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    Résumé Allociné:

     

    Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l'état d'urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu'à Busan, l'unique ville où ils seront en sécurité...

     

     

     

     

    Je l'avais raté à sa sortie alors je me suis rattrapé cette semaine. Honnêtement je m'attendais pas à ça.

    En général pour le spectateur moyen, le cinéma coréen est synonyme de qualité et cachet formel. C'est oublier que si l'industrie ciné coréenne est aussi florissante (et importante) c'est parce qu'il y a énormément de productions orientées grand public et parmi celles-ci figurent des blockbuster dénués de velléités artistiques.

    Dernier Train pour Busan est de ceux là.  

    D'entrée de jeu, la couleur est annoncée avec une introduction bien golmon avec une biche contaminée

     

     

     

    Une séquence WTF d'entrée de jeu avec une biche zombie

     

     

     

    Ici pas de place pour les considérations auteurisantes. On est dans le divertissement à 100% et à ce niveau le film tient ses promesses.

    Côté scénario, on ne sort pas des sentiers battus. Un virus libéré par erreur, une pandémie, des zombies, bref que du déjà vu. Côté caractérisation des perso c'est pareil: une petite fillette mignonne, son papa récemment divorcé, obsédé par son travail et qui est accessoirement un gros enculé (mais qui va changer), l'homme d'affaire encore plus enculé, l'hôtesse mignonne, l'équipe de baseball universitaire etc.

     

     

    Seok-Woo (Gong-Yoo) et sa fille aux prises avec une horde de zombies

     

     

    Pourtant dès qu'on rentre dans le vif du sujet (et on y entre assez vite) et que les zombies font irruption tout le carcan supposé explose et le résultat de la boucherie est assez imprévisible. N'importe qui peut  ou va se faire bouffer. Il faut noter que le scénariste et réal Yeong Sang-Ho s'est assez bien démerdé pour gérer les attaques de zombies qui cavalent comme Usain Bolt et la manière de les contenir dans un endroit aussi contigu que les wagons d'un train. De toute façon le film est assez bien écrit à ce niveau et le trajet jusqu'à Busan aura droit à de nombreux imprévus bien sentis.

     

     

    Une des nombreuses scènes d'anthologie du film

     

     

    Bon on a quand même droit à certains trucs habituels comme les sales coups de l'enculé de service, la réconciliation du père et de sa fille ou encore l'inévitable plan-séquence de baston à la Old Boy. On a aussi droit à quelques trucs nawak/abusé comme les mecs qui courent une demi heure sur le quai pour attraper un train qui accélère jamais lol. Mais bon ça fait partie du délire. D'ailleurs à ce niveau il m'a un peu fait penser à l'anime  Koutetsujou no Kabaneri  pour le délire mais en mieux quand même.

     

     

     

    Seok-Woo et Sang-Hwa (Ma Dong-Seok), des passagers prêts pour une scène de baston épique

     

     

     

    Après ça reste bien fun et bien efficace dans le genre divertissement pur et dur, surtout quand on pense que la référence côté zombie est devenue Walking Dead, soit un truc chiant comme la mort sans mauvais jeu de mots. La réal est très efficace et la distrib est pas mal, mention à Gong Yoo (une star locale aux faux airs d'Andy Lau) très bon en antihéros préoccupé plus préoccupé par son boulot que par sa propre fille .

     

    Bref pas besoin de chercher midi à quatorze heures, Dernier Train pour Busan est à la hauteur de sa réput' et même s'il aurait pu être un peu plus gore, il fait le taff comme on l'avait pas vu depuis L'Armée des Morts au moins. En plus on a droit à un clin d'œil aux films originels de Romero à la fin. Par contre pour le côté réflexion/parabole/message engagé etc. on repassera évidemment.

     

    Bon film,

     

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    Oui la West Coast a connu son heure de gloire dans les années 90 à travers le G Funk et le Gangsta Rap. Elle a marqué de manière indélébile son empreinte sur le rap à travers tout d'abord Ice T, Le Digital Underground puis NWA auquel le film du même nom a rendu hommage avec un bon carton au box office). Mais c'est surtout avec la relève et Death Row, le label mythique du sulfureux Suge Knight (je suis obligé d'aimer ce mec, il est né le même jour que moi mais pas la même année heureusement), et les légendaires artistes signés dessus (2Pac, Dre, Snoop, Warren G etc) que l'impact du G Funk a été planétaire, popularisant par la même occasion tout un univers et le prétendu mode de vie des gangs Crips et Bloods: couleurs, bandanas, chemises à carreaux, pantalons Dickies, danse (le fameux C. Walk) etc. etc.

    C'est d'ailleurs dommage pour tous les artistes des scènes alternatives qui n'ont jamais rencontré un réel succès au delà du public rap (E-40, Too Short et ses 200 albums, Tha Liks, Dilated People, Planet Asia et j'en passe). En vrai y a que Cypress Hill qui s'en est bien sorti grâce à la double étiquette rap et "métal".

     

    Mais les choses changent: 2Pac meurt, Dre se casse, Snoop se casse, Death Row se casse la gueule, Suge Knight va en prison. La G Funk et laWest Coast perdent leur influence au profit du Sud et de l'émergence du Crunk, du Dirty, puis de la Trap.

     

    Heureusement pour la Californie et Los Angeles en particulier, certains rappeurs biberonnés au son de leurs ainés (mais pas que) sont bien décidés à rendre à leur coin ses lettres de noblesse.

     


    Kendrick Lamar:

     

    A-t-on encore besoin d'en parler? C'est le mec qui a remis L.A sur le devant de la scène ni plus ni moins. Comme l'a dit B Real de Cypress Hill dans une interview. Kendrick est le rappeur qui représente Los Angeles aujourd'hui, comme The Game l'était il y a une dizaine d'années. Enfin quitte à choisir mieux vaut Kendrick quand même.

     

     

     

    Avant d'être un petit single à succès (de 2015 ou 2016 je ne sais plus), King Kunta est avant tout un hymne à Compton. Le clip, l'instru, les "64 Chevy", toute la panoplie est là pour représenter l'imagerie de Compton et du G Funk (le clip rappelle un peu Ain't Nothing But A G Thang pour l'ambiance). D'ailleurs si la moitié des gens du clip sont en rouge, c'est pas pour rien. "Compton c'est la ville des Bloods" come disait Suge Knight dans le film N.W.A

     

     

     

     

    Dom Kennedy

     

     

     

     

    Dom Kennedy, c'est plus l'héritage Warren G. Pas vraiment rattaché à l'univers des gangs même s'il en parle de temps en temps (il est assez proche de Nipsey Hussle apparemment), Dom Kennedy est plutôt le pendant festif du G Funk: le soleil, les histoires de meuf, les fêtes, les 6-4 Chevy et bien sûr les embrouilles mais çac'est pas grave. Le mec n'est pas le plus charismatique, ni même le plus talentueux, mais il remplit néanmoins son contrat, la plupart de ses albums a son lot de bon sons cools pour chiller ou rodave en voiture au soleil. Que demander de plus franchement?

     

     

     

    On notera la proportion de filles "noires-noires"  dans les clips. Les Ricains ont un sacré problème à ce niveau n'empêche.

     

     

     

    YG

     

     

     

     

    YG (pour Young Gangsta il me semble, vive l'originalité) n'a probablement jamais entendu parler de papier vu le nombre incalculable de tatouages qu'il se trimballe. Enfin ils sont tous comme ça maintenant.
    Probablement le plus médiatisé après Kendrick, YG est Blood 100% pur jus comme le prouve la couv de son dernier album. Le mec est tellement matricé qu'il en vient à ne plus mettre de C dans certains mots à commencer par celui de sa ville qu'il appelle désormais Bompton. Parce que pour la petite histoire avant on remplaçait les "CK" (sous-entendant Crips Killer, tueur de Crips dans leur délire) par "CC" dans les mots, ce qui explique le nom de certains rappeurs: Spider Locc, 40 Glocc etc. Lui en vient carrément à proscrire la lettre C. Ca doit être drôle d'apprendre l'alphabet à Los Angeles.
     Plus que Kendrick c'est tout son album qui est une ode au G Funk comme l'atteste ce son:

     

     

     

    On notera le clin d'œil à 2Pac et Biggie avec cette chanson (et également à un épisode où il s'est fait tirer dessus dans un studio, comme 2Pac donc). Perso j'ai jamais trop accroché à son délire. Il faut dire que sa manière de rapper est assez particulière. On aime ou on aime pas. Et j'aime pas trop.

     

     

     

     

    J'ai écrit: "certains rappeurs biberonnés au son de leurs ainés (mais pas que)". Dans la catégorie "mais pas que" on peut au moins penser à eux:

     

     

     

     

    Schoolboy Q

     

     

     

    Originaire de South Central également (Hoover Street), Schoolboy Q a beau avoir invité le Dogg Pound sur son dernier album, il est avec Vince Staples celui qui a le moins été influencé par le G Funk.

    Le pote et partenaire de label de de Kendrick Lamar est le plus célèbre des "mais pas que" au point qu'il peut se permettre d'inviter Kanye West sur un morceau. Contrairement à ceux du dessus, il semble d'ailleurs plus influencé par New York (GhostFace en particulier) que par son coin, le mec est dans un délire tellement "autre" qu'on pourrait le prendre pour un sataniste le gars. Suffit de voir ses clips barrés et/ou glauques pour voir que c'est le sheitan ce mec.

     

     

     

    Ses fêtes, c'est pas vraiment le même délire que Dom Kennedy ha ha! Il n'empêche que j'ai dû faire tourner le son une centaine de fois la nuit en voiture sur le périph ou l'autoroute. Crips de son état (encore un), il rend d'ailleurs hommage à son gang dans son dernier single en date Tookie Knows (du nom du fondateur des Crips). En fait il rend hommage aux Crips dans tout l'album. "Bloods and Crips is like a lifetime with Jeffrey Dahmers" qu'il disait dans une chanson ha ha! Ca vend pas du rêve quoi.

     

     

     

    Nipsey Hussle

     

     

     

    Originaire de Crenshaw (South Central donc), Nipsey Hussle est un rappeur que j'apprécie particulièrement. Encore un rappeur gangster, encore un Crips (bah oui).  Pourtant ce grand chien aux faux airs de Snoop est plutôt bon et surtout a développé une identité musicale tout au long de sa carrière.

     

     

    Et puis ses albums sont relativement cools. Bon il n'aura jamais une énorme médiatisation ni des scores à figurer dans le top du billboard mais il en est conscient. La preuve avec son album (ou mixtape mais ça veut plus dire grand chose) Crenshaw qu'il a tiré à 1000 exemplaires vendus 100€ pièce. Et apparemment il aurait à peu près réussi son coup. Pas mal hein? Ici en France Despo a essayé de faire la même chose avec son album Majster, mais pas sûr que le succès ait été au rendez-vous. 

     

     

    Vince Staples

     

     

    A voir ce minot avec sa tête de petit malheureux, on n'imaginerait pas qu'il fait partie des Crips de Long Beach (encore un) et qu'il a trempé dans quelques trucs louches (j'ai lu qu'il avait dû quitter L.A un moment à cause des embrouilles et qu'on voulait sa tête). C'est juste oublier que, à l'instar du foot professionnel, les recrutements commencent dès le collège. Le mec est là pour nous le rappeler avec des sons et des clips bien sombres comme il faut.

     

     

     

     

    Il suffit de mater le clip concept Prima Donna pour voir que le mec est loin. On dirait limite un film de David Lynch le truc. C'est bien barré. Tiens, sinon je viens de lire les commentaires en dessous du clip de Blu Suede, y a un mec qui dit qu'il a été assez con pour l'avoir mis dans sa voiture dans un quartier de L.A où il fallait pas et qu'il s'est fait dépouiller ha ha! Quel crétin. La prochaine il mettra du Bob Dylan ce con.

     

     

     

    Tyler The Creator

     

     

    Putain je l'avais oublié lui! Fondateur du collectif O.F.W.G.K.T.A (ou Odd Future Wolf Gang Kill Them All, simplifié en Odd Future), il a obligatoirement sa place dans cet article vu le buzz et l'influence qu'il a eu ces 5 ou 10 dernières années. Loin de l'imagerie des gangs comme on peut le voir sur la photo, le mec est plutôt dans le délire triso-mongoloïde décomplexé à tendance parfois glauque. Enfin le glauque c'était surtout avec son groupe, vu qu'ils passaient à faire des "trucs de Blancs" comme du skate et prendre de la drogue, le tout dans une imagerie proche de certains films d'horreur. Si d'un point de vue lyrical c'est pas un futur prix nobel (en gros il raconte de la merde), il a surtout un charisme et une identité visuelle assez forte qui s'est ressentie dans les clips et pochettes de son collectifs et de sa carrière solo. Très controversé dans ses propos (textes ultra misogynes et homophobes, le comble quand on sait que lui et son ex collectif sont proches d'artistes gay ou bi assumé comme Syd The Kid de The Internet ou encore Frank Ocean), le mec se permet des trucs tellement cons dans ses clips qu'ils sont instantanément cultes.

     

     

    Bon en vrai j'aurais dû rajouter Casey Veggies dans la liste parce qu'il marche bien mais j'ai plus de place, j'ai jamais calculé et j'ai la flemme. 

    Donc oui la West coast se porte bien, et L.A encore mieux. Je ne parle même pas du relatif succès de mecs de la Bay Area comme G Eazy ou encore E-40 qui a fait un retour assez remarqué avec des feats sur de nombreux albums. Même sans eux L.A a retrouvé une place de choix sur la scène hip hop avec ses têtes d'affiches certains labels devenus prestigieux (T.D.E pour ne citer que lui, qui a également d'autres artistes en vogue comme Isaiah Rashad ou encore S.Z.A). Et pendant ce temps New York n'a jamais su renouer avec l'héritage de son âge d'or. La faute à une scène en perdition où la relève peine à se positionner. Y a bien eu Action Bronson, Pro Era et le A$ap Mob, mais ça reste bien maigrichon comparé à l'autre bout du pays.

     

     C'est ça de vivre dans le passé

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    C'est bizarre. autant j'avais adoré Whiplash, autant j'étais pas spécialement emballé pour aller voir ce film. Je sais pas, toute la com autour, la volonté de buzz relou m'a soulé. En plus les comédies musicales, si on excepte West Side Story que j'adore, c'est pas ma tasse de thé. Y a un côté surfait inhérent au genre qui me gonfle un peu. C'est un peu ce que disait Sergio Leone à propos de l'opéra: voir un mec se casser la gueule en entonnant un air en bel canto ça peut faire marrer. Enfin bref c'était mal parti perso.

     

     

     

    Résumé:

     

    Mia rêve est une jeune comédienne qui rêve de percer à Hollywoofd, Sébastian est un jeune pianiste talentueux qui rêve d'ouvrir un club de jazz. ils se rencontrent, s'aiment et tentent de concrétiser leurs rêves. Mais la vie n'est pas si simple et leur parcours sera semé d'embûches. Tout a un prix, même les rêves.

     

     

     

     

     

     

    Alors bon, pour commencer on peut appréhender l'introduction du film de deux manières:

    - soit en voyant l'énorme travail de mise en scène avec la choré et un plan séquence de folie au milieu d'un embouteillage monstre.

    - soit en voyant des golmons qui sautent partout comme des triso (la redondance est voulue) et dansent dans tous les sens.

     

    En ce qui me concerne c'était un peu des deux. Je sais pas, les voir tous sauter partout sans raison et voir des merdeux débouler en skate et bmx ça m'a laissé circonspect. Enfin bon, on s'en fout ça reste l'intro.

     

    Concernant le film en lui-même avec le recul je ne sais pas trop quoi en penser. J'ai plutôt bien aimé l'évolution des deux protagonistes depuis leur première rencontre jusqu'à... jusqu'à la fin.

    Y a un jeu du chat et de la souris assez intéressant dans la mesure où ils ne sont jamais sur la même longueur d'onde et que leur relation n'est pas vraiment mielleuse et relativement "réaliste".

     

     

    Sébastian (Ryan Gosling) et Mia (Emma Stone) en pleine nuit américaine

     

     

     

    De la même manière, au delà de son emballage, le film développe quelques questions intéressantes autour du jazz notamment. Comme dans Whiplash le précédent film de Damien Chazelle, le jazz est toujours à l'honneur. Néanmoins il aborde une réalité concernant sa perception par le grand public qui le réduit souvent à de l'easy listenning, de la musique d'ascenseur ou d'attente téléphonique, de la musique que l'on met en fond sonore lorsqu'on invite des gens chez soi sans y prêter attention, une musique qui n'inspire plus vraiment d'émotion pour beaucoup de gens.  Il est aussi question de son avenir en tant que genre musical.   

     

     

    Bill (JK Simmons) qui ne veut plus entendre parler de jazz dans son club.

     

     

    Mais le film parle aussi de ses rêves, de la manière de les concrétiser et parfois du prix qu'il faut payer pour ça. Et même si ce trait est intéressant, c'est là que ça me gène un peu.

     

    Déjà, j'en ai marre de ces films américains où ils nous cassent les couilles à longueur de temps avec leurs "rêves". "Oui mais j'ai des rêves!!" On s'en bat les couilles sérieux. Toujours là à nous vendre leur rêve américain comme un accomplissement ultime. Ca me soule comme pas permis. Et puis en plus quand on y pense c'est quoi leurs rêves? Ouvrir un club de jazz et devenir actrice? Mouais bof. Le cliché de l'intégrité contre la compromission et l'argent... mouais bof. Si t'es un minimum intelligent tu prends du biff qui te permettras de concrétiser ton projet. C'est un peu la base. Là c'est effectivement le cas mais traité de manière si caricaturale, on dirait tellement que le mec risque de vendre son âme au diable que ça m'a gêné. Pourquoi faire si cliché? Elle est où la nuance?

     

     

    Keith (John Legend), le diable qui propose un pacte à Ryan

     

     

    Et puis l'autre qui rêve d'être actrice. Après elle se lance dans le stand up parce que son mec lui a dit qu'elle avait du talent. Non mais faut pas tout mélanger. Etre actrice nécessite du talent mais écrire une pièce en nécessite un autre. L'écriture et l'interprétation ce sont deux choses distinctes. En plus tout ça pour quoi? Parce que finalement quand on mate le film on a l'impression que l'accomplissement c'est l'argent et la célébrité. C'est ça le rêve? J'ai rien contre les gens riches et célèbres mais c'est ça le but quand on veut être acteur? Je veux dire ça ne devrait pas être un bonus? On ne peut pas rêver d'être acteur juste pour jouer? Il y a une dimension assez réductrice et surfaite que j'ai trouvée assez limite au niveau de la thématique.

     

     

    Mia qui emmerde tous les spectateurs parce qu'elle est pas dans le film

     

     

    Bon après faut pas me faire dire ce que je n'ai pas dit. Le film est sympa, la romance est bien foutue, l'histoire d'amour est plutôt touchante, il se laisse voir agréablement et tout. Simplement on était en droit d'attendre un peu plus de la part de Chazelle. Après c'est que mon avis.

     

    Sinon au niveau formel la distrib est top: Emma Stone est très bonne, Ryan Gosling est impeccable et a "la classe américaine", John Legend est plutôt convaincant, J.K Simmons a un rôle à la limite du cameo.  Par contre j'ai été moins emballé par les passages musicaux, les numéros de danse étant plutôt moyens, mais je suis déjà pas très client de ce genre de truc à la base. Hormis Grease parce que c'est un souvenir d'enfance et surtout West Side Story que j'adore (!!!), je crois que je n'aime aucune comédie musicale. Ah si y a Mary Poppins aussi.

     

     

    Une scène de danse foireuse histoire de rappeler qu'on est dans une comédie musicale

     

     

    Bon en même temps Ryan Gosling n'est pas John Travolta, et surtout Chazelle n'est pas le grand Robert Wise. Tout le monde a ses limites.

    Pour résumer, c'était un projet un peu trop ambitieux pour les épaules de son réal et qui nécessitait peut-être plus de maturité dans le propos. Là pour moi, on obtient plutôt un bon petit film romantique un peu surfait, un peu meilleur qu'un épisode version longue de Glee saison 1 (en moins jouissif même), mais ça mérite pas non plus toute la branlette qu'il y a autour. Enfin la musique est excellente donc c'est cool.

     

     

    Allez Next

     

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    J'avais oublié le résumé (chopé sur Allociné)

     

    Alice, seule survivante de la bataille de Washington contre les zombies, doit retourner à l’endroit où le cauchemar a débuté : le Hive à Raccoon City. C’est là, qu’Umbrella Corporation a regroupé ses forces pour mener un assaut final contre les survivants de l’apocalypse.

     

     

     

     

     

     

    Il y a quelque chose de touchant dans le couple Paul W.S Anderson et Milla Jovovich, un couple (au ciné et dans la vie) un peu (beaucoup?) has been qui s'acharne à faire vivre une franchise qui ne l'est pas moins.

    C'est triste de voir la catastrophe qu'est devenue l'adaptation cinématographique d'un monument du jeu vidéo de Capcom. Et mine de rien, étrangement, je les ai tous vus, aussi je trouve qu'on peut saluer le travail de Paul W.S Anderson, réal-scénariste-producteur de 90% de la franchise, qui affiche une certaine constance dans sa médiocrité. Je crois d'ailleurs qu'hormis le troisième dans le désert réalisé par l'Australien Russel Mulcahy (le meilleur de la saga, c'est bien le minimum quand on a fait Razorback et surtout Highlander), il a "écrit" et réalisé tous les autres.

     


    Alicia (Milla Jovovich), en mode Mad Max

     

     

    Bon on va gentiment faire abstraction des incohérences de l'histoire comme d'hab, déjà que les deux précédents étaient assez hallucinants à ce niveau (en gros on comprend rien aux 30 premières minutes de Afterlife et Retribution). Côté intro celui-là va à contre sens de ses prédécesseurs puisqu'il prend le temps d'expliquer le pourquoi du comment du bordel. En gros, et pour la sixième fois: le méchant trust pharmaceutique Umbrella (Sanofi en gros) a développé le virus T, un super produit capable de tout guérir, même la mort. Malheureusement faut pas guérir les morts sinon ils se réveillent après et foutent le zbeul. Heureusement, l'immortelle Alicia qui a inoculé le virus reste notre dernier recours pour récupérer l'antidote avant qu'il n'y ait plus aucun humain sur Terre c'est à dire dans 48 heures.

     

    Alicia lors d'une des nombreuses scènes surréalistes (sisi elle s'en sort)

     

     

    Sans surprise on enchaine les scènes d'action comme s'il fallait écrire l'histoire après. Ca tire, ça se tape, ça explose dans tous les sens pendant une heure et demie facile. Le problème, c'est qu'en plus d'être écrit avec les pieds (démonstratif à en mourir), c'est réalisé et monté de la même manière, à croire que Paul W.S Anderson est un aveugle épileptique atteint de Parkinson. Ca surdécoupe à mort rendant l'action totalement illisible les trois quarts du temps. Dommage.

     

    La moto de la mort qui déchire

     

     

    C'est bien dommage parce qu'il y a néanmoins quelques passage assez fun comme une intro assez efficace avec une Alice en plein désert, ou encore comme la torture où les "méchants" attachent Milla Jovovich derrière un camion blindé et l'obligent à courir avec pleins de zombies à ses trousses. Mais voilà Paul W.S Anderson a malheureusement baclé à la fois le scénario et la mise en scène.

    Enfin on va pas faire les étonnés, c'est une habitude chez lui. Normalement, quand on va voir Resident Evil on y va encore en connaissance de cause.

     Côté interprétation, c'est en phase avec le reste: Iain Glen, connu pour interpréter Jorah Mormont dans  Game of Thrones et présent dans la saga depuis le deuxième volet, surjoue étonnamment pour un Anglais. Le reste du casting est du niveau d'une série B lambda (comme le film donc), le Coréen Lee Joon-gi (une star du pays)joue l'Asiat de service et fait donc une démo de kung fu. Seule Milla Jovovich y croit encore un minimum et semble s'être investie comme si elle avait mis toutes ses thunes dans le projet.

     

    Bref en sonnant le glas de la franchise (du moins on l'espère!), Milla Jovovich et PS Anderson ont mis les moyens et ont voulu donner un souffle épique à une série qui n'en demandait pas tant. Manque de bol, même s'il rehausse le niveau, le film reste aussi débilo mongoloïde que ses prédécesseurs. Néanmoins, ce Final Chapter reste sympathique à mes yeux, il est le plus impressionnant de la saga (les monstres sont assez réussis), et surtout il reste un divertissement sans prétention. C'est déjà beaucoup!

     

     

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  • Ce qui est bien avec le ciné US, c'est que quand tu mates un très bon film au ciné (Paterson en l'occurrence) qui te redonne un peu d'espoir sur une certaine mentalité, tu redescends vite fait sur terre en matant le suivant.

     

     

     

     

    Résumé Télérama:

     

    Le célèbre écrivain Clayton Hammond participe à une lecture publique organisée pour la sortie de son dernier roman. Il a choisi d'y raconter l'histoire de Rory Jansen, un jeune auteur new-yorkais qui partage sa vie avec Dora. Boudé par les maisons d'édition, Rory peine à lancer sa carrière jusqu'au jour où sa fiancée, en plein voyage de noces à Paris, lui fait cadeau d'une vieille mallette dénichée dans un magasin d'antiquités. Rory y fait une trouvaille : un manuscrit, magistralement écrit, qu'il finit par publier sous son nom. A sa sortie, le roman remporte un immense succès et propulse le jeune écrivain au sommet. A Central Park, Rory croise alors le chemin du véritable auteur...

     

     

     

     

     

     

    Je sais pas j'ai trouvé ce film d'une connerie abyssale.

    Cette espèce de sacralisation du grand écrivain tourmenté (mais pas trop), qui ne réussit à trouver le génie que dans sa tour d'ivoire avec néanmoins une soif de reconnaissance (reconnaissance caractérisée par de l'argent et la célébrité). Y a quelque chose de très puéril dans cette vision.

     

    Le riche, célèbre et talentueux écrivain Clay Hammon (Dennis Quaid) et sa groupie (Olivia Wilde)

     

     

    En plus, lors de la lecture du roman, on a droit à des phrases à la con du style: "Il aimait se battre pour payer son loyer"  Hein?? Rêver d'avoir du mal à payer son loyer, c'est quoi cette phrase de fils de p ? Pourquoi pas il aimait être au RSA? Il rêvait d'être SDF?

    "C'était un jeune écrivain aux abois, se battant pour faire entendre sa voix." Ah bon? Au-delà de la tournure bien naze comme il faut, le mec est plutôt un parasite qui vit aux crochets de sa femme et de ses parents. Enfin bon, à chacun sa définition de "vivre aux abois"...

     

     

     

    Rory Jansen (Bradley Cooper), un jeune branl... écrivain aux abois

     

     

    Ce qui est assez drôle (ou cynique, c'est selon), c'est que les mecs font une référence à John Fante alors que c'est un mec qui était quasi inconnu de son vivant lol. En gros les mecs ont tout compris (lol). Tu veux vivre comme des mecs qui étaient fauchés et ont été reconnus sur le tard ou uniquement par la critique mais tu cherches l'argent le succès et la consécration en même temps. Hmmm... très logique tout ça....

     

     

    Rory et sa femme (Zoe Saldana) en voyage de noces à Paris. Que fout la meuf à droite? 

     

     

     

    En plus y a un mépris assez détestable dans la hiérarchisation des "genres littéraires" quand le héros finit au service courrier d'une grande maison d'édition et tombe sur un collègue qui lui sort:"j'étais comme toi y a quelques années. Aujourd'hui je me suis fait une raison, j'écris de la science-fiction". On sent le dédain pour la SF comme si c'était un genre réservé aux loosers par rapport à la "grande littérature". Il faut vraiment être d'une prétention et pas connaître grand chose en littérature pour sortir ce genre de truc aux Etats-Unis, et encore plus quand on sait que Cormack McCarthy a obtenu le prix Pullitzer (ultime consécration littéraire aux States) en 2006 pour La Route,un roman post apocalyptique tout de même.

     

     

     

    Rory à deux doigts de mal tourner et finir dans la SF

     

     

    On enchaine avec des phases à la con du style :"votre album de jazz préféré est Kind Of Blue de Miles Davis". Ah ouais ça c'est du scoop. C'est aussi mon album de jazz préféré, et accessoirement probablement le préféré de la plupart des gens qui ne s'y connaissent pas trop en jazz vu que c'est un des plus grands albums de Miles Davis et un des plus accessibles également.

     

    Côté histoire, en plus de vouloir se la jouer malin avec ses mises en abyme à répétition (c'est pas "le film dans le film" mais "le livre dans le livre" lol), les scénaristes ont essayé de nous sortir un vieux twist à la Kayzer Soze. L'auteur parle-t-il de lui? Est-ce un roman autobiographique? Ou bien une fiction? Non mais sérieux. Genre y a un suspense de fou (déjà qu'on s'en bat les c. )

     

     

    En vrai, le seul intérêt de ce film est son casting trois étoiles: Bradley Cooper et Zoë Saldana dans les rôles principaux (il est aussi producteur du film, ça a dû aider pour la pécho en route), mais aussi Jeremy Irons, Dennis Quaid, JK Simmons, et même Zeljko Ivanek. Bradley Cooper retrouvera par ailleurs Zoë Saldana pour les Gardiens de la Galaxie (il joue le raton laveur).

     

     

     

    Un  vieil homme (Jeremy Irons) qui rencontre un "grand écrivain"

     

     

    Ironie du sort, Brian Klugman et Lee Sternthal, les 2 réal-scénaristes, ont été accusés de plagiat vu qu'un film allemand sorti quelques années avant traitait d'une histoire similaire.

     

     

    Bref, on enlève la distribution impeccable, ce film c'est de la grosse merde, prétentieux (jusque dans son titre) et académique au possible (ça suce les oscars mieux que Katsumi). Manque de bol, il s'est bien vautré niveau critique et box office. C'est pas plus mal...

     

     

     

    Neeeeeext!!!!

     

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