• DOSSIERS DE L'ECRAN

    Petit ou grand écran, films, séries, documentaires, émissions télé, dessins animés... tout y passe

    Dossiers de l'écran

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    "Tarantinesque"... Hummm je ne sais pas comment réfléchissent les mecs de la com mais bon je ne sais pas si c'est une bonne idée de se comparer à Tarantino. Personnellement heureusement que j'ai pas vu l'affiche avant sinon j'aurais peut-être jamais maté le film lol.

     

     

     

     

     

     

    En ce qui me concerne à la base quand on me parle d'un film qui s'appelle Sans Pitié je pense au film avec Kim Basinger et Richard Gere mais bon on est en 2018 et le film a disparu de la mémoire collective. Dommage parce qu'il était plutôt sympa ce film (n'oublions pas qu'un film qui se passe en Louisiane ne peut pas être totalement mauvais).

     

    Enfin bref.

     

     

    Résumé Wikipedia:

     

    Lorsque le jeune Jo Hyun-soo sort de prison, Han Jae-ho qui est le lieutenant du trafiquant de drogue Ko Byung-chul l'attend. Ils ont fait connaissance en prison et Han Jae-ho lui avait proposé de rejoindre son équipe après leur libération. Une fois dehors ils participent à un trafic de drogue avec des Russes. De son côté, l'inspectrice Chun met tout en œuvre pour faire tomber les barons de la drogue.

     

     

     

     

    On va la faire rapide parce que sinon je vais mettre une semaine et pondre un pavé digne de Victor Hugo(...)

    Le titre, et la tagline, sont en fait bien plus parlants que n'importe quel résumé tant ils décrivent parfaitement l'essence même du film: tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins. Et effectivement, pratiquement n'importe lequel des protagonistes est prêt à manipuler et surtout sacrifier n'importe quel autre personnage afin d'atteindre son objectif, en l'occurrence obtenir le pouvoir, le conserver, ou bien arrêter les truands. En fait, et c'est plutôt malin, le jeu ici n'est pas de savoir "qui est qui" mais plutôt "qui va baiser qui". 

     

     

     

    Han Jae-Ho (Seol Kyeong-Gu), un caïd aux dents longues

     

     

     

    Le problème, c'est que je comprends aussi mieux la note d'intention des pubards, enfin plutôt l'accroche "Tarantinesque". C'est un truc qui me fait souvent chier avec les coréens d'ailleurs, à savoir une propension assez soulante à jongler entre le premier et second (voire) troisième degré. Aussi, et bien que le film soit assez "sérieux" dans le ton, on se retrouve de temps à autre avec une séquence bien cliché qui tranche globalement avec le reste (au hasard une séquence qui montre comment Han Jae-Ho a pris le pouvoir en prison, ou encore l'introduction de Jo Hyun-Soo dans la même prison).

      

    Dans l'absolu ce ne serait pas méchant si le film ne prenait pas un gros virage en adoptant une tournure dramatique genre "polar crépusculaire". Sans raconter la fin on se retrouve presque devant un dénouement à la Heat: il fait nuit, il pleut, les hommes sont sombres...zzzzz on s'en branle putain! Le film opte pour un ton à la fois nerveux et presque caricatural pendant une heure et demie et on devrait se taper un délire pareil à la fin? Ouais mais non.

     

     

     

    Jo Hyun-Soo (Yim Si-Wan) déchiré entre son objectif et sa loyauté

     

     

    Le pire étant que le film fonctionnait plutôt bien avec ses clichés (le parrain qui fait des pubs à la con pour ses activités légales genre Los pollos Hermanos), les acteurs sont géniaux de cabotinages ( Seol Kyeong-gu et ses rires intempestifs en tête) et même Yim Si-Wan et sa tête de chanteur androgyne de K-pop (c'est d'ailleurs le cas) finit par convaincre. Mais bon voilà. A force de manger à tous les râteliers, on finit par se casser les dents.

     

    Chun In-sook (Jeon Hye-jin), une policière vraiment prête à tout pour coincer les malfrats

     

     

     

    Il n'en demeure pas moins que  dans la mare des films coréens, Sans pitié est un trhiller plutôt sympathique et surtout un film hautement recommandable, avec une mise en scène très maîtrisée et plutôt inventive, même si je regrette que le côté jouissif du film disparaisse en cours de route.

     

    Dommage mais pas si grave.

     

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    Bon j'ai un peu mis le blog à gauche, à la fois faute de temps, d'organisation et aussi, il faut le dire, de motivation. d'ailleurs ça fait plus d'un mois que j'ai fini cette série mais bon on dira rien.

     

     

     

     

    Résumé Wikipedia:

     

    Nick Sax est un ancien policier, désormais tueur à gage sans domicile fixe, drogué et cynique. Après avoir été blessé par balle et laissé pour mort, il est pris en charge par des ambulanciers qui lui prodiguent les premiers soins d'urgence. Lorsqu'il revient à lui, il est désormais capable de voir Happy, une minuscule licorne volante bleue particulièrement bavarde. Happy est l'ami imaginaire d'une petite fille nommée Hailey, kidnappée par un fou déguisé en Père Noël. Lorsqu'il découvre qu'Hailey est l'enfant qu'il a eu avec son ex-femme, Nick accepte d'aider Happy à partir à la recherche de la fillette et d'affronter les pires gangsters de la ville.  

     

     

     

     

     

     

     

    Je pensais pas trouver plus barré que Preacher mais les mecs ont néanmoins réussi à faire plus débilos.

    Tirée d'une BD (comme Preacher) créée par Grant Morrison et Darick Robertson (également créateurs de la série), Happy! raconte donc les (més)aventures de Nick Sax, autrefois brillant inspecteur de la crim déchu et devenu tueur à gages à moitié clodo. Enfin ça c'est que le début parce que le surnaturel vient faire irruption dans sa vie non seulement à cause d'une obscure incantation occulte mais également et surtout à cause de l'apparition d'un mystérieux ami imaginaire.

    Au menu : violence graphique (et gratuite), irrévérence (avec une scène qui va relativement loin), humour noir, sous entendus sexuels (avec une bonne histoire de pédophilie), et une bonne dose de débilité. Tout ceci baigné dans une ambiance allant du glauque à l'enfantin. Parce que c'est la particularité de Happy! la série comme le personnage: c'est que la fameuse licorne bleue est un ami imaginaire, avec toute l'innocence que ça comporte. En effet Happy est un animal tout gentil et tout plein qui découvre la noirceur du monde réel, et également celle du héros, enfin de l'antihéros. Nick Sax est d'ailleurs tellement un anti héros qu'il en deviendrait un cliché. Mais bon en vrai, on s'en fout, il reste dans le ton d'une série qui ne se prend pas au sérieux une seule seconde.

     

    C'est un peu la force et la faiblesse du truc. Ca part tellement dans tous les sens que perso je n'ai pas pu m'empêcher de me dire que la BD devait rendre tellement mieux le côté WTF.

     

    Happy, c'est lui

     

     

     

    Il va de soit que la série repose grandement sur le charisme de Chris Meloni (qui produit également le show). Et en effet, si les acteurs sont bons, il porte évidemment la série, limite trop. C'est limite un festival lol.
    D'ailleurs on ne peut s'empêcher de penser à un reflet de la carrière de Chris Meloni, le brillant interprète du lieutenant Elliot Stabbler durant plus de dix ans. Un peu comme si Happy! racontait la déchéance du même personnage après s'être fait virer de la police. Un clin d'œil assez marrant dans la mesure où il a d'ailleurs quitté New York Unité Spéciale parce qu'il s'était lassé et voulait explorer d'autres trucs. Bah il s'est pas privé

     

     

    Nick Sax (Chris Meloni), un ex flic déchu reconvreti en tueur à gages

     

     

     

    Côté interprétation, outre Chris Meloni, on retrouve Lili Mirojnick, Ritchie Coster, Joseph D Reitman ou encore Medina Senghore, bref que des acteurs inconnus au bataillon.

    Ah si on peut noter la présence de Debi Mazar (l'agent de Johnny "Drama" dans Entourage) et surtout Patrick Fischler que j'avais personnellement remarqué dans Mad Men (où il avait d'ailleurs déjà un rôle de connard).

     

    Smoothie (Patrick Fischler), un homme de main particulièrement sadique

     

    Bref, je vais m'arrêter là. Sans être la meilleure de l'histoire (ou même de l'année), Happy reste une série avec un bon capital sympathie, ne serait-ce qu'à cause de Chris Meloni et des personnages en général. Et puis elle est mignonne cette licorne.

     

    Une seconde saison est prévue. Wait and See

     

     

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    Des fois je vais au ciné je sais même pas pourquoi...

    Rien qu'au vu de la bande annonce, cela n'augurait pas vraiment du meilleur

     

     

    résumé Allociné:

     

    L’insolent mercenaire de Marvel remet le masque !
    Plus grand, plus-mieux, et occasionnellement les fesses à l’air, il devra affronter un Super-Soldat dressé pour tuer, repenser l’amitié, la famille, et ce que signifie l’héroïsme – tout en bottant cinquante nuances de culs, car comme chacun sait, pour faire le Bien, il faut parfois se salir les doigts

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et en effet, le film est assez foireux. A la limite le premier était relativement honnête à défaut d'être inoubliable. Un peu cheap certes, mais y avait quand même quelques trucs qui marchaient malgré un antagoniste pas vraiment à la hauteur (le mec s'appelle Francis! Putain Francis quoi!). Mais je sais pas, y avait quand même un petit truc sympathique, déjà dû au fait que le film n'était qu'un divertissement sans grande prétention.

     

     

     

     Deadpool face à l'impitoyable Francis (Ajax dans le comic)

     

     

     

    Là par contre, s'il n'a toujours pas le budget d'un Wolverine (auquel le film fait une fois de plus référence), il a quand même coûté un peu plus. Néanmoins la surprise n'est plus au rendez-vous et le film fonctionne nettement moins.

    Déjà l'histoire est toujours aussi foireuse. Même si elle commence relativement correctement (sa meuf est tuée avant même le générique, l'introduction de Cable), on se rend compte qu'au fur et à mesure de son déroulement, les scénaristes ne savaient plus trop quoi faire. Du coup le film part totalement en roue libre avec un méchant pas totalement méchant, un autre méchant pas vraiment méchant non plus et une intrigue assez naze en fait: Deadpool cherche à mourir, Deadpool cherche la rédemption à travers un ado mutant tourmenté. Putain on parle bien de Deadpool? Le mec est censé être un mec amoral au possible, voire relativement sadique. Un sociopathe de compète quoi. Bah non. A la place on a un héros dépressif qui fait des blagues pipi caca quand ce ne sont pas des allusions gays assez lourdingues quoi. Mouais. L'humour est d'ailleurs un des trucs qui rendent le film assez pathétique. Bah oui, pas très drôle, assez réchauffé, le film regorge de "privates jokes" et autres "easter eggs" comme ils disent de l'autre côté de l'atlantique. Bon c'est bien marrant les références aux origines canadiennes de Ryan Reynolds ou aux multiples rôles de Josh Brolin dans l'univers Marvel (Cable et Thanos) mais ça va deux secondes quoi. On remplit pas un film avec ça...

     

    Deadpool et ses blagues toujours plus (bi)sexuelles

     

     

     

    Bon y a quand même quelques trucs sympathiques. Le casting déjà qui nous permet, outre Ryan Reynolds (qui m'a toujours fait penser à Ben Affleck, et c'est pas un compliment), de retrouver le toujours très bon Eddie Marsan (Une Belle Fin, Ray Donovan etc.), les jolies et sexy Morena Baccarin (Homeland) et Zazie Beetz (je viens de capter que c'est la meuf de Donald Glover dans Atlanta d'ailleurs).

     

     

    Neena Thruman / Domino (Zazie Beetz), une petite fraicheur dont le pouvoir est l'effet du même nom.

     

     

    Et puis surtout il y a Josh Brolin. Je kiffe bien cet acteur. En dehors du fait que c'est un très bon acteur (on parle souvent de Del Toro pour Sicario mais sans lui le film serait également nettement moins bon), il a aussi et surtout le charisme de ces vieux acteurs au visage buriné comme James Coburn ou même Nick Nolte. Une vraie "gueule" en somme. Tiens pour l'anecdote, Ryan Reynolds a joué le héros de Amityville, rôle tenu dans l'original par James Brolin, le père de Josh (vous avez suivi). Et si Josh a un faux air de Nick Nolte, son père à l'époque avait la même tête que Christian Bale, c'est assez frappant. Enfin bref, on s'éloigne.

     

     

    Cable (Josh Brolin), un Terminator à la sauce Marvel en gros

     

     

    Niveau humour donc, comme j'ai dit, ça ne vole vraiment pas haut, mais on peut tout de même sauver le sketch assez marrant sur la création (et semi destruction) de la X Force, avec quelques caméos comme Terry Crews, Matt Damon ou même Brad Pitt (que je n'avais pas reconnu perso, c'est un collègue qui me l'a dit).

     

    La X Force version 1.0 (avec plein de cameos et de clins d'oeils aux Marvel)

     

     

    Ah oui côté antagoniste il ont enfin mis un mutant célèbre et ultra culte (un de mes préférés d'ailleurs). Le problème c'est qu'à la fin ils l'ont tellement pas respecté que ça m'a limite fait regretter Francis.

     

    Bref, encore une fois on est loin de l'esprit complètement barré de la bande dessinée. Je passerai probablement mon tour pour le 3ème s'il arrive un jour. Dommage

     

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    Ah oui et comme c'est un projet de la Fox (hors MCU donc), comme ils prévenaient dans le premier, inutile d'attendre quelque chose après le générique.

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    Résumé allociné:

     

     

    Pour pimenter leur vie de couple, Max et Annie animent un jeu une nuit par semaine. Cette fois ils comptent sur Brooks, le frère charismatique de Max, pour organiser une super soirée à thème autour du polar, avec vrais faux malfrats et agents fédéraux ! Brooks a même prévu de se faire enlever…. sauf qu'il reste introuvable.

     

     

     

     

     

     

     

    J'ai coupé le résumé parce qu'ils racontaient trop leur vie et accessoirement l'intrigue du film.
    Je savais  pas trop à quoi m'en tenir. D'ailleurs j'avais même pas lu le résumé. J'avais juste vu la gueule de Jason Bateman sur l'affiche et comme j'aime bien cet acteur bah voilà quoi. D'ailleurs c'est fou ça, depuis Comment Tuer Son Boss, on le voit partout ce mec. Bon en fait c'est pas vrai, on le voyait déjà avant. Après tout il a explosé grâce à Arrested Development, la géniale série complètement mongole (qui me plait donc, et dans laquelle Michael Cera faisait aussi ses armes), puis dans Juno (où il retrouvait Michael Cera, comme quoi...), puis dans un millions de comédies et de séries (la très bonne Ozark, qu'il produit et dont il réalise quelques épisodes). Enfin bref, il est partout. Avec sa tête d'Américain moyen un peu naïf, il me fait un peu penser à Steve Carrel mais version upgradée, en plus beau quoi.

     

    Pour en revenir au film donc, celui-ci commence plutôt pas trop mal, avec la rencontre entre Max (Jason Bateman donc) et Annie (la jolie Rachel McAdams), puis l'évolution de leur couple autour de l'amour inconditionnel qu'ils portent aux jeux en tout genre.

     

     

    Max (Jason Bateman), Annie (Rachel McAdams) et leurs amis prêts pour une nouvelle "soirée-jeux"

     

     

     

    Et le délire autour de leurs soirées jeux est plutôt sympa... du moins jusqu'à l'arrivée de Brooks, le grand frère de Max qui réussit tout mieux que ce dernier. Ce n'est pas que ce dernier gâche le film vu qu'il est interprété par le toujours cool  Kyle Chandler (pleins de films et les séries Demain à la Une, Bloodline, Friday Night Lights). C'est plutôt qu'à partir de ce moment le film fait furieusement penser à un autre film. Oui oui, je parle bien de The Game, le film de Fincher auquel il emprunte le même concept d'espèce de mise en abyme.  A partir de là, les choses se gâtent légèrement. Non seulement le film semble avoir un air de déjà-vu, mais en plus il ne remplit même pas son contrat au niveau humour. Bah oui, le film n'est pas drôle et c'est bien le plus triste. Il doit y avoir un ou deux  gags marrants mais franchement les mecs se sont pas foulés.

     

     

    Brooks (Kyle Chandler), le grand frère cool

     

     

    C'est d'autant plus triste que le film se regarde sans déplaisir mais sans grand intérêt également. Et si la distribution est au top comme prévu, elle ne peut pas combler les carences d'un script assez faiblard qui tente de complexifier une intrigue assez foireuse pour donner l'illusion que les mecs se sont cassé la tête lol. Côté distrib tiens, outre Jason Bateman et Kyle Chandler et la jolie Rachel McAdams (je l'ai déjà dit?), on retrouve aussi Lamorne Morris (mais si! New Girl, avec la bonnasse Zooey Deschanel, sœur d'Emily et accessoirement sosie officiel de Katy Perry), la belle gosse Kylie Bunbury (Twisted, une série archi nulle, Under The Dome ou d'autres trucs sans intérêt), le bellâtre Billy Magnussen (le nouvel Aladin à venir, et surtout As the World Soap, un soap à la longévité historique), Danny Huston (fils de John et frère d'Angelica, 30 Jours de Nuit, American Horror Story etc.), Michael "Dexter" C. Hall (qui cabotine étonnamment), Jeffrey Wright (un miller de films dont la saga Hunger Games et les derniers James Bond) et la comique Chelsea Peretti (La série mongol Brooklyn Nine Nine) dans un rôle à la limite du caméo. Bref que du beau monde.

     

     

    Kevin (Lamorne Morris) et Michelle (Kylie Bunbury) au milieu d'un gag pas marrant

     

     

     

    Pourtant s'il y en a un qui porte le film (parce qu'il en faut toujours un), c'est l'inénarrable Jesse Plemmons. Fort de son physique improbable (on dirait le fils caché de Matt Damon et de Philip Seymour Hoffman, et c'est pas moi qui le dis), le mec semble avoir hérité du talent d'acteur de Seymour Hoffman et du charisme de Matt... euh de papa Hoffman (il joue d'ailleurs son fils dans The Master). Bref, le mec est partout depuis quelques temps (Strictly Criminal, Barry Seal, Hostiles, Le Pont Des Espions, Pentagon Papers, Friday Night Lights, Black Mirror etc.) et prouve que sa popularité n'est pas injustifiée.

     

     

    Gary (Jesse Plemmons), l'étrange voisin devenu persona non grata des "soirées jeux"

     

     

    Côté réal, rien à dire, ni en bien ni en mal, si ce n'est quelques efforts de mise en scène non négligeables comme un très bon plan séquence lors d'une partie improvisée de football américain, avec un œuf de Fabergé en guise de ballon et une baraque à deux étages en guise de stade. Vu le genre de production, c'est déjà pas si mal.  La musique du toujours très bon Cliff Martinez donne un petit cachet à l'ambiance nocturne du film (même s'il s'est pas trop foulé vu à quel point ça ressemble à ses derniers trucs pour Refn).

     

    Bon je crois que j'ai tout dit sur ce truc réalisé par Jonathan Goldstein et John Francis Daley, la tête à claques de Freaks n Geeks et de Bones (oui, le psy là). Pour résumer, Game Night n'est pas un mauvais film, mais reste une petite déception comparé à certains trucs du genre sortis ces dernières années. Dans le même genre, autant se refaire Crazy Night qui est déjà bien plus marrant.

     

     

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    Contrairement à l'année dernière où à l'époque j'avais déjà  vu Paterson, Nocturnal Animals et Lost City of Z, je 'ai pas encore de film qui me mette vraiment bien. C'est chose faite avec celui-ci.

     

     

    Résumé Wikipédia:

     

    En 1892, le capitaine Joseph J. Blocker, légende de l'armée américaine, est chargé d'une mission qu'il accepte à contrecœur. Avec ses hommes, il doit escorter Yellow Hawk, un chef de guerre cheyenne mourant, ainsi que sa famille, pour retourner sur leurs terres tribales. Durant le voyage entre le Nouveau-Mexique et le Montana, les militaires et les Cheyennes vont devoir faire preuve de solidarité et d'entraide, pour survivre au périple et aux Comanches et aux trappeurs hostiles qu'ils vont croiser. Ils vont aussi croiser la route d'une veuve dont la famille a été assassinée.

     

     

     

     

     

     

     

    Pour ceux qui n'auraient pas capté, le capitaine Blocker et sa troupe doivent escorter Yellow Hawk du Nouveau Mexique au Montana, en gros ils doivent traverser le pays du sud au nord.

     

     

    Difficile à la vue d'un tel pitch et des premières images de ne pas penser au Méridien de Sang, le fameux roman de Cormack McCarthy (dont je parle ICI), dont le contexte et le propos semblent similaires (une interminable errance à travers le pays où une troupe est confrontée à la barbarie "ordinaire" de l'ouest américain). Seulement voilà, loin du nihilisme de McCarthy, Scott Cooper a misé sur la profonde humanité des personnages.

     

    Le capitaine Joseph Blocker (Christian Bale), un soldat aguerri et respecté par ses pairs

     

     

    En fait Hostiles résonne comme un écho aux guerres qui ont contribué à fonder le pays (et toutes les civilisations d'ailleurs), et pose certains questionnements comme la légitimité des actions militaires qui ont permis leur fondement. Le personnage de Blocker n'est pas un saint. Dans le cadre de l'armée, il a tué, massacré des hommes, des femmes et des enfants. Mais comme il s'évertue à le dire tout au long du film, il n'a fait que son travail. Et voilà le problème, la seule chose qui le différencie d'un vulgaire assassin est bien le fait que les exactions qu'il a commises l'ont été dans le cadre militaire.

    A travers cet état de fait, Yellow Hawk, son ennemi juré qu'il a pour mission d'escorter, se révélera être un double de lui-même dans lequel il finira par se reconnaître et qu'il apprendra à respecter.

     

     

    Blocker et Yellow Hawk (Wes Studi), un ennemi qui lui ressemble bien plus que prévu

     

     

     

    Au milieu Rosalie Quaid, la femme d'un fermier, est un peu le symbole, la personnification des populations pauvres qui sont parties s'installer dans les terres reculées dans l'unique but de démarrer une nouvelle vie quitte à s'exposer à tous les dangers. Et bien plus que les militaires et autres cowboys, on oublie souvent que ce sont ces individus qui ont fait l'Amérique.

     

    Rosalie Quaid (Rosamund Pike), une "femme de fermier" qui a tout perdu

     

     

     

    Côté interprétation c'est plutôt trois étoiles: Christian Bale (que Cooper avait déjà dirigé dans Les Brasiers de La Colère) est égal à lui-même et nous livre une bonne perf, Rosamund Pike que j'apprécie est impeccable de le rôle de la poissarde de service, et Jesse Plemmons (que Cooper avait aussi dirigé dans Strictly Criminal, Robert Foster et Adam Beach font le taff dans leurs rôles respectifs.  Wes Studi apporte quand a lui ce qu'il faut de charisme pour incarner le vieux chef Yellow Hawk. Il en profite d'ailleurs pour retrouver la jolie Q'Orianka Kilcher qui avait déjà joué comme lui dans Le Nouveau Monde de Terrence Malick (jamais vu au passage).

     

    Bon je pourrais m'éterniser mais en fait je l'ai vu il y a déjà un bail donc je vais m'arrêter là. 

     

    Après un Strictly Criminal de sinistre mémoire, Scott Cooper rehausse le niveau et nous livre un film mature, à la fois dur et touchant, qui rappelle que chaque pays nation s'est construite dans le sang et qu'il faut parfois affronter son passé et pour aller de l'avant. C'est aussi un hommage aux différents peuples (Indiens, fermiers etc.) qui ont construit les Etats Unis, en le payant parfois de leur sang. Une ode à la réconciliation en somme.

     

    Très bon film.

     

    Vais me faire les Brasiers de La Colère tiens.

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