• DOSSIERS DE L'ECRAN

    Petit ou grand écran, films, séries, documentaires, émissions télé, dessins animés... tout y passe

    Dossiers de l'écran

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    Résumé Allociné:

     

    Au fin fond de la campagne anglaise, une base militaire héberge et retient prisonniers un groupe d’enfants peu ordinaires qui, malgré le fait d’avoir été infectés par un agent pathogène « zombie » qui a décimé la planète, demeurent capables de penser et de ressentir des émotions. Lorsque la base est attaquée, Melanie, qui semble être la plus surdouée d’entre eux, réussit à s’échapper en compagnie de son professeur, de deux soldats et d’une biologiste qui ne voit en elle qu’un cobaye indispensable à la découverte d’un vaccin. Dans une Angleterre dévastée, Melanie doit découvrir qui elle est vraiment et décider ainsi de son propre sort comme celui de l’humanité tout entière.

     

     

     

     

      

     

     

    Mouais je sais pas si je l'ai déjà dit mais j'ai un peu de mal avec les films de zombie. Hormis ceux de Romero (RIP au passage) je les trouve pas très intéressants en fait. En général ils ne font pas flipper, et ont recours les mêmes ficelles scénaristiques et de mise en scène. Au final j'ai souvent la désagréable impression de regarder les personnages jouer à chat (ou cache-cache, ou chat perché, voire chat statue des fois).  Ce film ne déroge malheureusement pas à la règle. La plupart du temps on suit le petit groupe de survivants louvoyer entre les zombies en attendant que l'un d'eux fasse un truc con, ce qui loupe rarement, à tel point que je me demande pourquoi les gens sont toujours aussi cons dans un film d'horreur.

     

     

     

     


    Justineau (Gemma Arterton), une des moins cons de la bande

     

     

     

    Bref, il ne se passe pas grand chose et comme d'hab on suit une équipe aller d'un point A à un point B avec les motivcations habituelles (survivre, rejoindre une base, la mer etc.). C'est bien le problème du film, ce qui fait que je n'ai pas grand chose à dire dessus.

    Même les personnages sont assez stéréotypés et on devine à peu près le déroulement de l'intrigue assez rapidement (qui va merder, qui va crever, qui va faire un coup de pute...).

     

    Côté mise en scène comme j'ai dit y a pas grand chose de très intéressant. Ah si je retiens un passage au croisement situé à mi-chemin entre la première saison de The walking Dead et... Shaun Of The Dead. Sisi. Je me doute que le budget a dû forcer le réal à revoir ses prétentions à la baisse mais quand même. On a aussi droit à une espèce de clin d'œil assez maladroit à Mad Max ainsi qu'à une ou deux scènes un peu foireuses comme une bagarre entre Melanie et une horde de voraces. C'est dommage.

     

     

     

     


    Dr Caroline Caldwell (Glenn Close venue toucher un biff), prête à tout pour créer un vaccin

     

     






    Bon il est anglais donc les acteurs jouent bien, surtout qu'il y a Glenn Close et la jolie Gemma Arterton. Ah Gemma Arterton... Elle passe 99% du métrage en treillis et pull militaire. Du foutage de gueule quoi. Enfin ça laisse suggérer ses gros seins c'est mieux que rien. Pour le reste de la distri on retiendra le bon Paddy Considine que je connaissais sans pouvoir me rappeler où je l'ai vu (c'est chiant ça). Enfin c'est un mec qui a joué dans pas mal de gros trucs notamment dans la saison 3 de The Peaky Blinders que je n'ai toujours pas vue d'ailleurs. Evidemment je suis obligé de parler de la petite Sennia Nanuan qui interprête le rôle principal. Très convaincante, elle est toute mignonne dans le film au point que je me suis demandé pourquoi les militaires étaient si durs avec elle au début du film avant de comprendre le délire.

     

     

     

     

     


    Melanie (Sennia Nannuan), une vorace plus intelligente que les autres

     

     

     

     

    Inconsciemment en la regardant dans le film je me disais qu'elle n'arrêtait pas de me faire penser à la rappeuse Casey version enfant. Elle était quand même plus mignonne heureusement.

     

    Voilà, je sais pas quoi dire de plus. The Girl With All TheGifts (le titre original) n'est pas un mauvais film en soit, c'est juste qu'il est tellement convenu qu'il déçoit au vu de ce qu'il aurait pu proposer. L'intérêt du film est néanmoins rehaussé par une fin assez inattendue et qui aurait pu me mettre une vraie claque si elle n'avait pas été très fortement inspirée par Je Suis Une Légende. Je parle évidemment du fabuleux romand de Richard Matheson hein, pas du film rincé avec Will Smith. Sachant qu'il a lui aussi été adapté d'un roman de M.R Carey, on est en droit de se demander ce que vaut ledit roman niveau pompage.

     

     

    Allez next

     

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  • C'est fou. Je l'ai vu à sa sortie au ciné mais comme j'arrive plus trop à m'occuper de ce blog j'ai laissé l'article en suspens

     

     

     

     

     

    Par les producteurs de Drive et Nightcall, lol. Si filiation il y a c'est plutôt du côté de Payback déjà remake (officieux? Officiel? Je sais plus) de Point Blank qu'il faut chercher.

     

     

    Résumé:

     

    En provenance de Cape Town, Jacob King débarque à Los Angeles à la recherche de sa sœur disparue.
    Avec un billet retour pour l’Afrique du Sud sept jours plus tard, et 600 dollars en poche.
    Au bout de 24 heures, il découvre que sa sœur est morte dans des circonstances étranges…

     

     

     

     

      

     

     

    J'avais  déjà entendu parler du gang sud africain des numbers. Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un gang de prison (le plus grand d'Afrique du Sud) et j'invite tout le monde à regarder le reportage de Ross Kemp dispo sur Youtube. Après avoir vu ça, logiquement tu te dis que si tu devais aller en prison à l'étranger vaut encore mieux aller dans une prison américaine qu'à Capetown tellement ce gang (qui est en fait 3 gangs distincts) fait froid dans le dos. Pour faire simple c'est un peu comme la EME et les gangs latino américains: la plupart des gangs du cap sont affiliés aux numbers. Enfin je devrais pas m'étendre car les Numbers sont juste la caution Afrique du Sud et justifier la dureté de Jacob.  

     

     

    Jacob King (Chadwick Boseman), un Sud Africain pas très commode

     

     

     

    Si la moitié des Noirs occidentaux aiment les Arméniens depuis qu'ils ont découvert le fake fat ass de Kim Kardashian (et son goût prononcé pour le chocolat), il faut rappeler que ces derniers composent une importante communauté à Los Angeles,  la plus importante en dehors de leur pays il me semble, et que la plupart sont loin de ressembler au cliché de la famille de l'autre dinde. Ils sont donc là, composante d'une ville multiculturelle au même titre que les Mexicains ou les Coréens.

     

     


    Jacob qui fait connaissance avec des Arméniens

     

     

     

    Ce qui est marrant c'est qu'en tapant un raccourci on pourrait se dire y a un gangs aux States mais le mec vient d'un coin encore plus thug alors y a pas photo il va leur faire la misère. Ouais mais en fait non, enfin pas tout à fait. Fabrice du Welz n'est pas Luc besson et les scénaristes ont été un peu plus malins que ça, du moins un peu moins puérils. 

    Message to the King est un film thriller "réaliste". Je veux dire que même si c'est la quête d'un seul homme, il n'aligne pas d'innombrables cadavres sur son passage. D'ailleurs en regardant Wiki j'ai vu qu'une des plus grosses inspis de Du Welz n'est pas Point Blank mais plutôt Get Carter (l'original, ça va de soit). Ca se tient quand on y pense. Vu la qualité du film de Mike Hodges y a pire comme référence.

     

    On suit donc Jacob chercher où est passé sa satanée sœur, et à mesure qu'il en apprend, il découvre une facette de Bianca qu'il ignorait jusqu'alors. Cette immersion dans la vie de Bianca est d'ailleurs des gros points forts du film.

     

    La mystérieuse Bianca (Sibomgile Mlambo) disparue sans laisser de trace

     

     

    Avec une histoire aussi centrée autour de son héros, Fabrice Du Welz a choisi de filmer au plus près. Et même si j'avais quelques réserves au départ, j'ai fini par avouer que ça fonctionnait plutôt bien. Evidemment avec un héros aussi présent il fallait éviter l'erreur de casting et Chadwick Boseman ("connu" pour interpréter la Panthère Noire dans les Marvel. Je viens de voir qu'il jouait également Robinson dans le film 42) est impeccable.

     

     

    Le reste de la distrib est top: La jolie Natalie Martinez est très bonne dans le rôle de la voisine un peu trop gentille,  Luke Evans interprète un dentiste qui n'est pas sans rappeler le docteur Troy de Nip Tuck, et le toujours très bon Alfred Molina est de la partie.

     

     

    Paul Wentworth (Luke Evans), un dentiste un peu trop ambitieux

     

     

     

     

    A la limite le personnage de Kelly est un peu cliché mais bon c'est pas vraiment, gênant d'autant plus que son interprète Teresa Palmer: (Point Break 2.0, Triple 9, bref que du lourd lol) est plutôt convaincante.

     

     


    Jacob et sa pouilleuse de voisine de palier (Teresa Palmer)

     

     

    Bref, avec Message FromThe King, Fabrice Du Welz livre un film étonnamment sombre qui va plus loin que son statut de film d'exploitation et livre la description d'une Mégalopole moderne, une ville idéalisée et fantasmée qui révèle une crasse et une horreur une fois le vernis enlevé, loin du rêve américain.

     

    Bon film.

     

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    Le résumé (selon Allociné):

     

    Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l'hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste…

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je crois que c'est un des articles qui a mis le plus de temps à sortir vu qu'à la base je l'ai commencé le 22 janvier... 2015!!! Du grand n'importe quoi. Enfin bref.

     

    Bon le résumé fait l'impasse sur un critère de taille: si Ryoata est obsédé par sa réussite, celle-ci passe aussi par celle de son fils. Aussi il tente de lui prodiguer ce qu'il y a de mieux pour son avenir quitte à l'imposer une excellence à un gamin de 6 ans.

     

     

     


    Le petit Keita Nonomyia et son alter ego Ryusei, les deux enfants échangés à la naissance

     

      

     

    On pourrait s'étonner du dilemme auxquelles sont confrontées les 2 familles aux enfants intervertis mais ce serait sans compter sur l'énorme espoir qui repose sur les épaules de leurs progénitures dans une société obsédée par l'excellence. Aussi lorsque Ryota comprend que son gamin ne sera probablement jamais aussi brillant ni travailleur que lui, il réalise que ses gènes ou plutôt ceux de ses parents naturels y sont probablement pour beaucoup.

     

     

    Midori (Machiko Ono) et Yukari (Yoko Maki), deux femmes qui tentent de tempérer leurs époux

     

     

    Si les Saiki, les parents biologiques du petit Keita, sont d'abord représentés comme de parfaits antagonistes de Royoata et de sa femme, le film est plus subtil que ça. Et puis... oh et puis merde j'y arrive pas. Je sais pas ce que je pourrai dire de plus sur ce film (plein de choses sans doute, mais je trouve pas. Bref, j'ai rien d'autre à dire. C'est juste un très beau film, émouvant, et tout en nuances qui décrit plusieurs relations père fils (il y en a cinq en tout, je les ai comptées) et pose un questionnement sur le sens du mot famille.

    Les personnages sont bien fouillés et bien interprétés, le petit Keita est trop mignon, mention spéciale à Masaharu Fukuyama (qui est aussi chanteur de J Pop) qui interprète parfaitement Ryoata, un cadre supérieur arrogant et quelque peu détestable mais à la personnalité plus complexe qu'il n'y parait. 

     

    Ryoata (Masaharu Fukuyama) et Keita, son "fils"

     

     

    Bref ce film c'est un petit bijou. D'ailleurs, il parait que Spielberg ambitionne d'en faire un remake (vu tous ses projets, il le réalisera à 110 ans tranquille).

    Bon en vrai j'en profite pour me débarrasser de cet article parce qu'il passe sur Arte demain. Alors plus d'excuse, matez-le si vous l'avez jamais vu.

     

    En fait je viens de capter qu'il est aussi sur Youtube mais faut pas le dire.

     

    Moi je vais en profiter pour mater Après la Tempête qui vient de sortir au ciné.

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    Résumé Allociné:

     

    Couple mixte, Chris et sa petite amie Rose  filent le parfait amour. Le moment est donc venu de rencontrer la belle famille, Missy et Dean lors d’un week-end sur leur domaine dans le nord de l’État. Chris commence par penser que l’atmosphère tendue est liée à leur différence de couleur de peau, mais très vite une série d’incidents de plus en plus inquiétants lui permet de découvrir l’inimaginable.

     

     

     

     

     

    Des fois il y a des films qui ont un buzz pour des raisons qui m'échappent. Le film a littéralement fait un braquage aux Etats Unis, encore plus énorme que celui de Split (que j'ai vu même si je n'en ai pas parlé étrangement, sans doute la flemme).  205M de dollars de recettes pour un film qui en a coûté... 4,5!! Il est fort Jordan Peele. Il est fort. J'ai d'ailleurs vu à la télé qu'il avait déjà signé un contrat pour ses 3 ou 4 prochains films. La magie du cinéma...
    Enfin s'il y en a qui sont forts c'est aussi l'équipe de com qui a vendu le film. En effet on a vendu le film un peu comme un ovni, et même si j'irai pas jusqu'à dire que c'est le cas, il reste assez barré.

     

     

     

     

    (Daniel Kaluuya) et (Allison Williams), un joli couple mixte tout mignon

     

     

     

    Il faut dire aussi que la question raciale reste très très sensible aux Etats-Unis, à une époque où les Noirs n'ont jamais été aussi puissants (faut voir les lobby menacer de boycotter les oscars parce qu'il n'y a pas de Renoi en lice, je trouve ça un peu ouf mais bon). Paradoxalement on est à une époque où les Noirs représentent le plus gros pourcentage de la population carcérale, probablement également de celle vivant au dessous du seuil de pauvreté. Et c'est également la population la plus ciblée par les nombreuses bavures policières ces dernières années. L'arrivée d'un Trump au pouvoir n'est pas faite pour arranger les choses.

     

    Je vais la faire bref parce que j'ai vu le film y a une semaine déjà.  Pour faire simple le film est bien réalisé. On suit sans déplaisir cette folle histoire pourtant vue et revue mais à la sauce revisitée. Le film passe du thriller au film  d'horreur en passant la "science-fiction" sous influence 4ème dimension avec une bonne dose d'humour noir. Ouais ouais tout ça en un film. Il bénéficie d'ailleurs d'une grosse distrib: Daniel Kaluuya qui s'était illustré avec sa mine de droppy dans un épisode de l'anthologie Black Mirror (qui jouait vachement dessus d'ailleurs) tient ici le rôle principal, mais également Allison Williams, connue pour interpréter Marnie dans la série Girls (jamais vu perso), l'acteur et humoriste Lil Rel Howery (The Carmichael Show pour ceux qui connaissent), Stephen Root (un habitué des frères Coen entre autres). On retrouve également Catherine Keener qui jouait entre autres Harper Lee dans le film Capote, et même Keith Stansfield un rappeur, enfin il parait, connu pour jouer dans Atlanta (la série de Childish Gambino), et pour avoir incarné Snoop dans le film sur N.W.A. Perso je l'aurais jamais reconnu, enfin depuis que j'ai vu un Asiat sur Youtube se maquiller et ressembler à Snoop et à Nafissatou Diallo plus rien m'étonne. 

     

     


    Des "beaux parents" trop gentils pour être honnêtes (Bradley Whitford et Catherine Keener) 

     

     

     

    Oui mais voilà, pourquoi?

    Oui pourquoi? Je comprends pas le délire en fait. C'est quoi la morale du truc? A quoi ça rime? En fait le problème, c'est que comme quasi n'importe quel réal noir américain Jordan Peele a fait un film à thème "ethnique". Ici il a voulu poser un questionnement sur le rapport entre blancs et noirs et la vision qu'ont chacun des groupes de l'autre (le héros imagine des Blancs rétrogrades et racistes, les Blancs idéalisent Obama et fantasment sur les prédispositions physiques des Noirs). Donc oui il y a une certaine critique peut-être pertinente d'ailleurs. Seulement voilà. Comme la plupart des réals américains, Jordan Peele n'a pas les couilles d'assumer son propos et l'atténue au maximum via un second degré drôle mais inoffensif.

     

     

     

    D'ailleurs la dernière phrase du film (que je ne citerai pas pour ne pas spoiler) résume assez bien le problème du truc. Au premier degré elle pourrait être limite raciste mais comme c'est du second degré c'est marrant (vraiment d'ailleurs) mais totalement vide. La satire est un exercice difficile et pour moi l'équilibre n'est pas respecté. Il en résulte qu'à mes yeux  Get Out est un film sympathique, marrant, assez barré mais bancale, fondamentalement vain et creux.

    En tout cas il ne mérite pas toute la branlette qu'il y a autour.

    Dommage.

     

     Allez next

     

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  • Je l'ai raté à sa sortie alors que je l'attendais impatiemment à la base. Etrange que je le voies si longtemps après.

     

     

     

     

     


    Pourquoi les Français vont-ils toujours chercher une traduction pourrie ? Le titre original est pourtant bien plus parlant. Starred Up donc est une expression du jargon pénitentiaire pour qualifier le transfert d'un détenu mineur chez les adultes. Je ne connaissais pas l'expression mais je l'ai découverte dans la B.A

     

     

    Résumé:

     

    Eric Love, un jeune détenu de 19 ans ultraviolent incarcéré pour meurtre dès son plus jeune âge est transféré dans une prison pour adultes. Alors qu'il tente par tous les moyens de gagner le respect des autres codétenus, il rencontre un psychologue qui va tenter de l'apprendre à maîtriser son agressivité. Il doit néanmoins faire face à un détenu particulier, son père.

     

     

     

     

     

    J'aimais bien le trailer qui était en ligne avant la sortie du film mais il n'est plus dispo apparemment. 

     

    Encore un film de prison me dira-t-on. Surtout que c'est le troisième d'affilée dont je parle après Bad Boys et Apprentice. Oui mais comme ce dernier Starred Up est différent.

    Tout dabord il faut savoir que Starred Up donc a été écrit par Jonathan Asser, un psychologue qui s'est inspiré de sa propre expérience de psychologue bénévole en milieu carcéral. Autant dire que le réalisme est de base. Ici peu de place pour un univers "fantasmé" rempli de gangs tous plus sanguinaires et vicieux et de l'imagerie habituelle.

    Le film se veut immersif. En suivant au plus près le jeune Eric dès son arrivée en prison, on ressent aussitôt la pression qu'il éprouve comme le laisse pressentir le trailer. Un minot au milieu de détenus aguerris. Néanmoins ce n'est pas n'importe quel minot. C'est un jeune tellement ingérable qu'il est transféré prématurément, et son caractère belliqueux l'amène à se préparer à tout.

     

    Eric Love (Jack O'connell), qui fait ses premiers pas dans la cour des grands

     

     

     

    Ce qu'il y a de beau dans ce film c'est qu'il évite assez intelligemment les lieux communs sur la prison, et la vie à l'intérieur de celle-ci est bien plus complexe qu'il n'y parait, reposant sur des règles non écrites plus complexes que chez les mineurs. Ainsi le jeune Eric se voit-il rapidement remettre à sa place car contrairement aux mineurs, le calme est une vertu, et une vertu qui rapporte de l'argent. Pour autant le jeune chien fou ne se privera pas de foutre un bordel comme pas permis à tel point qu'en matant le film je me suis demandé ce qu'il allait ramasser tellement il se permet de ces conneries (parfoisde vrais trucs de gamins). A ce niveau d'ailleurs le film propose des passages assez marrants comme celui où il s'enduit le corps de vaseline façon Bronson, avant de prendre un gardien "en otage". Faut vraiment voir la scène tellement c'est hilarant.

     

     

     

    Oliver Baumer (Rupert Friend), un psy qui tente de sauver Eric après sa première bourde

     

     

     

    Pourtant sa rencontre avec son père, puis avec le psychologue, vont nous amener à découvrir l'origine de son trop plein de colère. C'est là le gros point fort du film. Entre un père qui ne sait pas comment se comporter avec son fils, un fils qui en veut au monde entier et un psy qui est sans cesse en équilibre entre les différentes forces qui régissent la prison et lui mettent des bâtons dans les roues; les personnages sont tous très complexes et très bien écrits. A peu à l'image de Oz, le film, loin de se cantonner uniquement à la vie des prisonniers, décrit les enjeux politiques d'un système qui a tout à gagner à faire de la répression son seul mot d'ordre. Il y a peu de place pour le salut et la réinsertion dans Starred Up, et l'appareil pénitentiaire en prend pour grade. Certains gardiens étant exemplaires, d'autres de vraies ordures n'hésitant pas à aller très très loin.

     

     

     

     

     

    Côté interprétation je ne dirai jamais assez que les Anglais sont les toujours impeccables, et ce film ne déroge pas à la règle. Rupert Friend déjà (Orgueil et Préjugés, Homeland, tiens je viens de voir qu'il est marié avec Aimee Mullins, une version féminine d'Oscar Pistorius), très bon dans le rôle du psychologue Oliver Baumer, un mec presque trop gentil et trop idéaliste pour un milieu aussi cynique (un personnage qui rappelle un peu Tim McMannus dans Oz). L'Australien Ben Mendelsohn (qui a joué dans un milliard de trucs comme Rogue, Lost Rivers ou The Place Beyond the Pines) est également excellent dans le rôle de Neville Love, un détenu craint et respecté mais aussi un père qui ne sait pas comment se comporter avec son fils. Evidemment c'est quand même Jack O'connell qui crève l'écran. Transfuge de la série Skins (encore un...) il est juste parfait avec son corps d'adulte et son visage à la fois dur et juvénile.

     

     

    Neville Love (Ben Mendelsohn, qui a bien du mal à maîtriser son fils

     

     

     

    Très bien réalisé par David Mackenzie (qui  depuis s'est illustré avec le film Comancheria dont je parle ICI ), Starred Up est un beau film, parfois drôle, dur, touchant, doublé d'un constat et d'une critique sociale sur le détention et la réinsertion. 

     Une belle claque

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