• DOSSIERS DE L'ECRAN

    Petit ou grand écran, films, séries, documentaires, émissions télé, dessins animés... tout y passe

    Dossiers de l'écran

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    Résumé A Voir à Lire:

    Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite qu’Alita découvre la clé de son passé - elle a des capacités de combat uniques, que ceux qui détiennent le pouvoir veulent absolument maîtriser. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A la base je ne comptais pas aller le voir. Jusqu'à ce que je réalise qu'il s'agisse en fait de l'adaptation de Gunnm, un manga qui a "bercé" mon adolescence.

     

    Gunnm même si tout le monde sait que c'est un manga, s'il n'a pas eu un impact aussi important que Akira ou Ghost In The Shell, reste un manga culte et incontournable de la mouvance cyberpunk de l'époque, au même titre qu'un  Blame par exemple (sinon plus même).

     

    Il y a quelque chose d'assez singulier dans ce film, je trouve. Mis à part le nom de l'héroïne qui passe de Gally à Alita (pourquoi ils l'ont changé?), le reste est étonnamment fidèle à l'œuvre d'origine. C'est d'autant plus à l'honneur de James Cameron (qui est à l'origine du projet) que les Mangas et Hollywood n'ont jamais fait bon ménage. Si on excepte le Roi Lion (qui est d'ailleurs davantage un pillage qu'une adaptation de l'oeuvre du grand Osamu Tezuka), il n'y a JAMAIS eu d'adaptation réussie: on a eu droit au aussi sympathique que pathétiquement drôle Fist of North Star, Ghost In The Shell (sur lequel je ne me prononcerai pas sachant que je ne me suis pas donné la peine de mater ce truc), le futur Pokémon avec la voix de Pikachu... Mais je pense que le plu traumatisant pour tous les kioojaps de la planète a été sans conteste Dragon Ball, une catastrophe sans précédent qui montrait San Goku avec une gueule de Zach Ephron et qui allait à la fac. Je pense qu'on pouvait pas faire pire...

     

     

     

    Peut-on faire plus ridicule?

     

     

    Pour en revenir au film donc, il faut savoir (ou pas en fait) qu'il s'agit d'un projet qui date vu que j'en avais entendu parler il y a au moins quinze piges, et James Cameron est resté attaché au projet depuis le temps. C'est un peu comme Aja qui tente de monter Cobra depuis dix ans aussi (mais qui n'y arrivera pas ha ha!). C'est toujours étonnant de voir des réalisateurs "importants" comme James Cameron, Darren Aronoksky (Black Swan est inspiré de Perfect Blue qu'il souhaitait adapter à l'origine) ou encore Guillermo Del Toro (Pacific Rim est directement inspiré de Shingeki No Kyoujin) même si c'est plus flagrant pour ce dernier avec sa tête de gros geek. Toujours est-il que James Cameron s'est donc montré très respectueux de matériau originel, ce qui mérite d'être souligné.

     


    Zapan (Ed Skrein), un chasseur de prime particulièrement haineux

     

     

     

    Est-ce que ça en fait un bon film pour autant? Pas forcément.

     

    Déjà et c'est mon avis personnel, je trouve le design d'Alita assez moyen. Là ou Gally était un cyborg d'une beauté rare tragique, Alita a une tête de random.

     

    Franchement, passer de ça:

     

     

    A ça:

     

     

    Ca fait mal au cul lol. J'avais plus l'impression de voir Christin Milioti (la série Fargo, la femme de Ted Mobsby de How I Met your Mother) avec ses gros yeux, que Gally.

    Ensuite, je sais pas mais l'adaptation d'un manga relativement long cause forcément des problèmes de rythme et d'enjeu scénaristique.

     

     

     

    Gall... euh Alita en pleine crise existentielle

     

     

     

    Et puis surtout il y a la mise en scène. Je ne pense pas qu'on doive encore présenter Robert Rodriguez. L'ancien pote de Tarantino a commencé sa carrière avec El Mariachi connu à l'époque comme "le film le moins cher de l'histoire" (7000$ totalement autofinancés en faisant des test pharmaceutiques), qui a connu son heure de gloire avec Desperado et surtout Un e en Enfer et Sin City. D'ailleurs c'est un peu avant Sin City, avec Shark Boy et Lava Girl je crois, qu'il a décidé de faire ses films en quasi totale autonomie dans son immense garage aménagé en studio rempli de fond vert. Pour faire bref, c'est un peu le James Cameron du pauvre. C'est peut-être d'ailleurs pour ça qu'il a été engagé lol.

     

     

     

    Ido (Christoph Waltz) un médecin pas comme les autres

     

     

     

    Alors bon, loin de moi l'idée de lui jeter des pierres. En soit il n'est pas manchot, et s'il deviendra jamais un grand réal, il reste assez efficace notamment en termes d'action.

    En revanche, et c'est là que le bât blesse, j'ai eu la grosse impression qu'il n'y connaissait pas grand chose. Alors certes c'est efficace mais Robert Rodriguez fait du Robert Rodriguez. Et finalement, la facture est donc forcément assez américaine, d'autant plus que la musique omniprésente est assez insupportable.

     

    Après, et je le répète, malgré la fidélité de l'oeuvre originale, on est assez loin de la noirceur du manga: Iron City est un peu trop colorée et festive pour ressembler au dépotoir déprimant qu'est la Décharge dans le manga, et exit le passif torturé de Hugo (ainsi que la complexité de sa relation avec Alita). Du coup c'est tout l'aspect "cyberpunk" qu'on perd et on se retrouve avec un univers, certes sympathique, mais tout ce qu'il y a de plus SF. Après vu les enjeux financiers, ça peut se comprendre, sachant que l'histoire est globalement déjà assez sombre comme ça.

     

    Ah oui j'ai pas parlé du casting plutôt sympathique: Christoph Waltz est assez crédible en Ido.Mahershala Ali qui est décidément partout assure le minimum, la toujours jolie Jennifer Conelly est toujours aussi classe dans son rôle (totalement rajouté, du moins dans cette partie du manga en tout cas), Ed Skrein et tout le reste du casting assure une prestation efficace.

     

     

     

     

    Chiren (Jennifer Conelly), l'ex femme de Ido obsédée par Zalem

     

     

     

    Pour résumer, à défaut d'être totalement abouti (voire même vraiment réussi), Alita est une oeuvre assez hybride, ambitieux et sincère, et fidèle qui aura probablement du mal à trouver son public mais qui reste plus intéressant que prévu. C'est déjà pas mal.

     

     

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    Résumé Wikipedia:

     

    Dick Grayson, le protégé de Batman, est devenu adulte et s’est définitivement émancipé de son mentor. Il a quitté Gotham City pour travailler pour la police de Détroit. Il fait alors la rencontre de la jeune Rachel Roth. Aidé de Starfire et Beast Boy, il va ensuite former un groupe de super-héros surnommé Les Titans. Qui sera plus tard rejoint par Wonder Girl.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Consciente de se prendre une raclée depuis que Marvel a été rachetée par Disney et a lancé son projet M.C.U, D.C tente péniblement de rattraper son retard quitte à s'y prendre n'importe comment, comme en témoigne l'introduction catastrophique du film Justice League après un Batman vs Superman décevant et un Wonder Woman qui se passe probablement de commentaires (pas vu perso)

     

    Ce qui est marrant d'ailleurs avec D.C c'est que s'ils possèdent deux des trois ou quatre superhéros les plus célèbres et populaires au monde ((Superman et Batman contre  Wolverine et Spider-Man), ils ont tellement capitalisé dessus que quasi tout le reste de leurs persos sont passés à la trappe. En ce qui me concerne, passé Flash, Wonder Woman et Aquaman (que j'ai dû découvrir à cause de la série Entourage lol), je ne connais plus rien. C'est d'ailleurs pour cette raison je pense qu'il leur est difficile de développer des projets aussi ambitieux que ceux d'en face.

     

     

    Paradoxalement si je ne connais absolument rien à la mythologie DC, je connaissais vaguement les Titans à cause de Teen Titans, la version mini dont le dessin animé passe ou passait sur Gulli je crois

     

     

    J'ai bien dit vaguement hein. On notera le "blackwashing" de Koriand'r au passage. Enfin, on s'en branle vu ses origines "indéterminées".

     

     

    Bon personnellement j'ai du mal à garder mon sérieux en voyant Robin. Obligé de penser à ça le voyant:

     

     

     

     

    En plus dans cette série il en veut tellement à Batman que j'en suis venu à me demander si Bruce Wayne n'était pas le Michael Jackson des super héros (ha ha!)... Enfin bref.

     

    Pour faire simple Titans s'inscrit dans la mouvance des séries de superhéros "réalistes" ( avec de grosses guillemets), plus ou moins initiée avec Dardevil (la série, pas le film). Et d'ailleurs pour être correct, la direction de Dardevil elle-même a été en partie influencée par la trilogie Batman de Nolan en ce qui concerne l'aspect sombre inhérent au personnage, à la noirceur et la violence du produit, le tout à l'échelle "humaine". Et si les protagonistes ont parfois des pouvoirs très spéciaux, Dick Grayson ressemble plus à ces deux là qu'à n'importe quel autre superhéros. Juste retour des choses donc.

     

    Beast Boy (Ryan Potter),  Raven (Teagan Croft), Robin (Brenton Thwaites) et Starfire (Anna Diop), la fine équipe

     

     

     

     

    Franchement en voyant le truc, et pire encore, en voyant le nom d'Akiva Goldsman au générique j'ai eu peur.

    Akiva Goldsman? C'est qui? Ben c'est un puissant scénariste américain qui brille autant par le succès de ses films que par leur qualité toute relative. Et surtout, il est connu pour avoir été impliqué dans une grosse partie de la filmo de Will Smith.

    Bref voir son nom ne m'a pas emballé. Et pourtant, j'ai essayé de faire abstraction de son nom en matant le truc et en toute objectivité, je trouve que lui et son équipe s'en sont plutôt bien tirés.

    Je vais faire bref: le truc est plus sombre que ce à quoi je m'attendais. Et ça marche plutôt bien, d'autant plus que les personnages sont plutôt bien écrits, Dick en tête.

     

     

    Côté interprétation, le casting (quasi inconnu pur moi hormis Sherilyn Fenn et Seamus Dever) est très bon. Même  si j'avais du mal au début à cause de sa tête de Dr Who, Bernton Thwaites (Maléfique, God of Egypts, Pirate des Caraïbes) est parfait dans le rôle de Dick.

    Teagan Croft est plutôt convaincante dans le rôle de Raven.

     

    Avec sa dégaine et ses cheveux rouges, Anna Diop (qui a joué des rôles secondaires dans plein de séries dont Everybody Hate Chris et Harry Bosch, et bientôt dans US, le nouveau film  de Jordan Peel) semble sortie des années disco mais étrangement ça marche quand même. Et puis sa tenue ( au début du moins) est suffisamment agréable pour ajouter une plus-value à la série.

    Ironie du sort, Ryan Potter (qui joue Beast Boy) a doublé Hiro Hamada dans les Nouveaux Héros issu de l'univers... Marvel.

    Dans le même genre, Alan Ritchson qui interprète Hawk/Hawk a joué Aquaman dans Smallville, rôle qu'il a repris dans le film d'animation Justice League.

     

     

    Bon tout n'est pas parfait, loin de là. Les costumes de Hawk et Dawn sont assez ridicules, et il y a un certain déséquilibre dans la structure scénaristique globale. Mais bon on leur pardonne vu que les personnages sont plutôt épais voire attachants pour certains (l'histoire de Hawk et Dawn est plutôt touchante). Après ça reste un truc de super héros hein. On en attend pas la même chose que pas Mad Men

     

     Hank/ Hawk (Alan Ritchson), Dawn Dove (Minka Kelly) et leurs tenues de con

     

     

     

    Bref pour une série estampillée D.C, et pour une série de super héros, Titans est plutôt une réussite. Pas une grande série en soit, mais un agréable divertissement. C'est déjà pas mal.

     

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    Résumé Allocine:

     

     

    Lily et ses trois meilleures amies, en terminale au lycée, évoluent dans un univers de selfies, d’emojis, de snapchats et de sextos. Mais lorsque Salem, la petite ville où elles vivent, se retrouve victime d’un piratage massif de données personnelles et que la vie privée de la moitié des habitants est faite publique, la communauté sombre dans le chaos. Lily est accusée d’être à l’origine du piratage et prise pour cible. Elle doit alors faire front avec ses camarades afin de survivre à une nuit sanglante et interminable.

     

     

     

     

     

     

     

    Des fois je comprends pas tous ces réals qui non seulement pensent avoir inventé l'eau chaude, mais en plus veulent l'apprendre à tout le monde. Ce Sam Levinson qui est probablement apparenté à Barry (la flemme de vérifier) ne déroge pas à la règle.

     

    Déjà pour commencer, le début du film est horriblement chiant. Bordel on suit Lily, une chaudasse prétentieuse de lycée, qui traine et fait la maline en se prenant pour l'artiste intellectuelle engagée de son école (du genre la fille se prend pour Courbet alors qu'on lui demande  de dessiner des oiseaux lol).

     

    Lily (Odessa Young) et ses copines, les "meufs" du lycée

     

     

     

    Je crois que j'ai failli arrêter le film. Puis on entre dans le vif du sujet. Le maire (qui est également entraineur de l'équipe de foot du lycée) se fait pirater son ordi et la petite ville découvre que derrière le politicard conservateur à tendance réac se cache un homo fan de jeunes garçons musclés (dont un joueur). Mais ce n'est pas tout. Peu après, un  membre de l'équipe pédagogique du lycée voit son historique coquin dévoilé au public, ce qui serait d'une gène toute relative si celui ne comprenait pas un max de teens et autres lolitas dans les requêtes.

    Putain en voyant ça je me suis dit que j'aimerais pas que ça m'arrive. Je risquerais pas de prison mais je pense que je perdrais quelques os en route  ha ha!

     

    Bref  rien ne va plus dans la petite ville de Salem, où la paranoïa bat son plein et où les gens finissent par sortir masqués de peur d'être filmés (mouais...).

     

     

    La tension bat son plein à Salem

     

     

     

     

    Mais le pire est à venir quand on soupçonne notre greluche d'être à l'origine des fuites. Et là tout se gâte. Bref la relative  tension laisse alors place à un survival urbain qui doit sans doute faire penser à American Nightmare dans le délire mais je ne peux pas confirmer vu que je n'ai pas vu la saga. Bref là ça s'énerve un peu et ça devient pas mal, enfin par rapport au début. Bon rien de nouveau non plus. On joue au chat et à la souris comme dans n'importe quel survival mais bon je suis client alors ça reste relativement jouissif.

     

    Ca aurait d'ailleurs pu le rester... Mais non! Il a fallu que Sam Levinson vienne nous rappeler qu'il avait inventé l'eau chaude (on avait oublié en route) et se la joue roman graphique façon Sin City (version Rodriguez hein pas le livre) le tout à la sauce Tarantino Kill  Bill.

     

    C'est nul putain!! Ca par dans tous les sens, y a du ketchup partout. Bref c'est ridicule.

     

     

    Là, le film est déjà bien parti en couilles

     

     

    Heureusement que ça ne dure pas des plombes et qu'on arrive assez vite au dénouement avec une petite révélation sur l'auteur (qu'on avait fini par oublier) et une critique vaguement drôle du narcissisme exacerbé suite aux réseaux sociaux.

     

    Niveau mise en scène, bah j'ai rien à dire de spécial. Si on fait abstraction des délires graphiques à prendre au millième degré, elle reste relativement correcte sans être marquante. Mais rien de plus.

    Côté distribution euh à part la chanteuse Abra (qui en profite pour placer une chanson dans la BO), je crois que j'ai reconnu personne. Y a Maud Apatow (la fille de Jude) qu'on a pu voir notamment dans Girls, Suki Waterhouse (mannequin de profession), Bill Skarsgard (fils de Stellan) qu'on a pu voir dans Atomic Blonde, Ca (c'est le clown), Divergente 3, Deadpool 2, Anna Karenine... Enfin il y a Odessa Young dans le rôle principal, à savoir celui de Lily.

     

    Et tout ce petit monde joue pas trop mal.

     

     

    Bref j'en ai assez dit. Assassination Nation n'est pas si mauvais en soit mais cet improbable mélange entre Lolita Malgré Moi, Kill Bill, Sin City et Assaut est trop prétentieux pour excuser sa maladresse. J'ai pas détesté hein, mais j'ai quand même eu l'impression d'avoir perdu mon temps. En même temps je l'ai maté à 2h en pleine insomnie donc y a pire.

     

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    Ca fait longtemps que j'ai pas posté de truc. Je sais pas pourquoi, j'y arrive pas trop. J'ai un blocage depuis plusieurs mois. Le taff, les à côté, une grosse baisse de motivation aussi... J'espère que ça va revenir parce qu'il des dizaines de trucs que je commence sans les finir ou pire, sans juste les publier.

    Alors je pense que je vais reprendre en douceur avec ce film qui ne devrait pas me prendre trois heures pour écrire l'article.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Résumé Wikipedia:

     

     

    Starr Carter, 16 ans, vit entre deux mondes très différents : elle vient d'une zone résidentielle pauvre principalement habitée par des Noirs, mais fréquente une école privée pour élèves privilégiés, majoritairement blancs. Quand un jour elle voit son meilleur ami Khalil se faire tirer dessus par un policier, l'équilibre délicat entre ces deux mondes est perturbé. Bien que la pression s'exerce sur eux de toutes parts, Starr décide de ne se laisser aucune pression et de se battre pour la justice...

     

     

     

     

     

     

     

     le machin (ça n'a pas d'autre mot) est adapté d'un roman à succès d'Angie Thomas publié en... 2017!!! Ca va ils ont pas perdu de temps les mecs. En même temps vu la vague d'indignation et de protestation qui inonde les Etats Unis depuis quelques années (faut dire que les flics ont la gâchette facile là-bas), Hollywood s'est dit qu'il y avait de l'argent à se faire. Il y a toujours de l'argent à se faire...

     Comme ils le soulignent trente fois dans le film, le titre trouve sa source dans un acronyme, le célèbre T.H.U.G.L.I.F.E cher à Tupac tatoué sur son bide (en même temps je fais mon malin mais je l'ai appris avec le film, j'ai toujours eu du mal à  me rappeler les acronymes des rappeurs).

    Bon là, on est dans le film de Noir contestataire de base, avec les questionnements habituels (est-ce que le policier aurait tiré s'il avait été blanc?). Bref rien de neuf sous le soleil.

     

     

    Starr (Amandla Stenberg) et Khalil (Algee Smith), le Trayvon Martin du film

     

     

     

     

     

     

    Le problème, au delà du traitement relativement simpliste, c'est qu'on balance tout ça à la sauce ado genre teen-movie de chez Disney. Ca donne: Starr se dispute avec sa copine, Starr ne parle plus à son copain, Starr a séché les cours, Starr est triste par que Khalil c'était son premier amour, son premier baiser, c'était avec lui qu'elle jouait à Harry Potter... Mais on s'en bat les couilles putain!! Qu'est-ce que j'm'en branle qu'elle parle plus à Maya parce que Maya elle comprend pas ses problèmes??

     

     

     

    Amandla et ses copines de lycée

     

     

     

    La réal ne rattrape rien et en règle générale j'ai l'impression de regarder au pire un téléfilm de M6 l'après midi, au mieux un épisode de New York Section Criminelle, le tout à la sauce BET.

     

    Heureusement la distribution rattrape largement le niveau: Amandla Sternberg (vaguement crédible en fille parfaite), Regina Hall (que je ne reconnais étrangement jamais alors que je l'aime bien), Russell Hornsby (le mec qui joue en général le fourbe de service dans un milliard de trucs comme American Gangster, et dernièrement promoteur filou dans Creed 2) qui est ici excellent dans un rôle à contre emploi, Anthony Mackie (pareil le mec qu'on voit dans un milliard de trucs comme Avengers ou Detroit et qui continue de monter vu qu'il est tête d'affiche d'un des derniers films Netflix), Common (bah Common quoi, d'ailleurs je l'avais vu en concert y a une dizaine d'années et il avait assuré), Issa Rae (l'héroïne d'Insecure qui a bien maigri), Algee Smith (qu'on a pu voir dans Detroit), K.J Apa (Archie Dans Riverdale, la série adaptée d'une BD assez culte outre Atlantique)...

     

     

    Bref pour résumer:

     

    - C'est de la merde.

    - Ce petit con l'a bien cherché.

     

     

     

    Mais la fille est mignonne.

     

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    Résumé Allociné:

     

    Théo est remis à l'adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. C'est un accouchement sous X. La mère à deux mois pour revenir sur sa décision...ou pas. Les services de l'aide sociale à l'enfance et le service adoption se mettent en mouvement. Les uns doivent s'occuper du bébé, le porter (au sens plein du terme) dans ce temps suspendu, cette phase d'incertitude. Les autres doivent trouver celle qui deviendra sa mère adoptante. Elle s'appelle Alice et cela fait dix ans qu'elle se bat pour avoir un enfant. PUPILLE est l'histoire de la rencontre entre Alice, 41 ans, et Théo, trois mois.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je ne sais pas si je l'ai assez dit mais en général mais j'exècre les films français. Quand je dis films français je parle des films récents (depuis au moins 25-30 ans), parce que bon avant ça y a eu des dingueries. Seulement voilà quand on a grandi avec les films de Jean Pierre Melville, Claude Miller, Bertrand Blier et Louis Malle et qu'ensuite tu passes à Luc Besson et Pitof, ça fait mal au cul. J'exagère un peu évidemment. Y a toujours quelques trucs cools qui sortent (la preuve je parle bien du Jeu) mais bon c'est loin d'être le gros de la production française.

     

     

    En temps normal, je n'aurais pas été voir ce film, je n'y aurais probablement même pas prêté attention. Malheuresement le destin a voulu que je sois concerné par ce film. On va pas sortir les violons, c'est la vie. C'est comme ça.

     

    Je vais pas pondre un roman mais Pupille est un film assez singulier dans le paysage du cinéma français. Singulier de par son sujet, par sa structure narrative (le film commence d'ailleurs par la fin), par sa démarche schizophrène entre son approche quasi documentaire qui contraste avec son casting trois étoiles digne d'un Klapisch.

     

     

     

    Isa (Sandrine Kiberlain), une travailleuse sociale, qui présente Jean (Gilles Lellouche), un "père d'accueil", au petit Théo

     

     

     

    Je vais pas passer par quatre chemins, Pupille est un film qui réussit le tour de force d'être à la fois très fort sur le plan émotionnel tout en étant très fidèle au parcours d'adoption, et aux rôles des différents intervenants. Ces derniers ont d'ailleurs la part belle, et entre l'assistante sociale et le psy on reconnait réellement

     

    Côté mise en scène, c'est aussi une bonne surprise car celle-ci est sobre mais très maîtrisée. Avec une photo très sobre mais très jolie, et ses mouvements de caméra aussi sobres que réfléchis, la réalisation soignée bénéficie également d'une belle musique au piano (d'un certain Pascal Sangla). 

    De la même manière, la direction d'acteur est impeccable. Il faut dire que Jeanne Herry a été bien aidée côté casting, jugez plutôt: Sandrine Kiberlain (très bonne), Miou-Miou qui reste égale à elle-même (donc très bonne), Olivia Côte impeccable en assistante sociale un peu borderline, Anne Kessler qui fait plus vraie que nature en assistante sociale, Youssef Hadj (le pote d'Eric Judor: Platane, Mohamed Dubois, le cocu de la pub d'EDF...) qui est aussi insupportable qu'un vrai psy, Jean François Stévenin, Bruno Podalydès... Bref que du beau monde.

     

     

    Malgré tout il y a deux acteurs que je mets largement au dessus du lot. Gilles Lellouche d'abord qui m'a bluffé sachant que je ne l'ai jamais vu comme un bon acteur et qui se révèle finalement parfait dans le rôle du "père de substitution".
    Mais c'est la trop rare Elodie Bouchez qui crève l'écran tant elle incarne à la perfection une femme fragile qui tente de s'accrocher à son projet d'adoption tout en apprenant à se reconstruire après les nombreuses épreuves qui traversent sa vie au fil des années. Franchement comme je ne savais pas qu'elle jouait dedans, il m'a fallu voir au moins un tiers du film avant de percuter que c'était elle. J'espère qu'elle aura un prix pour sa performance.

     

     

     

    Alice Langlois (Elodie Bouchez), une candidate à l'adoption de longue date

     

     

     

    Alors non, tout n'est pas parfait. Il y a un ou deux passages un peu "forcés" ou démonstratifs, comme ce couple qui engueule une travailleuse sociale parce qu'il n'ont toujours pas eu d'enfants (enfin vu les cas, je suis sûr que ça peut arriver mine de rien), ou une séquence narrant l'attribution d'un enfant évoquant davantage Douze Hommes en Colère qu'une réunion administrative lol. Mais ces passages n'influent pas vraiment sur la qualité globale d'un film très maîtrisé et très sincère.

     

     

    Je m'arrête là. Réalisé par Jeanne Herry (la fille de Sylvette, de Miou-Miou quoi, et de Julien Clerc), Pupille est un beau film, très bien écrit, très bien mis en scène, très bien interprété et qui respire l'humilité et la sincérité, soient deux qualités bien trop rares dans le cinéma français. 

     

    Une très bonne surprise en somme.

     

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