• DOSSIERS DE L'ECRAN

    Petit ou grand écran, films, séries, documentaires, émissions télé, dessins animés... tout y passe

    Dossiers de l'écran

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    Infiltrator, Narcos, Sicario, le prochain film sur Griselda, la série sur El Chapo... C'est dingue la branlette qu'il y a autour des narcotrafiquants d'Amérique Latine depuis quelques temps. Enfin bref

     

     

    Résumé:

     

    L'histoire vraie, ou presque, de Barry Seal, plus jeune pilote de la TWA devenu "agent" pour la CIA, puis narcotrafiquant et fidèle collaborateur du fameux cartel de Medellin. Enfin jusqu'à ce que tout parte en vrille.

     

     

     

     

     

     

    On pourra dire ce qu'on veut de Tom Cruise, c'est quand même un mec qui a bien mené sa barque et qui choisit plutôt bien ses projets en général. Franchement sa filmo a quand même de la gueule je trouve. Parce que bon il porte le film il faut bien l'avouer.

     

     


    Barry Seal (Tom Cruise) en pleine gestion de crise

     

     

     

    Pour changer je vais faire bref, parce que je l'ai vu il y a un moment et que sinon je publierai jamais cet article. Lundi je suis retombé par hasard sur le Loup de Wall Street. Je trouve ce film assez génial dans son traitement, vu le cynisme de Jordan Belfort et la complexité du personnage (un self made man avec un ego démesuré ayant paradoxalement bon cœur tout en étant la pire des crapules). Ce mec représente à lui seul toute une facette de l'Amérique, un mec richissime, ultra pourri qui s'est fait tout seul et a également offert sa chance à des gens pas nécessairement qualifiés.

    Ouais malgré la surenchère de cul, je trouve ce film très réussi. Pourquoi j'en parle? Tout simplement parce que même si j'ai aimé Barry Seals je trouve que c'est justement cette "honnêteté" qui pêche dans le film.

     

     

     


    Les têtes du cartel de Medellin en guise de comité d'accueil

     

     

     

    Outre le fait que Doug Liman n'est évidemment pas Scorsese (c'est plutôt un faiseur qu'un auteur capable du bon avec La Mémoire dans la Peau, comme du pire avec Mr et Mrs Smith), c'est plutôt le traitement qui me gène. Alors oui, Barry Seal est un mec complètement allumé, doté d'une vie hors norme tellement, victime de péripéties tellement énormes qu'elles justifient amplement le film et son parti pris loufoque. Parce qu'il faut voir le mec se faire poursuivre en avion par les autorités, se crasher en pleine zone résidentielle et s'enfuir avec le vélo d'un gamin.

     

     

    Mais voilà, le personnage devient tellement attachant qu'on en oublierait presque qu'il était membre du cartel de Medellin ou bien qu'il était probablement relativement proche de certains milieux du sud des Etats Unis (on voit juste un drapeau des Confédérés dans son aérodrome). En voyant le film on a presque l'impression que Barry Seal était juste un mec cool, un surdoué de l'aviation en manque d'adrénaline. De la même manière, et à l'image d'un Blow de sinistre mémoire le mec est déjà allumé à la base, mais ne vous attendez pas pour autant à le voir participer à des partouzes, ou des soirées repoudrage de nez. Non non, le mec est un bon mari (ce dont je ne doute pas), tout ce qu'il y a de plus sage et fidèle (ce dont je doute déjà un peu plus). Bref, ça manque un peu d'honnêteté. Je trouve ça dommage car sans le présenter comme un fils de pute de compète, le personnage aurait gagné en humanité à travers ses faiblesses, ce qui ne l'aurait pas rendu moins attachant.  Dommage.

     

     

     Barry et son épouse Lucy (Sarah Wright), la femme de sa vie

     

     

     

    Enfin malgré tout Barry Seal reste un bon film, avec une histoire et des situations tellement aberrantes qu'on se dit qu'elles ne peuvent être que réelles tant c'est énorme. En plus même si Tom Cruise vampirise le film, le reste du casting est très bon.

     

    Bref, une fois de plus Tom Cruise a fait le taff. Barry Seal est loin d'être son meileur film mais il n'en reste pas moins un très bon divertissement. C'est déjà pas si mal. 

     

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    Résumé Wikipédia:

     

    En juillet 1967, d'importantes émeutes ont lieu à Détroit dans le Michigan, pour protester contre la Ségrégation raciale aux États-Unis et la guerre du Viêt Nam. La police de Détroit reçoit des plaintes à propos de pillages, d'incendies et de tirs d'armes à feu. Les forces de l’ordre encerclent l’Algiers Motel d’où semblent provenir des détonations. Dans ce chaos, Melvin Dismukes, un agent de sécurité privé afro-américain, tente de survivre tout en protégeant ses semblables.

     

     

     

     

     

    Comme tout bon fan de rap américain des 90's, je connaissais un peu les Dramatics du fait qu'ils aient été pas mal samplés. Après je suis loin de connaître leur discographie, aussi je les confonds souvent avec les Stylitics qui ont également été beaucoup samplés (même si le chanteur des Stylistics a un voix bien plus aigüe). Enfin dans tous les cas, je ne savais même pas que le fait divers dont est tiré le film avait impliqué des membres du groupe.

     

     

     

    Ouais, c'est eux.

     

     

     

     

    Pour en revenir à Kathryn Bigelow, il faut rappeler que c'est un peu une légende à Hollywood. C'est plus ou moins la seule femme réalisatrice à faire des films de mecs. Et contrairement à ce qu'on pourrait imaginer pour faire dans le cliché, la meuf n'est ni une goudou, ni une camionneuse mais une très jolie femme avec un physique de mannequin. Bon on va pas refaire son histoire mais pour les gens de ma génération, c'est un peu un réal à part car elle s'est surtout fait connaître du grand public avec le culte Point Break, même si sa filmo est ponctuée d'autres films comme le très bon Strange Days. Bon elle est aussi connue pour avoir été avec James Cameron ou encore pour avoir perdu un procès fleuve avec Besson au sujet du projet Jeanne D'Arc (on peut vraiment regretter qu'elle l'ait perdu quand on voit le film qu'il en a tiré). On pourra dire ce qu'on veut d'elle, elle a encore une fois montré qu'elle en avait plus que beaucoup en s'attaquant de manière frontale à un sordide faite divers sur fond d'émeutes raciales. Parce qu'il faut avouer que le film met un seum incroyable. Et le fait qu'il s'agisse d'une femme blanche qui réalise le film apporte un regard encore différent à cette oeuvre sans concession. Parce que bon faut pas mentir c'est un film résolument engagé dans le contexte actuel qui plane aux Etats-Unis: l'ultra réac Trump à la maison blanche, bavures policières en séries, tensions raciales exacerbées. Elles sont déjà loin les années Obama. Traiter d'un tel fait divers nous renvoie donc à la situation actuelle d'un pays en pleine remise en question.

     

     

     

    There's a war going on outside

     

     

    On se doute bien qu'avec un tel sujet le film risque d'être diversement accueilli (surtout aux Etats Unis je pense). Néanmoins même si on regarde le film uniquement pour ce qu'il est (un film), force est de constater que Kathryn Bigelow n'a pas perdu la main: ultra nerveux, archi maitrisé, avec une excellente direction d'acteur, Durant une bonne partie du métrage, le film ressemblerait presque à un survival.

     

     

     

    Melvin Dismukes (John Boyega), un vigile qui ne sait pas encore dans quelle merde il s'est foutu

     

     

    Les acteurs parlons-en tiens. Comme j'ai dit la distribution est top:  John Boyega (d'origine nigériane, c'est toujours bon de le rappeler ^^ ), révélé grâce à star Wars est excellent dans le rôle Melvin Dismukes le médiateur de service impliqué presque malgré lui dans un conflit trop grand pour ses épaules. Quant à Will Poulter, le grand dadais à la tête d'hémiplégique des Millers et du Monde de Narnia, il est tout aussi excellent dans un rôle à contre emploi, en l'occurrence celui tout en nuance d'un policier raciste totalement convaincu du bien fondé de ses (ex)actions.

     

     

     

    Philip Krass (Willy Poulter), qui cherche à ramener la paix à Detroit par n'importe quel moyen

     

     

     

    Parmi les autres têtes (un peu moins) connues, on notera la présence d'Anthony Mackie, qu'on a pu voir dans les Captain America/Avengers ou encore She Hates Me dans le rôle d'un vétéran dur de chez dur, Hannah Murray qui s'est illustrée dans Skins mais que perso j'ai découvert en tant que Gilly de Games of Thrones (la "fiancée" de Samwell Tarly qu'il se trimballe partout avec leur bébé) qui est également parfaite dans le principal rôle féminin du film, l'autre Nigerian du film Gbenga Akinnagbe connu des fans de The Wire en tant que Chris Paltrow (le bras droit de Marlowe Stansfield) et qui a pris un sacré coup de vieux, Chris Coy (le reporter de la géniale série Treme et qu'on voit trop peu d'ailleurs), ou encore TylerJames Williams, le Chris de Everybody Hate Chris, que je n'ai personnellement même pas reconnu. Paradoxalement le rôle principal, à savoir celui de Larry Reed, est interprété par le jeune Algee Smith, un mec inconnu au bataillon. Pas grave, il est parfait dans le rôle du malheureux chanteur des Dramatics.

     

     

     

    Larry (Algee Smith) et sa "copine" Julie Ann (Hannah Murray), le calme avant la tempête

     

     

     

    Je vais m'arrêter là parce que j'en ai marre de faire des textes à rallonge mais je vais simplement souligner qu'il s'agit là de la troisième collaboration après Démineurs et Zero DarkThirty, ce qui correspond d'ailleurs à une évolution formelle du style de Bigelow, s'éloignant de l'actioner pur et dur pour le film nerveux qui n'oublie pas de questionner sur l'actualité (l'armée et la guerre d'Irak pour Démineurs, le terrorisme pour Zero Dark Thirty, ou les questions raciales dans le cas présent). Bah tout ce que j'ai à dire c'est qu'elle a bien choisi son collaborateur tat je trouve que les scénario se marient bien à son style. Pourvu que ça dure.

     

    Bref, j'attendais (un peu, j'attends plus grand chose en fait) Detroit, et honnêtement le film a été à la hauteur de mes attentes. Avec ce film, Kathryn Bigelow montre non seulement qu'elle figure toujours parmi les meilleurs réals d'Hollywood actuels (la mise en scène est top), mais elle démontre aussi  son aptitude à traiter de manière frontale des sujets casse-gueule, et ce avec succès. On le verra aux oscars je pense.

     

     

    Bête de film 

     

     

     

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  • On l'attendait tous, ou presque. Il est enfin là.

     

     

     

     

     

    Résumé Allociné:

     

     

    En 2049, la société est fragilisée par les nombreuses tensions entre les humains et leurs esclaves créés par bioingénierie. L’officier K est un Blade Runner : il fait partie d’une force d’intervention d’élite chargée de trouver et d’éliminer ceux qui n’obéissent pas aux ordres des humains. Lorsqu’il découvre un secret enfoui depuis longtemps et capable de changer le monde, les plus hautes instances décident que c’est à son tour d’être traqué et éliminé. Son seul espoir est de retrouver Rick Deckard, un ancien Blade Runner qui a disparu depuis des décennies...

     

     

     

     

     

     

     Les spectateurs rêvent-ils de trains électrique?

     

     Que dire, que dire... Alors déjà que j'ai dû dormir pendant 1/4 du film. Après oui je sais, je pionce souvent au ciné mais là sérieux c'était pas que de ma faute. 2h40 bordel! J'étais pas prêt, sérieux. Enfin bon, tout ça pour dire que mon avis n'est pas totalement définitif (même s'il risque peu de changer je pense).

     

     

     

    Un des magnifiques plans du film

     

     

     

    Dans le futur on volera tous en Peugeot...

    Alors oui, ça c'est vraiment le truc le plus improbable du film: en 2049, les voitures volantes sont des Peugeot. Je sais, le film dure 2h40 mais tout ce que le mec a retenu c'est qu'il y a des Peugeot lol. En même temps on parle de Los Angeles hein, pas de Montélimar. De toute façon en vrai j'ai pas retenu grand chose du film. J'ai fichtrement bien dormi. Alors oui je sais je pionce tout le temps au ciné mais bon à ma décharge le métrage a presque l'air de se passer au ralenti tant il y en a durant les presque trois heures du truc. D'ailleurs à ce propos je trouve que c'est un peu limite. J'ai rien contre la durée "péplum", surtout quand c'est pas pour un Marvel ou un DC à la con. Néanmoins ici je pense que le film aurait gagné à maigrir un peu tant l'histoire est simple. Je sais pas j'ai vraiment trouvé ça trop long pour pas grand chose au final.  

     

     

     

     

    K, ou Joe pour les intimes (Ryan Golsing), un Blade Runner ultra évolué

     

     

     

     Cette suite a dû être annoncée il y a un paquet d'années mais il me semble avoir entendu le nom de Denis Villeneuve qu'à l'époque de Sicario, enfin un peu avant. Vu l'aura qui entoure le film original, c'est le genre de pari bien casse gueule qui peut te plomber une carrière si tu ne fais pas gaffe. Bah, il faut avouer que Villeneuve a fait très fort. Déjà perso je ne le voyais pas du tout dans ce genre de film (à très grand budget), mais surtout il a réussi à sortir une suite dans la continuité du précédent tout en s'en démarquant réellement. En effet, le film a une réelle identité visuelle. Là où le premier se passe essentiellement de nuit , celui-ci n'hésite pas à introduire le film par une séquence en extérieur en pleine journée d'hiver. C'est pas vraiment le truc qu'on s'attend à voir en fait. Et d'ailleurs même s'il y a énormément de séquences de nuit, le film joue avec les couleurs en particuliers avec les tons chauds, jaune, orange, rouge, avec des passages entiers filmés dans ces dominantes. Ainsi on peut des décors glacials et ultra modernes à des zones de non droits grisâtres dévastées enveloppées dans un brouillard de pollution permanent, ou encore à des lieux soumis à des taux de radiation tellement élevés qu'ils semblent dépourvus d'existence. Pour résumer, la direction artistique est excellente.

    Villeneuve a d'ailleurs eu l'intelligence de proposer une intrigue qui reste dans le prolongement de l'histoire initiale. Ici, l'apparition de Deckart n'a rien de gratuit, et le personnage reste un élément clé (central même) du film.

     

     

     

     

    Rick Deckard (Harrison Ford), un ancien blade runner en fuite 

     

     

     

    Est-ce que j'ai kiffé le film pour autant? Pas vraiment. J'ai pas vu l'original depuis très longtemps. Néanmoins, à faire parler des automates tout le long du film, il y a le risque de perdre l'implication des personnages. Pour faire court, je suis jamais entré dans le film. Ce n'est pourtant pas la faute de Ryan Gosling, ou des autres acteurs. A l'autre risque casse gueule, à savoir celui de succéder à Rutger Hauer, Gosling s'en sort plutôt bien. Aussi monolithique que dans Drive (donc un peu trop), il est en phase avec son personnage d'être presque humain qui apprend à découvrir ses émotions. Dans le même registre, on retrouve Robin Wright qui nous ressort plus ou moins le même rôle que dans House of Cards (enfin du moins au début car j'ai pas été assez loin dans la série).

     

     

     

     

    Joshi (Robin Wright), la supérieure de K

     

     

    Malheureusement et assez personnellement, en plus de la durée, le plaisir m'a été gâché par cette manie d'avoir des associations d'idées improbables pendant le visionnage. Je m'explique: sans raconter le film, Joe (Gosling) n'est pas assez humain pour entretenir des relations sociales avec les autres. Il reporte néanmoins ses sentiments sur XX, une intelligence artificielle holographique qui l'accompagne partout. Au delà du fait que j'ai pas été spécialement touché par la romance (plus par l'actrice par contre qui est archi fraiche, enfin bref), j'arrêtais pas de penser à Archer. Oui oui, Archer, le dessin animé avec l'espion ultra con (je kiffe ce truc au passage), parce que dans Archer, il y a un scientifique douteux qui a un hologramme pour fiancée, come dans le film quoi.

     

     

     

     

    Joi (Ana de Armas) la plus bonne hologramme de l'histoire

     

     

     

    La même version Archer

     

    L'autre truc, c'est le personnage de la méchante qui avait sa queue de cheval me faisait sans cesse penser à Abby, la gothique de NCIS (la série préférée des Américains il parait). Enfin une fois que tu as ça dans la tête c'est dur de penser à autre chose.

    A ça on rajoute le personnage de Jraed Leto qui apparait assez tard et surtout pas assez longtemps pour me décevoir encore un peu plus. C'est bizarre la carrière de ce mec. Il a eu un oscar; est unanimement acclamé pour ses performances mais il reste habitué aux seconds rôles. Etrange...

     

     

    Neander Wallace (Jared Leto), un "méchant" du film

     

     

    D'ailleurs pour tout dire. Je me rappelle même pas ce qu'il devient dans le film.

     

    Enfin bref, tout ça (plus la durée) m'a gâché un peu le visionnage. Malgré tout en ce qui me concerne Denis Villeneuve a réussi son pari. Blade Runner 2049 est une suite honorable, doublée d'une expérience visuelle assez étonnante. Il faudra que j'essaie de le revoir. Et aussi de trouver une salle avec des sièges plus confortables au cas où.

     

     

    Il parait aussi qu'à un moment on retrouve ce bon vieux Edward James Olmos mais je dormais à ce moment là, alors j'ai seulement vu son nom dans le générique de fin. Dommage.

     

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    Je sais pas je voulais le voir avant qu'il disparaisse des écrans.

     

     

     

     

     

    Résumé Allociné:

     

     

    Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu.

     

     

     

     

     

     

     

    Comme on peut le voir avec l'affiche, il y a un côté GTA au film totalement assumé (jusque dans la mise en scène d'une des premières séquences où le fameux Baby marche dans la rue alors que l'attention est également portée sur les passants). En gros dès le début, le ton est donné.

     

     

     

     

     

    Honnêtement on pourrait presque le réduire à un mix entre le Transporteur (c'est pas très glorieux je sais), Drive et GTA donc. Dit comme ça, ça fait pas bander hein, et pourtant ça le fait. Déjà parce que la distrib est au top avec un casting trois étoiles. Jugez plutôt: Kevin Spacey (qui a pris un petit coup de vieux), Jamie Foxx égal à lui-même, le toujours très bon Jon Berntahl (trop peu présent), Eiza Gonzalez (pour la touche glamour) et Jon Hamm (que je n'arrive néanmoins pas trop à voir autrement qu'en Don Draper).

     

     

    "Buddy" (Jon Hamm) et "Darling" (Eiza Gonzalez), les Bonnie and Clyde du film

     

     

    Et évidemment Ansel Elgort. En même temps vaut mieux vu qu'il est censé porter le film. Enfin quoi qu'il en soit, cette grande perche (il a une tête de plus que le reste du casting) est parfaite dans le rôle du petit prodige du volant. Après s'est illustré dans Divergente et dans Nos Etoiles Contraires, il trouve encore une fois l'occasion de montrer qu'il est plutôt bon.

     

     



    Baby (Ansel Elgort), le petit surdoué du volant

     

     

     

    Malgré tout, la réussite du film tiens évidemment à Edgar Wright qui, en plus de le réaliser, est a l'origine du projet. Ouais Edgar Wright, c'est quand même le mec derrière Hot Fuzz et Shaun of The Dead, donc loin d'être un manchot quoi. Bon, j'ai pas kiffé Scott Pilgrim mais les 2 autres sont classiques pour moi.

     

    Pour ce film Edgar Wright a été relativement ambitieux. Au delà de son statut de film de l'été Baby Driver est un film assez particulier. Déjà parce qu'Edgar Wright l'a pensé comme un film musical. Chaque séquence contient au moins une chanson et sa mise en scène est pensée, voire chorégraphiée au rythme de celle-ci. On est parfois tout près de la comédie musicale. D'autre part il y a un parti pris assez casse gueule dans la structure du film qui se situe à cheval entre l'actioner bourrin, la comédie, la comédie musicale, le film de casse, voire le mélo (!!) à petite dose. D'ailleurs le film prend un virage un peu plus sérieux un peu déstabilisant dans sa dernière partie. Malgré tout le mélange fonctionne assez bien.

     


    Le Doc (Kevin Spacey) et son équipe ("Flea" des Red Hot, Jamie Foxx, Lanny Joon)

     

     

    Malgré un schéma un peu galvaudé Baby Driver est un bon petit film assez cool (la B.O est excellente) qui se mate tranquillement et sans déplaisir. Et surtout il réserve des séquences très bien foutues et très nerveuses (dont une scène de braquage faisant grandement écho à Heat).

     

    Bref, au rayon film de l'été, je pense que c'est ce qui s'est fait de mieux cette année... 

    Bonne surprise!

     

     

    PS: Apparemment on peut apercevoir le réal Walter Hill et les rappeurs Big Boi (Outkast) et Killer Mike dans des caméos. Perso je les ai pas reconnus.

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    "Je n'aime pas les films français, sauf les comédies.", "les Français sont bons dans les comédies."

    Combien de fois j'ai entendu ça bordel... Personnellement je ne vais jamais au ciné voir de film français et peut-être encore moins pour une comédie. Je ne comprends pas les gens avec ça. Mais putain elles sont nulles les comédies françaises, toujours les mêmes gags pourris et les mêmes ressorts scénaristiques bidons. Enfin le reste du ciné français n'est pas mieux. Pourtant à la base j'aime bien les films français, les vieux films. Par forcément hyper vieux mais, disons de Marcel Carné jusqu'au début des années 80. Les classiques de notre cher patrimoine, les Melville, les Sautet, les Miller, les Malle, les Chabrol... En fait non j'ai pas vu de Chabrol (je devrais y remédier), quelques Truffaut, quelques Godard etc. Tout ça. Pourtant les mecs de ma génération qui ont surtout grandi avec les années 80, Spielberg, Cameron, Lucas etc ne se sont jamais retrouvés dans le ciné français de l'époque. Et tout le monde partageait un cet avis comme quoi le ciné français était un peu snob et coincé du derche, avec le cliché du film d'auteur façon Jean eustache ou Rohmer (d'ailleurs pour Rohmer c'était devenu un gag à l'époque où j'étais en formation. Avec des potes on matait sa filmo sur le Net et on tombe sur un film appelé Charlotte et son Steak. On n'en pouvait tellement plus que c'était devenu un running gag).
    Bref dans les années 90, hormis les comédies dont le succès était toujours là, tout le monde en avait sa claque du ciné français. Heureusement (ou pas) quelques coup d'éclat tels que Christophe Ganz et son Crying Freeman (calqué sur le manga au plan prêt) et Dobermann de Jan Kounen ont laissé apparaître quelques lueurs d'espoir. Du coup quelques producteurs ambitieux se sont dits qu'il y avait une demande et ont fait confiance à de jeunes réalisateurs "prometteurs" biberonnés à Indiana Jones, et Star Wars ainsi qu'à Mad Movies, Starfix, Metal Hurlant et compagnie afin d'apporter un peu de sang neuf à un cinéma moribond. Ainsi sommes-nous rentrés dans l'ère du film de genre à la française dont le producteur Eric Névé est l'un des personnages clé.

    Voici en bref les films les plus emblématiques de la grande époque du film de genre à la française:

     

     

     

     

     

     

    Enorme succès en salle, ce joli étron filmique horriblement chiant (ca c'est de la figure de style) a néanmoins permis à Eric Névé de se convaincre du potentiel commercial du "film de genre à la française" au point de lancer peu après sa fameuse collection Bee Movie (4 films de genre à petit budget comprenant entre autres Bloody Mallory et Malefique et dont il doit être assez peu fier vu qu'il est difficile de trouver des infos dessus sur le Net).

     

     

     

    Bloody Mallory

     

     

    Attention: gros classique! Ce film qui rivaliserait presque de connerie avec les animes les plus mongols que j'ai pu voir, est une authentique illustration de l'engouement de cerrtains prodos pour le genre à l'époque. J'ai rarement vu un truc aussi débilo-crétino-neuneu que ça. Putain mais en voyant le truc t'es obligé de te dire que le mec est fou tant il brasse tout ce qu'il peu (Dracula certes mais aussi Buffy Contre les Vampires, X-Or, Bioman, Inspecteur Gadget, Jean Rollin et tout un tas de trucs que j'ai plus en tête). Aux dernières nouvelles Julien Magnat a bossé sur la version animée d'Iron Man. Comme quoi...

     

     

     

     

     

    Sisi c'est vraiment sorti au ciné! Le mec s'est permis de ces trucs. Je pense clairement qu'il devrait y avoir une date dans l'histoire du film français tant personne ne s'est permis d'aller aussi dans la connerie en France, pas même Max Pécas ou les Charlot. Bon à la limite Michel Pallardy mais là on est dans une dimension nanar international. Le film a été un échec complet mais je suppose que ça n'étonnera personne.

     

     

     

    Brocéliande

     

     

     

    Un peu moins pire, il se situe à peu près au croisement entre Bloody Mallory et Promenons-Nous dans les Bois. A la fois chiant et WTF il se situe un peu au dessus des deux précités mais n'en reste pas moins catastrophique. Enfin je me souviens m'être tapé quelques bonnes barres, notamment avec quelques plans foireux digne de Fantomette, une enquête sans queue ni tête digne du Club des 5, de Souris Noire ou de Scoubidoo, d'une bagarre entre deux meufs à base de torgnoles à la Bud Spencer, et d'un final ultra débilos où on voit un boloss plonger à poil dans un chaudron magique et se transformer en Predator géant (...). A noter les deux auteurs de ce projet sont Doug Headline, le fils de l'écrivain Jean Patrick Manchette, et Benoît Lestang qui s'est suicidé quelques années plus tard après avoir réalisé un court parait-il assez réussi, ce qui n'est évidemment pas drôle.

     

     

    Requiem / Les Rivière Pourpres 2 : Apocalypse

     

     

    Le premier est le dernier film de la série des Bee Movie (je crois), le second est un pur produit bessonien. Les deux sont d'une débilité évidente même si Les Rivières Pourpres 2 est loin devant avec ses moines yamakazi qui sautent partout traquent des neuneus au Franprix du coin dans une scène tellement épique qu'on devrait la montrer dans les écoles de ciné. Je sais pas comment les mecs ont fait pour rester sérieux tellement c'est nanardesque. Requiem est un peu moins catastrophique mais tout de même bien con avec ses moines qui tentent des gunfights à la John Woo et un insupportable perso qui joue les Kayzer Soze à la fin du film.

     

     

    Vidocq

     

     

    Réalisé par le très nul Pitof (qui récidivera avec un Catwoman de sinistre mémoire), Vidocq suit le personnage historique au cours d'une de ses enquêtes. Depardieu fait de la boxe thaï et se bat contre un vilain croisement entre le méchant de Scream et Belphégor dans une histoire sans queue ni tête. A voir cependant pour les low kick mémorables de Jean Claude Vandepardieu dignes de Buakaw ou de Ramon Dekkers.

     

     

     

     Frontière

     

     

     

    Voilà comment ça se passe parfois en France: un mec "talentueux" biberonné au fameux cinéma des 80 à qui on laisse les coudées franches. En résulte un film de fanboy brassant dans tout ce qu'il peut: Dernière Maison sur la Gauche Massacre à la Tronçonneuse etc. Le résultat se voudrait à la hauteur de The Devil's Reject mais ressemble plus à... Bah il ressemble à rien en fait. Néanmoins le film bien débilos à souhait reste relativement jouissif dans sa connerie à peu près assumée. C'est déjà pas si mal.
    Tiens, je viens de voir que le film est estampillé LGBT sur Wikipédia. J'avais pas trop ce souvenir. De toute façon je me souviens plus de grand chose à part que le FN a gagné les élections qu'il y a des émeutes, que des banlieusards se barrent chez les Chtis et qu'il y a un Arabe tellement fragile que même son pote, un soit-disant Babtou solide de cité, a engrossé sa sœur normal (ha ha!).

     

     

    Atomik circus: le Retour de James Bataille 

     

     

    Un cran au dessus des films précités, ce qui est normal quand on sait que les frères Poiraud se sont illustrés à travers des pubs marquantes (comme celle de Hollywood chewing-gum avec la statue de la liberté géante il me semble), et de nombreux clips notamment pour les Rolling Stones je crois. Pour autant leur "film" qui se veut résolument rockn roll et autre ressemble plus à un vieux trip foireux ponctué de passages beaufs qu'à un véritable OVNI filmique digne de ce nom. Perso je l'ai trouvé tellement lourdingue que je n'ai pas pu le mater en entier. Dommage...

     

     

     

     

     

    Saint Ange

     

     

    A la base j'aurais pas parlé de ce film situé encore un cran au dessus, mais tout de même horriblement chiant, si les Espingouins n'avaient pas réussi le tour de force de faire le même film quelques années plus tard en 100 fois plus réussi (le très sympathique L'Orphelinat de Juan Antonio Bayona). Pascal Laugier récidivera avec Martyr que j'ai personnellement trouvé aussi mauvais (et un peu ridicule) mais remontera un peu la pente avec Secrets, un film américain avec Jessica Biel. J'ai bien dit "un peu".

     

     

     

     

     

    La liste des tentatives est encore longue (Chrysalide, Jeux d'Enfants, Maléfice, Nids de Guêpes, Sheitan, Exit, Mutants, Vertige, Haute Tension, Ils, Un Jeu d'Enfants, Banlieue 13... J'ai dû voir 90% de ces films au ciné à l'époque où je donnais sa chance au produit).

    Evidemment, vues les audiences catastrophiques de la plupart des films  dont j'ai parlé, les producteurs ont dû revoir les budgets à la baisse. Ceci étant est-ce qu'on peut leur en vouloir? Après avoir cru à une mouvance de réals passionnés par le ciné de genre comme on dit et ne venant pas du sérail, la déconfiture a été à la hauteur des attentes. Parce que voilà c'est ça le problème. On a souvent tendance à dire que l'échec artistique d'un film est en partie dû aux méchants producteurs qui ont bridé l'intégrité du réal soit par leur ingérence. Ca s'est d'ailleurs souvent vérifié, aux Etats Unis en tout cas. Pour autant en France c'est triste à dire mais si 80% des films  sont nuls c'est à cause de leurs réals. Les mecs ont beau être des passionnés, parfois très érudits dans leur genre, ils n'ont pas su concrétiser les espoirs que les prodos et le public avait mis en eux.  Souvent également scénaristes, ces "jeunes auteurs" ont profité de cette opportunité pour au final réaliser leur petit fantasme de geek. c'est un peu triste à dire mais c'est ça. Comment tu peux imaginer que les mecs ont eu l'opportunité de faire un premier film (souvent) avec une carte blanche et n'ont rien eu de mieux à foutre que de refaire Massacre à la Tronçonneuse vs Chow Yun Fat vs La Nuit des Morts Vivants? C'est triste. Au final les mecs ressemblent aux réals français snobs qu'ils pouvaient pour certains exécrer, ils se sont complus dans leur posture d'artiste enfermé dans sa tour d'ivoire. Peut-être aussi que malgré tout leur amour pour le cinéma de genre ils n'avait en fait pas vraiment de talent ni de chose à proposer. Je pense par exemple à Yannick Dahan et son très nul La Horde qui ressemble encore davantage à un fantasme d'ado qu'à un vrai film mature digne de ce nom.

    Bon bien sûr il y a eu quelques exceptions avec quelques films relativement acceptables (du médiocre au moyen en général) mais avec des réals/scénaristes investis qui n'ont pas à rougir de leurs métrages malgré les imperfections (Chrysalide ou Mutants par exemple). Mais ces films sont arrivés trop tard ou n'étaient pas suffisamment bons pour changer la donne.

    Sans exagérer je pense que s'il n'y a plus de cinéma de genre en France c'est parce que certains n'ont pas su donner au public ce qu'il attendait au moment où ils en ont eu l'opportunité. Et tous ces mecs qui se croyaient un peu en marge du système et rêvaient d'apporter autre chose ont finalement agi comme des enfants gâtés avec un nouveau jouet (je me souviens par exmple d'une interview de Jean Marc Vincent dans Mad Movies à la sortie de Ladyblood où il disait texto "qu'il fallait relativiser, que ce n'était qu'un film, et que si certains misaient de l'argent lui n'en était qu'à ses débuts"). D'ailleurs la suite de leurs carrières parle d'elle même.

    J'espère au moins que pour la plupart ils se sont amusés à faire leurs films. Quand tu vois que de l'autre côté des Ardennes, de la Manche, des Alpes où des Pyrénées ils sont jamais tombés aussi as que chez nous je me dis qu'on a peut-être que ce qu'on mérite.

     

     

     

    Ah oui! Pour les curieux une partie des films, dont Bloody Mallory, est visible sur le Tube. Je vais me le refaire tiens.

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