• DOSSIERS DE L'ECRAN

    Petit ou grand écran, films, séries, documentaires, émissions télé, dessins animés... tout y passe

    Dossiers de l'écran

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    Résumé allociné:

     

     

    Pour pimenter leur vie de couple, Max et Annie animent un jeu une nuit par semaine. Cette fois ils comptent sur Brooks, le frère charismatique de Max, pour organiser une super soirée à thème autour du polar, avec vrais faux malfrats et agents fédéraux ! Brooks a même prévu de se faire enlever…. sauf qu'il reste introuvable.

     

     

     

     

     

     

     

    J'ai coupé le résumé parce qu'ils racontaient trop leur vie et accessoirement l'intrigue du film.
    Je savais  pas trop à quoi m'en tenir. D'ailleurs j'avais même pas lu le résumé. J'avais juste vu la gueule de Jason Bateman sur l'affiche et comme j'aime bien cet acteur bah voilà quoi. D'ailleurs c'est fou ça, depuis Comment Tuer Son Boss, on le voit partout ce mec. Bon en fait c'est pas vrai, on le voyait déjà avant. Après tout il a explosé grâce à Arrested Development, la géniale série complètement mongole (qui me plait donc, et dans laquelle Michael Cera faisait aussi ses armes), puis dans Juno (où il retrouvait Michael Cera, comme quoi...), puis dans un millions de comédies et de séries (la très bonne Ozark, qu'il produit et dont il réalise quelques épisodes). Enfin bref, il est partout. Avec sa tête d'Américain moyen un peu naïf, il me fait un peu penser à Steve Carrel mais version upgradée, en plus beau quoi.

     

    Pour en revenir au film donc, celui-ci commence plutôt pas trop mal, avec la rencontre entre Max (Jason Bateman donc) et Annie (la jolie Rachel McAdams), puis l'évolution de leur couple autour de l'amour inconditionnel qu'ils portent aux jeux en tout genre.

     

     

    Max (Jason Bateman), Annie (Rachel McAdams) et leurs amis prêts pour une nouvelle "soirée-jeux"

     

     

     

    Et le délire autour de leurs soirées jeux est plutôt sympa... du moins jusqu'à l'arrivée de Brooks, le grand frère de Max qui réussit tout mieux que ce dernier. Ce n'est pas que ce dernier gâche le film vu qu'il est interprété par le toujours cool  Kyle Chandler (pleins de films et les séries Demain à la Une, Bloodline, Friday Night Lights). C'est plutôt qu'à partir de ce moment le film fait furieusement penser à un autre film. Oui oui, je parle bien de The Game, le film de Fincher auquel il emprunte le même concept d'espèce de mise en abyme.  A partir de là, les choses se gâtent légèrement. Non seulement le film semble avoir un air de déjà-vu, mais en plus il ne remplit même pas son contrat au niveau humour. Bah oui, le film n'est pas drôle et c'est bien le plus triste. Il doit y avoir un ou deux  gags marrants mais franchement les mecs se sont pas foulés.

     

     

    Brooks (Kyle Chandler), le grand frère cool

     

     

    C'est d'autant plus triste que le film se regarde sans déplaisir mais sans grand intérêt également. Et si la distribution est au top comme prévu, elle ne peut pas combler les carences d'un script assez faiblard qui tente de complexifier une intrigue assez foireuse pour donner l'illusion que les mecs se sont cassé la tête lol. Côté distrib tiens, outre Jason Bateman et Kyle Chandler et la jolie Rachel McAdams (je l'ai déjà dit?), on retrouve aussi Lamorne Morris (mais si! New Girl, avec la bonnasse Zooey Deschanel, sœur d'Emily et accessoirement sosie officiel de Katy Perry), la belle gosse Kylie Bunbury (Twisted, une série archi nulle, Under The Dome ou d'autres trucs sans intérêt), le bellâtre Billy Magnussen (le nouvel Aladin à venir, et surtout As the World Soap, un soap à la longévité historique), Danny Huston (fils de John et frère d'Angelica, 30 Jours de Nuit, American Horror Story etc.), Michael "Dexter" C. Hall (qui cabotine étonnamment), Jeffrey Wright (un miller de films dont la saga Hunger Games et les derniers James Bond) et la comique Chelsea Peretti (La série mongol Brooklyn Nine Nine) dans un rôle à la limite du caméo. Bref que du beau monde.

     

     

    Kevin (Lamorne Morris) et Michelle (Kylie Bunbury) au milieu d'un gag pas marrant

     

     

     

    Pourtant s'il y en a un qui porte le film (parce qu'il en faut toujours un), c'est l'inénarrable Jesse Plemmons. Fort de physique improbable (on dirait le fils caché de Matt Damon et de Philip Seymour Hoffman, et c'est pas moi qui le dis), le mec semble avoir hérité du talent d'acteur de Seymour Hoffman et du charisme de Matt... euh de papa Hoffman (il joue d'ailleurs son fils dans The Master). Bref, le mec est partout depuis quelques temps (Strictly Criminal, Barry Seal, Hostiles, Le Pont Des Espions, Pentagon Papers, Friday Night Lights, Black Mirror etc.) et prouve que sa popularité n'est pas injustifiée.

     

     

    Gary (Jesse Plemmons), l'étrange voisin devenu persona non grata des "soirées jeux"

     

     

    Côté réal, rien à dire, ni en bien ni en mal, si ce n'est quelques efforts de mise en scène non négligeables comme un très bon plan séquence lors d'une partie improvisée de football américain, avec un œuf de Fabergé en guise de ballon et une baraque à deux étages en guise de stade. Vu le genre de production, c'est déjà pas si mal.  La musique du toujours très bon Cliff Martinez donne un petit cachet à l'ambiance nocturne du film (même s'il s'est pas trop foulé vu à quel point ça ressemble à ses derniers trucs pour Refn).

     

    Bon je crois que j'ai tout dit sur ce truc réalisé par Jonathan Goldstein et John Francis Daley, la tête à claques de Freaks n Geeks et de Bones (oui, le psy là). Pour résumer, Game Night n'est pas un mauvais film, mais reste une petite déception comparé à certains trucs du genre sortis ces dernières années. Dans le même genre, autant se refaire Crazy Night qui est déjà bien plus marrant.

     

     

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    Contrairement à l'année dernière où à l'époque j'avais déjà  vu Paterson, Nocturnal Animals et Lost City of Z, je 'ai pas encore de film qui me mette vraiment bien. C'est chose faite avec celui-ci.

     

     

    Résumé Wikipédia:

     

    En 1892, le capitaine Joseph J. Blocker, légende de l'armée américaine, est chargé d'une mission qu'il accepte à contrecœur. Avec ses hommes, il doit escorter Yellow Hawk, un chef de guerre cheyenne mourant, ainsi que sa famille, pour retourner sur leurs terres tribales. Durant le voyage entre le Nouveau-Mexique et le Montana, les militaires et les Cheyennes vont devoir faire preuve de solidarité et d'entraide, pour survivre au périple et aux Comanches et aux trappeurs hostiles qu'ils vont croiser. Ils vont aussi croiser la route d'une veuve dont la famille a été assassinée.

     

     

     

     

     

     

     

    Pour ceux qui n'auraient pas capté, le capitaine Blocker et sa troupe doivent escorter Yellow Hawk du Nouveau Mexique au Montana, en gros ils doivent traverser le pays du sud au nord.

     

     

    Difficile à la vue d'un tel pitch et des premières images de ne pas penser au Méridien de Sang, le fameux roman de Cormack McCarthy (dont je parle ICI), dont le contexte et le propos semblent similaires (une interminable errance à travers le pays où une troupe est confrontée à la barbarie "ordinaire" de l'ouest américain). Seulement voilà, loin du nihilisme de McCarthy, Scott Cooper a misé sur la profonde humanité des personnages.

     

    Le capitaine Joseph Blocker (Christian Bale), un soldat aguerri et respecté par ses pairs

     

     

    En fait Hostiles résonne comme un écho aux guerres qui ont contribué à fonder le pays (et toutes les civilisations d'ailleurs), et pose certains questionnements comme la légitimité des actions militaires qui ont permis leur fondement. Le personnage de Blocker n'est pas un saint. Dans le cadre de l'armée, il a tué, massacré des hommes, des femmes et des enfants. Mais comme il s'évertue à le dire tout au long du film, il n'a fait que son travail. Et voilà le problème, la seule chose qui le différencie d'un vulgaire assassin est bien le fait que les exactions qu'il a commises l'ont été dans le cadre militaire.

    A travers cet état de fait, Yellow Hawk, son ennemi juré qu'il a pour mission d'escorter, se révélera être un double de lui-même dans lequel il finira par se reconnaître et qu'il apprendra à respecter.

     

     

    Blocker et Yellow Hawk (Wes Studi), un ennemi qui lui ressemble bien plus que prévu

     

     

     

    Au milieu Rosalie Quaid, la femme d'un fermier, est un peu le symbole, la personnification des populations pauvres qui sont parties s'installer dans les terres reculées dans l'unique but de démarrer une nouvelle vie quitte à s'exposer à tous les dangers. Et bien plus que les militaires et autres cowboys, on oublie souvent que ce sont ces individus qui ont fait l'Amérique.

     

    Rosalie Quaid (Rosamund Pike), une "femme de fermier" qui a tout perdu

     

     

     

    Côté interprétation c'est plutôt trois étoiles: Christian Bale (que Cooper avait déjà dirigé dans Les Brasiers de La Colère) est égal à lui-même et nous livre une bonne perf, Rosamund Pike que j'apprécie est impeccable de le rôle de la poissarde de service, et Jesse Plemmons (que Cooper avait aussi dirigé dans Strictly Criminal, Robert Foster et Adam Beach font le taff dans leurs rôles respectifs.  Wes Studi apporte quand a lui ce qu'il faut de charisme pour incarner le vieux chef Yellow Hawk. Il en profite d'ailleurs pour retrouver la jolie Q'Orianka Kilcher qui avait déjà joué comme lui dans Le Nouveau Monde de Terrence Malick (jamais vu au passage).

     

    Bon je pourrais m'éterniser mais en fait je l'ai vu il y a déjà un bail donc je vais m'arrêter là. 

     

    Après un Strictly Criminal de sinistre mémoire, Scott Cooper rehausse le niveau et nous livre un film mature, à la fois dur et touchant, qui rappelle que chaque pays nation s'est construite dans le sang et qu'il faut parfois affronter son passé et pour aller de l'avant. C'est aussi un hommage aux différents peuples (Indiens, fermiers etc.) qui ont construit les Etats Unis, en le payant parfois de leur sang. Une ode à la réconciliation en somme.

     

    Très bon film.

     

    Vais me faire les Brasiers de La Colère tiens.

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  • Bon j'ai commencé la série y a 6 mois environ puis j'ai lâché. Je sais pas, ça m'avait gavé un peu.

     

    Finalement je m'y suis remis et j'ai enchainé les épisodes.

     

     

     

     

     

     

     

    Résumé Allociné:

     

    Lorsqu'une ville côtière près de Rome se transforme en paradis pour joueurs, corruption, rivalités et complots en tout genre ne tardent pas à naître.

     

     

     

     

    Ils se sont pas trop foulés les mecs d'Allociné pour le résumé. Enfin bon, toujours plus que moi lol.

     

    On pourrait vite faire un parallèle avec Gomorra (inévitable) mais le raccourci serait un peu facile. Finalement Suburra arrive à se démarquer par les spécificités la complexité des enjeux qui en découlent. Ainsi on s'attarde davantage sur les aspects politiques et notamment sur les relations floues entretenues par le Vatican et l'administration de Rome. C'est d'ailleurs un des bons points de la série car ces rouages assez flous n'étaient pas assez développés dans le film.

     

     

     

    Sara Monaschi (Claudia Guerini), la porte d'entrée aux affaires du Vatican

     

     

     

    On retrouve donc les mêmes enjeu que dans le film, et, c'est assez marrant, les mêmes personnages, ou presque. Si les Anacleti et d'Aureliano "n°8" (interprétés par les mêmes acteurs)  sont toujours de la partie, ainsi que le Samouraï, de nouveau protagonistes font irruption ou en remplacent d'autres. Ainsi exit l'organisateur de soirée et place à au jeune dealeur fils d'inspecteur. Exit aussi la copine camée de n°8 et l'escorte de luxe, et place au père et à la sœur d'Aureliano ainsi qu'à la prostituée africaine. Le politique libidineux est lui aussi remplacé par un jeune conseiller municipal intègre (qui pourrait sortir d'House of Cards), et le cardinal précédemment joué par Jean Hugues Anglade laisse la place à une obscure "conseillère" chargée des affaires de patrimoine du Vatican. 
    On pourrait croire que ces changements sont mineurs mais ils apportent beaucoup dans le déroulement de l'histoire qui finit par prendre ses distances avec le film.

     

     

     

    Amedeo Cinaglia (Filippo Nigro), un politicien partagé entre ses principes et son ambition

     

     

     

     

    Honnêtement le premier épisode m'avait un peu déçu. Pas qu'il soit mauvais mais plutôt que vu l'intensité du film d'origine, je trouve qu'on reste un peu sur sa faim, les personnages semblant un peu surfaits et certains manquant un peu de charisme (Aureliano en tête). Surtout que la fin de l'épisode laisse suggérer une alliance un peu foireuse et cliché.

     

     

    Aureliano, Gabriele et Spadino, alias les Pieds Nickelés

     

     

     

    Pourtant, une fois que la série trouve son rythme, tout se met en place et on se prend au jeu de la course aux terrains d'Ostie, un jeu ou évidemment tous les coups sont permis. Finalement les personnages gagnent en épaisseur et en complexité à la fois dans humanité mais aussi à travers les relations qu'il entretiennent avec les autres, leurs complices, leurs proches, leurs ennemis. Et si certains comme Gabriele trouvent le moyen de se foutre dans une merde assez incroyable, d'autres comme Aureliano et Amedeo se révéleront plus intelligents que prévus. L'autre truc intéressant aussi c'est que contrairement au film où le Samouraï avait une aura et une réputation qui lui permettaient de garder la main mise sur l'attribution des terrains d'Ostie, ici rien ne se passe comme prévu, et on ressent davantage la pression que lui inflige les "familles" du sud et les incroyables efforts qu'il doit déployer pour mener à bien son projet malgré tous les imprévus et coups fourrés.

     

     

     


    Le Samouraï (Francesco Acquaroli), qui peine à finaliser son projet

     

     

     

     

    Au niveau de l'interprétation, pas grand chose à dire hormis qu'on retrouve donc un Aureliano plus jeune et moins charismatique et un Spadino plus vieux que dans le film alors qu'ils sont toujours interprétés respectivement par Alessandro Borghi et Giacomo Ferrara. Si on perd évidemment le charisme de Pierfancesco Favino (alias le Libanais dans Romanzo Criminale, ou encore le père de Marco Polo dans la série éponyme) ou de Claudio Amndola, leurs successeurs Francesco Acquaroli et Filippo Nigro parviennent néanmoins à assurer la relève. Par contre Eduardo Valdarnini est parfait dans lerôle de Gabriele, un petit con de classe moyenne embourbé dans une affaire trop grosse pour lui.

     

     

     

    Gabriele, un "fils de keuf" qui plonge de l'autre côté de la loi

     

     

    La part féminine de la distribution n'est pas en reste puisque la sexy Barbara Chichiarelli est excellente et charismatique à souhait dans le rôle de Livia, la grande sœur d'Aureliano qui doit assurer la relève à Ostie tout en couvrant les conneries de son frère (et qui se révèle être une pure salope d'ailleurs). Avec son tempérament elle rappelle un peu la sœur de Theon Grejoy dans Game of Trones, en plus dure. La belle Claudia Gerini est également excellente dans son rôle de milf/cougar à la fois victime et calculatrices des conflits au sein du Vatican et du Samouraï.

     

     

     


    Livia (Barbara Chichiarelli), la future héritière d'Ostie et Quirino (Mario Sgueglia) son "comptable"

     

     

    Par contre la caution "sensuelle" (parce qu'il en faut bien une, c'est italien hein) est portée par la très très jolie Laurena Cesarini qui interprète ici une prostituée noire qui révèle de retourner au Sénégal(??). Enfin ça fait bugger parce que la meuf est métisse quoi. Enfin vu comment elle prend cher dans la série (elle se fait traiter de singe pendant toute la saison), on comprend son personnage au fond. C'est assez fort de souligner un racisme aussi présent dans la mesure où même Gomorra tentait d'atténuer un peu ce trait dans la saison 2 avec le personnage d'Il Principe. Enfin bon, l'Italie et le racisme c'est une longue histoire d'amour et ce sont pas les supporters de la Lazio ou les membres de Casa Pound qui contrediront quoi que ce soit. D'ailleurs vu que normalement je vais à Rome fin juin, j'espère que ça se passera aussi bien qu'à Lisbonne parce sinon ça va être compliqué lol.

     

     

     

    Bref, avec une saison 2 annoncée par Netflix, Suburra la Série est une série de bonne facture (avec la belle musique de Loscil, déjà derrière celle de Gomorra), assez attachante et qui vaut bien plus que le statut de "sous Gomorra" qu'on pourrait facilement lui prêter.

     

    A voir.

     

     

     A noter une curiosité: apparemment c'est tiré de faits réels, le personnage du samouraï s'inspirant d'ailleurs de Massimo Carminati, un ancien activiste d'extrême droite devenu un très très gros poisson du milieu de Rome. Il a également inspiré le personnage du "Noir" de Romanzo Criminale (son ancien vrai surnom)

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    A la base j'ai été voir Pentagon Papers mais vu que j'ai dormi pendant 70% du métrage je me suis dit que c'était abusé d'en parler outre mesure. Alors bon je me rattrape avec celui-là que j'ai vu y a déjà deux semaines je crois.  

     

     

     

     

    "Le premier super héros noir"  j'ai entendu la dernière fois sur France Info, c'est Wesley Snipes et Mike Colter qui ont dû être contents.

     

     

     

     Résumé:

     

    Après les événements qui se sont déroulés dans Captain America : Civil War, T’Challa revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther. Il se retrouve entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du Wakanda, mais celui du monde entier…

     

     

     

     

     

     

     

     

    Meilleur démarrage Marvel, rien que ça. Putain les Noirs des fois ils me sidèrent. Les mecs tu peux faire limite n'importe quoi quitte à faire élire un président raciste qui va les laisser en chien, ils vont pas voter. Par contre tu leur fous un super héros noir, ils se déplacent tous au ciné comme si leur avenir en dépendait lol. Bon j'en rigole un peu mais je l'ai pensé quand même. Malgré tout, pour une fois qu'on a un film avec plein de Noirs dedans qui cartonne au box office, on va pas se plaindre non plus. Disn... euh Marvel a beau se gaver au passage, ça fait toujours plaisir. Alors bon, communautarisme oblige, j'ai été voir le film pour soutenir la cause (lol). 

    Déjà rien qu'en arrivant au ciné de St Denis, on tombe sur une salle pleine à craquer où j'ai dû dénombrer au maximum quatre blancs. Bienvenue au Wakanda

     

     

    On va passer rapidement sur l'impressionnante distribution: Forest Withaker (qui est en passe de devenir le nouveau Morgan Freeman), la MILF tendance granny Angela Bassett qui prouve qu'on peut toujours avoir un fessier bien rond et musclé à soixante balais (bravo), Laetita Wright qui a bien grandi depuis Top Boy (où elle jouait une apprenti dealeuse, on la voit aussi dans Black Mirror d'ailleurs), Andy Serkis qui joue le méchant blanc (on n'est pas loin de la blaxpoitation là, mais pour une fois qu'on le voit en vrai on va pas se plaindre), Martin Freeman qui n'a pas changé depuis Fargo et qui joue la caution "white friendly" (qui nous rappelle qu'on est dans un film de 2018), Danai Gurira qui reprend à peu de choses près le rôle de Michonne de The Walking Dead, Daniel "gros yeux" Kaluuya qui a grossi de la tête depuis Black Mirror et Get Out, Michael B Jordan (acteur fétiche du réal depuis Fruitvale Station) qui reprend à peu près son rôle d'Adonis Creed, Lupita Nyong'o qui a bien grandi et a récupéré un joli petit corps mis en avant dans une robe moulante un moment. Et évidemment Chadwick Boseman qui est impeccable dans le rôle titre.

     

     

     


    Le casting au grand complet (ou presque) 

     

     

     

     

    C'est marrant parfois Hollywood. Un mec qui réalise un film "d'auteur" est promu à la tête d'une franchise potentiellement juteuse, puis propulsé aux commandes d'une autre future franchise à très gros budget. Parce que c'est un peu ce qui s'est passé pour Ryan Coogler. Le mec s'est illustré à Sundance avec le drame Fruitvale Station (tiré d'une histoire vraie, et déjà avec Michael B Jordan dans le rôle principal). Puis, il est passé à Apollo qui a bénéficié d'un bon succès critique et public (même si pour ce que j'en pense... on peut le lire ICI d'ailleurs). De là à ce qu'il  fasse un Marvel... En fait à bien y réflechir c'est finalement assez logique. Le mec était plus ou moins désigné pour ça. Contrairement à un Antoine Fuquua qui ressemble à un nègre de maison, ou à des mecs "intello engagé" comme Simiens, Ryan Coogler c'est un peu l'homme du consensus. Un mec calibré pour traiter d'histoires grands publics en y apportant quelques nuances soulignant les aspect sociaux et sociétaux. C'est un peu ce que John Singleton ou les frères Allen n'ont pas réussi à faire en somme. 

     

     

     


    Ryan Coogler, 31ans, 3 films (no comment)

     

     

    En France j'ai lu pas mal de trucs sur le Net de gens qui se plaignent des dérives communautaires engendrées par le film. En fait, ça va un peu plus loin que ça. Sans faire de sociologie de comptoir, les Noirs ont longtemps souffert (et souffrent encore) d'un complexe par rapport à leur représentation. Ca peut paraître lourd ou exagéré pour certains mais bon, être considéré comme un sous homme pendant 400ans ou comme un singe, ça laisse des traces qu'on le veuille ou non. On pourra objecter que toutes les "communautés" ont souffert de préjugés, il n'empêche que je ne me rappelle pas avoir lu que les Arabes (du Maghreb ou du moyen orient), les Asiatiques, ou les Blancs, ont été considérés comme une espèce à part entière inférieure à l'espèce humaine. C'est un fait. Il suffit de faire un tour sur le Net pour s'en convaincre.

     

     

     


    The Black Panther

     

     

     

     

    Pour en revenir au film donc j'avais un peu peur du cliché sur l'Afrique au début du film: les tamtams, la savane... Et en fait non. Si les Noirs d'ici et d'Afrique se sont longtemps identifiés aux Noirs américains (un peu par défaut, faute de modèles), les Noirs américains a contrario ont longtemps eu une vision assez réductrice de l'Afrique. Pour beaucoup on vivait encore au milieu de la brousse à chasser l'antilope à la sarbacane. J'exagère à peine. Je me rappelle d'une interview de Will Smith qui avouait humblement avoir été choqué en allant à Kinshasa à l'époque du tournage d'Ali. Depuis heureusement de l'eau a coulé sous les ponts, Internet et la mondialisation n'ayant pas que des défauts: les américains ont vu Un Prince à New York, Akon et son accent de blédard ont cartonné aux US, 50 et The Game ont réalisé qu'il y avait un marché en dehors des U.S., de l'Europe et du Japon et sont partis faire des concerts au Nigeria ou en Afrique du Sud, Rick Ross ou Talib Kweli ont  tourné des clips à Lagos,  French Montana en Ouganda... Enfin bref, les choses ont changé. 

     

     

     
    Bienvenue au Wakanda

     

     

     

    On voit d'ailleurs l'attention apportée à la représentation du Wakanda qui, loin de l'imagerie de safari, est en faite décrite comme une mégalopole moderne africaine. De la même manière américains, le choix de Lupita Nyong'O est loin d'être anodin. Bien qu'elle soit plutôt une belle femme son physique ne correspond pas vraiment aux canons de beauté occidentaux habituels: peau très noire, nez de noir, cheveux courts et crépus... C'est tout à l'honneur de Coogler (également coscénariste)et de la production de l'avoir choisie dans la mesure où il aurait été facile de foutre une meuf au physique de chanteuse de RnB (genre Ciara par exemple, comme je l'avais déjà écrit à propos des clips de rap). Parce que bon il faut bien avouer qu'à ce niveau les mecs s'en tirent mieux que les filles. Ca peut paraître anodin mais tous ces détails (calculés évidemment) font forcément que le film attire la sympathie au delà même de la niaiserie du message global qu'on pourrait résumer en gros par: fraternité entre les peuples noirs, puis entre tous les peuples du monde entier. Aimons-nous les uns les autres mes frères et soeurs!! 

     

     

     
    Lupita Nyong'O et ses gardes du corps

     

     

     

    Bien qu'il ne s'agissent pas à proprement parler d'un récit initiatique (après tout, on a déjà vu sa tronche dans Captain America je crois), la mécanique scénaristique est bien huilée, et si le film se déroule sans réelle surprise, il n'est pas moins sympathique pour autant (même si des Noirs qui veulent passer incognito dans une boîte de Séoul, on a vu moins con). Y a suffisamment d'action, d'humour (dont une ou deux blagues sur les clichés sur les Africains), et de clins d'oeils à d'autres trucs (comme DBZ ou Game of Thrones)  pour contenter le spectateur de base dont je fais partie. Et même si la mise en scène pêche parfois (en particulier lors d'utilisation de CGI douteux), et que Michael B Jordan est un antagoniste un peu faiblard, ces défauts sont compensés par la présence d'un Chadwick Boseman plus charismatique que jamais. Parce que bon faut avouer que c'est lui qui porte le film.

     


    T'Challa (Chadwick Boseman) et sa belle Nakia (Lupita Nyong'O)

     

     

    En bref, sans avoir pondu le film du siècle, Ryan Coogler Black Panther remplit allègrement sa mission en livrant un blockbuster plus réussi que la moyenne. Un Marvel mais un bon Marvel.

     

    Allez next

     

    Ah si, une curiosité: hormis l'intro et l'épilogue, toute l'histoire se déroule en dehors des Etats-Unis, c'est assez éonnant pour le signaler.

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     Résumé:

     

    Jacob Harlon est un hommes d'affaires à succès et un père de famille épanoui jusqu’au jour où il tue son meilleur ami dans un accident de la route après une soirée trop arrosée. Envoyé dans une prison de haute sécurité, il doit se soumettre aux rites de passage et devient Money, un gangster violent et sans pitié. A sa sortie, surveillé par la police, ses anciens codétenus l'obligent à commettre un dernier crime. 

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ce qui marrant c'est que le pitch me fait assez penser à un vieux téléfilm avec Tom Selleck (oui oui, Magnum) où il incarnait également un pauvre Américain moyen plongé dans "l'enfer carcéral" lol. Il était d'ailleurs pas mal ce téléfilm (après vérif il s'agit en fait d'un film, An Innoncent Man, réalisé par Peter Yates). Enfin bref.

    Ce qui était cool avec Oz, c'était que la série évoquait à travers plusieurs archétypes le parcours type d'un prisonnier en prison (dramaturgie mise à part). Parmi ces différents profils types que proposait la série(le mafieu, le serial killer, le pédophile, le mineur jugé comme un adulte, le "gangbanger" noir ou hispanique etc.), Beecher, un ex avocat déchu pour avoir renversé une fille, représentait un peu l'archétype du mec lambda, le WASP de base et ce qui l'attendait une fois dans le "ventre de la bête".

     

     

     

     Jacob "Money" (Nikolaj Coster-Waldau), un homme d'affaire devenu criminel endurci

     

     

     

    Là, le réal part du même postulat de base (un obscur cadre de la finance est responsable d'un accident de la route) mais prend légèrement le contrepied de Oz, un peu comme si le héros avait vu la série et avait décidé de jouer avec les règles de la prison pour sauver sa peau (et accessoirement ses fesses). Pourquoi pas, après tout. Le pitch n'est pas plus con ni moins crédible qu'un autre.

     

     

     

    Jacob, un "primaire" qui découvre la fameuse "horreur carcérale", et Shotgun, un habitué des lieux 

     

     

    Même si Jacob grimpe un peu trop vite les échelons à mon goût(en même temps on ne sent pas trop les 10ans de prison, enfin le film aurait duré une demi-heure de plus si c'était le cas), il y a une description assez intéressante des prisons, de  Chino où les mecs sont véritablement entassés dans des dortoirs improvisés à cause de la surpopulation carcérale (bon courage), mais aussi des "supermax", ces prisons de sécurité maximale où les détenus ne sont censés avoir aucun contact avec qui que ce soit (comme les tristement célèbres prisons de Florence ADX et de Pelican Bay, où l'intrigue se situe probablement, cette dernière ayant connu une émeute comparable à celle du film). De la même manière, le réal dresse un portrait assez pertinent et nuancé de la Fraternité Aryenne (trop souvent caricaturée dans les films), un gang que, probablement plus que n'importe quel autre, les membres rejoignent souvent moins par idéologie que par dépit. D'ailleurs après vérif le gang décrit dans le film n'est pas la Fraternité mais le PEN1 (Public Enemy N°1), un obscur gang californien qui existe réellement et qui est proche des milieux punk et skinhead. Il n'en demeure pas moins affilié à la Fraternité Aryenne, qu'on voit quand même dans la deuxième partie du film. 

     

     

     


    Le PEN1 avec au centre "Shotgun" (Jon Bernthal) et le leader "Bottles" (Jeffrey Donovan), un gang de prison très à droite donc

     

     

     

    Au niveau de la mise en scène, Ric Roman Waugh a utilisé un budget qu'on imagine assez modeste de manière intelligente, et même si on sent un peu l'influence de Mann, il a surtout été assez malin pour coller au plus près des personnages, ce qui rend le tout assez nerveux et efficace.

     

     

     

    Résultat de recherche d'images pour "shot caller"Kutcher (Omari Chadwick), un agent de probation un peu trop zélé

     



    Evidemment, avec un sujet et un traitement pareil, il fallait un acteur à la hauteur et il est évident que Nikolaj Coster-Waldau porte clairement le film. Il parvient à rendre crédible à la fois le personnage passé et actuel (il semble avoir poussé un peu de fonte pour le film). Côté casting outre un Nikolaj Coster-Waldau qui vampirise le film, on a droit à une distribution aux petits oignons avec Omari Hardwick et Benjamin Bratt dont le choix n'est probablement pas anodin vu que le premier est connu pour interpréter Ghost, le héros de Power, et que Benjamin Bratt a incarné Paco, le chef des Vatos Loco dans Blood In Blood Out (Les Princes de la ville). Pour le reste, Jon Bernthal est impeccable comme à son habitude, Jeffrey Donovan est plutôt convaincant dans son rôle de leader du PEN1 (il a dû prendre quelques kilos pour le rôle tant il est méconnaissable), et Holt McCallany (qui joue Bill tench dans Mindhunter, je ne l'avais même pas reconnu non plus) est suffisamment charismatique et effrayant pour interpréter un chef de gang à la perfection. Pour la caution féminine du film, Lake Bell (que j'avais vue dans la série How To Make It In America, un sympathique succédané d'Entourage qui n'a pas rencontré son public) est également impeccable en épouse restée bloquée dans le monde réel. 

     

     

     

    Kate Harlon (Lake Bell), une femme qui ne reconnait plus son mari

     

     

    Pour résumer, sans être un classique du genre, Shot Caller est un bon petit film qui aurait même mérité une sortie ciné vu toutes les merdes qu'on peut se farcir en salle. Dommage.

     

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