• LE MONDE SELON MOI

     

    Pensées, coups de gueule et autres réflexions extraordinaires

     

    Le Monde selon Moi

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    ... et pas des DOM-TOM, c'est que t'as en général de la famille aux US. J'allais dire africain mais ce serait oublier les Haïtiens. D'ailleurs ce doit bien être la plus importante communauté implantée là-bas avec les Jamaïcains. Et comme si ça suffisait pas, ils ont décidé d'aller également squatter le Canada. Ca tombe bien ma femme est haïtienne.

     

    Pour bien comprendre de quoi je parle, je reviens d'Angola, mais vu que je n'ai jamais sorti l'article que j'avais écrit sur ce précédent voyage (qui date de plus d'un an, de mi décembre 2017), je me suis dit que ce serait bien après tout. Surtout qu'il y a une raison pour que je le sorte avant.

     

    Nous voilà donc partis pour Montréal pour quinze jours, enfin avec une escapade de 5 jours (enfin 6) à New York.



     

     

    Pas le temps de niaiser...

     

    La première chose qui doit frapper les Français quand on arrive au Canada je pense c'est la gentillesse des Canadiens. Comme tout le monde je savais que les Canadiens avaient cette réputation mais quand même. C'est très simple, passé la douane (et même les douaniers sont plus aimables qu'ailleurs en général), on sort à l'aéroport Trudeau. J'ai d'ailleurs appris en passant que le dit aéroport a été nommé ainsi en hommage au père ou au grand père de l'actuel premier ministre, ce n'est donc pas une coïncidence qu'ils aient le même patronyme. Bref pour en revenir avec notre arrivée, on est accueilli par des gens qui nous assistent pour la déclaration douanière en nous sortant un "welcome to Canada", le truc improbable chez nous lol. Pour notre part on a eu droit à un "welcome back" lol. Vu qu'on me prend souvent pour un Antillais ou un Haïtien j'ai pas cherché à comprendre.

    Bref, encore à l'aéroport on attend l'oncle de ma femme qui est censé venir nous chercher mais qui reste introuvable. Avec mon bon sens légendaire, j'avais oublié que j'avais uniquement un téléphone pro, et qu'il ne fonctionnait pas à l'étranger (j'aurais pu demander à activer l'international mais comme je suis pas futé je suis resté comme un con sans tél pendant 2 semaines). Ma femme quant à elle ne savait pas si son tél marchait à l'étranger même s'il était censé fonctionner. On va se renseigner sur l'indicatif au point information de l'aéroport et là le mec nous tend le téléphone de son bureau en nous montrant comme appeler. Un autre truc improbable en France où au mieux on nous aurait indiqué le taxiphone le plus proche à 15km... Vu qu'on était pas doué que la moitié des personnes qu'on essayait de joindre étaient injoignables, on a dû squatter le téléphone une demi-heure au moins, sans que ça gêne les mecs du point accueil le moins du monde. La gentillesse des canadiens n'est vraiment pas une légende.

     

    Passé les premières impressions (et après l'arrivée du fameux oncle qui nous fera faux bond une fois de plus un autre jour), on arrive chez la famille qui habite dans l'ouest de l'agglomération, ce qui nous laisse le temps de voir un peu la ville. Première impression: Montréal c'est grand. Et c'est très "américain". Des espaces énormes et étendus. C'est pas très cool mais j'avais pas moments l'impression d'être parfois dans une zone industrielle des Ulis, parfoisà Cergy et le pire c'est que j'ai eu cette impression de nombreuses fois.

    Je vais pas m'étendre en long et en large mais je n'ai pas eu le temps de "flâner" à Montréal. Déjà parce qu'on a pris le temps d'aller voir la grande famille de ma femme (des gens adorables au passage). Et ensuite parce que pour aller au centre il fallait prendre un bus puis le métro et qu'on avait un peu la flemme au départ.

    Avec une des cousines de ma femme, on a néanmoins pu faire une longue balade du style "Montréal by night" à travers les quatre coins de la ville. Et de nuit elle est nettement mieux. Côté culturel, comme je l'ai déjà dit, Montréal est une ville jeune donc déjà au niveau architectural ça se ressent. Il y a néanmoins de très beaux coins. Dans le genre à voir on a été voir l'oratoire Saint Joseph, du nom d'un religieux qui s'est implanté dans le coin (j'ai oublié l'histoire) et qui a fait bâtir l'église du même nom.

     

     

     

    L'Oratoire St Joseph

     

    C'est leur Sacré Coeur à eux en quelque sorte.

    Montréal n'étant pas une ville plane, il y a certains endroits en hauteur d'où on peut admirer le panorama, notamment l'université de Montréal et surtout le Mont Royal, un coin boisé dans les hauteurs où les "jeunes" viennent fumer leur conso et surtout ramener leurs meufs comme dans les films. En tout cas il y a un sacré panorama.

     

    Le Mont Royal

     

     

    Dans les quartiers cools qu'on a pu voir avant de se barrer à New York, on a vu le quartier français, l'université McGill et quelques autres coins dont j'ai oublié le nom.

     Enfin bref, sans avoir quadrillé la ville de long en large, on a quand même pu voir quelques trucs sympas et assez incontournables de Montréal. Cinq jours ça passe vite. Et là, c'est passé tellement vite qu'on a peine eu le temps de respirer qu'on devait déjà partir à New York.

     

     

    Hi Guys!!

     

    Ce doit bien être la phrase qu'on entend le plus souvent dans un commerce américain, spécialement dans la restauration.Et qu'on soit un homme, une femme, un trans ou un extraterrestre n'y change rien. Dès qu'on est plus d'une personne, c'est "Hi guys!". C'est comme ça et pas autrement.

    La différence avec les voisins est très marquée et directement visible. A peine arrivés à New York( la Guardia plus précisément) on voit qu'on est dans une autre pays. Par moments à New York et paradoxalement au gigantisme et à la modernité ambiante, on a l'impression d'être dans un pays du tiers monde tellement les mecs sont bordéliques. Un exemple parmi d'autres: les cousins de ma femme vivant à l'opposé dans l'état de New York, près du New Jersey pour être précis, donc on a donc pris la navette inter-aéroports jusqu'à Grand Central (la principale gare de Manhattan), puis une deuxième pour aller à Newark (l'aéroport du New Jersey) d'où ils viendraient nous chercher ensuite. Bon bah faut déjà savoir qu'ils ont du mal avec le concept d'arrêts de bus quoi. Après un trajet qui nous fait "visiter" le Queens et passer par la gare centrale de Port Authority (où un attentat à la camionnette aura lieu le lendemain. Ambiance...), la navette s'arrête finalement à Grand Central donc. Sauf que lorsqu'on demande où se trouve l'arrêt pour la deuxième navette, le mec nos dit "voyez avec les hommes en rouge". Les "hommes en rouge", ce sont de pauvres gars avec un imper rouge en plastique alors qu'il fait moins cinq degrés, principalement des Noirs (pourquoi ça ne m'étonne pas?), qui errent dans le coin comme des mecs aussi égarés que les touristes qu'ils sont censés aiguiller. Quand on demande où prendre la navette à un des mecs, ce dernier nous sort un truc du style "c'est au croisement entre la 6ème et la 48ème rue!" WTF de quoi tu parles?? Je sais même pas où on est et tu me parles de 48ème rue. Et là le mec nous fait "vous marchez un kilomètre, au bout y a une énorme librairie et vous prenez à droite." OK mec, genre on va se trimballer avec nos bagages sur un kilomètre et chez un éventuel repère au petit bonheur la chance. Donc on est presque une dizaine de touristes à se retrouver comme des cons, et certains commencent à marcher vers l'hypothétique librairie, sauf qu'au bout de deux-trois minutes, on les voit revenir en courant avec leurs valises, et le mec en rouge se met à nous hurler de revenir parce que la navette arrive. En fait ce con disait n'importe quoi ha ha! Heureusement qu'on l'a pas écouté!

     

     

    Un des fameux mecs en rouge chargés de guider les touristes pour les navettes

     

     

     

     Comme j'ai dit, on était dans l'état de New York et pas à New York City, ce qui fait une énorme différence vues les échelles de grandeurs américaines. Pour faire simple New York City, c'est NYC, les 5 boroughs etc. New York State, c'est l'état qui englobe la ville certes, mais une centaine d'autres, s'étendant jusqu'à la frontière canadienne. Le "cousin" chez qui on créchait m'a dit qu'on pouvait passer deux jours à traverser l'état. C'est pas l'Ile de France quoi. Pour notre part on s'en sortait pas si mal puisqu'on était finalement "qu'à" 1h15 du centre de Manhattan. Oui la première chose qui marque à New York, et probablement n'importe où aux U.S, c'est le gigantisme, la démesure architecturale. Rien qu'en attendant la navette dont je viens de parler quand on était à la "correspondance" de Grand Central, on atterrit au milieu de buildings si impressionnants qu'on est obligés de lever la tête pour voir le ciel. C'est limite oppressant.

    Faire cinq jours à NYC (enfin 6 mais j'y reviendrai), c'est clairement pas assez. Encore moins quand on est en dehors de la ville, et encore moins quand on est chez de la famille.

    En gros on en avait pour 1h30 pour aller de chez le "cousin" au centre de Manhattan. Vu le prix des hôtels, on n'allait pas cracher dans la soupe hein. D'autant plus que leur baraque était dans une jolie petite bourgade pittoresque nommée Sloatsburg.  Un petit coin tout mignon comme ceux qu'on voit dans les téléfilms de noël.

     

     

    "Welcome 2 Brick City"

     

    Comme disait notre ami Redman à la fin du siècle dernier. Parce que oui, ma femme avait une autre cousine dans le coin donc on a tapé deux jours chez eux, qui habitaient à Irvington. Vu qu'on sortait de Sloatsburg, une petite ville de banlieue bourgeoise américaine comme dans les films, le contraste est saisissant. Irvington n'est pourtant pas la plus moche des villes, c'est une ville plutôt normale. Le truc, c'est plutôt que pour y aller on a droit à une visite par les villes limitrophes notamment Jersey City où la cousine m'explique que la criminalité a tellement grimpé en flèche qu'elle est devenue une des villes les plus dangereuses du pays. Rien que ça. Le lendemain, je ne sais plus pour quelle raison on va se balader avec le mari de cette dernière (la cousine), un mec plutôt cool au demeurant et assez porté sur le rap à l'ancienne. Il profite du trajet et du fait qu'on passe par Newark pour parler avec moi des groupes du coins. En effet, si Newark est connu pour Redman et accessoirement The Outsidaz, en fait c'est vraiment la ville d'où viennent les plus gros groupes du NJ des 90's tels que Naughty By Nature, Les Lords of The Underground, Artifacts,les Fudgees... bref, que des groupes que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. J'ai pas demandé pour Joe Budden (après vérif, il vient de Jersey City) et Heather B. D'ailleurs il avait déjà croisé Wyclef via un pote (haïtien évidemment). Il en profite pour me montrer une cité qui était connue pour son taux d'homicide élevé. D'ailleurs à un feu je vois un panneau à LED (comme les panneaux municipaux) avec le nom d'un mec genre John Smith et 30/11/17. Quand je lui demande de quoi il s'agit, il m'explique qu'il s'agit d'un appel à témoin je crois, en tout cas le John Smith s'est fait buter le 30/11. Ils sont comme ça dans le New Jersey...

     

    Pour continuer sur Newark, je parlais précédemment du côté tiers-mondiste de New York.  Bah là, on est dedans. Une partie de la ville ressemble à une espèce de Château Rouge qui s'étendrait sur des kilomètres. Avec des clodos un peu partout lol. Quant à la gare de la ville, elle ressemble également à une espèce de cour des miracles. Un peu comme Marcadet en ce moment mais avec moins de crackers et plus de clodos. Paradoxalement je n'ai jamais éprouvé de sensation de dangerosité ou quoi. C'est juste que c'est moche et un peu crade, rien de plus. Dans le New Jersey, tout est encore plus espacé qu'à New York, on sent le décalage dès qu'on dépasse le Washington Bridge. Le New Jersey c'est un peu à  New York ce qu'est la banlieue aux Parisiens, voire ce qu'est le 77 aux proches banlieusards.

     

    Pour le côté touristique de New York, on a fait ce qu'on a pu en 5 jours (il faudrait un mois pour visiter la ville, sérieusement). Donc on est resté à Manhattan, sachant que cette île (oui c'est une île, ce qu'on oublie souvent) fait 2/3 de la superficie de Paris environ (j'ai vérifié), y avait déjà amplement de quoi faire. En plus des jolies balades à la Sex And The City, on a fait les vrais touristes en prenant le fameux "bus à touristes". En vrai ce bus vaut le coup quand on sait gérer son planning. En plusd'apprendre des trucs sympas sur la ville (comme l'histoire de certains ponts ou encore par exemple le fait que Staten Island est le seul bourough qui n'est pas desservi par le métro, paie ton coin paumé), il permet de faire le tour de l'île pendant 2 jours et de s'arrêter où on veut. Evidemment c'est nettement moins rentable quand on arrive à Penn Station à 14h et que le service finit à 18 lol.  On en a néanmoins profité pour aller à Chinatown "où" tout est chinois, donc moins cher qu'ailleurs. Bon plan pour les souvenirs. Pour continuer dans le délire touristique, on a été voir Central Park en pleine neige même si on ne s'est pas attardé, on a vu les building habituels même si on n'est pas monté au sommet de l'Empire State (50€ par tête pour un rooftop, ça ira merci), la TrumpTower, Le Chrysler...

     

     

    On a été voir l'incontournable Statue de la Liberté ainsi que le Musée de l'Immigration situé sur la célèbre Ellis Island, et on a opté pour un départ du New Jersey plutôt que de Manhattan (c'est plus pratique). D'ailleurs, bien que j'étais en fait pas très chaud pour aller voir le musée, j'ai carrément préféré sa visite à celle de la statue. Contrairement au petit cadeau français qui fait le symbole de ville, il y a quelque chose de très humain dans ce musée chargé en émotions. On y découvre les vagues d'immigration et des passage historiques aussi méconnus qu'intéressants comme la politique quasi ségrégationniste appliquée aux immigrants chinois qui étaient accusés de voler le travail des autres migrants à la fin de la construction du chemin de fer (qu'ils ont fortement contribué à mettre en place). En gros si je ne dis pas de conneries, pendant près de 60ans (jusque dans les années 50 je crois), il était interdit aux Chinois d'obtenir de naturalisation, voire même d'être admis sur le territoire américain il me semble. 

    Au delà de ces passages controversés de l'histoire américaine, le musée est un lieu où chaque photo évoque un destin avec l'espoir d'une vie nouvelle. C'est quelque chose d'assez fort et je conseille à tout le monde d'aller y faire un tour plutôt que de s'attarder dans la statue, intéressante certes mais assez limitée, encore plus quand on apprend que si on veut grimper dans la tête, il faut payer en plus et SURTOUT réserver 3 mois à l'avance(!!!)

     

     

     

     

    Pour le reste, on est resté à Manhattan et on s'est surtout baladé aux alentours de Central Park, Chinatown donc, mais aussi Greenwich Village, SoHo, Hell's Kitchen et sans doute un ou deux autres dont je ne me souviens plus. Et honnêtement, ça m'a pas marqué plus que ça.

     

     Concernant les transports par contre c'est une autre histoire. Peut-être que je suis con mais alors là j'ai rien compris. Déjà le système des feux et des prios je pige pas. Autant pour les Canadiens, qui ont aussi leurs feux de l'autre côté de la route, ça semble relativement facile de conduire, autant à New York avec la densité, il y a une espèce de bordel organisé qui semble assez spé à décortiquer de l'extérieur. Et on ne rigole pas avec ça vu qu'il y a un flic au mètre carré lol. Au niveau du stationnement en centre ville, j'en parle même pas. C'est bien simple, on peut se garer nulle part. Et je ne sais pas comment les gens font pour se repérer dans les petites rues car les indications sont quasi invisibles. Du coup un soir on a fait une virée au centre ville avec les premiers cousins (ceux qui vivent à Sloatsburg), et au final on a dû se garer entre Time Square et Hell's Kitchen dans un des nombreux parkings souterrains. Et franchement quand j'ai vu le prix j'ai été choqué: de mémoire environ 40 ou 50 dollars pour une heure, un truc dans le genre. Du foutage de gueule 

    Concernant les transports en commun c'est encore pire. J'avais déjà évoqué le concept relativement obscure d'arrêts pour les navettes inter aéroport, mais pour prendre le métro (toujours aussi vilain au passage), il faut une licence en langues étrangères sérieux. La légende dit vrai: le truc ressemble à un RER avec des stations et des directions qui vont dans tous les sens. Donc toujours faire attention à surveiller la direction, si c'est un direct etc, sous peine de finir à l'autre bout du monde. Paradoxalement, les trains de banlieue sont beaucoup plus simples à prendre à tout niveau.

     

    Une anecdote au passage sur les Américains. J'ai souvent lu que les New Yorkais étaient un peu aux Américains ce que les Parisiens étaient aux Français (encore que les Français ont déjà assez mauvaise réputation comme ça). Bah je sais pas si on n'a eu de la chance où si ceux qui disent ça on eu la poisse mais personnellement j'ai trouvé les New Yorkais que j'ai rencontrés archi cools. Par exemple à peine descendus de la première navette au centre ville on en a profité pour prendre des photos que d'autres touristes (des retraités américains d'un autre état) se sont proposés de nous faire des photos. Dans le même genre on a eu des galères avec le métro, sachant que les distributeurs sont hyper mal foutus, et voyant comme on galérait, une femme d'une quarantaine, voire cinquantaine d'années, blanche qui plus est, et plutôt pas mal (une milf en somme) est venue spontanément nous voir pour nous payer le passage sur sa carte de transport. Et lendemain on s'est retapé le même cinéma avec... un keuf. Parce qu'il y a des keufs partout dans le métro depuis Giuliani. Et comme on galérait encore, on a demandé de l'aide à un keuf du genre pas commode qui ne nous jamais adressé la parole mais qui nous a ouvert la grille d'accès au quai et réservée au personnel. Un mec cool à sa façon quoi. Le fait qu'on soit "français" a probablement dû jouer à notre faveur. De toute façon il faut bien comprendre que les gens qui bossent dans la sécurité en général sont des gens particulièrement rigides, bien plus qu'en France. Ca on te le fait sentir dès la douane. Et puis avec tous les événements on se croirait presque à Jérusalem lol. Du coup aller à la statue de Liberté donne l'impression de prendre l'avion avec tous les contrôles de sécurité qu'on se tape.

     

    Pour le reste niveau tourisme et culture on s'est donc baladé vite fait à Central Park, mais aussi à Time Square qui reste un coin aussi curieux qu'impressionnant. Place symbolique de la ville avec ses nombreux écrans publicitaires et sa forme peu commune, elle fait partie de ces endroits américains qu'on a forcément l'impression d'avoir déjà vus mais qui malgré tout restent impressionnants. Il y a un côté factice à la Disneyland un peu étrange. C'était d'autant plus étrange d'y repenser en me rappelant que le "cousin" d'Irvington (enfin le mari de la cousine quoi) m'avait sorti que Time Square était un putain de coupe gorge dans les années 90.

     

     

     

     

    Une Photo prise à l'arrache entre Broadway et Time Square

     

     

     

    Vu que quand je pars en général j'essaie de me faire un musée, ce séjour n'a pas dérogé à la règle. J'étais assez chaud pour me faire le Guggenheim (sans doute plus par son architecture que pour sa collection que je ne connais absolument pas) ou le MOMA, mais comme j'étais avec la "cousine" qui nous hébergeait à Irvington, et que cette charmante mère de famille quadra haïtienne n'était pas spécialement portée sur l'art, je me suis dit que je faisais déjà assez mon casse-couilles à vouloir absolument me faire un musée. Du coup j'ai oublié les deux fameux musées d'art contemporain et je me suis rabattu le non moins célèbre Metropolitan Museum avec sa collection plus classique.

     


    Le fameux Metropolitan Museum of Art

     

     

    Au final j'ai pas perdu au change. Déjà , et comme on ne le voit pas dans cette photo prise sur le Net (comme les 3/4 des photos de l'article d'ailleurs), il est situé au pied de Central Park. Et concernant sa collection... Putain c'est abusé. Je fais une parenthèse sur les tarots : contrairement aux musées français, les musées américains n'ont pas de tarif fixe. En fait, sur les sites Internet, il est "conseillé" de donner une somme s'inscrivant dans une certaine fourchette (exemple entre 8 et 16 dollars par billet). Mais dans l'absolu, on lâche ce qu'on veut. Du coup on s'est pas gêné lol. La caissière s'y est repris à trois fois en insistant sur le fait que les places payaient le personnel ou un truc comme ça, on a ignoré ses recommandations et on a dû lâcher entre cinq et dix balles pour trois. Tant mieux.

    Il faut savoir que le Met, comme les New Yorkais l'appellent, est immense. Le truc c'est... je sais même pas en fait. Il faut au moins deux jours pour faire le tour du machin tellement c'est gigantesque. J'ai jamais vu ça. Qui dit dit immense dit importante collection permanente et à ce niveau y a pas à dire, on est gâté. Pour faire simple les oeuvres sont classées de manières chronologiques et commencent dès l'antiquité (oeuvre grecques ou égyptiennes, je sais plus) et s'étalent  jusqu'au 20ème. Je ne m'étais pas renseigné donc j'ai été agréablement surpris par l'importante collection d'oeuvres italiennes et flamandes de la renaissance et du siècle d'or. Des Rembrandt, des Bellini, des Vermeer, des Cranach et pleins d'autres dont j'ai jamais entendu parler.

    J'ai découvert un tableau qui m'a tué par contre, qui s'appelle Vénus et Cupidon, d'un certain Lotto:

     

     

     

     

    Non mais sérieux. La gueule de démon de Cupidon qui lui pisse dessus à travers l'anneau. J'ai tapé une barre en voyant ça ha ha! Il devait être sacrément perché ce mec.

    Sinon y a du Van Gogh, du Cassatt, du Hopper, du Klimt, du... Bref comme j'ai dit, il faut au moins deux jours pour se faire le musée alors j'en rajoute pas. Il vaut vraiment le coup.

     

     

     Dernier point et non des moindres sur la ville qui ne dort jamais: les femmes. Et sans suprise, c'est le coin du globe que j'ai visité où j'ai trouvé les moins belles filles. C'est a-bu-sé!! Tellement que de mémoire (et j'ai une bonne mémoire) j'ai vu une blonde sportive de compète à l'aéroport, une renoi mignonne dans un fast food, une autre renoi dans une boutique Timberland ,une latina très très mignonne dans le New Jersey, une gentille brune quadra dans le métro (celle qui nous a payé le trajet) et... et c'est tout. En clair, en six jours j'ai vu l'équivalent de 20mn à Rome, et encore je suis gentil. Jamais vu ça sérieux. J'étais pourtant au centre ville mais bon. Rien que pour ça cette ville c'est clairement non. A moins d'y aller pendant les carnavals dominicains/jamaïcains/portoricains, inutile d'espérer voir des missiles au mètre carré comme dans un clip de rap. On n'est pas si mal à Paris va.

     

    Voilà, pas grand chose d'autre à dire sur New York, excepté le fait que j'ai pu croiser un de mes neveux qui vit dans le Bronx (sa mère et deux autres de mes soeurs vivant dans le sud ou au Texas, mouais...), et que pour profiter pleinement de la ville (à savoir Manhattan et Brooklyn, et à la limite peut-être le Bronx) il faut bien deux semaines tellement il y a voir.

    Je pense qu'on a compris: New York est vraiment une ville fascinante...

     

     

     

    C'est correct

     

    "C'est correct", c'est une expression typiquement montréalaise qu'on pourrait traduire par "pas de problème". C'est une traduction quasi littérale de "it's alright" en fait. Enfin bref, de retour à Montréal, en fait on n'a pas fait grand chose en vrai. Ah si, on a fini par appréhender les transports communs, notamment le sympathique métro (assez simple quand on est parisien). Et on en a donc profité pour se balader un peu dans le "centre ville" (avec ses buildings très américains) et pas très loin dans le vieux Montréal qui borde le Saint Laurent. Malgré leur gentillesse, les Canadiens ne raffolent pas des Français. Normal ce sont ces connards qui font grimper le prix de l'immobilier, et les "condos" (les appartements) ont vu leurs prix gonfler.

    Honnêtement le centre ville est cool, se partageant entre grosses tours d'affaires et vieux quartier pittoresque, en longeant le Saint Laurent on peut même aller jusqu'à une grande roue et une patinoire pas loin si mes souvenirs sont bons. Bref c'est un des coins les plus cools de la ville que j'ai vus.

     

    Le vieux Montréal

     

     

     

     Pour le reste on a glandé aussi à la maison, à boire du lait acheté dans des galons énormes, manger des glaces crêpes et tout ce qu'on veut avec du sirop d'érable (y a même du whisky au sirop d'érable, pas mauvais il parait)à mater des émissions américaines à la con tellement WTF que je me dis qu'on n'est pas encore prêt. Je matais par exemple une émission de téléréalité dont j'ai oublié le nom où les concurrents devaient réaliser des trucs en piégeant leurs rivaux avec des gages, genre utiliser une casserole trouée,  des conneries comme ça. Et au final je comprends qu'on devienne addict à ces trucs là.

     

     

     

    Le retour du chat noir

     

    Au rayon des galères d'aéroports pas de changement prévu. J'ai déjà parlé de ma réputation de poissard ICI, et évidemment ça n'a pas loupé. Sur les 6 avions pris (il y avait une escale à chaque vol entre Paris et Montréal), à savoir Paris-Zurich, Zurich-Montréal, Montréal -New York, New York-Montréal, Montréal-Lyon, Lyon-Paris, j'ai quand même réussi à en louper 2. Faut le faire non ?

     

    Bon le premier raté concerne le vol retour de New York vers Montréal. Comme je l'ai dit nous étions logés chez des cousins de ma femme dans Etat de New York et pas à New York City, ce qui impliquait de se taper un trajet pour aller jusqu'à New York même, mais encore plus pour aller à La Guardia situé dans le Queens. Le plus simple était de faire comme à l'aller, à savoir se faire déposer à Newark, puis prendre les deux navettes. Avec un vol à 15h35 j'avais prévu de quitter la baraque à10h pour être large. Ce qu'on a presque fait. En fait on quitté la maison à 10h45. Jusqu'ici rien de grave, sauf que sur le chemin vers Newark, le "cousin" qui nous hébergeait (à Sloatsburg, une crème au passage) s'arrête au grand magasin du coin pour acheter quelques souvenirs pour la famille en France. Bon OK nos valises sont pleines et il aurait pu prévoir à l'avance mais c'est pas grave. Le problème c'est quand le mec passe une heure (véridique) dans le magasin à regarder les pompes sans pression pendant que je commence à stresser. Finalement on lui fait confiance jusqu'à ce qu'on arrive à Newark et qu'il est midi vingt!! Et là c'est le drame. Comme le veut la loi de Murphy tout s'est barré en couilles: on rate la navette, j'en profite pour aller aux chiottes 5mn et manque de bol on rate la deuxième (30mn de perdues), la troisième arrive en retard, on nous conseille de prendre un taxi à Grand Central plutôt que de prendre la seconde navette, ce qu'on fait. Comme dans les films on chope un tacos en trois minutes, sauf que... Sauf qu'il y a un accident sur l'autoroute qui bloque tout, que le chauffeur tente un détour et se paume en route... Bref on a raté le vol.
    Le prochain libre part le lendemain et on dort dans un hôtel tout pourri à 150€ hors taxes. Super... Dans notre malheur on a de la chance: on nous cale sur le vol du lendemain sans frais supplémentaire. C'est ça de pris.

     

    Le deuxième par contre c'est abusé. traumatisés par notre précédent raté, on décide de quitter Montréal à 15h30 pour un vol prévu à 20h45. On est large, et tout va bien, du moins jusqu'à l'aéroport. Là ça recommence: le vol prend un peu de retard, rien de grave mais on voit un problème d'organisation du côté d'Air Canada. L'avion est tellement blindé qu'ils demandent aux passagers de mettre des bagages à main en soute. OK. Hormis une hôtesse désagréable rien d'autre à signaler... jusqu'à ce qu'on arrive à Lyon. En effet, l'escale était prévue jusqu'à 10h40, je mate l'heure: 10h30. On sort de l'avion et là, une employée d'Air Canada vient récupérer la dizaine de passagers en correspondance (dont on fait partie), pour accélérer les formalités aux douanes. OK.  On passe la douane en express, puis on la suit au pas de course dans tous les sens (la meuf a l'air presque aussi paumée que nous). Et là un truc surréaliste: au plein milieu du hall de Lyon la meuf s'arrête et nous dit à tous: "allez toujours tout droit vers l'embarquement" et nous fait signe d'y aller, un peu comme les supporters du tour de France devant les cyclistes, avant de disparaître discrètement par une porte de service. lol Une dizaine de connards paumés au milieu de l'aéroport qui cherche une hypothétique porte d'embarquement. Moi serein: ça va ils vont pas oublier une dizaine de passagers. Bah si. On voit les premiers qui reviennent du fond et qui nous disent que tout est fermé, l'avion est parti sans nous.

    Normal.

    S'en suit une suite de galères pour savoir où trouver nos bagages (récupérés presque par hasard au niveau des arrivées alors qu'on était en correspondance, super), quelle est l'agence qui gère nos galères (Air France ou Air Canada), le retour de "la bureaucratie à la française" façon Douze travaux d'Astérix, un autre vol qui part trois heures plus tard pour Roissy au lieu d'Orly. Bref, une cata à tous les niveaux. 

     

     Finalement on a atterri à Roissy où on a dû improviser pour rentrer.

     

     

     Bon, avec le recul (le voyage date de décembre 2017, soit un an et 5 mois au moment où j'écris ces lignes), on en rigole, et ça fait des choses à raconter.

    Reste un très beau voyage qui m'a fait découvrir New York (même si je crècherais à Manhattan ou Brooklyn si je devais y retourner), une ville qui reste extrêmement fascinante et où je me verrais bien revenir à défaut d'y vivre. Quitte à vivre de ce côté de l'Atlantique je préférerais mille fois vivre à Montréal ne serait-ce qu'à cause de la gentillesse des habitants et la bonne ambiance qui y règne en général.

     

    Prochain pavé : mon voyage en Angola. Je vais quand même essayer de faire moins long sinon je le sortirai logiquement en 2020 lol.

     

    Allez next

     

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    Je reviens de Rome après une semaine de vacances dans la ville éternelle. Donc comme j'aime bien raconter ma life je vais pas me priver.

     

    Déjà pourquoi Rome? Bah je sais plus comment c'est venu sur la table. Il me semble qu'après Lisbonne,New York et Montréal, on a réfléchi aux grandes villes d'Europe qui nous intéressaient (c'est moins cher).  J'avais déjà fait Amsterdam, ma femme Barcelone. On avait avait fait Bruxelles (plusieurs fois). Vu que les pays de l'est ne me bottent pas spécialement, que ceux du nord n'intéressent pas trop ma femme, les choix étaient vite réduits. Ni ma femme ni moi n'avons jamais mis les pieds à Londres (c'est prévu), mais ma femme a voulu me faire plaisir, alors on a choisi Rome. J'aurais bien aimé Berlin aussi mais elle était pas prête.

    Ah oui, on est parti à New York et à Montréal en décembre dernier, mais comme je suis un putain de boloss j'ai commencé à écrire dessus... et j'ai jamais fini. Ca en dit long sur mon degré de procrastination.

     

    Il y a tant de choses à dire au sujet de Rome et des Romains, mais il faut bien commencer quelque part. Je suis peut-être un peu con ou ignare mais la première chose qui m'a frappé en sortant de l'aéroport de De Vinci Fumincino, c'est le paysage. En fait c'est con mais j'avais jamais imaginé qu'il y avait une chaine de montagnes dans le coin. Après vérif, il s'agit des Appenins.

    Bon l'aéroport n'est pas très grand mais ce n'est pas le principal, et puis de toute façon on s'en branle. Il est relié à la ligne ferroviaire qui nous ramène au centre ville en 45mn maximum, ça suffit amplement.

     

     En ce qui nous concerne on était logé dans un hôtel à 500 mètres du métro Bologna. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est à l'extrémité du centre ville, c'est à dire à 4-5 stations de métro de l'hypercentre. En gros il s'agit d'un quartier qui semble relativement confortable, mais dénué d'intérêt touristique, architectural et culturel. D'ailleurs je parle de centre ville mais en vrai je n'ai toujours aucune idée de la topologie et de la géographie de la ville. Il faut savoir que Rome est contrairement aux apparences la troisième plus grande ville d'Europe, et elle est foutue de telle façon que même quand on s'éloigne et qu'on atterrit dans un coin paumé, on ne sait pas vraiment si on est encore à Rome ou pas.

     

     

    En mode touristes

     

    Et oui, j'ai pas honte de le dire mais quand on part avec ma femme, si on évite les délires formatés destinés au tourisme de masse avec le complexe hôtelier digne d'une batterie à volailles et la célèbre formule "all inclusive", on n'a jamais eu la prétention de vouloir vivre la "vraie vie des locaux". En fait on s'en tape. Et puis avoir cette prétention alors qu'on reste une semaine me paraitrait déplacé. Alors vu qu'on est venu faire du tourisme, on a fait les touristes de base.

     

    En bon touristes, on a fait une bonne partie des trucs incontournables comme le Colisée, la fontaine de Trevi, les Marches de la Trinité, et bien sur le Vatican.

    Bon perso, le Colisée, si impressionnant soit-il, m'a un peu déçu. Le bordel est immense, gigantesque et mérite bien son nom (Colossseo en italien). C'est quand même une démonstration des prouesses techniques et architecturales dont les Romains étaient capables, et encore plus quand on voit à quoi il ressemblait à la base. Un stade de foot. C'est le Camp Nou de l'époque lol. Je sais pas trop comment il a fini dans son état actuel mais c'est bien regrettable. Aujourd'hui on a accès à un truc immense mais en ruine, et vu le tarif d'entrée et les files d'attente, j'ai ressenti ça comme une petite douille.

     

     

    Ils sont fous ces Romains!
    Le Colisée

     

     

     

    A propos des files d'attente, il faut savoir que concernant le Colisée et le Vatican (musée et Basilique St Pierre), ce que disent les guides est vrai: elles sont interminables. J'ai jamais vu ça perso. Donc bon de deux choses l'une: ou vous arrivez à 7h du mat', ou bien vous achetez des billets coupe-file (skip the line en VO). Perso, je conseille la deuxième solution parce que la vie et les vacances sont courtes alors si c'est pour perdre  2 à 3 heures de son temps dans une queue en plein cagnard... Enfin chacun fait ce qu'il veut.

     

    Côté monument, si le Colisée m'a légèrement "déçu", les autres ont eu l'effet contraire. En effet, comment ne pas s'extasier devant l'imposante et majestueuse Basilique Saint Pierre, la magnifique fontaine de Trevi, ou encore celle plus modeste mais non moins magnifique de la Piazza Navonna? Personnellement j'ai pris une claque et mes petits regrets sont d'avoir manqué la Chapelle Sixtine (j'y reviendrai) et le Palais Borghèse. Je dis bien petit regret parce qu'on était pas venu faire un marathon culturel et qu'on a gardé du temps pour flâner à travers la ville. 

    Côté musée, j'ai quand même eu l'occasion d'aller au palais Barberini, connu pour abriter quelques Caravage. Et effectivement, j'ai enfin pu voir quelques toiles du maître parmi lesquelles le célèbre Judith Tuant Holopherne:

     

     

     

    Ils sont fous ces Romains!

     

     

     

    La photo a été prise de traviole mais c'est normal vu que c'est ma femme qui l'a prise. Il est encore plus impressionnant en vrai n'empêche. Après, il y a évidemment d'autres œuvres notables comme des œuvres du Greco que j'avais vues dans un bouquin et pleins d'œuvres de peintres que je ne connaissais pas comme Valentin de Boulogne, un peintre qui comme tant d'autres a été très inspiré par le travail de Michelangelo Merisi.

     

    Ah ouais un truc insolite: en matant les cartes postales dans une boutique de souvenir (tenue par un Chinois je précise, et c'est important), je suis tombé par hasard sur des magnet à l'effigie de... Mussolini!!

     

     

    Vous me croyez pas??

     

     

     

     

     

    Ils sont fous ces Romains!

     

     

     

    Zéro montage, j'ai pas Photoshop et si j'étais un peu plus calé j'aurais un site et pas un pauvre blog lol.

    Pour relativiser, si on peut, en fait il me semble que c'est parce qu'il a contribué à réaménager le Palais de Venise et qu'il y a fait un discours historique. Mouais. Alors OK il n'a pas fait cramer de Juif mais ça fait bizarre.

     

     

     

    La ville

     

    Comme j'ai dit, on n'est pas parti faire un article de voyage hein, ça reste des vacances donc j'ai pas la prétention de décrire l'ensemble de la ville. On s'est cantonné au centre ville et aux quartiers touristiques. Le premier qu'on a fait était Trastevere. Je ne connais pas l'histoire du quartier mais pour schématiser Trastevere est un quartier relativement populaire et ultra touristique. Populaire dans le sens où il n'y a pas vraiment de monuments (ça reste un quartier riche), mais de nombreux resto et commerces ainsi qu'un énorme marché dominical. Un peu un piège à touristes quoi. Néanmoins il y a une ambiance assez cool dans ce coin. Ce quartier s'étend jusqu'aux rives du Tibre dont les berges habitent de nombreux cafés et resto qui rappellent un peu les bars éphémères du 13ème arrondissement à Paris. Illuminés le soir, ils rendent le Tibre encore plus beau et deviennent un coin animé et festif, encore plus avec la coupe du monde d'ailleurs. C'est cool.

     

     

     

     

    Ils sont fous ces Romains!
    Les berges du Tibre à Trastevere

     

     

    Il y a d'autres quartiers dont je ne connais absolument pas le nom mais qui je pense doit correspondre aux noms des grandes places ou rues qui les traversent. Il y a donc Barberini, la Via del Corso, Campo de Fiori et la Piazza Navona (je pensais que c'était la même chose), la Piazza di Spagna (place d'Espagne), la Piazza della Repubblica, la Via del Quirinale etc. etc. Evidemment chacune possède ses spécificités, son charme propre et évidemment sa ou ses monuments.

     

    J'ai cru lire quelque part un jour que si Victor Emmanuel III (ou Pietro Badoglio, ou je sais plus qui) avait déposé aussi rapidement les armes durant la deuxième guerre mondiale, c'était aussi dans un souci d'éviter les bombardements sur Rome (et ainsi de préserver la ville). Bon bah la seule chose que je peux dire, c'est que je le comprends totalement. Parce qu'il faut bien le dire: la ville est assez magnifique. Au delà des monuments, musées, statues qu'on trouve en pagaille, la ville conserve un charme assez extrême, romantique même. Personnellement, et je n'ai pas honte de le dire, c'est la plus belle ville que j'aie pu voir. Oui oui, rien que ça.

     

     

     

    Ils sont fous ces Romains!
    La fameuse fontaine de trevi

     

     

     

    Une curiosité tout de même: aux quatre coins de la ville, on peut trouver des fontaines d'eau potable. Jusqu'ici rien de fou, sauf quand on sait que les mecs ont oublié de mettre un robinet dessus. Du coup, il y a de l'eau qui coule continuellement de chaque fontaine. Niveau économie et écologie, on a vu mieux. 

     

     

    Les transports

     

    Déjà, le métro est très propre, et quand on vit à Paris ou en région parisienne comme moi, c'est quelque chose d'autant plus frappant tant celui de notre chère capitale est bien dégueulasse. D'ailleurs niveau sécurité c'est à l'avenant. C'est bien simple: au centre ville, les keufs sont partout! C'est limite si tu ne verras aucun sdf, Rom, ou autre "indigent". J'ose d'ailleurs pas imaginer ce qui leur arrive s'ils se font attraper à mendier. Giuliani a fait des émules. En revanche, si le métro est plutôt facile à appréhender (surtout quand on vient de Paris, ou pire, de New York), le bus quant à lui est un vrai calvaire. Le problème, c'est que le bus est le transport en commun principal de la ville (respect du patrimoine oblige, plusieurs parties de la ville ne sont pas desservie par le métro). Pour faire simple, on va même pas comparer avec la RATP, on oublie. Les "arrêts", loin des abribus parisiens sont ici représentés par de vulgaires panneaux jaunes avec une pub au recto et la liste des n° de bus et le détail de chaque ligne au verso. Et c'est tout.

     

    Un truc dans le genre:

     

     

     

     

    Enfin, ce qui est compréhensible dans un film d'Hitchcock, et surtout dans un bled américain paumé au milieu de nulle part, l'est nettement moins dans une des principales villes d'Europe. Enfin, y a rien. Le plus gros problème vient des bus en eux-mêmes. Une fois à l'intérieur, on constate qu'il n'y a aucun plan de ligne comme c'est le cas chez nous. Ca peut paraître anodin mais quand tu connais pas le bus et que tu dois arrêter quelque part, tu ne peux même pas te repérer à l'intérieur du bus, donc tu restes collé à la vitre et tu penches la tête pour guetter le nom de l'arrêt à chaque stop. Moyen...

     

    Tiens j'ai trouvé une photo sur Google

     

     

     

    Non mais vous avez vu la hauteur des panneaux par rapport au bus?? Si c'est pas extrêmement con comme logique, quand on sait qu'il n'y a pas d'info à l'intérieur? 

     

    Et puis, ne compte surtout pas sur le chauffeur pour t'aider? En général tu l'emmerdes plus qu'autre chose et il te répondra simplement par oui ou non histoire de te le montrer...
    Heureusement, il y a aussi des tramway qui sont un peu plus agréables.

    Concernant les taxis, je n'ai pas pu tester mais ils sont apparemment aussi chers qu'ici, et probablement aussi agréables, d'autant plus qu'Uber est désormais aussi interdit. Bref, les transports suffisent en général.

     

     

    La bouffe

     

    J'avais entendu tout et son contraire à ce niveau, du genre :"c'est excellent", ou encore "pfff leurs pizzas sont pas terribles, pareilles qu'ici". En ce qui me concerne en tout cas, ou alors j'ai eu de la chance, ou quelqu'un m'a menti, mais je pencherais plutôt pour la première version. Déjà qu'on me parle plus de pizza. Celles de là-bas n'ont rien à voir tellement elles sont bonnes. On s'est pété le bide dans plusieurs resto, et hormis un seul qui était très moyen, tous les autres valaient bien le prix qu'ils nous ont coûté! Les pâtes, les tiramisu, les risotto... j'ai validé pratiquement tout ce que j'ai testé. D'ailleurs étrangement notre préférence est allée pour un petit resto de quartier situé non loin de notre hôtel, pas dans un coin ultra touristique quoi. Et donc pas le plus cher non plus. Comme quoi...

     

     

     

    Ils sont fous ces Romains!
    Une "pizzaladière" archi bonne (tout un concept)

     

     

     

    Vous avez dit raciste?

     

    Sans vouloir donner dans le cliché j'aime découvrir d'autres pays et cultures mais, en tant que Blackos, je ne me considère pas vraiment comme un citoyen du monde (je laisse ce privilège aux Blancs). Avec ma dégaine (j'ai un afro, et pas un afro funky mais plutôt un afro à la Redman), c'est évidemment un aspect de mon séjour que j'appréhende toujours un peu, et là ça n'a pas loupé (ha ha!).

     

    Pour faire simple, les Romains ne font pas dans la demi mesure. Quand ils sont cools ils le sont vraiment. Malheureusement quand ils sont cons où racistes, ils les sont vraiment aussi. Putain on s'est farci de ces spécimens. Abusé. Mais quand je dis abusé c'est vraiment abusé. Ils font pas semblant les mecs. Dès notre arrivée dans l'hôtel (un quatre étoiles), on croise un couple qui nous a sorti un de ces regards méprisants comme j'en a sans doute jamais eu en France. Et à chaque qu'on les croisait, la femme nous regardait avec ce fameux mélange de haine et de mépris, du genre: "mais qu'est-ce qu'ils viennent faire ici ces singes" lol. Ou ces bamboulas, au choix. Evidemment dans chaque site touristique, j'avais droit aux habituelles meufs qui me regardent puis s'accrochent à leur sac à main comme si j'avais 15ans et une dégaine de banlieusard lol. Ca m'a blasé, encore plus quand je me rappelais que je devais avoir le double de leur âge et touche probablement le double de leur salaire (oui je gagne pas trop mal). Je passe sur les fois où on s'est embrouillé avec une salope qui en voulait pas nous rembourser nos billets pour la chapelle Sixtine (c'était complet) et qui a fini par nous balancer notre argent comme si elle donnait à manger à des pigeons (62€ quand même!), ou le connard de pharmacien qui nous a balancé la monnaie sans nous regarder et s'est barré comme si on était des grosses merdes. 

    Ouais pas de doute, l'extrême droite est bien au pouvoir. 

    Il faut d'ailleurs souligner que personnellement les femmes étaient bien plus détestables à ce niveau, la plupart des mecs s'en battant un peu les couilles en général. Enfin ça ne m'a pas empêché de voir un mec jeter de la flotte sur de pauvres vendeurs à la sauvette pakistanais pour les faire dégager, et ces malheureux ont détalé comme des lapins. Ils m'ont fait pitié lol. 
    Pour en rajouter une couche à ce sujet, s'il y a bien un truc qui m'a choqué ce sont les Noirs. Je ne parle pas vraiment des gens comme moi qui malgré leur dégaine sentent le touriste européen (ou américain) mais plutôt des autres, les locaux, les sans papiers, les migrants et les "bana bana" (vendeurs sénégalais à la sauvette). Bordel! Les mecs étaient tous mes frères et sœurs, j'ai jamais vu ça. Dès qu'on parlait français, ils nous interpelaient et venaient taper la discut' en nous vantant les mérites de la France tout en se plaignant du climat local. Ainsi on a croisé une Ivoirienne de 50ans bien intégrée qui nous a fait part de sa rancœur, une prof Franco-Brésilienne qui nous a rendu paranoïaques ("surveillez vos affaires et de vos passeports!" nous a t-elle martelé), et bien des bana bana, en haillons qui nous ont fait mal au cœur. Mais le pire était de voir une famille de migrants qui faisait la manche dans la rue, la femme assise à même le sol qui donnait le sein à son bébé. Je pense pas que les gens puissent comprendre à quel point c'est choquant de voir des Noirs faire la manche comme des Roms. C'est pas péjoratif envers les Roms hein, c'est juste que culturellement c'est quelque chose qui n'existe pratiquement pas en Europe. Même en Afrique on va dire qu'il y a des "manières" discrètes de faire la manche mais c'est quelque chose de rare de voir des gens par terre en haillons qui tendent le bras... Je sais pas, ça m'a vraiment choqué. Je sais pas d'où ils venaient mais bon. 

     

     

     

    Après, et au delà du racisme, il faut savoir que les Romains sont assez rudes, et parfois assez mal élevés, dans leurs rapports aux autres. Les femmes qui se permettent de te doubler quand tu fais la queue quelque part, c'est limite normal lol. Même entre eux ils peuvent se montrer assez virulents. D'ailleurs, pour faire bref, à moins d'avoir de beaux yeux, ou de jolies jambes, ou les deux (les mecs sont des putains de canards), ça sert à rien de demander un renseignement à un chauffeur de bus ou à un keuf, il hésitera pas à mettre un vilain stop à base de "je sais pas, c'est pas mon job". Là c'est pas une histoire de racisme, c'est juste que beaucoup sont effroyablement cons et encore moins serviables qu'un Parisien de base, c'est pas peu de le dire. En revanche ils sont en voiture bien plus respectueux des piétons que chez nous, et voir un automobiliste s'arrêter pour laisser passer quelqu'un aux clous est chose courante.

     

    A l'opposé, et je dis pas ça pour contrebalancer le truc, tu peux tomber sur des gens archi adorables, qui vont prendre le temps de t'expliquer tout ce que tu veux et plus encore. C'est vraiment un extrême à l'autre. Ainsi je me rappelle de cette femme dans le métro qui a réquisitionné deux ou trois personnes pour nous indiquer comment aller à Trastevere, de cette serveuse très mignonne qui pendant le match Argentine Nigeria supportait le Nigeria tandis que sa collègue (une Equatorienne de compétition) était pour l'Argentine, et qui a déliré quand je lui ai sorti que j'étais Nigerian,  ou bien encore de cette femme, une romaine d'adoption (italo norvégienne) avec qui on a sympathisé le temps d'un trajet et qui nous a expliqué qu'en réalité les Romains étaient des gens bien (lol) mais qu'ils étaient surtout exaspérés par le flux impressionnant de touristes qui semble encore plus important qu'à Paris. Je ne sais pas si elle a raison ou non mais il faut croire qu'il y a forcément une part de vérité vu que les touristes américains avec qui ont a tapé la discute se plaignaient également de la manière dont ils étaient traités (des américains bien blancs lol). En tout cas une chose est sûre: le sens du service n'est pas inné chez eux.

     

     

     

    Et les femmes dans tout ça?

     

     

     

     

    D'ailleurs on ne peut pas parler des Romains sans parler des Romaines. En toute honnêteté, physiquement elles sont à la hauteur de leur réputation. Elles sont sacrément fraiches putain! Et comme c'est un pays chaud, bah... C'est assez bizarre, t'as des filles vont limite te regarder comme un mec c'en est presque gênant. Par exemple une fois j'étais dans une boutique et en sortant, la vendeuse m'a dit au revoir avec le plus grand des sourires agrémenté d'un clin d'œil comme si j'étais son pote alors qu'elle avait forcément vu que j'avais passé au moins 10mn à mater son cul. Une autre fois, j'étais dans un autre magasin et j'ai pratiquement eu droit à la même scène mais cette fois avec une magnifique brune en décolleté qui passait son temps à se pencher en avant pour plier les vêtements, à tel point que j'ai fini par être gêné et détourner le regard devant tant d'impudeur, tout pour tomber sur sa collègue qui me souriait comme une vamp. Putain c'était le genre de regard et de sourire qui te fait sentir à la fois beau et con. Enfin ça doit être quelque chose d'être célibataire. Entre celles qui vont te regarder dans les yeux pour t'inciter à regarder ailleurs et celles qui te font des grands sourires, on peut pas dire qu'il y ait beaucoup de place pour l'ambigüité lol. Encore une fois on est pas en France.

     

     

     

    On pourrait dire encore beaucoup de choses sur cette magnifique ville et ses tarés d'habitants mais on va s'arrêter là (j'ai pondu un pavé, j'en reviens pas moi-même). Alors, pour résumer, je vais reprendre ce que j'avais écrit à l'époque de Suburra (le film) :

    "J'aime bien les Ritals. Ils ont beau avoir une réput' de gens un peu fourbes, un peu racistes (comme tout méditerranéen qui se respecte), limite un peu pédés (après tout Farinelli n'était pas allemand), ils ont un putain d'héritage culturel, accouché des plus grands peintres de l'histoire et sont à l'origine du plus célèbre empire de tous les temps. En plus leurs meufs sont belles. Mais surtout, vu que les mecs sont des queutards invétérés et qu'ils crient plus qu'ils parlent (avec les mains qui plus est), en vrai c'est un peu les Renois de l'Europe lol. Et puis plus sérieusement, ils ont un putain de patrimoine cinématographique."

     

     

     

    Bon j'étais pas tant à côté de la plaque finalement. Malgré tout, Rome est probablement la plus belle ville que j'ai jamais vue, et rien que pour ça je pourrais y retourner. Bon ma femme c'est une autre histoire.

     

    Prochain arrêt à Londres si tout se passe bien.

     

    Allez next.

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    Ca fait longtemps que j'avais pas fait d'expo. C'est d'autant plus dommage qu'il y en a pas mal qui m'intéressent en ce moment (Le Tintoret, etc.) Enfin j'ai pu me faire celle-là c'est déjà bien

     

     

     

    En fait, je connais Eugène Delacroix de nom comme tout le monde mais bon, au delà de la fameuse Liberté Guidant le Peuple et son autoportrait au Gilet Vert, tous deux présents sur le billet de vingt francs à l'époque (je crois que c'était bien celui-là), je ne connais rien de lui. Ah si, il y a la Mort de Sardanapale aussi. Donc ça fait trois tableaux, c'est pas fameux... 

     

     

    La Liberté Guidant le Peuple (1830), probablement son plus célèbre tableau

     

     

    Etrangement, l'expo ne mentionne pas le fait que l'artiste s'est lui-même inclus dans cette peinture sous les traits du combattant au fusil et au haut-de-forme. Bon après, c'est peut-être pas lui mais il me semble avoir lu ça il y a de nombreuses années. J'ai la flemme de vérifier

     

    Bon en vrai c'est très étrange mais, même si je n'avais absolument aucune idée de ce à quoi je devais m'attendre, j'ai néanmoins réussi à être assez surpris par le style de Delacroix. En fait, contrairement à ce qu'on pourrait penser, son style est tout sauf identifiable. Très prolifique, Delacroix s'est essayé à de nombreux styles et même s'il s'est tout d'abord illustré avec un style un peu hérité des grands peintres néoclassiques (avec sa période "grecque" qui renvoie un peu aux peintures napoléoniennes de Géricault etc), il s'en est finalement détourné pour aller à gauche et à droite. Du coup, si on l'associe inévitablement au romantisme, d'autres peintres et d'autres courants l'ont tout autant influencé comme Goya à une certaine période, et surtout Rubens dont le spectre plane au-dessus d'une grande partie des œuvres présentes à l'expo (et auquel Delacroix semble avoir voué un véritable culte).

     

     

     

    La Chasse aux Lions (1854) qui renvoie aux scènes de chasse de Rubens

     

     

    Au delà de l'intérêt somme toute parfois relatif de certains tableaux, la grand point fort de l'expo en ce qui me concerne et de permettre de découvrir les nombreuses facettes d'un peintre moderne et prolifique qui s'est essayé à de nombreuses expériences comme en témoignent ses lithographies qui ont accompagné une édition de faust, ses peintures inspirée de l'œuvre de shakespeare ou encore sa période marocaine.

     

     

     

     Hamlet et Horatio (1839)

     

     

    Bref, Delacroix est un artiste qui n'a cessé de tenté de se réinventer et si logiquement sa patte est plus difficilement identifiable, c'est finalement tout à son honneur d'avoir toujours tenté d'injecter de la modernité dans son approche artistique.

     

     

    Bonne expo. Enfin, à 17balles (x2) plus les 15 balles de parking c'est le minimum. En plus comme on est malins, on n'a pas eu le temps de profiter de la collection permanente (comprise dans le prix) car le musée allait fermer. C'est là qu'on se souvient que c'est cher Paris.

     

    Une curiosité: si je ne dis pas de connerie la fameuse Mort de Sardanapale n'est pas exposée. Néanmoins, deux copies sont exposées: la première est plutôt une étude en préparation du tableau. La seconde quant à elle est en fait une copie faite par Delacroix peu après que l'originale eut enfin trouvé preneur, l'artiste ayant eu du mal à s'en séparer.

     

     

     

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    Il a beau être terminé depuis hier, je vais néanmoins faire un petit retour perso du salon du Livre. Après tout pour une fois que je ne le rate pas il faut bien que j'en parle.

    Cette année apparemment c'était la Russie qui était à l'honneur, et vu l'actualité (élections truquées, espion empoisonné etc) évidemment, un petit boycott a perturbé "cet honneur", ce qui n'a pas manqué de causer quelques remous diplomatiques de faible envergure. Perso ça m'a fait ni chaud ni froid vu que j'ai même pas calculé le pavillon qui était dédié au pays de Dostoïevski (c'est malin).

    Bon en vrai, ça va être assez bref vu que tout a dû être dit et que retour va être extrêmement subjectif. En effet, si j'y suis allé c'est dans un objectif bien particulier, à savoir pister les différentes maisons d'éditions susceptibles de correspondre à mon roman. Vu que mon manuscrit baigne dans un univers qu'on qualifiera de fantastique, j'ai donc été voir les maisons d'éditions orientées  fantastiques/SF.


    Comme prévu, j'ai donc revu celles qui sont déjà assez présentes et visibles sur le Net gens la Volte, l'Atalante, Bragelonne, ActuSf. Néanmoins, à ma grande surprise, j'ai pu voir quelques maisons plus discrètes comme Mü ou Critic.

    En vrai j'ai été assez déçu par le fait qu'il n'y avait que très peu de maisons d'éditions axées "sf/fantastique" même si c'était à prévoir. En revanche il est impressionnant de voir la place qu'a pris la littérature estampillée fantasy/romance à la Twilight dont les romans pullulaient aux quatre coins du site, des grandes maisons généralistes aux plus petites spécialisées. C'est affolant mais faut croire que ça marche vraiment ces conneries. En fait je viens de voir que la littérature Young Adult avait fait l'objet d'une thématique à part entière, ce qui me semble très logique quand on veut mettre la Russie à l'honneur. Après tout Twilight, c'est un peu le Anna Karénine de notre époque (lol).  

     

    Enfin, y a les enjeux culturels et il y a les enjeux financiers. Chacun voit midi à sa porte.

     

     

    Mis à part ça, rien de neuf sous le soleil. Outre la Russie, il y a avait également un pavillon dédié au Moyen-Orient (je crois), Enfin c'est pareil j'étais tellement naze que j'ai eu la flemme d'y jeter un coup d'œil. Sinon je me rappele pas si c'est chaque année le cas mais la plupart des régions avaient leur propre stand dans le genre "Vos régions ont du talent". Why not...

    Entre-temps, ma femme essayait de voir les "célébrités" présentes ce jour-là. Perso ma culture littéraire ayant quelques limites j'ai pas reconnu grand monde à l'exception de Delphine de Vigan (et encore j'avais oublié son blaze). Bon en fait en matant CETTE LISTE, je les ai connais tous au moins de nom, mais j'en aurais reconnu quasi aucun. De toute façon j'étais pas venu pour eux, donc je m'en tape un peu. Ma femme en a néanmoins profité pour aller  voir Danny Laferrière (même pas sur la précédente liste, ce qui est un peu honteux vu qu'il est académicien mais bon) et lui acheter un livre dédicacé.

    Moi de mon côté j'ai tapé la discute avec Cédric Castagné, un sympathique écrivain qui me faisait son speech afin de me refourguer son bouquin (un peu comme tous les autres en fait). D'ailleurs, en échangeant un peu avec lui, j'ai fini par réaliser qu'il était au salon en indépendant et qu'il avait auto édité son bouquin. Je trouve ça plutôt cool, d'ailleurs si ça se trouve je vais finir par faire pareil je pense si je ne trouve pas d'éditeur. Enfin encore faudrait-il que j'arrive à mettre autant d'énergie que lui pour y parvenir. Quoiqu'il en soit, plus pour le soutenir que par réel intérêt j'ai fini par acheter son bouquin. Je vais essayer de le lire dans pas trop longtemps en espérant qu'il soit pas trop mal.

     

    A part ça, bah pas grand chose à rajouter si ce n'est que j'ai assez peu vu d'espaces consacrés à la BD ou au manga. Il y avait bien les géants genre Dargaud et Pika mais grand chose de plus. De toute façon j'étais pas venu pour ça.

    En ce qui me concerne j'y étais allé dans une optique particulière et j'ai fait ce que j'avais  à y faire. L'année prochaine j'essaierai d'y aller en touriste à 100%.

     

    Allez next 

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  • Il fut un temps assez lointain où j'étais quelqu'un qu'on pouvait qualifier de relativement sportif et athlétique. Je courrais deux-trois fois par semaine, je pouvais faire cent pompes d'affilée, j'étais assez bien dessiné...

     Genre ça (avec plus d'abdos):

     

     

     

     

     

    Bon ça c'était avant. Aujourd'hui je ressemble plutôt à ça:

     

     

     

     

    Enfin je n'ai évidemment pas les performances physiques de Fédor qui pour ceux qui ne le savent pas est juste un des plus grands combattants de tous les temps,  mais bon, comme je suis noir, je suis toujours un peu plus dessiné que lui en étant pourtant plus gras (une énigme ce mec)..

     

    Donc aujourd'hui, je ne suis plus sportif, plutôt un mec en éternelle reprise. Chaque année, je "reprends" le sport donc, puis je me nique quelque chose, me fais une tendinite et c'est KO. Sachant que j'ai un taff et une femme (je sais pas ce qui prend le plus de temps entre les deux d'ailleurs), sans oublier une flemme qui augmente avec les années, proportionnellement à la dégradation de ma santé: surpoids, hernie discale, tendinites diverses et à répétition, articulations fragilisées, hallux valgus (putain ce corps de vieillard à même pas quarante ans), j'ai abandonné le rêve de reprendre le viet vo dao ou de faire de la boxe. Bref j'ai décidé de me reprendre en main en optant pour la solution la plus simple (retourner régulièrement à la salle.

     

    Ca faisait un mois que je n'y avais pas mis les pieds, depuis que 'avais perdu mes baskets je ne sais pas trop comment en fait. Etant à sec comme chaque mois, j'ai attendu de toucher ma paie pour m'en acheter de nouvelles et y retourner. C'était d'autant plus urgent que j'avais repris 2kg sur les trois perdus et que je sentais mes lombaires se barrer à nouveau en vrille.

     

    J'y suis retourné deux fois la semaine dernière, à 6h du mat à chaque fois (la motive). La première fois s'est bien passée, sans forcer : vélo, dos abdos. Tranquillou. La deuxième par contre...

    C'était vendredi il y a dix jours. J'avais tellement la tête dans le cul avec mes 5 heures de sommeil que c'était couru. Je me suis dit: tiens je vais courir un peu". Le problème c'est que j'avais oublié à quel point l'endurance se perdait vite. Il y a un mois, je courais encore 5km avec une difficulté et une vitesse relatives, genre en une trentaine de minutes sans souffrir. C'est peut-être nul pour certains mais je partais d'assez loin (je mourrais au bout de 3mn avant lol). Un mois plus tard donc, à savoir le fameux vendredi, je me remets à courir un peu, une vingtaine de minutes, histoire de me chauffer. Et là le calvaire commence. Au bout de 5mn, mon dos commence à tirer, mes genoux m'envoient chier, ma tête ne veut pas sortir de mon cul, la salle diffuse de la dance et j'ai pas mes écouteurs... je commence à regretter un peu mais impossible de lâcher. Abandonner n'est pas une option comme ils disent dans la pub de Freelitics (j'avais essayé aussi mais ça m'a encore plus niqué le dos malheureusement, dommage car c'est plutôt efficace).

    Donc je tiens 5mn, 10mn... Puis, à un moment je ne sais pas pourquoi mais j'ai pris mon portable pour mater un truc et il a glissé.

     

     

     

    En voyant mon portable tomber, j'ai eu le reflexe habituel et je me suis penché pour le ramasser.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le truc c'est que le tapis roulait toujours...

     

     

     

     

     

     

    J'ai fait un truc dans le genre:

     

     

     

     

    Bref, je me suis ramassé comme une merde. Enfin pas autant que lui mais pas mal quand même.

    Premier reflexe dans ces cas-là: savoir qui t'a grillé. Je me suis relevé dignement et sans tourner la tête j'ai astucieusement guetté dans le reflet de la vitrine s'il y avait du monde derrière moi (il faisait encore nuit). Par chance y avait qu'un mec qui faisait du vélo. Heureusement que je me suis pointé à 6h du mat... Enfin bon tant bien que mal je me suis farci mes 20mn avant d'aller taffer au développé-couché. 

     

    J'ai taffé comme j'ai pu, enfin contrairement à ce que je pensais ça a été mieux de ce côté. Pour terminer, séance d'abdos et basta.

     

    Bon on va essayer de tenir le cap car même si j'avais pas beaucoup perdu, j'avais quand même maigri et surtout je me sentais carrément plus en forme.

    De toute façon j'ai pas le choix. Je suis obligé de continuer, ne serait-ce que pour mon dos (et mon amour propre quand je me vois dans la glace mais ça faut pas le dire).

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