• Un Sport et Un Passe Temps

     

     

     

     

     

    Résumé Babelio

     

    «Pâle fin de journée et la gare est déserte. Dans les cafés les lumières ne sont pas encore allumées. Dean est assis dehors à une des tables en fer. Dans la rue en pente bordée d'arbres qui débouche sur la place, minuscule, presque seule, Anne-Marie descend.»
    Elle n'est pourtant pas si jolie. Mais Dean est fou d'elle, de son corps, de sa peau. Le temps d'une virée à travers la France, ils vivent un amour radieux, incandescent et fatalement éphémère...

     

     

    Pour la petite histoire (parce qu'il y en a toujours une), j'ai acheté ce bouquin un peu par hasard. J'étais parti acheter Artana Artana! le dernier Daennincks et un recueil de nouvelles de James Salter était sur le présentoir. N'étant pas un grand fan de nouvelles, j'ai demandé à la libraire si elle aussi des romans de l'auteur et lequel elle me conseillait. Conseiller est un bien grand mot dans la mesure où elle m'a sorti ce livre comme si je l'emmerdais et qu'elle n'a même pas été fichue de m'en faire une mini présentation. Je sais pas, ma gueule ne devait pas lui revenir vu qu'elle racontait toute sa vie à une femme qui était devant moi avec un grand sourire qui a disparu quand ça a été mon tour.
    Il faut croire que j'ai pas la gueule de l'emploi (ou de la clientèle).Enfin bon, il faut plus pour me perturber, même si combiné à ma récente escapade à Rome, ça commence à faire pas mal...

     

    Enfin bref, j'avais vaguement déjà entendu le nom de l'auteur et ça m'intriguait, alors je lui ai fais confiance et j'ai acheté le bouquin.

     

     Pour la bio express du mecton c'est par là:

     

     James Salter est né à New York où il passe son enfance et son adolescence. En 1945, il termine ses études d'ingénieur, sort cinquième de sa classe de la prestigieuse académie militaire de West Point et entre dans l'US Air Force comme pilote. Salter participe à la guerre de Corée, puis il prend la décision d'entrer au Pentagone. Il est affecté en France et commence à écrire. Fortement marqué par les figures tutélaires d'Irwin Shaw, Robert Phelps et Robert Emmett Ginna, le lieutenant-colonel Horowitz publie son premier roman sous le nom de James Salter en 1956 et démissionne de l'armée pour se consacrer pleinement à l'écriture.                

     

    (source Amazon)

     

     

    James Salter jeune (une vraie gueule d'acteur)

     

     

     Ils auraient pu rajouter qu'il a écrit six romans, plusieurs scénarios et des nouvelles mais bon on va pas trop en demander.

     

    Pour en revenir au bouquin, une fois n'est pas coutume, je vais essayer de faire bref. Déjà c'est très bien écrit. Des phrases souvent courtes, un style assez visuel et à la fois poétique. Pas de doute James Salter n'est pas un manchot. On est ici dans la littérature, la vraie.

    Bon ça c'est pour les bons trucs. Parce qu'après bon... Le style fait qu'on est vite pris par l'histoire, enfin ça a été mon cas. Jusqu'à ce que... jusqu'à ce que j'aie l'impression qu'elle n'avance plus en fait. Pour résumer, une jeune bellâtre oisif du nom de Philip Dean rencontre une jeune greluche dans la province française des années 60. Et c'est tout, ou presque.  Et ensuite ils baisent. Ils baisent, baisent, rebaisent et re rebaisent encore, leurs séances de baise entrecoupées de virées dans différentes villes de province, tout cela décrit par un héros totalement insipide et  anti charismatique au possible. L'homme c'est l'homme invisible. Sa seule fonction est de décrire ce qui l'entoure.

    Ce qui est marrant (ou pas) c'est qu'en lisant le truc ça me rappelait vaguement un article de Première (le mag de ciné) à propos d'un film coréen que la journaliste résumait par :"premier trou, deuxième trou, troisième trou". Parce que c'est aussi un peu le cas ici. Et ironie du sort, en lisant le nom du "héros", et en bon connaisseur que je suis,  je ne pouvais m'empêcher de penser qu'un acteur français de l'écurie Dorcel portait le même nom dans les années 90-2000.

     

     

    Bon j'arrête mes conneries (même si c'est vrai). 

     

     

    En soi, c'est  pas une idée plus saugrenue qu'une autre de mettre le narrateur en retrait, ce dernier étant plus le témoin d'une histoire d'amour. Mais je ne sais pas ça n'a pas pris chez moi. Et c'est bien dommage parce qu'il y a de la magie dans cette histoire d'amour "impossible" tragiquement banale et dont les mécanismes sont extrêmement bien décrits.  

    Quelque part, le livre m'a fait penser à Francis Scott Fitzgerald (même si je n'ai pas lu Gatsby c'est l'idée que je m'en fais), et à des bouquins comme le Grand Meaulnes pour le portrait d'un personnage à travers les yeux de son ami de narrateur, voire même à Sur La Route (après tout le personnage s'appelle Dean, est charismatique, passe son temps à vadrouiller et ressemble un peu à son homonyme en tant que parasite).  Mais bon ça reste des détails, et le roman a son identité propre.

     

     

    Je m'arrête là. Pour résumer, Un Sport et Un Passe temps (le titre est tiré d'une sourate apparemment) est un beau roman, très bien écrit, une belle histoire mais qui ne m'a pas parlé outre mesure. Et puis j'ai pas trop compris l'intérêt de raconter la vie d'autres personnages alors que ça ne débouche sur rien. J'ai dû passer à côté de quelque chose.

     

    J'attendrai avant de me faire les autres (si jamais c'est le cas).

     

     

    Allez next

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