• Truman Capote

    Il trainait depuis 6 mois facile chez moi alors je me suis dit qu'il fallait que je le rende à son propriétaire un de ces 4.

     

     

    Résumé:

    Bien plus qu'un biopic, le film nous narre le cheminement qui a conduit Truman Capote à écrire ce qui deviendra son chef d'oeuvre. De la recherche du livre qui lui apportera la consécration ultime à sa désillusion, de la découverte d'un banal fait divers dans un journal à l'exécution des coupables, Truman Capote n'aura de cesse de se vouer à son oeuvre, jouant et usant de tout le monde jusqu'à être pris à son propre jeu (c'est beau hein? C'est de moi).

     

     

     

     

    Il est marrant de voir à quel point le personnage de Capote est assez fascinant. Assez gerbant au départ (totalement poseur et imbu de lui-même), le mec avait beau être un gay efféminé comme pas permis, il avait bien plus de cran que la plupart des faut bien l'avouer. Faut le voir s'installer en face du directeur de la prison et imposer ses conditions de visite en sortant une grosse liasse limite comme un mafieu pour se faire une idée du personnage.

     

     

    Le vrai Truman Capote

     

    D'ailleurs en regardant sur Wiki, je tombe sur le passage suivant: En 1934, à l'âge de « dix ans, il a déjà connu ses premières expériences homosexuelles avec des adultes et a décidé de devenir écrivain »

    What the F!! C'est quoi le délire? C'est parce qu'il est connu qu'on a écrit ça? Wesh chez moi on appelle ça une victime de pédophiles mais bon, on doit pas vivre dans le même monde...

     

    Bref, pour en revenir au film donc, on y découvre (pour ceux qui ne le connaissent que de loin comme moi) un mec totalement mégalo, prêt à aller n'importe où pour assouvir son besoin de concrétiser une oeuvre grandiose, quitte à flouer tout le monde. Manipulateur comme personne, le film retranscrit assez bien la dualité d'un homme tourmenté, complétement obsédé par l'affaire mais qui ne pouvait s'empêcher de faire son show dès qu'il y avait un peu de monde histoire d'être au centre de toutes les attentions. Bien plus qu'une simple chronique judiciaire, le film prend le parti de se concentrer sur la quête folle de Capote et logiquement sur la relation ambigüe qu'il est amené à tisser avec Perry Smith, l'un des condamnés.

     


    Perry Smith (Clifton Collins Jr), pur produit de son environnement

     

     

    De la même manière, on voit dans le film à quel point sa vieille amie Harper Lee, à qui on doit l'excellent To Kill A Mockingbird (son unique roman publié, primé du prestigieux prix Pullitzer et souvent cité parmi les plus influents de la littérature ricaine) et qui l'assisté tout au long de ses recherches, lui a servi de garde fou contre lui-même.

    Les deux relations assez touchantes d'ailleurs permettent d'apporter une certaine empathie à un personnage qui pouvait visiblement se montrer aussi généreux que détestable. Apparemment il a d'ailleurs fini par se brouiller définitivement son amie d'enfance au bout d'un moment.

     

     Nelle Harper Lee (Catherine Keener), la vieille amie de Truman Capote

     

    Partant d'un sujet qui peut vite être casse gueule, Benett (également derrière le très bon Foxcatcher et l'excellent Moneyball) évite l'écueil du pathos et parvient à livrer un film sans surprises (si on connait l'histoire) et assez lent certes, mais tout en nuances et somme toute très réussi. La musique de (bien pompée sur Thomas Newman façon Les Evadés) rajoute ce qu'il faut d'émotion sans tomber dans les violons lourdingues.

    Côté interprétation, on s'en doute, le film est porté par Philip Seymour Hoffman (R.I.P), assez énorme au delà de ses mimiques. Ce mec je sais pas s'il avait maigri un peu à l'époque pour le rôle ou quoi mais par moments sa gueule me faisait penser à Matt Damon (??). Même si Philip Seymour Hoffman survole le métrage, il ne faut pas oublier l'excellente prestation de Catherin Keener parfaite en femme simple loin des mondanités de son ami, et de Clifton Collins Jr impeccable en criminel bousillé depuis l'enfance. D'ailleurs j'ai survolé sa vie sur le Net, le mec était prédestiné à devenir ce qu'il est devenu. Enfin il ne faut pas oublier le toujours bon Chris Cooper, au top dans le rôle du flic chargé du fait divers, aussi admiratif que méfiant vis à vis du célèbre écrivain.

     

     Le détective Alvin Dewey (Chris Cooper), face aux condamnés

     

    Bref, c'est un très bon film qui s'attarde sur une période clé de ce personnage complexe, que la mégalomanie et l'ambition démesurée vont finalement mener à sa perte.

     

    Vais m'intéresser à ses écrits maintenant...

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