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     Bon je voulais le publier avant la fin de l'année mais j'ai pas eu le temps.

     

    Parce que j'ai quand même écouté des trucs sympas ces derniers mois et qu'il n'y a pas que la folk dans la vie.

     

    Corinne Bailey Rae - Heart Speaks In Whispers

     

     

    Alors que son premier album a remporté un succès aussi considérable qu'inattendu(4 millions d'albums dans le monde), Heart Speaks In Whispers, le troisième effort de la jolie Corinne a été accueilli dans une indifférence polie. Peut-être qu'on lui a reproché son orientation un peu trop neo soul, je sais pas. Moi, j'aime bien (sauf la chanson Horse Print Dress parce qu'elle arrête pas de faire des "ouh ouh!" mais ça c'est parce que j'ai l'esprit mal placé). Pour moi de toute façon elle reste une valeur sûre. Par contre je la préférais à l'époque de son deuxième album. Ses cheveux étaient assez longs comme ça. Et puis je suis allergique aux reprises de classiques (ici Do You Ever Think Of Me). Le pauvre Curtis n'a rien demandé à personne alors laissez-le bordel. Enfin elle s'en sort bien en vrai, et c'est toujours mieux qu'Angie Stone qui avait signé un reprise assez catastrophique de la même chanson. 

    Bon album, je kiffe bien. 

     

     

     

     

     

    Alicia Keys - Here

     

     

    Un cran au dessus de ces stars qui s'affichent sur Insta sans maquillage une fois de temps en temps, la belle Alicia Keys va encore plus loin en décidant de ne plus se maquiller du tout "parce que c'est faux, que ça nique la peau et que c'est pas gentil pour les baleines" ou un truc comme ça.  Et tout ça aussi pour te montrer que même sans ça la meuf garde un physique très hautement fréquentable (niveau visage du moins parce que c'est une adepte du yoyo). Même si elle m'insupportait à l'époque de son premier album tellement on l'avait sucée avec ses nattes collées genre la nouvelle Aretha Franklin, j'aime bien le personnage. Discrète relativement simple, douée au chant et au piano (et à la guitare, je viens de l'apprendre), et en plus elle fait de bonnes chansons (j'ai pas tout écouté, loin s'en faut). Bref, concernant le dernier album, j'ai écouté deux singles à la radio, j'ai bien aimé, j'ai écouté l'album j'ai bien kiffé. Après elle fait un peu la meuf engagée, comme toutes les chanteuses Noires en ce moment mais y a rien. De ce côté ci de l'Atlantique je m'en tape un peu quoi.

     

    Un son un peu à l'ancienne mais efficace. Propre.

     

     

     

    Solange - A Seat At the Table

     

     

    Aaah la jolie Solange...

    Mine de rien, ce doit être difficile d'être la petite sœur d'une des chanteuses les plus mondialement célèbres et adulées de ces 15 dernières années. Si elle est probablement très connue aux Etats Unis, ici  je n'ai entendu parler de Solange que lorsqu'elle a défendu sa soeur et qu'elle a attaqué Jay Z son goujat de beau frère dans un ascenseur (scène mémorable filmée par une caméra de surveillance dont la vidéo a fait le tour de la planète). De fait, elle n'a jamais rencontré  le succès en tant de chanteuse. Solange c'est typiquement le genre d'artiste que je connais de nom mais que je prendrais même pas la peine d'écouter en temps normal (idem pour sa sœur en fait). Pourtant s'il y a bien un album qui m'a bluffé dernièrement c'est le sien. En théorie j'étais censé en entendre parler sans y prêter la moindre attention mais un son diffusé sur Nova avait attisé ma curiosité. Du coup j'ai écouté le reste.

     

     

     

    Bon c'est simple, il tourne en boucle depuis sa sortie (enfin sa sortie sur le Net). Je crois qu'il n'y a aucun titre que je zappe.Elle peut quand même remercier la légende Raphael Saadiq qui a produit une grosse partie des sons. Ce qui se ressent fortement dans l'ambiance, même si elle se permet un ou deux sons sous influence (comme Don't Wish Me Well où on ressent l'influence de Little Dragon). Par contre c'est quoi cette pochette sérieux?

     

     

    On dirait Louis XIV bordel. Passer de la photo dessus à ça? Le no make-up challenge ça va pas à tout le monde. N'est pas Alicia Keys qui veut. Remets-moi du maquillage, et plus vite que ça! Facilement un de mes albums de l'année (oui oui j'insiste).

     

     

    Schoolboy Q - Blank Face

     

     

     

    Cette pochette... On dirait Mike Myers d'Halloween le mec. Enfin je la trouve assez réussie dans le délire (comme souvent avec lui).

    Bon il est sorti y a plusieurs mois déjà. Etant donnée la claque que je m'étais prise avec Oxymoron, j'attendais son album avec assez d'impatience et d'appréhension. Et finalement il est sorti et j'ai même pas calculé. Parce que hormis ce son assez monstrueux:

     

     

    Les autres singles m'ont pas vraiment convaincu. Ceci étant, j'ai tout de même fini par acheter l'album. Bon bah Blank Face est un bon album assez homogène et très bien produit, avec un SchoolBoy Q fidèle à lui-même. Néanmoins le reproche que je pourrai lui faire est qu'il ne contient pas de son aussi lourd que le précédent. On a un seul Groovy Tony là on avait Hell of A Night (au titre explicite, on dirait vraiment le sheitan par moments ce mec), Hoover Street, Man of The Year, ou même Break The Bank. Enfin on peut se rattraper avec le très bon clip de John Muir. D'ailleurs je viens de capter que ce con a clippé presque tous les sons de l'album. Ah ouais quand même... 

     

     

    Dave East - Kairi Chanel

     

     

     

    Avec sa tête de playboy arrogant, il a tout du rappeur susceptible de m'insupporter. Comme quoi...

    On va passer rapidement sa bio (en gros il a grandi à New York,  il a tenté une carrière dans le basket mais a finalement préféré se concentrer sur le rap)

    Personnellement je ne connaissais pas jusqu'à ce que je tombe par hasard sur un lien Youtube de sa dernière mixtape.

     

     

     

     

    Honnêtement ça faisait longtemps que je n'avais pas apprécié la mixtape (très bien produite au demeurant) d'un rappeur New Yorkais. Je pense que le dernier rappeur en date était Skyzoo donc ça remonte déjà à quelques années.
    Pourtant si j'apprécie Dave East, ce n'est pas forcément parce qu'il impressionne en tant que rappeur (ce qui est loin d'être le cas), mais c'est plutôt parce qu'il a une certaine personnalité. En effet, ayant vivoté entre Harlem et le Queens toute sa jeunesse, Dave East se positionne d'emblée à contre courant de se qui se fait un peu partout et se revendique des légendes New Yorkaises sans pour autant tomber dans le boom bap habituel dans "anciens avant l'heure" du genre Torae ou même Action Bronson. 

    D'ailleurs et toujours dans le même ordre d'idée, loin de véhiculer l'image du voyou habituel, on ressent de sa part une volonté d'être non seulement réaliste vis-à-vis de lui-même mais également de prodiguer des textes conscients, ce qui est assez rare dans son créneau. En plus, il ne manque pas d'autodérision, n'hésitant à paser pour le pigeon de service comme dans cette chanson:

     

     

    Non mais quel con...  

     

     

     

    Joe Budden - Rage and The Machine

     

     

     

    Bon il était assez attendu, et apparemment il est à la hauteur des attentes. Perso je ne l'ai pas assez écouté pour émettre un avis concret. Dans tous les cas j'aime bien Joe Budden. C'est le genre de rappeur avec une grande bouche qui n'hésite pas à tirer sur tout ce qui bouge, et son absence totale de langue de bois le rend aussi marrant qu'insupportable, ça lui a valu de nombreuses inimitiés d'ailleurs. A son palmarès d'embrouilles: Inspectah Deck et tout le Wu Tang (il avait sorti qu'il comprenait pas pourquoi pas on adulait autant Method Man et le trouvait rincé ha ha! Il s'en est mangé une pour la peine), Consequence (qui lui en a mis une également ha ha! A sa décharge c'était en traitre), Saigon avec qui il a eu un clash inintéressant au possible (les mecs se clashaient et se suçaient en même temps à base de "c'est le meilleur clash qu'on m'ait fait"), et dernièrement Drake histoire de le remercier de l'avoir cité parmi les rappeurs favoris du Canadien (en gros "tu suces mal mais t'as du goût" comme dirait l'autre). Bref les embrouilles avec ses collègues, c'est son crédo. Ce mec c'est un peu 50 avant l'heure, d'ailleurs ils se sont également embrouillés (quoi de plus logique?). Insupportable, en plus il passe son temps à s'afficher avec des filles qu'on voit normalement que dans les clips. 
    Malgré tout on ne peut pas le réduire à ça. Après un énorme tube le mec a passé le reste de sa carrière dans l'underground et a prouvé qu'il écrivait et rappait mieux que la plupart. Il a de quoi l'ouvrir quoi.  Pour en revenir à ce nouvel album (son 7ème, ou son 9ème, ou bien son 11ème, enfin j'en sais rien), il est entièrement produit par Araabmusik, un mec qui s'est principalement fait connaître par son travail auprès de Cam'ron et des Dipset, puis par de nombreuses prods pour divers rappeurs. Perso j'ai toujours aimé ce qu'il faisait et je trouve qu'il a plutôt fait un bon taff dessus. En résulte un album très propre avec du fond et de la forme. Que demander de plus? Un album un peu plus long peut-être? Je retiens néanmoins Forget (trop courte bordel!) et surtout Idols je trouve assez énorme, où il évoque ce que ses idoles d'hier sont devenues aujourd'hui.

     

    Bref, très bon album.

     

    On verra maintenant ce que va nous apporter cette nouvelle année.

     

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    Résumé

    Paterson est une petite ville du New Jersey qui a vu défiler nombre de célébrités tels le boxeur Hurricane Carter, le duo de comiques Abott et Costello entre autres. Paterson est aussi le nom d'un chauffeur de bus féru de poésie. Paterson conduit le bus 23 qui sillonne la ville qui porte le même nom que lui. Une semaine dans la vie d'un homme ordinaire évoluant dans une petite ville ordinaire. En apparence seulement.

     

     

     

    J'y suis allé un peu en ne sachant vraiment à quoi m'attendre. Et finalement j'ai bien fait.

    Bien bien Jarmush. Même si j'ai pas vu énormément de films de lui (Ghost Dog, Broken Flower), j'ai été agréablement surpris à chaque fois. Jarmush c'est un peu le stéréotype du réal new yorkais indé, un peu dans la mouvance de Tom Di Cillo. D'ailleurs il me semble qu'ils ont émergé un peu à la même époque, sauf que Di Cillo a fini par réaliser des épisodes de New York Unité Spéciale. Life is unfair.

     

    Pourtant ce serait assez injuste de réduire Jarmush à un réal bobo new yorkais (même si y a un peu de ça. Jarmush fait les films qu'il veut et comme il veut. Et paradoxalement ses films sont sincères loin d'être prétentieux en fait.

     

    C'est assez difficile de résumer ce film et de donner envie d'aller le voir tant son histoire est simple et le film complexe en même temps. On y suit le quotidien relativement banal de Paterson, un ordinaire chauffeur de bus qui passe ses journées à sillonner la ville qui porte le même nom que lui.  

     

     

    Paterson (Adam Driver), un chauffeur presque ordinaire

     

    Autour de lui évoluent des personnages aussi ordinaires que pittoresques comme son malheureux collègue dépressif, le barman passionné de musique et d'échecs et surtout sa femme belle et fantasque. Mais cette routine et ces personnages parfois hauts en couleur conviennent assez bien à Paterson qui profite de cette vie bien réglée pour se libérer le temps nécessaire à sa créativité.

     

    Laura (Golshifteh Farahani) en pleine recherche artistique

     

     

    On l'aura compris, ceux et celles qui veulent voir des fusillades et des explosions ou bien une romance mielleuse passeront leur chemin. Grand fan de cinéma japonais, Jarmush fait ce qu'il a toujours fait, avec un montage épuré et de nombreux plans fixes y compris dans les dialogues ( pas de recours systématique au fameux champ/contre-champ). A sa sobre et élégante mise en scène il est aidé par un casting excellent à commencer par le toujours très bon Adam Driver qui convient parfaitement au personnage de Paterson grand personnage un peu aussi sympathique qu'introverti, mutique et lunaire.

    Le reste de la distribution est à l'avenant: la jolie Golshifteh Farahani, que j'avais vue dans le très bon My Sweet Pepperland, est très bonne dans le rôle de la conjointe amoureuse qui passe son temps à se chercher et apporte ce qu'ii faut de sensualité à son personnage (j'adore ce genre de cheveux j'y peux rien). Les connaisseurs auront aussi reconnu Barry Shabaka Henle (un habitué du petit et grand écran: Greys Anatomy, Collatéral, Miami Vice etc.), dans le rôle de Doc le barman, et Masatoshi Nagase qu'on a pu voir dans Les Délices de Tokyo et dans Mystery Train (déjà de Jarmush).

     

     

     

    Paterson et un touriste fan de poésie (Masatoshi Nagase)

     

     

    Paterson est un film rempli d'images clés, à plusieurs niveaux de lecture. Plus qu'une révision d'Un Jour Sans Fin, c'est un brillant exercice de style à la Raymond Queneau ou chaque jour, chaque séquence, suit le même schéma et se répète inlassablement à quelques détails près. Mais c'est également une ode à la poésie elle-même et à l'art ici retranscrit dans sa plus simple et plus pure expression, un art qui transcende les statuts et critères sociaux, financiers, etc. De ce fait dans Paterson la poésie est multiple. Elle nait d'auteurs illustres comme William Carlos Williams (je vais pas faire le mytho je ne connaissais même pas de nom), mais également de poètes plus modestes, de peintres de maison, de rappeurs (ici Method Man dans son propre rôle), d'écolières, de chauffeurs de bus, de globe-trotteurs japonais.

    C'est une réflexion sur le fait que l'art prend sa source n'importe où, et sur le fait qu'être artiste n'est pas une prérogative réservée à une certaine élite reconnue mais que tout le monde possède en lui-même la légitimité de prétendre à ce statut à partir du moment où il ressent le besoin de l'exprimer. D'ailleurs le film se permet de rappeler que même certains artistes très connus occupaient un emploi à côté de leur activité artistique. 

     

    C'est évidemment un film qui me parle, en tant que personne ayant une vie relativement ordinaire qui s'efforce d'achever un roman qui soyons honnête à peu de chance d'être un succès, ne serait-ce qu'édité. Mais tout comme Paterson, j'écris principalement parce que j'en ressens le besoin, rien de plus. 

     

    Bref, Paterson est un très beau film que je n'oublierai pas de sitôt (je l'ai vu deux fois en 10 jours). Et c'est un film que je conseille à tous les rêveurs et artistes, reconnus ou pas.

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  •  Bon je sais, j'ai pas calculé le forum depuis la nouvelle année mais bon y a pas mort d'homme hein. Enfin bref

     

     

     

    Premier film de l'année. Pas le meilleur j'espère mais assurément pas le pire. Du moins j'espère aussi.

     Résumé

     

    Dans un futur indéterminé, l'humanité a colonisé d'autres planètes extrasolaires. Délaissant une Terre surpeuplée et polluée, des milliers colons se portent volontaires pour un très long (et onéreux) voyage à bord du vaisseau l'Avalon afin de rejoindre une exoplanète dans 120 ans. Chacun des voyageurs, y compris l'équipage, voyage dans une capsule cryogénique permettant de plonger le corps en léthargie. Malheureusement pour Jim Preston, un défaut ouvre sa capsule plus tôt que prévu. Il réalise alors qu'il est tout seul, et qu'il lui reste encore 90ans avant le réveil des autres passagers. 

     

     

     

    hummmm... Alors comment dire... Le sujet est intéressant (enfin je trouve). Les bases sont clairement posées, même si la mise en scène peine à réellement insuffler le sentiment de solitude qu'est censé éprouver le pauvre Preston (enfin c'est toujours mieux que Seul sur Mars à ce niveau). Et au jeu du avec qui partiriez-vous sur une île déserte? La réponse est vite trouvée. Personnellement et je ne pense pas être le seul, j'aurai fait pareil.

     

    Jim Preston (Chris Pratt) qui découvre les joies du service réclamation intersidéral

     

     

    En fait, la plus grande partie du film, assez intimiste au demeurant est même plutôt réussie je trouve. On retrouve les considérations métaphysiques habituelles inhérentes à la science-fiction: qu'est-ce qui fait que la vie vaille la peine d'être vécue etc. Même si la réal est assez passe partout, je trouve que le film se mate sans déplaisir. Et même l'histoire d'amour entre ce pauvre malheureux d'origine modeste et cette fille de l'Upper East Side (le coin bourge de Manhattan) est même plutôt correcte, une histoire où toutes les conventions et barrières sociales sont disparues, avec un couple qui n'a pas vraiment d'autre option que de s'aimer pour vivre.

     

    Jim qui cherche à se faire pardonner d'avoir gâché la vie d'Aurora

     

     

    Malheureusement, parce que c'est américain, et que c'est trop chiant comme ça pour le public de base, on va les mettre face à une grosse catastrophe avec explosion et tout le tintouin habituel. Pourquoi rajouter un troisième acte relativement foireux? Pour tenter de rentabiliser la 3D (totalement inutile)? Pour rallonger le métrage alors qu'on n'a plus rien à dire? Sans doute un peu de tout ça.

     

     

    Les passagers face à Armageddon

     

     

    Alors oui c'est Ricain donc c'est relativement carré: Chris Pratt est plutôt crédible, Jennifer Lawrence est impec comme d'hab, Michael Sheen est anglais, Lawrence Fishburne a son charisme habituel, les effets spéciaux sont propres, tout est bien fait... Mais bon c'est toujours pareil, c'est tellement carré que c'est un peu vide et impersonnel. Ah si une curiosité: Andy Garcia vient faire un caméo (de la figuration pour les acteurs célèbre) à la fin du film.

     

     

     

    Arthur (Michael Sheen impeccable) le bartender androïde et principal confident des passagers

     

    Pour autant Passengers n'est pas catastrophique non plus, mais bon au final je suis sorti avec un goût assez amer alors que c'était plutôt pas trop mal parti. Le film aurait pu être un très beau film (avec une réal un petit peu plus inspirée également) mais passe malheureusement à côté de son sujet, la faute à un virage douteux et une fin décevante (avec les messages lourdingues dont les Ricains sont coutumiers). En l'état ça reste un bon petit film, assez sympathique et relativement ordinaire. C'est mieux que rien et c'est toujours ça de pris.

     

    Correct, ni plus ni moins.

     

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    En voici un joli roman que  m'avait fortement conseillé un collègue (ils sont intéressants mes collègues hein)

     

     

     

     

     

     

    Résumé de l'éditeur:

    Antonio José Bolivar Proaño est le seul à pouvoir chasser le félin tueur d'hommes. Il connaît la forêt amazonienne, il respecte les animaux qui la peuplent, il a vécu avec les Indiens Shuars et il accepte le duel avec le fauve. Mais Antonio José Bolivar a découvert sur le tard l'antidote au redoutable venin de la vieillesse: il sait lire, et il a une passion pour les romans qui parlent d'amour, le vrai, celui qui fait souffrir.
    Partagé entre la chasse et sa passion pour les romans, le vieux nous entraîne dans ce livre plein de charme dont le souvenir ne nous quitte plus.

     

    Apparemment rien n'aurait pu prédire l'énorme succès de ce livre.  Il s'agissait du premier roman d'un obscur écrivain qui venait de fêter ses 41ans, édité qui plus est par une petite maison d'édition locale.  Comme quoi tout peut arriver. Bon c'est la version de l'éditeur parce qu'en vrai le bonhomme a eu une vie plutôt agitée: activisme, prison (logique sous Pinochet), amnistie, exil, voyage, journalisme,activisme... Ca aide un peu à avoir matière à écrire et se faire éditer.

     

    Luis Sepulveda

     

     

    Malgré l'éloge que mon collègue en avait fait, j'avoue avoir eu un petit a priori au vu du titre. J'imaginais un truc un peu niais et cul-cul-la-praline. Il n'en est rien en fait.

     

    Hormis Gabriel Garcia Marquez et Paulo Coelho, il ne me semble pas avoir lu d'écrivain latino américain.

    J'avais encore à l'esprit le réalisme magique et la description des villages pittoresques des œuvres du célèbre écrivain colombien. D'ailleurs en lisant le début de l'histoire j'imaginais un décor proche du village du roman Chronique D'Une Mort Annoncée. Cependant s'il s'agit à chaque fois de petits villages perdus au fond de nulle part les différences sont notables. Au sympathique village côtier à l'histoire chargée de vagues de migrations (Indiens, Espagnols, Arabes...) s'oppose ici un hameau paumé au fin fond de l'Amazonie dont la population est davantage composée d'aventuriers, de chercheurs d'or et d'Indiens miteux abandonnés par leurs clans. Ici la nature est hostile à l'homme moderne et le lui fait savoir.

    Et puis la traque est annoncée, et là on entre dans le vif du sujet. Le roman bascule alors dans une ambiance de survival. Une plongée dans les abymes d'une nature hostile, où le moindre faux pas peut être fatal et où le chasseur peut se transformer en proie à son tour. Cette ambiance m'a fortement fait penser à Apocalypto par exemple au niveau de la traque et du retour de l'homme vers une animalité, une tentative de communion absolue avec la nature comme unique moyen de vivre, voire de survivre.

    A travers très court roman (120 pages), Luis Sepulveda (qui, tout comme son héros, a véritablement vécu un temps parmi les indiens Shuars d'Amazonie) a voulu déclarer son amour de la nature, et pousser un cri d'alarme contre une société moderne qui ne cesse de s'éloigner d'elle, et de ne plus la comprendre au point de ne plus la respecter. Il a d'ailleurs dédié son œuvre à un de ses amis activistes défenseur de l'Amazonie mort peu avant sa parution dans d'étranges circonstances.

     

    Le Vieux qui lisait des Romans d'Amour est un très beau roman dont le succès n'est pas usurpé. 

     

    A noter: le roman a été adapté au cinéma avec Richard Dreyfus (oui oui, le Richard Dreyfus de Rencontre du Troisième Type) dans le rôle titre. Aucune idée de ce que ça vaut par contre.

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    "Tiens tu lis James Lee Burke? C'est super j'en ai pleins! Attends je vais t'en ramener quelques uns qui sont super".

    Hummm... au vu de son engouement pour l'auteur, comment dire à ma collègue que j'accroche que moyennement justement? J'ai toujours pas trouvé. Et me voilà avec trois romans sur les bras.

     

     

     

     

     

    Résumé

     

    Alors qu'il est assis dans un bar de La Nouvelle-Orléans, le vague à l'âme, Robicheaux aperçoit un jeune dealer qui a été chargé de tabasser le père Jimmie Dolan, son ami. Robicheaux enquête et croise le chemin d'un ancien amour. Dans ce roman crépusculaire, marqué par l'absence et la mort, James Lee Burke confronte son alter ego Robicheaux à une descente aux Enfers. Sur les Champs-Élysées de La Nouvelle-Orléans, pas de félicité mais une ligne de tramway désaffectée, à l'image du terrible destin de Junior Crudup.

     

     

    On retrouve donc une fois de plus Dave Robicheaux, policier de la Paroisse d'Iberia, ex alcoolique de son état.  Le bougre est toujours aussi attachant que chiant dans sa droiture et sa propension à jouer les fouilles merdes. A ses côtés on retrouve toujours son acolyte Clete Purcell. James Lee Robicheaux en profite pour nous faire découvrir toute une galerie de personnages hauts en couleur, du riche notable propriétaire terrien au caïd producteur de films pornos passant par un obscur tueur irlandais et un vieux bluesman de génie que l'histoire a oublié. C'est d'ailleurs un des points forts du roman car même s'ils sont loin d'être originaux, les personnages ont suffisamment d'épaisseur pour qu'on y croit.

     

    Bon côté style par contre on va pas passer par quatre chemins: les horribles tics qui m'insupportaient déjà dans Creole Belle sont également présents ici. Je ne comprends toujours pas son délire d'essayer d'écrire comme Proust putain. Personnellement, j'y arrive toujours pas.

     

    On va croire que j'abuse en parlant de son style mais voilà un exemple:

     

    "Je repris le dernier cliché de la série et contemplai une nouvelle fois le visage de Junior Crudup fixant le maton à cheval, sur la rive du bayou qui faisait face à la demeure de Castille Lejeune, sa houe au dessus de son épaule faisant un angle bizarre, le visage perplexe face à un monde dont les règles étaient telles qu'elle lui garantissaient d'en être exclu à jamais."

     

    ou encore:

     

    "Il arrive que les gens ordinaires commettent de mauvaises actions. Une décision professionnelle prise sur un coup de tête, une rencontre romantique dans un bar de nuit, une rivalité avec un voisin à propos de l'emplacement d'une clôture, n'importe lequel de ces moments apparemment insignifiants peut déclencher une série d'événements qui, comme un clou rouillé dans la plante du pied, sont à même d'empoisonner systématiquement l'existence d'un individu normalement respectueux des lois et de le propulser dans un monde qui, jusque-là, n'existait à ses yeux que dans l'imagination perverse des romanciers de gare."

     

     

     

    Zzzz... C'est d'un pompeux. Y en a sans doute qui kiffent mais perso je trouve ça hyper chiant. On dirait qu'il veut essayer de montrer qu'il peut écrire comme un poète. Mouais. Lis Kundera Tonton, tu verras que la simplicité peut aussi être la marque des grands.

    Et encore il est loin d'en abuser autant que dans l'autre roman que j'ai lu.

     

    En revanche, si l'histoire contient quelques similitudes avec Creole Belle (j'ai l'impression que c'est le cas des autres bouquins également), elle est un peu plus recherchée et aboutie que dans l'autre roman. En fait ce qui est intéressant c'est qu'elle s'articule à la fois autour d'une enquête sur un meurtre datant d'une cinquantaine d'années, mais également sur une affaire bien actuelle. Et puis bon, James Lee Burke est moins parti vers le glauque à outrance.

    En fait je me rends compte que les ingrédients (du porno, un mec disparu, une femme fatale perturbée, un anti-héros désabusé, du pétrole, une famille riche et pleine de secrets) sont plus ou moins les mêmes que ceux du Grand Sommeil. En effet, on est en plein roman noir. Heureusement l'histoire reste sensiblement différente de celle du classique de Chandler.

     

    Il parait que seuls les cons ne changent pas d'avis. En vrai c'est n'imp car après avoir été assez déçu de Creole Belle, j'ai été assez con pour en lire un autre après avoir dit que c'était mon premier et dernier roman de l'auteur. Enfin je ne regrette pas non plus donc c'est plutôt bon signe. Sans être un des meilleurs polars que j'ai lus, Dernier Tramway pou les Champs Elysées reste un roman très recommandable (bien plus que Creole Belle pour ma part) et a fait remonter James Lee Burke dans mon estime. Bon après j'ai rendu les autres à ma collègue parce que faut pas pousser non plus.

     

    Bon livre.

     

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