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    L'autre jour alors qu'on allait chercher un truc à manger à midi, un collègue me faisait remarquer:

    "Tu trouves pas qu'il y a de plus en plus de gens dans le besoin à Paris?"

    En effet, depuis qu'il m'a dit ça je me suis rendu compte qu'il avait raison. Et depuis je vois des pauvres partout. C'est fou ça!

     

    Des pauvres, des pauvres, encore des pauvres. Des pauvres partout. Ca en devient flippant. Avant on me sollicitait environ une fois ou deux par jour en moyenne. Aujourd'hui ça peut aller jusqu'à 5 ou 6 fois en comptant les gens qui mendient dans le métro.

    D'ailleurs là quand je parle des pauvres je parle même pas des gens en galère à la fin du mois hein. Je parle des vrais pauvres, des gens qui mendient et/ou sont à la rue. Aujourd'hui y a plus rien d'étonnant à voir des gens dormir à même le trottoir comme des ivrognes en train de cuver, sauf qu'ils ne cuvent pas (ou pas seulement), ils dorment. Pas contre le mur non, au beau milieu du trottoir. J'en ai encore vu hier à Opéra avec tous les touristes qui s'écartaient pour passer. Ca devait bien les faire flipper.

    Pour en revenir à ceux qui mendient: tu prends la ligne 3 du métro c'est devenu une cata. Avant j'avais l'habitude de me taper la moitié de la ligne, de St- Lazare jusqu'au terminus (traduction pour les non Parisiens: du centre de Paris jusqu'à la banlieue est, banlieue de pauvres, mais pas pauvres pauvres enfin on se comprend, ou pas). Bah ça y avait minimum un mec ou une meuf qui faisait la manche pendant le trajet, et je dis bien MINIMUM. Des fois ça donnait presque lieu à des situations cocasses (je pense que c'est le bon mot) où tu te poses limite des questions. Tiens, une fois par exemple une meuf était assise à côté de moi. La meuf du style ultra maniaque, limite TOC, sort son petit gel hydroalcoolique et se tartine les mains pendant 5mn facile alors que le train commence à devenir bondé. A ce moment y a une femme qui entre pour faire la manche et pendant qu'elle passe l'effleure. J'ai cru que ma voisine allait péter un câble. Elle ressort sa solution pour se barbouiller pendant une pige, et là c'est le gag. Alors que la mendiante sort au bout du wagon y a un gros mendiant du style Shrek qui entre à l'autre bout et commence à traverser le wagon en poussant tout le monde évidemment. J'ai cru que ma voisine allait faire une attaque cardiaque. Elle est sortie à la station suivante , traumatisée à vie par le métro je crois...

     

    Une autre fois (y a quelques mois), j'ai été témoin d'une scène assez surréaliste. Un jeune qu'on a l'habitude de voir mendier sur ma ligne monte dans le métro en même temps que moi et commence à mendier en faisant son discours habituel (comme dans l'épisode de Bref où il était dans le métro). Sauf qu'à la station d'après, y a un autre jeune habitué qui entre dans le même wagon. Et là les mecs commencent à taper la discute du style "tu vas bien? T'as dormi où cette nuit? Ouais le parking c'est la merde, il est fermé maintenant." Puis ils se checkent et le premier descend et le second commence son speech comme si de rien n'était. Franchement c'est assez difficile à expliquer mais j'ai failli rigoler sur le moment.  

     

    Après faut pas croire que tout le monde est solidaire et tout. C'est pas les Bisounours. Et c'est là que j'ai appris que même la mendicité était un milieu concurrentiel. A la gare St Lazare (toujours la même), il y a une petite bonne femme de cinquante balais qui est connue est usagers. Elle est là presque tous les soirs et interpelle les gens les uns après les autres en leur demandant une petite pièce. y a aussi un grand Asiat qui fait la même chose au même endroit mais jamais à la même heure, comme s'ils se partageaient les tranches horaires. J'en viens à me demander si c'est pas son mari. Bref, tout allait bien dans le meilleur des mondes sauf que depuis peu des Roms ont également envahi les lieux. Depuis la vieille ne décolère pas: elle leur tape des scandales, leur dit de dégager, les menace d'appeler les flics, criant à qui veut l'entendre que c'est immoral de pratiquer la mendicité avec un bébé dans les bras. A priori j'ai l'impression qu'elle a obtenu gain de cause vu que je ne vois trop  de rom dans l'enceinte de la gare.

    Ce qui est assez affolant, et qu'on voyait pas avant c'est une nouvelle mendicité, pratiquée par des gens à l'apparence somme toute ordinaire. Des jeunes, des moins jeunes, des Blancs, des Noirs, des hommes des femmes... Des gens qui sont assez éloignés de l'image qu'on peut se faire de quelqu'un assez en galère pour mendier.

    Des gens normaux ou presque.

     

    Et c'est là que tu te rends compte que la crise en France c'est bien vrai.

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    Derrière ce titre ronflant (apparemment trouvé par un marketing fan de Ellroy) se cache probablement un des meilleurs thrillers de l'année.

     

     

     

     

     

    Résumé Allociné:

     

     Le Caire, janvier 2011, quelques jours avant le début de la révolution. Une jeune chanteuse est assassinée dans une chambre d’un des grands hôtels de la ville. Noureddine, inspecteur revêche chargé de l’enquête, réalise au fil de ses investigations que les coupables pourraient bien être liés à la garde rapprochée du président Moubarak

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bon pour la petite histoire quand je l'ai vu j'étais tellement claqué que je me suis assoupi 10mn. Ca m'a tellement fait chier que je suis retourné le voir avec la femme. Le problème c'est que j'étais encore plus naze, du coup j'ai pioncé 1h (ha ha!) 

     

    Bon ça n'enlève rien au fait que j'ai capté le film et que j'ai bien kiffé le tout mais fait toujours un peu chier. Pour en revenir au film donc, je crois que c'est le premier film égyptien que je vois. J'ai déjà pas vu énormément de films du Moyen-Orient, sans caricaturer tous ceux que j'ai vus sont ou bien des comédies romantiques ou bien des drames sociaux. Bref j'y connais pas grand chose mais un thriller égyptien est suffisamment peu courant pour que ça m'intéresse.

     

    En fait dire qu'il s'agit d'un film egyptien est un peu faux. Si le réal Tarik Salem est bien d'origine egyptienne, il a grandi en Suède. Le film est d'ailleurs "plurinational". Ceci explique peut-être le fait qu'il ait donner une place si importante à la communauté soudanaise à travers les personnages de Salwa et de Clinton le chef du quartier. Cela explique sans doute aussi la liberté de ton dont jouit le film. En effet s'il y a bien quelque chose de fort c'est le traitement du film sur son sjuet central, à savoir la corruption.

     

     

    Salwa (Mari Malek), une réfugiée devenue un témoin génant

     

     

     

    D'entrée de jeu, on plonge dans la vie de ce colonel qui passe son temps à récolter les pots de vins de manière totalement anodine, une manière d'introduire la corruption généralisée et "institutionalisée" qui gangrène le pays. Car si Nourredine n'est pas un héros, loin de là, il n'est pas non plus un monstre. Juste un policier comme les autres qui jouit de ses prérogatives d'officier (parachuté). Pourtant même lui se retrouve dépassé par le degré de corruption

     

     

    Un petit déj au milieu d'une scène de crime, histoire de progresser dans l'enquête

     

     

     

     

     

    Partant d'une histoire relativement banale (une femme de ménage est témoin d'un meurtre impliquant un homme très haut placé) et inspiré du véritable meurtre de la chanteuse Suzanne Talim (ne me remerciez pas, je viens de l'apprendre sur Wikipédia), Tarek arrive à sortir un film captivant sans pour autant bénéficier d'une intrigue tortueuse. L'histoire est simple, efficace et réserve son lot de surprises. L'intérêt est plutôt de montrer les ramifications de la corruption D'ailleurs le film joue aussi avec les codes du film noir de manière assez habile. Ici le flic est davantage aigri que désabusé, la femme fatale est remplacée par une très jolie prostituée qui n'est ni manipulatrice ni une faible femme mais simplement une femme tristement pragmatique. Le Caire Confidentiel fait aussi la part belle à la ville. Tout le monde ne le sait pas mais Le Caire est la plus première ville du continent africain par sa population. Dans le film elle est à la fois magnifiée et montrée comme un véritable cloaque engloutissant tous ses habitants. C'est d'ailleurs très fort car le film a été tourné au Maroc car l'Egypte n'a pas autorisé le tournage. Tu m'étonnes...

     

     

    Gina (Hania Amar), une "chanteuse" qui en sait plus qu'elle veut le faire croire

     

     

     

    Il y a quelque chose d'assez fort et curieux dans le film comme dans sa production où le caractère multiculturel est mis en avant. Les acteurs comme les personnages qu'ils interprètent sont issus d'horizons assez variés, et ils sont tous excellents. Fares Fares (qui est d'origine libanaise et a grandi en Suède et qu'on a pu voir dans Zero Dark Thirty) est parfait dans ce rôle de flic presque naïf qui devient obsédé par le meurtre.de cette chanteuse. La jolie Mari Malek est également très bonne en réfugiée aux abois, un rôle à sa mesure vu qu'elle était apparemment elle-même réfugiée avant de devenir top model. Le destin quoi... La non moins jolie Hania Amar (une Franco Algérienne qui a joué entre autres dans... Mohamed Dubois!) apporte ce qu'il faut de sensualité au film. C'est également l'occasion de revoir la fameuse trogne de Slimane Dazi qu'on a pu voir entre autres dans Un Prophète et pleins d'autres films français.

     

     

     

     

    Nourredine (Fares Fares), un policier un plus zélé que la moyenne

     

     

     

     

     

    Le Caire Confidentiel est plus qu'un simple polar. C'est un film porte un regard sur l'Egypte, sur ses habitants, sur la corruption ordinaire et sur les abus et les dérives de l'ancien régime de Mubarak. Et sa fin résonne comme une métaphore sur la fin d'un système, et l'espoir du changement. 

     

    Bref, dans le fond comme dans la forme ce film est une réussite. Pour une fois l'affiche dit vrai: Le Caire Confidentiel est assurément un des polars de l'années. A l'aise. 

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    Résumé Amazon

     

     

    Vaste chronique de la vie à Cuba, Trilogie sale de La Havane est un journal égoïste qui emporte le lecteur dans un tourbillon romanesque délirant. Malgré les fulgurances de la danse et du rhum, La Havane est une ville assombrie par la pénurie et le désespoir. Le narrateur déchu y vit dans la crasse et le sperme. Pas de philosophie ici, aucun manichéisme. Juste un homme, centré sur son sexe, ses maîtresses et ses angoisses.
    À la manière d'un Henry Miller, Gutiérrez sait, dans une langue vive et savoureuse, restituer le caractère essentiellement poétique, extrême, suicidaire mais constructeur de la vie sexuelle. Un roman au rythme de salsa !

     

     

     

    Waouh ce livre!

     

    A la base je crois que je cherchais un livre de Bukowski vu que j'ai jamais lu et en dérivant dans le rayon latino, je suis tombé dessus. Moi qui cherchais un truc un peu glauque barré j'ai été servi.

     

     

    Je pensais être un bon pervers vu les quelques dossiers que je me traine mais à côté d'un mec comme Pedro Juan Guitterez, je me rends compte que j'ai de la marge. Je joue en nationale et lui en ligue des champions bordel.

     

    Au menu donc, des pauvres, des nègres, des claudos, des chaudasses, des queutards, des putes, des vieilles, des vieux, du rhum, de la beuh, de la santeria, des putes, des mecs avec des bites de 30cm, des escrocs, des tafioles, des voyous, des violeurs, des réfugiés en Floride, des touristes, des putes, des putes, des criminels, des esprits et encore des putes. Rien que ça.

     

    Il faut dire que Pedro Juan ne nous épargne pas grand chose des bas-fonds de la Havane, lui ancien journaliste déchu, qui a appris à s'adapter à sa nouvelle condition de crève-la-faim. Il nous livre un portrait sans fard de la Havane, loin de l'image de carte postale et des sourires des locaux. 

     C'est bien simple, tout le monde en prend pour son grade, lui compris. En effet, il est loin de s'épargner et se décrit lui-même plus ou moins comme le parfait enculé de base, un mec qui ne pense qu'à lui et qui n'attend rien de personne.

     

     

     

     

    A travers les quelques 430 pages du "roman", Pedro Juan dresse un constat peu reluisant, voire même plutôt édifiant, du Cuba des années 90. Derrière le paysage de carte postale de la Havane, se cache toute une population en proie à une misère généralisée et à la famine, et le pays tout entier s'apparente ainsi à une jungle où comme il aime à la rappeler seuls les plus forts sont voués à survivre. Le système D devient la règle première et chacun se débrouille pour vendre ce qu'il peut pour vivre: sa force, ses compétences, de la drogue, des produits du marché noir, son corps... C'est d'ailleurs assez étonnant de suivre certains personnages ayant un travail plutôt respectable, comme cette infirmière ou cette travailleuse sociale, et de réaliser qu'ils gagnent parfois autant que les gens qu'ils sont censés aider. C'est là l'une des nombreuses aberrations qu'on peut noter dans ce Cuba où tout semble marcher de travers.

    Il y a aussi le racisme, un racisme primaire et ancré dans les mentalités où la couleur de peau prime sur tout le reste. Un peu comme dans tous les pays d'Amérique latine quoi. Néanmoins j'ai eu l'impression en lisant le bouquin que malgré tout les gens se mélangeaient de manière beaucoup plus naturelle que prévue en dépit des disparités.

    Fidèle à la crudité annoncée, aucun détail scabreux n'est oublié, du coup on plonge comme en immersion dans la misère ordinaire du narrateur entre les rats les cafards, les clodos et les femmes de mauvaise vie, leurs mésaventures et leurs drames parfois très glauques.

     

    Pourtant toute cette horreur serait peut-être difficilement supportable sans le cynisme et l'humour de Pedro Juan. Parce que oui, ce roman est drôle. C'est même un des trucs les plus marrants que j'ai lus. Les barres que je me suis tapées à lire les conneries qu'il raconte c'est affolant. Le mec peut te sortir dans le plus grand des calmes qu'il marche sur le Malecon (l'équivalent de la Promenade des Anglais) et qu'il voit un couple baiser dans la rue. Et bien sûr en toute logique il ne trouve rien de mieux à faire que de sortir son chibre et se taper une branlette en pleine rue. Normal.

    C'est probablement aussi le truc le plus "hot" que j'ai lu, à tel point qu'un moment je me demandais si je lisais pas un roman porno. Le mec ne pense qu'à baiser. J'épargne les détails mais il y va de bon cœur. Bordel, y a des moments où j'ai limite le barreau en lisant. Cet enfoiré n'a rien à envier à un acteur porno ha ha!!

     Malgré tout Pedro Juan n'en oublie pas de mettre également en avant le fait que même dans cette misère le peuple cubain malgré toutes les épreuves qu'il peut rencontrer n'en reste pas moins un peuple joyeux qui ne s'apitoie jamais sur son sort et profite du jour présent autant que possible. Comme si le message du livre était que la vie était trop courte pour se focaliser sur les problèmes. Et il aurait bien raison.

     

    La Trilogie Sale de la Havane est donc un très bon roman semi autobiographique (on peine à différencier l'auteur de son personnage) qui permet de découvrir un Cuba insoupçonné, à la fois beau et sordide, hilarant et cruel. Honnêtement j'en attendais pas grand chose et j'ai été agréablement surpris.  

     

    A découvrir

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    Tout le monde ou presque connait Joan Cornellá (qui est espagnol),  ne serait-ce que via Facebook ou les autres réseaux sociaux. En revanche je ne suis pas sûr que tout le monde savait que ses saynètes à l'humour trash étaient considérées comme des œuvres d'art au point d'être exposées. En tout cas moi je savais pas.

     

     

     

    Joan Cornellá

     

     

     

    J'ai donc été à l'expo à Arts Factory, une petite mais sympathique galerie près de Bastille, en me demandant ce qu'il allait proposer par rapport à ce qu'on connait déjà du bonhomme.

     

    Bah la réponse est sans appel: rien.

     

     L'expo est cool, c'est pas le problème. Juste qu'on se retrouve devant des planches qu'on (que je) a déjà vues pour 80% d'entre elles. Rien de neuf quoi.

    Dommage

     

    Bon ça reste quand même cool de voir des gags en version animée et les planches en vrai.Ca m'a permis de retaper quelques barres avec des planches comme celle-ci :

     

     

     

     

     

     

    Ha ha!! C'est tellement con. Par ailleurs on peut y acheter des sérigraphies à tirage limité dont certaines valent un bon billet d'ailleurs. Après je ne sais pas qui voudra installer un truc pareil sur son mur mais bon pourquoi pas.

     

    Je vais pas m'étaler, pour faire court ça reste un truc sympa mais c'est dommage qu'il n'ait pas eu plus à présenter. L'expo plaira probablement encore plus à ceux qui ne connaissent pas. Bref allez y faire un tour ça mange pas de pain. Et puis en plus c'est gratuit 

     

     Allez next

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    Résumé Allociné:

     

    Au fin fond de la campagne anglaise, une base militaire héberge et retient prisonniers un groupe d’enfants peu ordinaires qui, malgré le fait d’avoir été infectés par un agent pathogène « zombie » qui a décimé la planète, demeurent capables de penser et de ressentir des émotions. Lorsque la base est attaquée, Melanie, qui semble être la plus surdouée d’entre eux, réussit à s’échapper en compagnie de son professeur, de deux soldats et d’une biologiste qui ne voit en elle qu’un cobaye indispensable à la découverte d’un vaccin. Dans une Angleterre dévastée, Melanie doit découvrir qui elle est vraiment et décider ainsi de son propre sort comme celui de l’humanité tout entière.

     

     

     

     

      

     

     

    Mouais je sais pas si je l'ai déjà dit mais j'ai un peu de mal avec les films de zombie. Hormis ceux de Romero (RIP au passage) je les trouve pas très intéressants en fait. En général ils ne font pas flipper, et ont recours les mêmes ficelles scénaristiques et de mise en scène. Au final j'ai souvent la désagréable impression de regarder les personnages jouer à chat (ou cache-cache, ou chat perché, voire chat statue des fois).  Ce film ne déroge malheureusement pas à la règle. La plupart du temps on suit le petit groupe de survivants louvoyer entre les zombies en attendant que l'un d'eux fasse un truc con, ce qui loupe rarement, à tel point que je me demande pourquoi les gens sont toujours aussi cons dans un film d'horreur.

     

     

     

     


    Justineau (Gemma Arterton), une des moins cons de la bande

     

     

     

    Bref, il ne se passe pas grand chose et comme d'hab on suit une équipe aller d'un point A à un point B avec les motivations habituelles (survivre, rejoindre une base, la mer etc.). C'est bien le problème du film, ce qui fait que je n'ai pas grand chose à dire dessus.

    Même les personnages sont assez stéréotypés et on devine à peu près le déroulement de l'intrigue assez rapidement (qui va merder, qui va crever, qui va faire un coup de pute...).

     

    Côté mise en scène comme j'ai dit y a pas grand chose de très intéressant. Ah si je retiens un passage au croisement situé à mi-chemin entre la première saison de The walking Dead et... Shaun Of The Dead. Sisi. Je me doute que le budget a dû forcer le réal à revoir ses prétentions à la baisse mais quand même. On a aussi droit à une espèce de clin d'œil assez maladroit à Mad Max ainsi qu'à une ou deux scènes un peu foireuses comme une bagarre entre Melanie et une horde de voraces. C'est dommage.

     

     

     

     


    Dr Caroline Caldwell (Glenn Close venue toucher un biff), prête à tout pour créer un vaccin

     

     






    Bon il est anglais donc les acteurs jouent bien, surtout qu'il y a Glenn Close et la jolie Gemma Arterton. Ah Gemma Arterton... Elle passe 99% du métrage en treillis et pull militaire. Du foutage de gueule quoi. Enfin ça laisse suggérer ses gros seins c'est mieux que rien. Pour le reste de la distri on retiendra le bon Paddy Considine que je connaissais sans pouvoir me rappeler où je l'ai vu (c'est chiant ça). Enfin c'est un mec qui a joué dans pas mal de gros trucs notamment dans la saison 3 de The Peaky Blinders que je n'ai toujours pas vue d'ailleurs. Evidemment je suis obligé de parler de la petite Sennia Nanuan qui interprête le rôle principal. Très convaincante, elle est toute mignonne dans le film au point que je me suis demandé pourquoi les militaires étaient si durs avec elle au début du film avant de comprendre le délire.

     

     

     

     

     


    Melanie (Sennia Nannuan), une vorace plus intelligente que les autres

     

     

     

     

    Inconsciemment en la regardant dans le film je me disais qu'elle n'arrêtait pas de me faire penser à la rappeuse Casey version enfant. Elle était quand même plus mignonne heureusement.

     

    Voilà, je sais pas quoi dire de plus. The Girl With All TheGifts (le titre original) n'est pas un mauvais film en soit, c'est juste qu'il est tellement convenu qu'il déçoit au vu de ce qu'il aurait pu proposer. L'intérêt du film est néanmoins rehaussé par une fin assez inattendue et qui aurait pu me mettre une vraie claque si elle n'avait pas été très fortement inspirée par Je Suis Une Légende. Je parle évidemment du fabuleux roman de Richard Matheson hein, pas du film rincé avec Will Smith. Sachant qu'il a lui aussi été adapté d'un roman de M.R Carey, on est en droit de se demander ce que vaut ledit roman niveau pompage.

     

     

    Allez next

     

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