• DOSSIERS DE L'ECRAN

    Petit ou grand écran, films, séries, documentaires, émissions télé, dessins animés... tout y passe

    Dossiers de l'écran

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    Samedi dernier (la semaine dernière) chez des amis, j'ai maté ce petit film qui participé à fait la renommée de Van Damme. En vrai je l'ai re maté vu que je l'avais déjà vu il y a un bail mais étonnamment contrairement à Kickboxer et Bloodsport j'ai pas vraiment été marqué par celui-là. Déjà faut dire que l'affiche ne m'a jamais parlé. Jugez plutôt:

     

     

     

     

     

     

     

    Je sais pas, mais même à l'époque je la trouvais déjà kitsch de ouf avec sa gueule et le train derrière. D'autant plus qu'elle est totalement hors sujet. De toute façon le titre lui-même est hors sujet. Mais bon le titre original étant Lyon's Heart, ils allaient pas risquer de le faire passer pour un film sur le camembert.

    D'ailleurs j'avais assez peu de souvenirs du film. En fait, hormis la fin et la scène du coup de coude de la piscine, je ne rappelais plus de rien. Pourtant l'histoire n'est pas très compliquée.

     

    Résumé:

     

    Lyon Dubois, un légionnaire, est forcé de déserter quand il apprend que son dealer de frère s'est fait assassiner lors d'une transaction qui a mal tourné. Alors qu'il tente de renouer avec sa belle soeur et sa nièce, il découvre qu'elles vivent dans un grand dénuement au point d'être menacées d'expulsion. Recherché et sans argent ni travail, il entreprend de participer à des combats illégaux afin de subvenir aux besoins de sa famille.

     

     

     

     

    Putain j'avais oublié cette bande annonce épique ha ha!

     

     

     

    Dit comme ça on dirait peut-être pas mais cette histoire, coécrite par JCVD lui-même, est plus ou moins un copié collé de Bloodsport ha ha. En gros on retrouve les mêmes scènes avec JCVD qui se tape et joue à cache cache avec les militaires du coin, sauf qu'ici Mohamed "Michel" Qissi remplace Forest Whitaker. Mohamed quoi?? Mohamed Qissi, un ami d'enfance de Van Damme qui a joué dans certains de ses films (c'est le nak muay contre qui JCVD fait du "ping pong" dans Bloodsport) mais qui est surtout connu pour avoir joué le sinistre Tong Po  dans Kickboxer, un vilain tellement méchant qu'il s'échauffe en tapant contre les piliers avant un combat ha ha! Je rigole mais en vrai après ça on l'a tous fait au collège. De toute façon avec ce film Van Damme a popularisé la boxe thaïe. Un comble quand tu te rends compte qu'il n'en fait même pas dans le film (enfin techniquement c'est du karaté).

     

     

     

     

    Mustafa (Mohamed Qissi), un soldat français chargé de ramener le déserteur

     

     

     

    Oui oui, c'est bien lui qui joue Tong Po.

    Pour en revenir au film donc, c'est une resucée de Bloodsport mais avec une tournure dramatique. Ici Moham... euh Lyon Dubois n'est pas un fan de la castagne (encore que) mais un gentil militaire qui veut aider sa belle soeur. Lyon Dubois... Putain mais ce blaze! Enfin dans les autres films c'est pas mieux mine de rien: Lyon Dubois, Luc Devereaux, Alain Lefèvre, Alain Moreaux, Christophe Dubois, Chance Boudreaux, Philippe Sauvage...  En vrai le nom qu'il prend dans les films c'est un putain de running gag ha ha!!  Il est fou ce mec.

    Enfin bref, on a donc droit à quelques scènes poignantes comme la mort du frelot dès le début dans une scène totalement surréaliste. Putain j'ai explosé tellement c'est n'importe quoi. Une vraie blague cette séquence.

    Dans le même genre t'as le premier combat "pro" de Van Damme et son manager sort "pourquoi il a mis une jupe cet enfoiré?". Et Van Damme qui répond sérieusement "il n'a pas mis de jupe. C'est un Ecossais" d"un air concerné. Bordel. On n'est pas au siège de la MENSA...

     

     

     

    Lyon aux prises avec un mec en jupe

     

     

     

     

    Mais il y a pire : dans le dernier combat, Van Damme doit affronter un Barbarian des cavernes alors qu'il a une côte cassée... Et il s'en fout! Normal. Son adversaire a tué trois ou quatre mecs sur le ring et lui va faire tourner un manège pour les gosses avec sa côte foirée en guise d'échauffement.

     

    Je crois que j'ai fait le tour des aberrations du scénario... Mais pas du film! Il faut savoir que comme tout bon film de la Cannon , un film de van Damme se regarde obligatoirement en VO car c'est dans son doublage qu'il prend toute sa dimension. Et en fait, et c'est mon pote qui me l'a signalé, je sais pas pourquoi mais les doubleurs s'en battaient tellement les couilles qu'ils ont pas doublé toutes les pistes. Du coup on se retrouve avec tous les discours de fond en anglais (!!). Et dès qu'il y a foule ou bagarre ou les deux, on y a droit. C'est assez WTF quand on fait attention.

     

    En vrai et même si je me suis tapé de bonnes barres, le film n'arrive pas à la hauteur de ses classiques Kickboxers et Bloodsport, la faute à un manque de folie et d'irrévérence. Ici pas de phase raciste façon "toi le chimpanzé remonte dans ton cocotier" mdrr ou de "Tute couches comme Maylee. Maylee bonne baise".

     

     

    Et puis même les combattants sont loin d'être marquants. Exit les sumotori, lutteurs africains aux postures "simiesques" et autres nak muay déter. A la place on a un mec en kilt, un biker et un latino en maillot de bain avec des cheveux longs amateurs de capoeira. Bof quoi. Il y a bien Attila, l'attraction du film (une montagne interprétée par Abdel Qissi, le frère de Mohamed donc), une espèce de Kal Drogo version Eco +. Mais il ne peut pas rivaliser avec les effroyables Tong Po et Tchong Li.

     

     

     

     

    Le colossal Attila (Abdel Qissi) qui met une branlée à Lyon

     

     

     

    Niveau interprétation c'est un film de Menahem Golan hein, donc est pas chez Lee Strasberg lol. Van Damme est donc aussi monolithique que prévu, et le reste du casting est à l'avenant. Mention tout de même à Harrison Page qui joue mieux que toute la distrib réunie. En même temps c'est pas très dur...
    On ne va même pas parler des persos féminins vu qu'ils se résument à deux pauvres persos, à savoir une veuve éplorée et une orginse de combats complétement hystérique. La maman et la putain comme dirait l'autre. Dans le genre dychotomie simpliste on se pose là. Et évidemment les meufs jouent aussi mal que les hommes ( a pas de raison).

     

    Enfin bon on va s'arrêter là. Ca m'a fait plaisir de revoir Full Contact. S'il ne côtoie pas les sommets de sa filmo d'un point de vue qualitatif, il reste quand même dans le top des films qui ont contribué à façonner sa légende. Et puis il permet de se rappeler que les Inconnus n'exagéraient pas vraiment quand ils parodiaient Van Damme.

     

    Un film culte quoi. Il m'a donné envie de me refaire les autres tiens!

     

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    Je me faisais chier alors je l'ai maté un peu par hasard

     

     

     

     

     Résumé Allociné:

     

     En pleine nuit, un dangereux psychopathe harcèle une baby-sitter par d'incessants coups de téléphone.

     

     

     

     

     

     

    Oui je sais que la qualité est à  chier mais c'est la seule version que j'ai trouvée (sans doute la copie VHS, d'une copie VHS enregistrée à la télé en 1983)... Après tout il s'agit d'un film "d'époque".

    Il s'agit d'un film sorti en 1979 (une année bénie vue que c'est celle qui a vu ma naissance), film qui a fait l'objet d'un remake.

    Le scénario est assez atypique vu que sa structure est clairement articulée autour de deux parties distinctes. En fait l'histoire commence de manière assez classique avec nu huis clos assez efficace, avant de basculer dans la traque d'un psychopathe qui m'a rappelé Au delà du Mal, le roman de Shane Stevens.

     

     

     

    Jill Johnson (Carol Kane), une nounou qui n'a pas vu les enfants

     

     

     

     Je suis pas sûr que ça fonctionne forcément hyper bien, parce que la première partie fonctionne archi bien en ce qui me concerne alors que la deuxième est juste relativement efficace mais bien plus classique d'autant plus que montrer le tueur etle démystifier comme ils l'ont fait n'était pas forcément la meilleure idée à mon sens. Après on va pas mentir, on pouvait pas faire un film d'une heure et demie avec le concept de la première partie.

    Pour ma part le truc un peu con en ce qui me concerne, c'est qu'à cause de Scream je crois (ou Urban Legends), je connaissais déjà le ressort scénaristique de cette première partie. Du coup ça a gâché un peu mon plaisir. Ceci étant en baltringue assumée j'ai quand même eu un peu la pression. La mise en scène de Fred Walton est parfaite dans le huis-clos, avec un gros travail a été fait au niveau du son.

     

     

     

    John Clifford (Charles Duning), un ex flic prêt à tout pour coincer le tueur

     

     

     

    Niveau distribution on retrouve Charles Durning (un mec qui a joué dans Un Après Midi de chien, Soeurs de Sang, Tootsie et un millier de trucs), Carol Kane (vue dans un millier de trucs également comme Annie Hall, Princess Bride, Man on the Moon, et dernièrement dans le rôle de la vieille dans Uncredible Kimmy Schmidt, une série Netflix bien mongole), Tony Beckley (qui est mort six mois après le film) et l'inénarrable Ron Neal alias Superfly (le seul que je connaissais).

    En vrai on aurait pu s'arrêter là, et même si l'histoire est tirée d'une légende urbaine (j'ai vérifié), ça aurait quand même fait un génial court métrage. En l'état, sans être un classique incontournable, ça donne un film certes déséquilibré mais tout à fait recommandable.

     

    Allez next

     

    A noter que le film a fait l'objet d'un remake (sorti en 2006) qui s'est fait démonter.

     

     

     

     

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    Résumé Allociné:

     

    Nicola et ses amis ont entre dix et quinze ans. Ils se déplacent à scooter, ils sont armés et fascinés par la criminalité. Ils ne craignent ni la prison ni la mort, seulement de mener une vie ordinaire comme leurs parents. Leurs modèles : les parrains de la Camorra. Leurs valeurs : l’argent et le pouvoir. Leurs règles : fréquenter les bonnes personnes, trafiquer dans les bons endroits, et occuper la place laissée vacante par les anciens mafieux pour conquérir les quartiers de Naples, quel qu’en soit le prix.

     

     

     

     

    Même s'il est réalisé par Claudio Giovannesi, un mec qui s'est illustré en réalisant Fiore (portant déjà sur la criminalité juvénile), le gros argument de vente du film est Roberto Saviano.

    Est-il encore besoin de rappeler qui est Saviano?

    Journaliste d'investigation de profession Saviano s'est spécialsé dans la crminalité et précisément la mafia. En 2006, il devient célèbre en plubliant Gomorra, un livre traitant de la Camorra (la mafia napolitaine). S'il est sujet à certaines controverses, le livre lui vaut de nombreuses menaces de morts au point d'avoir droit à une sécurité permanent. Enorme succès, une adaptaion cinématographique de Gomorra voit le jour, suivie d'une déclinaison sous forme de série au succès critique et publique sans précédent (probablement la série européenne la plus regardée). Ironie du sort Claudio Giovannesi a réalisé quelques épisodes de la séries.

    De toute façon je viens de voir que Piranhas est adapté d'un des derniers bouquins de Saviano, donc il est logique de le voir participer au scénar.

     

    Alors comment dire... Piranhas est un film qui s'inscrit logiquement dans la production italienne contemporaine, à savoir beaucoup de films sociaux (ça a toujours été le cas) et axés sur la criminalité. Il y a toujours eu des films de mafieux mais on va dire qu'avant je pense qu'ils étaient moins ancrés dans un contexte "actuel", sauf peut-être à l'époque des années de plombs. Enfin bref, comme j'ai déjà dit je crois, cette fois, Piranhas s'attaque à la criminalité juvénile, phénomène croissant en italie. J'ai bien écrit criminalité et pas délinquance parce qu'à ce niveau c'est plus la même dimension. C'est devenu un vrai sujet de société, et d'après ce que j'avais lu je ne sais plus où, il paraîtrait que Gomorra (la série) qui pourtant dénonçait l'emprise de la camorra dans le sud de l'Italie a fini par produire l'effet inverse, et aurait eu une influence sur la criminalité locale (...).

    Il faut dire que Gomorra (la série) montre bien (dans les deux premières saisons) une mafia en pleine mutation et les conflits générationnels entre jeunes loups et mafieux endurcis. De la même manière le Gomorra le film montrait déjà l'exemple d'un gamin de douze ans qui devenait affilié après avoir tué quelqu'un et la tentative avortée de deux ados fous furieux pour prendre le pouvoir à l'aide de kalash. 

     

     

     

    Nicola (Francesco di Napoli), un leader naturel

     

     

     

    Piranhas se situe donc assez dans la continuité de ces exemples, tout en développant l'ascension d'une de ces bandes. On suit donc le parcours de Nicola, un ado des quartiers populaires vivant  avec son petit frère et sa mère, une modeste teinturière (plutôt pas mal au demeurant). Lassé de la voir se faire racketter par les mafieux minables qui contrôlent le quartier il entreprend avec ses amis d'obtenir de l'argent et du pouvoir par tous les moyens.

    D'ailleurs c'est plutôt bien fait. Le personnage de Nicola est assez touchant et ses déboires quotidiens rappellent forcément le quotidien de n'importe quel ado issu d'un quartier: l'argent, les jeux vidéos, les filles, les potes, les sorties foireuses, les recalages en boîte... et les rivalités avec les quartiers rivaux. 

     

     

     

    Nicola et ses potes qui se font recaler de boîte

     

     

     

    C'est d'ailleurs un des points forts du film. Les personnages sont tous très crédibles, du gamin devenu un leader naturel au mafieu vieillissant (devenant un "papy" de substitution) en passant par à la mère résignée. Seulement voilà, il y a quand même quelques trucs qui m'ont gênés. 

    Déjà, à vrai dire, le résumé Allociné n'est pas tout à fait exact car les morveux du film n'ont pas d'arme, au début du moins. C'est d'ailleurs un des bémols du film. Outre l'évolution étonnamment rapide des gamins, la manière dont ils récupèrent des armes est tout sauf crédible.

     

    Je vais pas faire mon couplet de mec du 93 hein. Personnellement j'ai toujours été quelqu'un de sérieux. J'ai fait peu de conneries (en comparaison avec d'autres) et je ne m'étendrai jamais dessus. Il n'en demeure pas moins que là où j'ai grandi (à St Denis), j'ai connu de nombreuses personnes qui avaient des armes. Quand j'avais 20 ans je connaissais deux ou trois mecs qui avaient un pompe, au moins cinq ou six qui avaient un flingue, au moins trois ou quatre personnes qui ont fait du placard pour détention d'armes... Et les mecs n'étaient pas tous des gros voyous, loin de là. Je veux dire que je suis sûr que 80% d'entre eux n'auraient probablement jamais osé tirer sur quelqu'un et c'est tant mieux (les 20ù restant par contre c'est une autre histoire). Je sais que certains en avaient acheté auprès d'un ancien militaire cassoce, d'autres auprès de Gitans...Tout ça pour dire que quand on traine un peu où il faut, c'est pas bien dur à dénicher. Et je parle d'une époque où on ne trouvait pas des armes de guerre comme aujourd'hui. Y a un an ou deux, des policiers ont découvert un lance roquette dans une cave de Saint Denis. Un lance-roquette !! Non mais lol! Ils voulaient faire la guerre à qui avec ça???

     

    Alors quand je vois le processus pour récupérer un flingue, puis les autres c'est un peu... C'est un peu le monde à l'envers lol. Des mecs qui galèrent à trouver une arme (au début du moins) mais qui tuent des gens comme dans Call Of Duty... Une facilité scénaristique on va dire. Mais bon c'est dommage quand il y a un journaliste qui a travaillé sur le sujet au scénario.

     

     

     

    Parés pour la guerre

     

     

     

     

    De la même manière j'ai trouvé qu'il y avait une certaine schizophrénie quant au rapport du film à la violence Autant on a affaire à de véritables sociopathes qui  sont pratiquement capables de tuer de sang froid (je crois qu'il y a des études qui disent que les adolescents du fait de l'évolution de leur cerveau ont des comportements qui peuvent être associés à ceux des sociopathes), autant la violence est quasiment totalement inexistante au niveau de rivalité entre bandes rivales. Je sais pas, j'ai trouvé ça très étrange. Du genre un mec se retrouve dans le mauvais quartier, il se fait entourer par les mec du coin et... c'est tout. Ils lui disent de dégager et basta. Personnellement j'ai vu ou entendu des mecs se faire malmener pour moins que ça alors que j'ai jamais entendu parler d'ados de 15ans tuer des mecs. Très étrange.

     

    Enfin je sais pas si c'est un parti pris "politique" mais hormis dans une scène assez marrante, la police est quasiment absente du métrage. Comme si on pouvait limite tuer n'importe qui comme ça. Peut-être que nos policiers sont meilleurs en fait.

     

    Bon on pourra penser que je pinaille mais même si j'ai apprécié le film j'ai trouvé ces points un peu dérangeants, surtout quand un journalistique d'investigation spécialisé sur le sujet participe à l'histoire. Après c'est pas la fin du monde non plus. Le film reste plutôt bien écrit, les femmes sont belles (même les plus jeunes lol), et l'interprétation est comme souvent chez Italiens excellente. Mention spéciale à Francesco Di Napoli (qui pourrait passer pour le petit frère de Eduardo Valdarnini de la série Suburra avec sa tête) qui porte le film dans le rôle principal. La musique, composée en partie par le réal lui-même, si elle semble un peu inspirée par le travail de Mokadelic sur Gomorra n'en reste pas moins hyper efficace.

     

     Au final, s'il n'apporte pas forcément grand chose à sa thématique, Piranhas est un bon film, qui dresse un portrait effarant d'une jeunesse ultraviolente totalement en décalage entre leurs aspirations d'adolescentes, leur naïveté (voir le romantisme dont fait preuve Nicolas pour sa meuf) et la portée de leurs actes.

     

    A voir, et pour ceux qui veulent aller plus loin, le documentaire Robinù de Michele Santoro traite du phénomène des baby boss, ces mafieux juvéniles qui terrorisent l'Italie.

     

     

     

     A noter un des potes du héros ressemble à un croisement improbable entre un Jérome Lebanner maigre et Jul (!!)

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    Résumé (on en a besoin franchement? ):

     

    Rocketman, c'est l'histoire de Reginald Dwight, un jeune Londonien issu d'une famille modeste, qui se découvre très vite un don pour le piano. Il devient pianiste professionnel, accompagnant les groupes de soul sur plusieurs tournées Mais sa rencontre avec Bernie Taupin, un parolier ultra doué, va changer le cours de leurs vies respectives. Il va alors tout faire pour devenir l'homme qu'il est vraiment, la star que le monde entier connaîtra sous son nouveau nom: Elton John.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bon bah, j'ai un peu été le voir par hasard en fait. J'étais au ciné avec ma femme, y avait 2 films qui commençaient: John Wick et celui-là. Je comptais aller voir John Wick (lol), mais leur format 4d machin où tu paies quelques euros pour la techno et les lunettes, ça m'a soulé. Vu le prix de mon abonnement chez Gaumont, ça va aller merci. Par contre je viens de capter que je l'ai vu mercredi, le jour de sa sortie en fait.

     

    Par où commencer? Bah par l'histoire. Est-ce que l'histoire du grand Elton John méritait d'être racontée sur grand écran?

    Hummm oui et non.

    Oui parce qu'il a quand même eu une vie très riche et relativement extraordinaire.

    Et non parce qu'au final elle ne se différencie pas outre mesure de celle de la plupart des autres rockstars.

     

     

     

    Taron Edgerton est... Devilman!  Non j'rigole, c'est Elton John (non, c'est vrai?)

     

     

     

     

    Au menu donc : enfance modeste, galères de jeunesse (étonnamment éludées), succès précoce et difficilement géré, excès en tous genre, traumas, relations toxique, sexe, drogue, sexe, drogue, sexe... Voilà.

    Que dire de plus alors? Bah pas grand chose.Alors on va passer au coeur du film. Vu que ça commence comme une comédie musicale, c'était pas fait pour me plaire. Et c'est d'ailleurs le cas. Putain on dirait un épisode de Glee, et même pas un bon. Je me suis fait assez chier au début au point de regretter de ne pas avoir lâché 2 ou 3€ de plus pour voir Keanu Reeves éclater des mecs de manière improbable.

     

    Puis ça passe relativement et on finit par s'y faire, la mise en scène devenant un peu moins lourdaude au fur et à mesure que le film avance. Ca chante toujours autant mais ça danse un peu moins C'est toujours ça de gagné. Et puis bon je suis bon public alors plutôt que de me dire que je vais perdre deux heures de mon temps, je préfère essayer de profiter du truc et me mettre dans le film. Heureusement pour moi, il se révèle assez "immersif" du moins j'ai suivi sans déplaisir la vie et l'évolution de l'artiste.

     

     

     

    Reggie et Bernie (Jamie Bell), deux artistes en galère

     

     

     

     

    Le portrait d'Elton John est assez touchant. on y "découvre" un homme adulé, qui pourtant n'a jamais réussi à oublier le fait  qu'il n'a jamais été un enfant désiré, ni même aimé, hormis par sa grand mère, et qui essaie de combler ce manque à travers les excès et une relation toxique avec son manager et amant.

     

     

     

    Sheila Eileen (Bryce Dallas Howard), une mèrequi ne sait pas comment aimer son fils

     

     

     

    En l'état, sans être une grande oeuvre, le film reste un sympathique divertissement assez conventionnel malgré un parti pris évident qui laisse finalement peu de place à l'autocritique.

     

    Là où ça devient gênant c'est quand on apprend que  Elton John est producteur du film. De là à y voir un véhicule à la gloire d'un chanteur mégalo...

    Ceci fait que tout le procès à charge vis-à-vis du grand méchant John Reid (par ailleurs manager de Queen entre autres), son ex manager et ex tout court, est finalement à prendre avec des pincettes. Si le mec est ou était sans doute un enculé, Elton John devait probablement également être difficilement gérable à la même époque.

     

    Heureusement,le film est anglais, et donc les acteurs sont anglais. Je ne sais pas si la performance Taron "kingsman" Edgerton est proche du chanteur mais il n'en demeure qu'il s'est énormément investi dans le rôle et son interprétation tire clairement le film vers le haut (il a pris des cours de chant pour ce projet et chante apparemment toutes les chansons du film). D'ailleurs niveau investissement on le voit à écran : je me suis toujours demandé comment faisaient les acteurs "hétéros" pour jouer ce genre de scène. Parce qu'il faut le voir rouler des grosses galoches à Richard Madden. Bon Madden est beau gosse mais je suis pas sûr que ça change beaucoup de choses.

     

    Richard Madden donc, qui après Games of Thrones, est plutôt en train de se faire une bonne petite carrière. Après un "Medicis" au succès critique et public plus que confidentiel, il est revenu au top grâce à Bodyguard, une très bonne mini série (que j'ai matée sur Netflix) qui a apparemment cartonné au Royaume Uni. Bref, s'il n'a jamais été un super perso en tant que Rob Starck, il a depuis prouvé qu'il est un très bon acteur. Au final il a quitté la série au bon moment lol. Ironie du sort, c'est Aidan Gillen (alias Little Finger dans Game of Thrones) qui joue John Reid dans Bohemian Rhapsody.

     

     

     

     

    John Reid (Richard Madden), un agent machiavélique doublé d'un pervers narcissique

     

     

     

     

    Bryce Dallas Howard est égale à elle-même et est donc très bonne dans le rôle de la mère qui n'a jamais trop su comment aimer son fils.

    Enfin Jamie Bell, qui a bien grandi depuis Billy Elliot, est très bon dans le rôle Bernie Taupin, et donne corps à un personnage réellement attachant. Grâce à lui (et au script), Bernie Taupin est peut-être le seul personnage qui sort grandi du film.

    Sinon on peut noter la présence de Stephen Graham (This is England, Boardwalk Empire), un comédien que j'aime beaucoup depuis Snatch.

     

     

    Au final, si on fait un peu abstraction de la vacuité du propos (une mégastar mégalo souffre et a des tendances à l'autodestruction au point de devenir l'ombre de lui-même), Rocket Man se laisse voir. Même si c'est assez grossier Elton John reste assez touchant dans la manière dont il finit par devenir une bête de foire avec ses costumes de scène qui finissent par devenir des déguisements.  Et puis nostalgie oblige, quand on grandit avec ses chansons,  ça fait toujours son effet. Moi qui suis un produit des années 80 avec Nikita, Still Standing, Blue Eyes ou même Breaking My Heart, ça influera forcément sur mon jugement au sujet du film.

     

    Pour faire bref, Rocket man reste un sympathique film aussi conventionnel que prévu (Dexter Fletcher, le réal, est un abonné vu qu'il a fini Bohemian Rhapsody), largement revalorisée par ses acteurs et les chansons d'Elton John. Un film à voir avec une meuf quoi. C'est toujours ça.

     

     Vivement le biopic sur Dick Rivers.

     

    Allez next.

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     "Proche de la perfection" y a écrit sur l'affiche. Les mecs n'ont vraiment honte de rien...

     

     

     

    Résumé Allociné:

     

     

    La détective du LAPD Erin Bell a jadis infiltré un gang du désert californien, ce qui a eu de conséquences dramatiques. Lorsque le chef de la bande réapparaît, elle doit fouiller dans le passé pour se défaire de ses démons.

     

     

     

     

     

    Je vais pas dire que j'attendais le film impatiemment mais la bande annonce m'avait un peu "hypé". Un peu hein...

     

    Bref, je voulais le voir, déjà parce que voir la propre sur elle Nicole Kidman en flicarde énervée c'est pas mal. Mais aussi parce que c'était Karyn Kusama qui l'avait réalisé.

     

    Karyn Kusama... Je me souviens de GirlFight, son premier film, produit par John Sales (le très beau Lone Star) si je ne dis pas de conneries et qui avait cartonné à Sundance. En plus d'avoir révélé Michelle Rodriguez, le film avait de nombreuses qualités assez rares pour un premier film. Je l'avais vu au ciné à l'époque et comme beaucoup j'avais un peu d'espoir dans cette jeune réal prometteuse. Malheureusement la suite a fait taire beaucoup de gens, à commencer par Karyn Kusama elle-même qui avait pris la grosse tête avec un premier film primé. Elle s'était donc direct cassé la gueule avec un Aeon Flux de sinistre mémoire (encore qu'il y a quelques scènes archi cons bien marrantes). Bref je sais plus trop ce qu'elle a fait depuis mais ça doit pas être très glorieux. Je suis tombé sur un film d'elle par hasard sur Netflix (The Invitation, un truc avec un repas entre amis qui part en couilles genre thriller/horreur/survival) et, s'il était pas mauvais, c'était assez anecdotique. Ca m'a donc étonné de revoir son nom sur un film au ciné.

     

     

     

    Erin Bell (Nicole Kidman) et Chris (Sebastian Stan), son coéquipier, en pleine infiltration

     

     

     

     

    Pour en revenir au film donc. Ca aurait pu être bien. Ca aurait pu.

    Ca aurait même pu être pas mal: belle photo d'une Los Angeles poisseuse (façon Harry Bosch), belle musique (assez inspirée de celle de feu Johan Johansson pour Sicario). Bref un beau package au départ.

     

    Seulement voilà, pour ce qui est du reste, rien ne suit. Déjà le délire de flic infiltré dans un gang de braqueurs ultra violents n'est pas sans rappeler un certain film de Kathryn Bygelow. Mais passe encore...
    Le problème c'est que contrairement à l'équipe de Patrick Swayze, le gang de braqueurs est assez triste: on dirait des hippies menés par un "leader charismatique" qui semble tout droit sorti d'un groupe des 80's du genre Tears for Fears. Le mec tu le vois t'as envie de lui mettre une gifle lol.Quant à Nicole Kidman qui reste l'attraction du film, elle fait ce qu'elle peut mais elle est tellement maquillée qu'on dirait plutôt qu'elle joue dans The Walking Dead. Le maquilleur a tellement forcé, c'est vraiment n'importe quoi...

     

     

     

    Erin (Nicole Kdman), une policière qui en a bavé

     

     

     

     

    Même niveau scénar et réal c'est décevant. Il y a déjà un problème de rythme qui doit autant à l'écriture qu'à la mise en scène. C'est simple, il se passe pas grande chose pendant le premier tiers du film, et à part suivre mamie Nicole bah il y rien de très intéressant à l'écran non plus. D'ailleurs même après, il ne se passe pas grand chose: une histoire avec sa gamine dont on se contrefout, des flashback en veux-tu en voilà, pas grand chose d'autre.

    En vrai à la fin du film j'ai presque eu l'impression de m'être fait avoir, tellement l'histoire est simpliste. J'ai eu l'impression que Karyn Kusama avait trouvé le moyen de rendre son histoire un peu plus intéressante et complexe en salle de montage. Bof bof. Même les scènes d'action sont assez correctes mais pas folichonnes pour autant.

     

     

     

     

    Les vilains braqueurs qui passent à l'action

     

     

     

     

    Côté distribution, les acteurs sont plutôt corrects en dépit de la gueule et la dégaine de certains (Silas en tête). Et contre toute attente, du moins en ce qui me concerne, c'est Nicole Kidman qui m'a choqué. Je sais pas si c'est à cause de son maquillage, ou parce qu'elle croyait que le projet allait relancer sa carrière mais elle surjoue pas mal. En vrai je l'ai même trouvée  plutôt mauvaise.

     

     

     

     

    Erin en mode Dirty Harry

     

     

     

     

    Au final Destroyer, laisse un arrière goût de bâclé. L'ambiance est faussement sombre, le film faussement dur, l'histoire faussement complexe...

    C'est dommage y avait un petit potentiel mais bon.

     

    Vu que c'est son mari qui écrit ou coécrit tous ses scénars, vaudrait mieux que Karyn Kusama réfléchisse à changer de coscénariste la prochaine fois. Ou de mari, c'est selon.

     

    Bref Destroyer n'est pas une cata mais un gentil film qui pète un peu plus au que son cul, un sous Point Break en somme.

     N'est pas Kathryn Bigelow qui veut.

     

    Allez next.

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