rencontré  le succès en tant de chanteuse. Solange c'est typiquement le genre d'artiste que je connais de nom mais que je prendrais même pas la peine d'écouter en temps normal (idem pour sa sœur en fait). Pourtant s'il y a bien un album qui m'a bluffé dernièrement c'est le sien. En théorie j'étais censé en entendre parler sans y prêter la moindre attention mais un son diffusé sur Nova avait attisé ma curiosité. Du coup j'ai écouté le reste.

     

     

     

    Bon c'est simple, il tourne en boucle depuis sa sortie (enfin sa sortie sur le Net). Je crois qu'il n'y a aucun titre que je zappe.Elle peut quand même remercier la légende Raphael Saadiq qui a produit une grosse partie des sons. Ce qui se ressent fortement dans l'ambiance, même si elle se permet un ou deux sons sous influence (comme Don't Wish Me Well où on ressent l'influence de Little Dragon). Par contre c'est quoi cette pochette sérieux?

     

     

    On dirait Louis XIV bordel. Passer de la photo dessus à ça? Le no make-up challenge ça va pas à tout le monde. N'est pas Alicia Keys qui veut. Remets-moi du maquillage, et plus vite que ça! Facilement un de mes albums de l'année (oui oui j'insiste).

     

     

    Schoolboy Q - Blank Face

     

     

     

    Cette pochette... On dirait Mike Myers d'Halloween le mec. Enfin je la trouve assez réussie dans le délire (comme souvent avec lui).

    Bon il est sorti y a plusieurs mois déjà. Etant donnée la claque que je m'étais prise avec Oxymoron, j'attendais son album avec assez d'impatience et d'appréhension. Et finalement il est sorti et j'ai même pas calculé. Parce que hormis ce son assez monstrueux:

     

     

    Les autres singles m'ont pas vraiment convaincu. Ceci étant, j'ai tout de même fini par acheter l'album. Bon bah Blank Face est un bon album assez homogène et très bien produit, avec un SchoolBoy Q fidèle à lui-même. Néanmoins le reproche que je pourrai lui faire est qu'il ne contient pas de son aussi lourd que le précédent. On a un seul Groovy Tony là on avait Hell of A Night (au titre explicite, on dirait vraiment le sheitan par moments ce mec), Hoover Street, Man of The Year, ou même Break The Bank. Enfin on peut se rattraper avec le très bon clip de John Muir. D'ailleurs je viens de capter que ce con a clippé presque tous les sons de l'album. Ah ouais quand même... 

     

     

    Dave East - Kairi Chanel

     

     

     

    Avec sa tête de playboy arrogant, il a tout du rappeur susceptible de m'insupporter. Comme quoi...

    On va passer rapidement sa bio (en gros il a grandi à New York,  il a tenté une carrière dans le basket mais a finalement préféré se concentrer sur le rap)

    Personnellement je ne connaissais pas jusqu'à ce que je tombe par hasard sur un lien Youtube de sa dernière mixtape.

     

     

     

     

    Honnêtement ça faisait longtemps que je n'avais pas apprécié la mixtape (très bien produite au demeurant) d'un rappeur New Yorkais. Je pense que le dernier rappeur en date était Skyzoo donc ça remonte déjà à quelques années.
    Pourtant si j'apprécie Dave East, ce n'est pas forcément parce qu'il impressionne en tant que rappeur (ce qui est loin d'être le cas), mais c'est plutôt parce qu'il a une certaine personnalité. En effet, ayant vivoté entre Harlem et le Queens toute sa jeunesse, Dave East se positionne d'emblée à contre courant de se qui se fait un peu partout et se revendique des légendes New Yorkaises sans pour autant tomber dans le boom bap habituel dans "anciens avant l'heure" du genre Torae ou même Action Bronson. 

    D'ailleurs et toujours dans le même ordre d'idée, loin de véhiculer l'image du voyou habituel, on ressent de sa part une volonté d'être non seulement réaliste vis-à-vis de lui-même mais également de prodiguer des textes conscients, ce qui est assez rare dans son créneau. En plus, il ne manque pas d'autodérision, n'hésitant à paser pour le pigeon de service comme dans cette chanson:

     

     

    Non mais quel con...  

     

     

     

    Joe Budden - Rage and The Machine

     

     

     

    Bon il était assez attendu, et apparemment il est à la hauteur des attentes. Perso je ne l'ai pas assez écouté pour émettre un avis concret. Dans tous les cas j'aime bien Joe Budden. C'est le genre de rappeur avec une grande bouche qui n'hésite pas à tirer sur tout ce qui bouge, et son absence totale de langue de bois le rend aussi marrant qu'insupportable, ça lui a valu de nombreuses inimitiés d'ailleurs. A son palmarès d'embrouilles: Inspectah Deck et tout le Wu Tang (il avait sorti qu'il comprenait pas pourquoi pas on adulait autant Method Man et le trouvait rincé ha ha! Il s'en est mangé une pour la peine), Consequence (qui lui en a mis une également ha ha! A sa décharge c'était en traitre), Saigon avec qui il a eu un clash inintéressant au possible (les mecs se clashaient et se suçaient en même temps à base de "c'est le meilleur clash qu'on m'ait fait"), et dernièrement Drake histoire de le remercier de l'avoir cité parmi les rappeurs favoris du Canadien (en gros "tu suces mal mais t'as du goût" comme dirait l'autre). Bref les embrouilles avec ses collègues, c'est son crédo. Ce mec c'est un peu 50 avant l'heure, d'ailleurs ils se sont également embrouillés (quoi de plus logique?). Insupportable, en plus il passe son temps à s'afficher avec des filles qu'on voit normalement que dans les clips. 
    Malgré tout on ne peut pas le réduire à ça. Après un énorme tube le mec a passé le reste de sa carrière dans l'underground et a prouvé qu'il écrivait et rappait mieux que la plupart. Il a de quoi l'ouvrir quoi.  Pour en revenir à ce nouvel album (son 7ème, ou son 9ème, ou bien son 11ème, enfin j'en sais rien), il est entièrement produit par Araabmusik, un mec qui s'est principalement fait connaître par son travail auprès de Cam'ron et des Dipset, puis par de nombreuses prods pour divers rappeurs. Perso j'ai toujours aimé ce qu'il faisait et je trouve qu'il a plutôt fait un bon taff dessus. En résulte un album très propre avec du fond et de la forme. Que demander de plus? Un album un peu plus long peut-être? Je retiens néanmoins Forget (trop courte bordel!) et surtout Idols je trouve assez énorme, où il évoque ce que ses idoles d'hier sont devenues aujourd'hui.

     

    Bref, très bon album.

     

    On verra maintenant ce que va nous apporter cette nouvelle année.

     

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    Résumé

    Paterson est une petite ville du New Jersey qui a vu défiler nombre de célébrités tels le boxeur Hurricane Carter, le duo de comiques Abott et Costello entre autres. Paterson est aussi le nom d'un chauffeur de bus féru de poésie. Paterson conduit le bus 23 qui sillonne la ville qui porte le même nom que lui. Une semaine dans la vie d'un homme ordinaire évoluant dans une petite ville ordinaire. En apparence seulement.

     

     

     

    J'y suis allé un peu en ne sachant vraiment à quoi m'attendre. Et finalement j'ai bien fait.

    Bien bien Jarmush. Même si j'ai pas vu énormément de films de lui (Ghost Dog, Broken Flower), j'ai été agréablement surpris à chaque fois. Jarmush c'est un peu le stéréotype du réal new yorkais indé, un peu dans la mouvance de Tom Di Cillo. D'ailleurs il me semble qu'ils ont émergé un peu à la même époque, sauf que Di Cillo a fini par réaliser des épisodes de New York Unité Spéciale. Life is unfair.

     

    Pourtant ce serait assez injuste de réduire Jarmush à un réal bobo new yorkais (même si y a un peu de ça. Jarmush fait les films qu'il veut et comme il veut. Et paradoxalement ses films sont sincères loin d'être prétentieux en fait.

     

    C'est assez difficile de résumer ce film et de donner envie d'aller le voir tant son histoire est simple et le film complexe en même temps. On y suit le quotidien relativement banal de Paterson, un ordinaire chauffeur de bus qui passe ses journées à sillonner la ville qui porte le même nom que lui.  

     

     

    Paterson (Adam Driver), un chauffeur presque ordinaire

     

    Autour de lui évoluent des personnages aussi ordinaires que pittoresques comme son malheureux collègue dépressif, le barman passionné de musique et d'échecs et surtout sa femme belle et fantasque. Mais cette routine et ces personnages parfois hauts en couleur conviennent assez bien à Paterson qui profite de cette vie bien réglée pour se libérer le temps nécessaire à sa créativité.

     

    Laura (Golshifteh Farahani) en pleine recherche artistique

     

     

    On l'aura compris, ceux et celles qui veulent voir des fusillades et des explosions ou bien une romance mielleuse passeront leur chemin. Grand fan de cinéma japonais, Jarmush fait ce qu'il a toujours fait, avec un montage épuré et de nombreux plans fixes y compris dans les dialogues ( pas de recours systématique au fameux champ/contre-champ). A sa sobre et élégante mise en scène il est aidé par un casting excellent à commencer par le toujours très bon Adam Driver qui convient parfaitement au personnage de Paterson grand personnage un peu aussi sympathique qu'introverti, mutique et lunaire.

    Le reste de la distribution est à l'avenant: la jolie Golshifteh Farahani, que j'avais vue dans le très bon My Sweet Pepperland, est très bonne dans le rôle de la conjointe amoureuse qui passe son temps à se chercher et apporte ce qu'ii faut de sensualité à son personnage (j'adore ce genre de cheveux j'y peux rien). Les connaisseurs auront aussi reconnu Barry Shabaka Henle (un habitué du petit et grand écran: Greys Anatomy, Collatéral, Miami Vice etc.), dans le rôle de Doc le barman, et Masatoshi Nagase qu'on a pu voir dans Les Délices de Tokyo et dans Mystery Train (déjà de Jarmush).

     

     

     

    Paterson et un touriste fan de poésie (Masatoshi Nagase)

     

     

    Paterson est un film rempli d'images clés, à plusieurs niveaux de lecture. Plus qu'une révision d'Un Jour Sans Fin, c'est un brillant exercice de style à la Raymond Queneau ou chaque jour, chaque séquence, suit le même schéma et se répète inlassablement à quelques détails près. Mais c'est également une ode à la poésie elle-même et à l'art ici retranscrit dans sa plus simple et plus pure expression, un art qui transcende les statuts et critères sociaux, financiers, etc. De ce fait dans Paterson la poésie est multiple. Elle nait d'auteurs illustres comme William Carlos Williams (je vais pas faire le mytho je ne connaissais même pas de nom), mais également de poètes plus modestes, de peintres de maison, de rappeurs (ici Method Man dans son propre rôle), d'écolières, de chauffeurs de bus, de globe-trotteurs japonais.

    C'est une réflexion sur le fait que l'art prend sa source n'importe où, et sur le fait qu'être artiste n'est pas une prérogative réservée à une certaine élite reconnue mais que tout le monde possède en lui-même la légitimité de prétendre à ce statut à partir du moment où il ressent le besoin de l'exprimer. D'ailleurs le film se permet de rappeler que même certains artistes très connus occupaient un emploi à côté de leur activité artistique. 

     

    C'est évidemment un film qui me parle, en tant que personne ayant une vie relativement ordinaire qui s'efforce d'achever un roman qui soyons honnête à peu de chance d'être un succès, ne serait-ce qu'édité. Mais tout comme Paterson, j'écris principalement parce que j'en ressens le besoin, rien de plus. 

     

    Bref, Paterson est un très beau film que je n'oublierai pas de sitôt (je l'ai vu deux fois en 10 jours). Et c'est un film que je conseille à tous les rêveurs et artistes, reconnus ou pas.

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  •  Bon je sais, j'ai pas calculé le forum depuis la nouvelle année mais bon y a pas mort d'homme hein. Enfin bref

     

     

     

    Premier film de l'année. Pas le meilleur j'espère mais assurément pas le pire. Du moins j'espère aussi.

     Résumé

     

    Dans un futur indéterminé, l'humanité a colonisé d'autres planètes extrasolaires. Délaissant une Terre surpeuplée et polluée, des milliers colons se portent volontaires pour un très long (et onéreux) voyage à bord du vaisseau l'Avalon afin de rejoindre une exoplanète dans 120 ans. Chacun des voyageurs, y compris l'équipage, voyage dans une capsule cryogénique permettant de plonger le corps en léthargie. Malheureusement pour Jim Preston, un défaut ouvre sa capsule plus tôt que prévu. Il réalise alors qu'il est tout seul, et qu'il lui reste encore 90ans avant le réveil des autres passagers. 

     

     

     

    hummmm... Alors comment dire... Le sujet est intéressant (enfin je trouve). Les bases sont clairement posées, même si la mise en scène peine à réellement insuffler le sentiment de solitude qu'est censé éprouver le pauvre Preston (enfin c'est toujours mieux que Seul sur Mars à ce niveau). Et au jeu du avec qui partiriez-vous sur une île déserte? La réponse est vite trouvée. Personnellement et je ne pense pas être le seul, j'aurai fait pareil.

     

    Jim Preston (Chris Pratt) qui découvre les joies du service réclamation intersidéral

     

     

    En fait, la plus grande partie du film, assez intimiste au demeurant est même plutôt réussie je trouve. On retrouve les considérations métaphysiques habituelles inhérentes à la science-fiction: qu'est-ce qui fait que la vie vaille la peine d'être vécue etc. Même si la réal est assez passe partout, je trouve que le film se mate sans déplaisir. Et même l'histoire d'amour entre ce pauvre malheureux d'origine modeste et cette fille de l'Upper East Side (le coin bourge de Manhattan) est même plutôt correcte, une histoire où toutes les conventions et barrières sociales sont disparues, avec un couple qui n'a pas vraiment d'autre option que de s'aimer pour vivre.

     

    Jim qui cherche à se faire pardonner d'avoir gâché la vie d'Aurora

     

     

    Malheureusement, parce que c'est américain, et que c'est trop chiant comme ça pour le public de base, on va les mettre face à une grosse catastrophe avec explosion et tout le tintouin habituel. Pourquoi rajouter un troisième acte relativement foireux? Pour tenter de rentabiliser la 3D (totalement inutile)? Pour rallonger le métrage alors qu'on n'a plus rien à dire? Sans doute un peu de tout ça.

     

     

    Les passagers face à Armageddon

     

     

    Alors oui c'est Ricain donc c'est relativement carré: Chris Pratt est plutôt crédible, Jennifer Lawrence est impec comme d'hab, Michael Sheen est anglais, Lawrence Fishburne a son charisme habituel, les effets spéciaux sont propres, tout est bien fait... Mais bon c'est toujours pareil, c'est tellement carré que c'est un peu vide et impersonnel. Ah si une curiosité: Andy Garcia vient faire un caméo (de la figuration pour les acteurs célèbre) à la fin du film.

     

     

     

    Arthur (Michael Sheen impeccable) le bartender androïde et principal confident des passagers

     

    Pour autant Passengers n'est pas catastrophique non plus, mais bon au final je suis sorti avec un goût assez amer alors que c'était plutôt pas trop mal parti. Le film aurait pu être un très beau film (avec une réal un petit peu plus inspirée également) mais passe malheureusement à côté de son sujet, la faute à un virage douteux et une fin décevante (avec les messages lourdingues dont les Ricains sont coutumiers). En l'état ça reste un bon petit film, assez sympathique et relativement ordinaire. C'est mieux que rien et c'est toujours ça de pris.

     

    Correct, ni plus ni moins.

     

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