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    En attendant (ou pas) la sortie prochaine de l'adaptation live de Ghost In The Shell que je prédis bien claquée (notez bien, je l'ai dit), qu'Est-ce qu'il y a à se mettre sous la dent au ciné? Alors voyons voir... Lion, le sous-titre: "si vous avez aimé Slumdog Millionnaire, vous adorerez Lion". Traduction: si vous avez aimé le film avec les Indiens pauvres, vous adorerez le film avec les Indiens encore plus pauvres. Mouais, pas convaincu. Peut-être plus tard, next. L'Everest? Je viens de St Denis mais faut pas abuser hein... Les Derniers Parisiens? Ah ouais le film des mecs de la Rumeur, ça me dit bien mais dommage qu'il ne passe plus qu'à l'autre bout de Paris et que mon pote l'ait déjà vu. Peut-être plus tard, next. John Wick 2, mon pote l'a vu (il fait chier lui). Split? Pourquoi pas ma foi?  La prochaine séance est trop tard, dommage. Bon bah le choix est plus rapide que prévu en fait.

     

     

     

     

     

     

    Résumé Wiki:

     

    Chad Cutler, qui vit de combines en tout genre organisées par son père, tente d'échapper à son emprise afin d'offrir une vie meilleure à ses enfants.

     

     

     

     

     

     

    Bon en vrai je sais j'ai rien à dire sur ce film.

    Je sais j'ai déjà écrit ça plusieurs fois pour ensuite déblatérer pendant 10 pages mais là pour le coup c'est vrai. C'est tellement  vrai qu'après être sortis de la salle avec mon pote, on s'est posé à une terrasse pour bavarder pendant une heure sans jamais évoquer une seule fois le film. C'est fou ça...

     

    On suit les (més)aventures de Chad Cutler, cousin éloigné de Brad Pitt de Snatch, manouche et sale faible de son état. Pour faire simple il n'y a absolument rien de nouveau dans ce film: une famille de criminels, un rapport de force entre deux membres de la famille (ici le patriarche et son fils), un engrenage... Bref que du vu et revu. Je pourrai en sortir une pelletée des films qui exploitent déjà ce filon (Little Odessa, The Yards, Pusher 2, Les Ardennes, El Clan, Animal Kingdom...). D'autant plus qu'au delà du rapport de force entre Colby et son fils Chad, il ne se passe vraiment pas grand chose. Est-ce que ça justifie pour autant les nombreux spectateurs qui ont quitté la salle en cours de route? Pas vraiment... 

     

     

    Chad (Michael Fassbender) qui s'imagine déjà dans son pavillon (ou derrière les barreaux, c'est selon)

     

     

    En fait, je trouve que le film est assez mal vendu. En effet à voir la BO on pourrait croire à un truc plus nerveux, amenant inexorablement à une spirale au niveau de la violence alors qu'en fait non. A la place on a droit à une chronique familiale, chez les Gitans certes mais une chronique familiale quand même. Alors oui ce sont des criminels, oui il y a une histoire de casse etc mais c'est limite si on s'en branle.

     

     

    Colby (Brendan Gleeson) et Chad: tu seras un homme, mon fils

     

     

    C'est un parti pris comme un autre mais bon c'est dommage n'ait pas totalement choisi cette voie là (ou alors l'autre) parce qu'au final le résultat a un goût d'inabouti. C'est d'ailleurs d'autant plus dommage que le portait de cette communauté est plutôt réussi et les membres de la famille sont assez touchants à leur manière.

     

     

    Kelly (Lindsay Marshal), la femme de Chad, qui ne supporte plus cette vie de manouche 

     

     

    D'un point de vue formel, le film est plutôt bien foutu. La mise en scène est assez réussie (notamment une scène de traque plutôt bien tendue), la photo est plutôt belle, et bénéficie des décors naturellement photogéniques de la campagne. Vu que le films est anglais, on ne va pas revenir sur  interprétation. Je dirais juste que Michael Fassbender est un acteur que j'aime bien et qu'hormis Assassin Creed (qui a dû lui ramener un bon biff), je trouve qu'il choisit des rôles assez intéressants (Hunger, Shamed, Fish Tank). Ici malgré sa tête de beau gosse, il reste très convaincant dans son rôle de manouche illettré et de sale faible. Brendan Gleeson qu'on ne présente est comme impeccable d'habitude en patriarche manipulateur et charismatique. Et puis on notera la présence du sympathique Rory Kinnear (les derniers James Bond) qui  n'est plus forcé d'enculer un cochon (ceux qui ont vu Black Mirror auront compris). Quant à la BO, elle est signée The Chemical Brothers mais elle ne m'a pas marqué plus que ça.

     

     

     
    Peter Lovage (Rory Kinnear), un flic qui connait bien la famille Cutler

      

     

    Bref sans être un grand film, ni même un vrai bon film, Trespass Against Us (le titre original) est une petite chronique sociale assez sympathique et intéressante (malgré une fin un peu bâclée) qui aurait gagné à être mieux développée. Enfin c'est toujours mieux que chez nous où on nous sort encore des comédies avec des Roms chez les bourges (mon dieu...)

     

    Vive la France hein.

     

     

     

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    Depuis le temps que je voulais le lire celui-là:

     

     

     

     

    Résumé:

     

    Dans les années 1850, un gamin de quatorze ans part au Texas rejoindre une bande de chasseurs payés pour exterminer les Indiens. Au milieu du désert, la loi n’existe plus. À ce jeu de massacre, seuls survivent ceux qui parviennent à éveiller la plus profonde et la plus intime sauvagerie... Avec cet anti-western basé sur des faits réels, l’auteur nous livre l’un de ses plus grands romans: noir, lyrique et violent.

     

     

     

    Putain, ce livre...

    Cela doit faire environ 6 ans que je voulais le lire. A l'époque où je lisais La Route j''avais rencontré un collègue inconditionnel qui avait lu tous les romans de Cormac McCarthy et m'avait vanté celui-ci avec ferveur. Du coup il m'avait intrigué, mais bon ma liste est longue et le temps a suivi son cours..

    Cormac McCarthy, l'auteur donc, est loin d'être un inconnu. En plus d'être considéré comme un des plus grands auteurs américains contemporains, le grand public le connait directement ou indirectement via les films comme La Route et surtout No Country For Old Men qui sont adaptés de ses romans (il y a aussi De Si Jolis Chevaux et Child of God). On va passer sur sa bio, simplement rappeler encore une fois qu'il a obtenu le prestigieux prix Pullitzer en 2006 pour La Route roman que j'avais personnellement adoré.

     

     

    Cormac McCarthy

     

     

     

    Je ne pense pas qu'on puisse faire un meilleur résumé du roman que le résumé de l'édition actuelle (celui que j'ai mis) tant le roman ne ressemble à rien d'autre que j'ai vu ou lu sur l'ouest américain. Partant d'un authentique fait divers (le massacre de Yuma perpétré par le gang Glanton), et de la vie de plusieurs personnalités de l'époque, Cormac McCarthy a alors développé une histoire qui entretient finalement peu de liens avec le far-west tel qu'on l'imagine en général. C'est que quand on a grandi avec les Western de John Wayne et les BD de Lucky Luke, on a du mal à imaginer la violence et la sauvagerie qui ont dû accompagner les conflits de l'époque.

     

     

    D'ailleurs, même au-delà de la violence, à voir la couverture actuelle (et que j'ai postée en haut), on pourrait croire à un banal western alors qu'il n'en est rien. Mais alors vraiment rien. Et personnellement je trouve que cette couv américaine ci-dessous est bien plus proche de la note d'intention de l'auteur.

     

     

     

     

     

    En effet il y a un côté un peu apocalyptique qui à la vue de cette image m'a rappelé Apocalypse Now, avec le Gamin dans le rôle du capitaine Willard (Martin sheen) et le Juge dans celui du colonel Kurtz (Marlon Brando). Je ne sais pas si je suis clair où s'il faut vraiment avoir lu le bouquin pour comprendre mais j'ai trouvé un parallèle pas vraiment injustifié.

     

     Enfin bref,

     

    Rarement un bouquin m'aura secoué comme celui-là. Y a quelques temps je disais que je ne pouvais plus trop mater de films dérangeants et/ou déprimants. Au niveau de la littérature, j'avais cru comprendre que les romans de Jack Ketchum par exemple étaient relativement glauques et malsains niveau violence etc. Cependant, même si j'avais lu La Route (qui est déjà pas mal dans le genre), je ne pensais pas que les autres romans de McCarthy étaient aussi glauques.

     

    Il faut savoir que Cormac McCarthy a passé près de vingt ans à écrire Méridien de Sang, vingt ans  durant lesquels il a effectué de nombreuses recherches sur le Far West de l'époque, les modes de vie ainsi que sur les personnalités historiques comme Samuel Chamberlain ou Joel Glanton qui ont directement inspiré les principaux  protagonistes du roman.

     

     

    Méridien de sang n'est pas un livre facile d'accès. Il y a tout d'abord le style de l'auteur. J'ai peut-être lu La Route il y a trop longtemps pour m'en souvenir mais Cormac McCarthy a vraiment une écriture particulière. Très poétique,  McCarthy use et abuse des métaphores à gogo pour imager pratiquement n'importe quelle description ou n'importe quelle action des protagonistes. En gros il y en a quasiment à chaque phrase. Les phrases tiens parlons-en. McCarthy est généreux en mots mais avare en ponctuation. En résulte des phrases  longues, voire très longues dont le style m'a rappelé un peu le Faulkner façon le Bruit et La Fureur.

     

     

    Tiens un exemple:

     

    C'était partout des chevaux renversés et des hommes qui se débattaient et il vit un homme assis qui chargeait son fusil pendant que le sang lui giclait des oreilles et il vit des hommes qui tenaient à la main leurs revolvers démontés et tentaient de mettre en place les barillets chargés qu'ils portaient avec eux et il vit des hommes à genoux basculer et empoigner leur ombre sur le sol et il vit des hommes transpercés d'un coup de lance et saisis par les cheveux et scalpés debout et il vit les chevaux de guerre piétiner les hommes tombés à terre et un petit poney à la face blanche et à l'œil glauque émergea du brouillard et le menaça d'un claquement de mâchoire comme un chien et disparut.

     

    ou encore, sur la même page:

     

    Ceux-ci conduisant maintenant une frise endiablée de chevaux lancés tête en avant avec leurs yeux révulsés et leurs dents limées et de cavaliers nus avec des gerbes de flèches serrées entre les mâchoires et leurs boucliers qui étincelaient dans la poussière et revenant dans un piaulement de flûtes d'os des rangs déchiquetés en se laissant glisser le long de leurs montures le talon suspendu à la longe de garrot et leurs petits arcs tendus par-dessus l'encolure allongée des poneys jusqu'au moment où la compagnie fut encerclée et ses rangs coupés en deux puis se redressant comme des mannequins de foire, certains avec des figures de cauchemar peintes sur la poitrine; piétinant les Saxons démontés et les transperçant et les assommant et sautant de leurs montures avec des couteaux et trottant curieusement de-ci de-là sur leurs jambes torses comme des créatures contraintes à d'étranges modes de locomotion et arrachant aux morts leurs vêtements et les saisissant par les cheveux et passant leurs lames autour des crânes des vivants comme des morts et levant bien haut les sanglantes perruques et tailladant et tranchant dans les corps dénudés, déchirant des membres, des têtes, vidant les bizarres torses blancs et brandissant de pleines poignées de viscères, d'organes génitaux, quelques uns parmi les sauvages tellement imprégnés de matière sanglantes qu'ils semblaient s'y être roulés comme des chiens et d'autres qui se jetaient sur les mourants et les sodomisaient en poussant de grands cris à l'adresse de leurs compagnons.

     

     

     

     



    Ah ouais quand même. Moi qui me foutais de la gueule de James Lee Burke, j'ai été servi. Je sais d'où il tient son inspi maintenant.

     

    D'autre part, le fond en lui même n'aide pas forcément à appréhender le roman. L'histoire, qui ressemble plus à une errance sans fin, est jalonnée de personnages froids, monolithiques, pour la plupart antipathiques (il n'y a aucun personnage féminin) et en proie à une barbarie peu commune. J'avoue que j'ai eu un peu de mal à entrer dans le bouquin. Pourtant, après quelques temps la magie opère et on suit avec intérêt les pérégrinations du Gamin errant au gré de ses rencontres dans un monde au paysage désertique lunaire,  peuplé de rares êtres humains, blancs et indiens, mexicains et américains, tous revenus à l'âge de pierre. Tous sauf le Juge, un homme "autre" et hors du temps, presque surnaturel. Un des  personnages les plus intrigants et effrayants qu'il m'ait été donné de découvrir dans un bouquin.

     

    Bref, Méridien de Sang est un livre difficile à tous les niveaux, une espèce de Mad Max version Californie du 19ème siècle ultra violent et glauque, voire malsain (quand les  personnages touchent le fond, ils ne le touchent pas à moitié), mais qui est à la hauteur de sa réputation et vaut grandement le coup si tant est qu'on ait le cœur bien accroché.

     

     Je me demande néanmoins dans quel état on peut être à l'intérieur pour pondre un truc pareil. Je vais tout de même attendre un peu avant de me faire les autres.

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    Résumé Allociné:

     

    Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l'état d'urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu'à Busan, l'unique ville où ils seront en sécurité...

     

     

     

     

    Je l'avais raté à sa sortie alors je me suis rattrapé cette semaine. Honnêtement je m'attendais pas à ça.

    En général pour le spectateur moyen, le cinéma coréen est synonyme de qualité et cachet formel. C'est oublier que si l'industrie ciné coréenne est aussi florissante (et importante) c'est parce qu'il y a énormément de productions orientées grand public et parmi celles-ci figurent des blockbuster dénués de velléités artistiques.

    Dernier Train pour Busan est de ceux là.  

    D'entrée de jeu, la couleur est annoncée avec une introduction bien golmon avec une biche contaminée

     

     

     

    Une séquence WTF d'entrée de jeu avec une biche zombie

     

     

     

    Ici pas de place pour les considérations auteurisantes. On est dans le divertissement à 100% et à ce niveau le film tient ses promesses.

    Côté scénario, on ne sort pas des sentiers battus. Un virus libéré par erreur, une pandémie, des zombies, bref que du déjà vu. Côté caractérisation des perso c'est pareil: une petite fillette mignonne, son papa récemment divorcé, obsédé par son travail et qui est accessoirement un gros enculé (mais qui va changer), l'homme d'affaire encore plus enculé, l'hôtesse mignonne, l'équipe de baseball universitaire etc.

     

     

    Seok-Woo (Gong-Yoo) et sa fille aux prises avec une horde de zombies

     

     

    Pourtant dès qu'on rentre dans le vif du sujet (et on y entre assez vite) et que les zombies font irruption tout le carcan supposé explose et le résultat de la boucherie est assez imprévisible. N'importe qui peut  ou va se faire bouffer. Il faut noter que le scénariste et réal Yeong Sang-Ho s'est assez bien démerdé pour gérer les attaques de zombies qui cavalent comme Usain Bolt et la manière de les contenir dans un endroit aussi contigu que les wagons d'un train. De toute façon le film est assez bien écrit à ce niveau et le trajet jusqu'à Busan aura droit à de nombreux imprévus bien sentis.

     

     

    Une des nombreuses scènes d'anthologie du film

     

     

    Bon on a quand même droit à certains trucs habituels comme les sales coups de l'enculé de service, la réconciliation du père et de sa fille ou encore l'inévitable plan-séquence de baston à la Old Boy. On a aussi droit à quelques trucs nawak/abusé comme les mecs qui courent une demi heure sur le quai pour attraper un train qui accélère jamais lol. Mais bon ça fait partie du délire. D'ailleurs à ce niveau il m'a un peu fait penser à l'anime  Koutetsujou no Kabaneri  pour le délire mais en mieux quand même.

     

     

     

    Seok-Woo et Sang-Hwa (Ma Dong-Seok), des passagers prêts pour une scène de baston épique

     

     

     

    Après ça reste bien fun et bien efficace dans le genre divertissement pur et dur, surtout quand on pense que la référence côté zombie est devenue Walking Dead, soit un truc chiant comme la mort sans mauvais jeu de mots. La réal est très efficace et la distrib est pas mal, mention à Gong Yoo (une star locale aux faux airs d'Andy Lau) très bon en antihéros préoccupé plus préoccupé par son boulot que par sa propre fille .

     

    Bref pas besoin de chercher midi à quatorze heures, Dernier Train pour Busan est à la hauteur de sa réput' et même s'il aurait pu être un peu plus gore, il fait le taff comme on l'avait pas vu depuis L'Armée des Morts au moins. En plus on a droit à un clin d'œil aux films originels de Romero à la fin. Par contre pour le côté réflexion/parabole/message engagé etc. on repassera évidemment.

     

    Bon film,

     

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    Oui la West Coast a connu son heure de gloire dans les années 90 à travers le G Funk et le Gangsta Rap. Elle a marqué de manière indélébile son empreinte sur le rap à travers tout d'abord Ice T, Le Digital Underground puis NWA auquel le film du même nom a rendu hommage avec un bon carton au box office). Mais c'est surtout avec la relève et Death Row, le label mythique du sulfureux Suge Knight (je suis obligé d'aimer ce mec, il est né le même jour que moi mais pas la même année heureusement), et les légendaires artistes signés dessus (2Pac, Dre, Snoop, Warren G etc) que l'impact du G Funk a été planétaire, popularisant par la même occasion tout un univers et le prétendu mode de vie des gangs Crips et Bloods: couleurs, bandanas, chemises à carreaux, pantalons Dickies, danse (le fameux C. Walk) etc. etc.

    C'est d'ailleurs dommage pour tous les artistes des scènes alternatives qui n'ont jamais rencontré un réel succès au delà du public rap (E-40, Too Short et ses 200 albums, Tha Liks, Dilated People, Planet Asia et j'en passe). En vrai y a que Cypress Hill qui s'en est bien sorti grâce à la double étiquette rap et "métal".

     

    Mais les choses changent: 2Pac meurt, Dre se casse, Snoop se casse, Death Row se casse la gueule, Suge Knight va en prison. La G Funk et laWest Coast perdent leur influence au profit du Sud et de l'émergence du Crunk, du Dirty, puis de la Trap.

     

    Heureusement pour la Californie et Los Angeles en particulier, certains rappeurs biberonnés au son de leurs ainés (mais pas que) sont bien décidés à rendre à leur coin ses lettres de noblesse.

     


    Kendrick Lamar:

     

    A-t-on encore besoin d'en parler? C'est le mec qui a remis L.A sur le devant de la scène ni plus ni moins. Comme l'a dit B Real de Cypress Hill dans une interview. Kendrick est le rappeur qui représente Los Angeles aujourd'hui, comme The Game l'était il y a une dizaine d'années. Enfin quitte à choisir mieux vaut Kendrick quand même.

     

     

     

    Avant d'être un petit single à succès (de 2015 ou 2016 je ne sais plus), King Kunta est avant tout un hymne à Compton. Le clip, l'instru, les "64 Chevy", toute la panoplie est là pour représenter l'imagerie de Compton et du G Funk (le clip rappelle un peu Ain't Nothing But A G Thang pour l'ambiance). D'ailleurs si la moitié des gens du clip sont en rouge, c'est pas pour rien. "Compton c'est la ville des Bloods" come disait Suge Knight dans le film N.W.A

     

     

     

     

    Dom Kennedy

     

     

     

     

    Dom Kennedy, c'est plus l'héritage Warren G. Pas vraiment rattaché à l'univers des gangs même s'il en parle de temps en temps (il est assez proche de Nipsey Hussle apparemment), Dom Kennedy est plutôt le pendant festif du G Funk: le soleil, les histoires de meuf, les fêtes, les 6-4 Chevy et bien sûr les embrouilles mais çac'est pas grave. Le mec n'est pas le plus charismatique, ni même le plus talentueux, mais il remplit néanmoins son contrat, la plupart de ses albums a son lot de bon sons cools pour chiller ou rodave en voiture au soleil. Que demander de plus franchement?

     

     

     

    On notera la proportion de filles "noires-noires"  dans les clips. Les Ricains ont un sacré problème à ce niveau n'empêche.

     

     

     

    YG

     

     

     

     

    YG (pour Young Gangsta il me semble, vive l'originalité) n'a probablement jamais entendu parler de papier vu le nombre incalculable de tatouages qu'il se trimballe. Enfin ils sont tous comme ça maintenant.
    Probablement le plus médiatisé après Kendrick, YG est Blood 100% pur jus comme le prouve la couv de son dernier album. Le mec est tellement matricé qu'il en vient à ne plus mettre de C dans certains mots à commencer par celui de sa ville qu'il appelle désormais Bompton. Parce que pour la petite histoire avant on remplaçait les "CK" (sous-entendant Crips Killer, tueur de Crips dans leur délire) par "CC" dans les mots, ce qui explique le nom de certains rappeurs: Spider Locc, 40 Glocc etc. Lui en vient carrément à proscrire la lettre C. Ca doit être drôle d'apprendre l'alphabet à Los Angeles.
     Plus que Kendrick c'est tout son album qui est une ode au G Funk comme l'atteste ce son:

     

     

     

    On notera le clin d'œil à 2Pac et Biggie avec cette chanson (et également à un épisode où il s'est fait tirer dessus dans un studio, comme 2Pac donc). Perso j'ai jamais trop accroché à son délire. Il faut dire que sa manière de rapper est assez particulière. On aime ou on aime pas. Et j'aime pas trop.

     

     

     

     

    J'ai écrit: "certains rappeurs biberonnés au son de leurs ainés (mais pas que)". Dans la catégorie "mais pas que" on peut au moins penser à eux:

     

     

     

     

    Schoolboy Q

     

     

     

    Originaire de South Central également (Hoover Street), Schoolboy Q a beau avoir invité le Dogg Pound sur son dernier album, il est avec Vince Staples celui qui a le moins été influencé par le G Funk.

    Le pote et partenaire de label de de Kendrick Lamar est le plus célèbre des "mais pas que" au point qu'il peut se permettre d'inviter Kanye West sur un morceau. Contrairement à ceux du dessus, il semble d'ailleurs plus influencé par New York (GhostFace en particulier) que par son coin, le mec est dans un délire tellement "autre" qu'on pourrait le prendre pour un sataniste le gars. Suffit de voir ses clips barrés et/ou glauques pour voir que c'est le sheitan ce mec.

     

     

     

    Ses fêtes, c'est pas vraiment le même délire que Dom Kennedy ha ha! Il n'empêche que j'ai dû faire tourner le son une centaine de fois la nuit en voiture sur le périph ou l'autoroute. Crips de son état (encore un), il rend d'ailleurs hommage à son gang dans son dernier single en date Tookie Knows (du nom du fondateur des Crips). En fait il rend hommage aux Crips dans tout l'album. "Bloods and Crips is like a lifetime with Jeffrey Dahmers" qu'il disait dans une chanson ha ha! Ca vend pas du rêve quoi.

     

     

     

    Nipsey Hussle

     

     

     

    Originaire de Crenshaw (South Central donc), Nipsey Hussle est un rappeur que j'apprécie particulièrement. Encore un rappeur gangster, encore un Crips (bah oui).  Pourtant ce grand chien aux faux airs de Snoop est plutôt bon et surtout a développé une identité musicale tout au long de sa carrière.

     

     

    Et puis ses albums sont relativement cools. Bon il n'aura jamais une énorme médiatisation ni des scores à figurer dans le top du billboard mais il en est conscient. La preuve avec son album (ou mixtape mais ça veut plus dire grand chose) Crenshaw qu'il a tiré à 1000 exemplaires vendus 100€ pièce. Et apparemment il aurait à peu près réussi son coup. Pas mal hein? Ici en France Despo a essayé de faire la même chose avec son album Majster, mais pas sûr que le succès ait été au rendez-vous. 

     

     

    Vince Staples

     

     

    A voir ce minot avec sa tête de petit malheureux, on n'imaginerait pas qu'il fait partie des Crips de Long Beach (encore un) et qu'il a trempé dans quelques trucs louches (j'ai lu qu'il avait dû quitter L.A un moment à cause des embrouilles et qu'on voulait sa tête). C'est juste oublier que, à l'instar du foot professionnel, les recrutements commencent dès le collège. Le mec est là pour nous le rappeler avec des sons et des clips bien sombres comme il faut.

     

     

     

     

    Il suffit de mater le clip concept Prima Donna pour voir que le mec est loin. On dirait limite un film de David Lynch le truc. C'est bien barré. Tiens, sinon je viens de lire les commentaires en dessous du clip de Blu Suede, y a un mec qui dit qu'il a été assez con pour l'avoir mis dans sa voiture dans un quartier de L.A où il fallait pas et qu'il s'est fait dépouiller ha ha! Quel crétin. La prochaine il mettra du Bob Dylan ce con.

     

     

     

    Tyler The Creator

     

     

    Putain je l'avais oublié lui! Fondateur du collectif O.F.W.G.K.T.A (ou Odd Future Wolf Gang Kill Them All, simplifié en Odd Future), il a obligatoirement sa place dans cet article vu le buzz et l'influence qu'il a eu ces 5 ou 10 dernières années. Loin de l'imagerie des gangs comme on peut le voir sur la photo, le mec est plutôt dans le délire triso-mongoloïde décomplexé à tendance parfois glauque. Enfin le glauque c'était surtout avec son groupe, vu qu'ils passaient à faire des "trucs de Blancs" comme du skate et prendre de la drogue, le tout dans une imagerie proche de certains films d'horreur. Si d'un point de vue lyrical c'est pas un futur prix nobel (en gros il raconte de la merde), il a surtout un charisme et une identité visuelle assez forte qui s'est ressentie dans les clips et pochettes de son collectifs et de sa carrière solo. Très controversé dans ses propos (textes ultra misogynes et homophobes, le comble quand on sait que lui et son ex collectif sont proches d'artistes gay ou bi assumé comme Syd The Kid de The Internet ou encore Frank Ocean), le mec se permet des trucs tellement cons dans ses clips qu'ils sont instantanément cultes.

     

     

    Bon en vrai j'aurais dû rajouter Casey Veggies dans la liste parce qu'il marche bien mais j'ai plus de place, j'ai jamais calculé et j'ai la flemme. 

    Donc oui la West coast se porte bien, et L.A encore mieux. Je ne parle même pas du relatif succès de mecs de la Bay Area comme G Eazy ou encore E-40 qui a fait un retour assez remarqué avec des feats sur de nombreux albums. Même sans eux L.A a retrouvé une place de choix sur la scène hip hop avec ses têtes d'affiches certains labels devenus prestigieux (T.D.E pour ne citer que lui, qui a également d'autres artistes en vogue comme Isaiah Rashad ou encore S.Z.A). Et pendant ce temps New York n'a jamais su renouer avec l'héritage de son âge d'or. La faute à une scène en perdition où la relève peine à se positionner. Y a bien eu Action Bronson, Pro Era et le A$ap Mob, mais ça reste bien maigrichon comparé à l'autre bout du pays.

     

     C'est ça de vivre dans le passé

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    C'est bizarre. autant j'avais adoré Whiplash, autant j'étais pas spécialement emballé pour aller voir ce film. Je sais pas, toute la com autour, la volonté de buzz relou m'a soulé. En plus les comédies musicales, si on excepte West Side Story que j'adore, c'est pas ma tasse de thé. Y a un côté surfait inhérent au genre qui me gonfle un peu. C'est un peu ce que disait Sergio Leone à propos de l'opéra: voir un mec se casser la gueule en entonnant un air en bel canto ça peut faire marrer. Enfin bref c'était mal parti perso.

     

     

     

    Résumé:

     

    Mia rêve est une jeune comédienne qui rêve de percer à Hollywoofd, Sébastian est un jeune pianiste talentueux qui rêve d'ouvrir un club de jazz. ils se rencontrent, s'aiment et tentent de concrétiser leurs rêves. Mais la vie n'est pas si simple et leur parcours sera semé d'embûches. Tout a un prix, même les rêves.

     

     

     

     

     

     

    Alors bon, pour commencer on peut appréhender l'introduction du film de deux manières:

    - soit en voyant l'énorme travail de mise en scène avec la choré et un plan séquence de folie au milieu d'un embouteillage monstre.

    - soit en voyant des golmons qui sautent partout comme des triso (la redondance est voulue) et dansent dans tous les sens.

     

    En ce qui me concerne c'était un peu des deux. Je sais pas, les voir tous sauter partout sans raison et voir des merdeux débouler en skate et bmx ça m'a laissé circonspect. Enfin bon, on s'en fout ça reste l'intro.

     

    Concernant le film en lui-même avec le recul je ne sais pas trop quoi en penser. J'ai plutôt bien aimé l'évolution des deux protagonistes depuis leur première rencontre jusqu'à... jusqu'à la fin.

    Y a un jeu du chat et de la souris assez intéressant dans la mesure où ils ne sont jamais sur la même longueur d'onde et que leur relation n'est pas vraiment mielleuse et relativement "réaliste".

     

     

    Sébastian (Ryan Gosling) et Mia (Emma Stone) en pleine nuit américaine

     

     

     

    De la même manière, au delà de son emballage, le film développe quelques questions intéressantes autour du jazz notamment. Comme dans Whiplash le précédent film de Damien Chazelle, le jazz est toujours à l'honneur. Néanmoins il aborde une réalité concernant sa perception par le grand public qui le réduit souvent à de l'easy listenning, de la musique d'ascenseur ou d'attente téléphonique, de la musique que l'on met en fond sonore lorsqu'on invite des gens chez soi sans y prêter attention, une musique qui n'inspire plus vraiment d'émotion pour beaucoup de gens.  Il est aussi question de son avenir en tant que genre musical.   

     

     

    Bill (JK Simmons) qui ne veut plus entendre parler de jazz dans son club.

     

     

    Mais le film parle aussi de ses rêves, de la manière de les concrétiser et parfois du prix qu'il faut payer pour ça. Et même si ce trait est intéressant, c'est là que ça me gène un peu.

     

    Déjà, j'en ai marre de ces films américains où ils nous cassent les couilles à longueur de temps avec leurs "rêves". "Oui mais j'ai des rêves!!" On s'en bat les couilles sérieux. Toujours là à nous vendre leur rêve américain comme un accomplissement ultime. Ca me soule comme pas permis. Et puis en plus quand on y pense c'est quoi leurs rêves? Ouvrir un club de jazz et devenir actrice? Mouais bof. Le cliché de l'intégrité contre la compromission et l'argent... mouais bof. Si t'es un minimum intelligent tu prends du biff qui te permettras de concrétiser ton projet. C'est un peu la base. Là c'est effectivement le cas mais traité de manière si caricaturale, on dirait tellement que le mec risque de vendre son âme au diable que ça m'a gêné. Pourquoi faire si cliché? Elle est où la nuance?

     

     

    Keith (John Legend), le diable qui propose un pacte à Ryan

     

     

    Et puis l'autre qui rêve d'être actrice. Après elle se lance dans le stand up parce que son mec lui a dit qu'elle avait du talent. Non mais faut pas tout mélanger. Etre actrice nécessite du talent mais écrire une pièce en nécessite un autre. L'écriture et l'interprétation ce sont deux choses distinctes. En plus tout ça pour quoi? Parce que finalement quand on mate le film on a l'impression que l'accomplissement c'est l'argent et la célébrité. C'est ça le rêve? J'ai rien contre les gens riches et célèbres mais c'est ça le but quand on veut être acteur? Je veux dire ça ne devrait pas être un bonus? On ne peut pas rêver d'être acteur juste pour jouer? Il y a une dimension assez réductrice et surfaite que j'ai trouvée assez limite au niveau de la thématique.

     

     

    Mia qui emmerde tous les spectateurs parce qu'elle est pas dans le film

     

     

    Bon après faut pas me faire dire ce que je n'ai pas dit. Le film est sympa, la romance est bien foutue, l'histoire d'amour est plutôt touchante, il se laisse voir agréablement et tout. Simplement on était en droit d'attendre un peu plus de la part de Chazelle. Après c'est que mon avis.

     

    Sinon au niveau formel la distrib est top: Emma Stone est très bonne, Ryan Gosling est impeccable et a "la classe américaine", John Legend est plutôt convaincant, J.K Simmons a un rôle à la limite du cameo.  Par contre j'ai été moins emballé par les passages musicaux, les numéros de danse étant plutôt moyens, mais je suis déjà pas très client de ce genre de truc à la base. Hormis Grease parce que c'est un souvenir d'enfance et surtout West Side Story que j'adore (!!!), je crois que je n'aime aucune comédie musicale. Ah si y a Mary Poppins aussi.

     

     

    Une scène de danse foireuse histoire de rappeler qu'on est dans une comédie musicale

     

     

    Bon en même temps Ryan Gosling n'est pas John Travolta, et surtout Chazelle n'est pas le grand Robert Wise. Tout le monde a ses limites.

    Pour résumer, c'était un projet un peu trop ambitieux pour les épaules de son réal et qui nécessitait peut-être plus de maturité dans le propos. Là pour moi, on obtient plutôt un bon petit film romantique un peu surfait, un peu meilleur qu'un épisode version longue de Glee saison 1 (en moins jouissif même), mais ça mérite pas non plus toute la branlette qu'il y a autour. Enfin la musique est excellente donc c'est cool.

     

     

    Allez Next

     

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