• DOSSIERS DE L'ECRAN

    Petit ou grand écran, films, séries, documentaires, émissions télé, dessins animés... tout y passe

    Dossiers de l'écran

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    Résumé Wikipédia: 

    Originaire de l'Ohio, Neil Armstrong est un pilote d'essai confirmé (notamment sur avion-fusée X-15) lorsqu'il intègre le deuxième groupe d'astronautes de la NASA en 1962, alors âgé de trente-deux ans.
    En 1966, il commande la mission Gemini 8, au cours de laquelle il effectue le premier amarrage dans l'espace, avec un satellite-cible. Suite à un dysfonctionnement, il assure alors un retour sur Terre en catastrophe. 
    Trois ans plus tard, il commande la mission Apollo 11, qui alunit le 20 juillet 1969, et devient le tout premier homme à poser le pied sur la Lune.

    Le film raconte le parcours de ce pilote hors pair entre 1960 et 1969 : ses entraînements, ses missions mais aussi sa vie familiale.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je vais faire bref car je l'ai vu la semaine dernière déjà et ça changera des pavés que je tape à longueur de temps. J'en attendais pas grand chose. Pas que je doute du talent de Damien Chazelle dont j'ai adoré le premier film. Mais bon d'une part Lala Land m'avait déçu à tous les niveaux (le fond et la forme), d'autre part je me méfie un peu des "gros films du moment". Et puis en plus c'est pas pour faire genre mais les films "réalistes" voire historiques sur l'espace ne me passionnent pas particulièrement. J'ai d'ailleurs jamais vu Apollo 13.

     

     

    Neil Armstrong (Ryan Gosling), un des pilotes choisis par la NASA

     

     

     

    Et bien en fait j'ai bien kiffé le film et en plus j'avais tort. Je craignais que Chazelle ne place du Miles Davis ou du Sonny Rollins dans chaque plan et qu'il fasse danser Neil Armstrong dans l'espace. Mais en fait non. Le film est à la fois sobre dans son traitement et très impressionnant (aidé par une photo vintage assez "kodachrome"), le film se focalisant principalement sur Neil Armstrong et son rapport à sa mission et à son environnement. Et au final on en vient à se demander comment le mec a pu continuer les essais alors qu'il voit de nombreux potes ou collègues casser leur pipe, mais aussi comment sa femme a pu faire avec. Putain la mienne pèterait un câble si je m'achetais un scooter alors bon.
    La mise en scène tout entière se met au service du personnage principal, la caméra collant souvent au plus près de Ryan Gosling, ce qui s'avère payant vu l'intensité des séquences aéronautiques.

     

    Je ne parlerai pas du degré de fidélité à la réalité mais bon non seulement on est en 2018 donc de nombreuses choses sont vérifiables, mais en plus le rendu en tant que tel fait qu'on y croit quelles que soient les libertés prises avec la réalité.

     

     

     Une dernière réunion de famille avant le grand départ

     

     

    Au niveau de l'interprétation, Ryan Gosling est très bon, campant un Neil Armstrong complexe, torturé, taciturne et parfois à la limite de l'inadapté social (le mec réagit comme Sheldon par moments).  A ses côtés on a la bonne surprise de retrouver Claire Foy qui, avec ou sans couronne, est toujours aussi bonne actrice (c'est Elisabeth II dans The Crown). Elle incarne parfaitement cette épouse à la fois résignée et dotée d'un tempérament d'acier acceptant son sort de veuve potentielle. Les seconds rôles sont à l'avenant: Kyle Chandler (Demain à la Une, Friday Night Light, Bloodline...), Corey Stoll (House of Cards), Jason Clarke (La Planète des Singes, Zero Dark Thirty...), Shea Whigham (Boardwalk Empire et les films de Jeff Nichols), Pablo Schreiber (The Wire, et accessoirement le demi frère de Liev)... que du beau monde quoi. On a même droit à la brève apparition de Leon Bridge dans le rôle de Gil-Scott Heron le temps d'une petite séquence.

     

     

    Janet Shearon (Claire Foy) et Patricia White (Lucy Stafford), femmes d'astronautes

     

     

     

    Bref pas besoin d'en dire plus. Je n'attendais pas grand chose de First Man et j'ai été agréablement surpris. Non seulement Damien Chazelle a évité les écueils habituels à ce genre de film (idéologie tout ça),  mais il a surtout réalisé un très beau film assez humain sur la conquête spatiale. Et fallait le faire.

     

    Beau film. Vais me refaire les Ailes de Honneamise tiens.

     

     

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    Résumé:

     

    Les deux frères Charlie et Eli Sisters sont deux fines gâchettes de l'ouest servant d'hommes de main pour le compte du Comodore. Ce dernier leur confie la mission de retrouver, avec l'aide de l'enquêteur John Morris, la trace de l'énigmatique Hermann Kermit Warm, un petit homme charismatique qui semble avoir dérobé une chose importante au Comodore. Au cours de leur périple pour retrouver Warm, les deux frères vont être confrontés à différentes épreuves qui les obligeront à remettre aussi bien en question leur existence que leur fraternité.

     

     

     

     

     

     

    Suis-je le gardien de mon frère?

     

    Comme dirait un célèbre rappeur has been, ou plutôt comme écrit dans la bible pour revenir aux fondamentaux. Parce que c'est ce dont il s'agit principalement dans ce film, qui suit une fratrie composée de deux personnalités diamétralement opposées. Aux côtés de l'imprévisible Eli et sa tendance à la violence et à l'autodestruction, Charlie l'ainé se pose comme un homme calme, qui tempère le duo avec sa gentillesse, voire une certaine innocence.  Une faiblesse qui crée chez lui un complexe de voir dans son petit frère le leader qu'il aurait normalement dû être.

     

     

    Charlie Sisters (John C Reilly), un grand petit frère malgré lui

     

     

     

    Violent le film, l'est relativement, tout comme l'histoire est plus ou moins prévisible. Je dis bien plus ou moins. Mais il n'empêche qu'elle est très bien amenée, grâce à l'épaisseur et la complexité des personnages, presque tous perdus dans leurs croyances et leurs contradictions. 

    On pouvait craindre un manque d'efficacité de la part d'Audiard dans les scènes d'action mais il n'en est rien. D'ailleurs la première scène d'action commence dans le noir, ce qui est somme toute assez original et efficace.

    Néanmoins ce qui a fait la réputation d'Audiard, c'est son écriture et sa direction d'acteur toujours impeccable. Ici s'il a "seulement" coécrit le scénario, adapté d'un bouquin qui plus est, celui-ci reste très bien écrit. Je ne comparerai pas avec un bouquin que je n'ai pas lu mais il n'en demeure pas moins que la qualité d'écriture des personnages notamment est à l'image de celle de ses précédent films.  

     

    Le terrible Eli Sisters (Joaquin Phoenix), aussi cruel qu'imprévisible

     

     

    Côté mise en scène, si elle est sobre elle n'en reste pas moins très efficace, et totalement en phase avec un western qui s'inscrit davantage dans la mouvance du western "réaliste" comme Hostiles ou la série Deadwood que dans le western mythologique. En y repensant, et je ne sais pas à quel point c'est marquant dans le bouquin mais il y a dans le personnage de Eli un certain écho à celui de Terence Hill de Mon Nom est personne dans sa folie et surtout sa quête à vouloir à tout prix marquer son nom parmi les légendes de l'ouest. Enfin en même temps c'est pas comme s'ils n'étaient pas un millier à y avoir pensé.

     

    John Morris (Jake Gyllenhaal), un limier trop sensible pour être un vrai tueur

     

     

    Au niveau de l'interprétation, si Audiard est comme j'ai déjà dit un très bon directeur d'acteurs, ici le casting trois étoiles lui a grandement facilité la tâche : John C Reilly et Joaquin Phoenix en tête certes, mais également le toujours excellent Jake Gyllenhaal ainsi que le "rappeur" Riz Ahmed qu'on connait ici davantage pour son rôle face à Turturro dans The Night Of que pour ses chansons et qui s'en sort plutôt bien. Pour couronner le tout on a droit à la présence de Rutger Hauer à la limite du caméo (ou du foutage de gueule c'est selon). Mais bon c'est Rutger Hauer alors il pourrait apparaître qu'une demi seconde qu'il aurait autant de charisme.

     

     

     

     

    Hermann Kermit Warm (Riz Ahmed), un petit bonhomme au centre de toutes les convoitises

     

     

    Enfin bref. Avec son premier film "américain", parce qu'il faut le dire vite quand on parle d'un film coproduit par les frères Dardenne (oui oui, les habitués de la palme d'or avec leurs trucs de dépressifs naturalistes) et tourné à Almeria, Audiard propose un beau film plus personnel que prévu (le métrage est dédié à son frère décédé il y a des années) qui sans être le meilleur de sa filmo d'après moi, reste une petite réussite dans le domaine. Et puis y a toujours Desplat à la musique.

     

    A voir

     

      

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    Résumé Allocine:

     

    A l'orphelinat de Saint-Cloud, dans le Maine, le docteur Wilbur Larch, un être plutôt excentrique et attachant, se charge de réaliser "l’œuvre de Dieu"; en mettant au monde des enfants non désirés, mais ne néglige pas "la part du diable" puisqu'il lui arrive d'interrompre illégalement certaines grossesses. Des liens de père et fils vont se tisser entre lui et le jeune Homer Wells, un orphelin réfractaire à l'adoption, désireux de partir à la découverte du monde.

     

     

     

     

     

    Quelque part j'avais un peu aussi envie de voir ce film. Pas vraiment pour le réal ou les acteurs mais pour le traitement. Je ne suis pas un spécialiste de John Irving mais malgré tout j'ai lu trois romans de lui et je comprends pourquoi on le considère comme un auteur majeur dans la littérature contemporaine américaine. En plus d'avoir une écriture belle et forte, il réussit à développer des personnages à la psychologie très complexe souvent embarqués dans une vie atypique, louffoque et parfois cruelle.

     

     

     


    John Irving

     

     

    J'ai lu le Monde Selon Garp, quand j'avais vingt ans environ et c'est un des premiers romans à m'avoir durablement marqué. Par la suite j'ai lu Un Enfant de la Balle que je n'ai pas aimé et pour finir quand j'avais 25ans environ L'Œuvre de dieu, la Part du Diable que j'ai beaucoup aimé. Donc autant le film en tant que tel ne m'intéressait pas, autant j'ai eu envie de voir la comparaison entre le bouquin et son adaptation.

     

    Homer (Tobey McGuire), un jeune niais qui rêve de découvrir le monde

      

     

     

    Donc voilà, je l'ai vu. Et il faut dire que je ne savais pas trop à quoi m'attendre si ce n'était au pire au vu des mauvaises critiques que j'avais lues à l'époque et qui m'avaient bien refroidi.

     

    En fait, et on va faire bref, en regardant le film j'ai eu l'agréable surprise de constater que c'était très fidèle au matériau d'origine. Evidemment, Hollywood oblige, exit les passages sexuels un peu glauques sur comme le dépucelage d'Homer avec la salope de service, de la même manière le ou les scénaristes ont cru bon d'évoquer une vague romance entre le docteur et une de ses infirmières, histoire d'éviter les sous entendus malsains qu'on pourrait imaginer en voyant un vieil homme assexué s'occuper affectueusement de tous ces orphelins.

     

     

     Wilbur Larch (Michael Caine), le gentil docteur qui borde les orphelins tous les soirs (ha ha)

     

    Et donc voilà, le film est relativement fidèle au bouquin. Enfin c'était ce que je pensais jusqu'à ce que je me rende compte qu'il restait 5mn de film et qu'on en était aux deux tiers de l'histoire (!!) En fait ces cons ont carrément amputé un tiers du livre. Exit donc également l'histoire d'amour malsaine avec l'autre orpheline, exit le ménage à trois et place à la simple romance hollywoodienne balourde comme on en fait plus depuis les années cinquante au moins.

     

     

    C'est dingue parce que le film était pas trop mal jusque là (même si c'était tellement policé qu'on voyait que les mecs ont tout fait pour sucer aux oscars), un peu léger mais pas mal quand même. Mais en fait non. Parce que finalement on passe à côté de l'essentiel du truc, à savoir une histoire d'amour totalement bancale et totalement "amorale" tournant autour de l'amour, l'impuissance, la compassion, l'infidélité, et surtout le déni. Et c'est bien dommage.

     

     

     

    Homer et Candy (Charlize Theron), un couple tourmenté

     

     

     

    Allez pour se rattraper, même si on se coltine l'insupportable Tobey McGuire et sa tête à claque de compète (quoique le héros est aussi une tête à claques dans un sens), la magnifique Charlize Theron au top de sa beauté est là pour remonter le niveau, d'autant plus qu'elle est convaincante dans son rôle d'éternelle indécise. Quant à Paul "Ant-Man" Rudd et à Michael Caine, le premier fait presque de la figu et le second reste fidèle à lui-même. Ah oui une curiosité, on peut aussi voir le petit Dewie de la série Malcolm jouer un pensionnaire de l'orphelinat, ainsi qu'une Erykah Badu pas encore complètement ravagée par les excès (donc encore très jolie), interpréter la petite Rose, une ado de 14ans environ, alors qu'elle devait avoir dix ans de plus déjà à l'époque. Elle fait jeune mais quand même... Sinon y a aussi Delroy Lindo qu'on a pu voir dans un millier de truc et qui joue ici mr Arthur Rose, le charismatique père de Rose Rose (vous suivez?). En fait, y a aussi J.K Simmons, Paz de la Huerta et Heavy D qui jouent dedans mais je les avais pas reconnus (je viens de le voir sur Wikipédia), donc on s'en fout un peu.

     

     

     


    Mr Rose (Derloy Lindo) et sa fille Rose Rose (Erykah Badu), un duo presque parfait

     

     

    Je ne parlerai pas de la mise en scène de Lässe Halstrom ni même de la musique parce qu'elles relèvent d'un classicisme aussi insupportable que prévisible.

     

    Bref, en essayant d'être objectif, L'Œuvre de Dieu, La Part du Diable reste un film correct, un produit hollywoodien fade et formaté mais suffisamment bien écrit et réalisé pour faire passer un bon moment à tout amateur/trice de films de ce genre.

    Après quand on a lu le bouquin on ne peut qu'être déçu et de voir le film comme une trahison régie par la fameuse règle des 2h max. Tant pis. Après tout Hollywood n'est pas connue pour faire preuve de fidélité vis à vis des romans qui y sont adaptés.

     

     

    C'est la vie. Jetez-vous donc plutôt sur le roman.

     

     

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    Non je n'ai pas abandonné ce blog, je ne l'abandonnerai jamais (jamais!). C'est juste que... Enfin bref

     

     

     

     

     

     

     

    Je vais faire bref. j'ai pas été au ciné depuis au moins trois mois, je sors plus de chez moi, je mate que des Netflix et j'ai de plus en plus de mal à parler de quoi que ce soit sur ce blog. Enfin on s'en fout en même temps.

     

     

     

    Résumé:

    Manuel et Driss ont grandi comme deux frères inséparables dans la même cité. Mais aujourd’hui tout les oppose. Manuel est à la tête d’un trafic de drogue, alors que Driss est devenu flic. Quand celui-ci est promu aux Stups, son retour bouleverse les équilibres et met Manuel en danger.

     

     

     

     

     

    Personnellement je ne suis pas totalement convaincu par le résumé mais vu que c'est celui du distributeur on va pas chipoter.

     

    Ce que j'aime bien avec les films situés à Paris c'est qu'on reconnait forcément certains endroits où il a été tourné. Par exemple les Courtillières à Pantin dans a scène d'introduction, ou le nouveau palais de justice à Porte de Clichy (et toute la partie du 17ème qui croule sous les travaux d'aménagement). D'ailleurs j'ai été surpris en voyant qu'une scène avait carrément été tournée à 500 mètres de chez moi, à Colombes lorsque les protagonistes se retrouvent devant un hôtel.

     

    On va pas aller par quatre chemins, j'ai aimé ce film. Déjà parce que c'est rare d'avoir un polar français réussi (film français tout court diront les mauvaises langues). Et puis parce que en fait j'en attendais pas grand chose mais que j'aime beaucoup les acteurs principaux.

    Déjà pour parler du film, le réal David Oelhoffen et la scénariste Jeane Apkeman ont eu l'intelligence d'éviter les lieux communs sur le trafic de drogue et la banlieue en général. En plus de s'être apparemment un peu documenté sur le sujet, ils ont opté pour un traitement presque documentaire, plus proche de séries comme The Wire ou Gomorra que de films de gangsters. On est donc loin d'un délire mythologique à la Michael Mann par exemple (que les réals français essaient souvent et tristement de singer) mais finalement assez proche de Tavernier façon L627, enfin dans mes souvenirs en tout cas. Donc oui, l'approche naturaliste sert le film, d'autant que certains aspects évitent les écueils caricaturaux attendus (il n'y pas de rap par exemple), comme par exemple les jeunes qui vendent du shit et qui n'ont rien à voir avec les gros caïds discrètement postés deux étages plus haut.

    Pour autant le film n'en oublie pas de raconter une histoire, une histoire somme toute assez simple et plutôt prévisible mais suffisamment bien amenée à mon goût. Parce qu'au fond c'est juste l'histoire de personnes ayant grandi dans le même coin et ayant pris des chemins différents, chacun prêt à tout pour parvenir à ses fins quitte à s'arranger avec sa morale et ses principes.

    Il n'y a pas vraiment de gentils ou de méchants dans le film au final, juste des gens qui font ce qu'ils font avec leurs propres systèmes de valeurs.

    Concernant la mise en scène comme je l'ai dit, machin a opté pour une approche naturaliste mais ce n'est pas pour autant qu'il néglige la mise scène et certaines scènes "d'action" sont filmées avec une réelle intensité, d'ailleurs la scène du règlement (j'en dis pas plus) m'a encore rappelé une des premières scènes de Gomorra (encore cette série) lorsque Ciro se retrouve au bar. Donc oui Frères Ennemis est un film plus subtil et plus intelligent qu'il n'y parait.

     

    Est-il parfait pour autant? Bien sûr que non. On pourra reprocher par exemple un manque de fluidité dans la narration. Mon pote qui était au ciné avec moi (et qui n' a pas aimé) me disait qu'il avait trouvé que certaines séquences tombaient à plat ou étaient vaines, et qu'il n'avait pas réussi à avoir d'empathie pour aucun des personnages au final. C'est pas totalement faux. La schizophrénie du héros n'est par exemple pas exploitée de la meilleure manière.  Par ailleurs la fin du film renvoie un peu à tout ce côté crépusculaire que le réal à avait rejeté durant tout le métrage, et m'a donc un peu déçu.   Mais bon personnellement ça n'a pas entaché mon plaisir outre mesure.

     

     

     

    Après et il faut le dire, un des gros atouts du film reste sa distribution. Evidement Matthias Schoenaerts qui m'avait déjà bluffé à l'époque de Bull Head traine toujours sa grande carcasse de bœuf tout en parvenant à être parfait. Y a pas à dire, pour une fois qu'un acteur français a autant de talent, il faut qu'il soit belge.  Enfin bref, ici il reste égal à lui-même et incarne donc parfaitement Manuel, un dealeur pris dans un engrenage qui le dépasse.

     

     

     

    Manuel (Matthias Schoenaerts), un dealer en tenailles entre les flics et un contrat sur sa tête

     

     

    Mais surtout personnellement j'ai aussi été voir le film pour Reda Kateb. J'aime beaucoup cet acteur avec sa tête atypique(que j'avais découvert à l'époque d'Engrenages où il jouait un rappeur dealeur). Et s'il s'est évidemment fait remarquer pour son rôle de Jordy le Gitan dans Un Prophète, il a su se démarquer de l'image de vulgaire voyou qu'on pourrait lui coller à longueur de film. Ainsi, si je n'ai pas vu Django dans lequel il illustre le fameux guitariste, ni Les Nouveaux Parisiens des mecs de la Rumeur, je suis content de le voir dans un rôle un peu à contre emploi. Ce rôle dans lequel il apparait comme un flic bouffi par l'alcool et fatigué permet de prendre la mesure de son talent d'acteur.

     

    Driss (reda Kateb), un stup issu d'une cité sensible

     

     

    Et puis, on notera évidemment la présence d'Abel Bencherif qui reprendrait presque son rôle dans Un Prophète, et de Fianso qui parvient étonnamment à faire oublier son insupportable coupe et (je l'avoue) joue bien mieux que ce à quoi je m'attendais de sa part. Et s'il n'a pas le premier rôle, le Ptit Loup (j'aime bien cette chanson, à chacun ses plaisirs coupables) a quand même un rôle suffisamment important pour qu'on entende à nouveau parler de lui au ciné.

     

     

     

     

    Fianso plus convaincant que prévu 

     

     

     

    Côté meuf, il faudra bien avouer que c'est un peu mince mais on peut malgré souligner les bonnes perfs de la jolie Sabrina Ouazani (putain j'ai vu une interview d'elle y a pas longtemps pour son film sur la danse, elle m'a choqué. Avec un de ces micro short rouge j'arrivais pas à me décoller de ses jambes, enfin bref), une actrice qu'on a pu voir dans un tas de trucs comme L'Esquive, Paris, La Graine et le Mulet etc. et évidemment qui prouve qu'avant d'être un physique elle est aussi une très bonne comédienne.

     

    Manuel qui tente de réconforter Mounia (Sabrina Ouazani), le femme de son ami

     

    On oubliera pas l'autre deuxième grand rôle féminin incarné par Gwendolyn Gourvenec, principalement connue pour avoir joué Mademoiselle Chiffre  dans le Petit Spirou. Je ne pense pas qu'elle ait les forme du personnage de la BD mais elle est physiquement sympathique en plus d'être très convaincante dans son rôle.

     

     

    Bon on va s'arrêter là. Pour résumer, Frères Ennemis n'est pas un film parfait, mais c'est un bon film, un bon polar sombre et nerveux. et puis pour une fois qu'un français ne se loupe pas ce serait pas de ne pas le soutenir.

     

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    "Tarantinesque"... Hummm je ne sais pas comment réfléchissent les mecs de la com mais bon je ne sais pas si c'est une bonne idée de se comparer à Tarantino. Personnellement heureusement que j'ai pas vu l'affiche avant sinon j'aurais peut-être jamais maté le film lol.

     

     

     

     

     

     

    En ce qui me concerne à la base quand on me parle d'un film qui s'appelle Sans Pitié je pense au film avec Kim Basinger et Richard Gere mais bon on est en 2018 et le film a disparu de la mémoire collective. Dommage parce qu'il était plutôt sympa ce film (n'oublions pas qu'un film qui se passe en Louisiane ne peut pas être totalement mauvais).

     

    Enfin bref.

     

     

    Résumé Wikipedia:

     

    Lorsque le jeune Jo Hyun-soo sort de prison, Han Jae-ho qui est le lieutenant du trafiquant de drogue Ko Byung-chul l'attend. Ils ont fait connaissance en prison et Han Jae-ho lui avait proposé de rejoindre son équipe après leur libération. Une fois dehors ils participent à un trafic de drogue avec des Russes. De son côté, l'inspectrice Chun met tout en œuvre pour faire tomber les barons de la drogue.

     

     

     

     

    On va la faire rapide parce que sinon je vais mettre une semaine et pondre un pavé digne de Victor Hugo(...)

    Le titre, et la tagline, sont en fait bien plus parlants que n'importe quel résumé tant ils décrivent parfaitement l'essence même du film: tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins. Et effectivement, pratiquement n'importe lequel des protagonistes est prêt à manipuler et surtout sacrifier n'importe quel autre personnage afin d'atteindre son objectif, en l'occurrence obtenir le pouvoir, le conserver, ou bien arrêter les truands. En fait, et c'est plutôt malin, le jeu ici n'est pas de savoir "qui est qui" mais plutôt "qui va baiser qui". 

     

     

     

    Han Jae-Ho (Seol Kyeong-Gu), un caïd aux dents longues

     

     

     

    Le problème, c'est que je comprends aussi mieux la note d'intention des pubards, enfin plutôt l'accroche "Tarantinesque". C'est un truc qui me fait souvent chier avec les coréens d'ailleurs, à savoir une propension assez soulante à jongler entre le premier et second (voire) troisième degré. Aussi, et bien que le film soit assez "sérieux" dans le ton, on se retrouve de temps à autre avec une séquence bien cliché qui tranche globalement avec le reste (au hasard une séquence qui montre comment Han Jae-Ho a pris le pouvoir en prison, ou encore l'introduction de Jo Hyun-Soo dans la même prison).

      

    Dans l'absolu ce ne serait pas méchant si le film ne prenait pas un gros virage en adoptant une tournure dramatique genre "polar crépusculaire". Sans raconter la fin on se retrouve presque devant un dénouement à la Heat: il fait nuit, il pleut, les hommes sont sombres...zzzzz on s'en branle putain! Le film opte pour un ton à la fois nerveux et presque caricatural pendant une heure et demie et on devrait se taper un délire pareil à la fin? Ouais mais non.

     

     

     

    Jo Hyun-Soo (Yim Si-Wan) déchiré entre son objectif et sa loyauté

     

     

    Le pire étant que le film fonctionnait plutôt bien avec ses clichés (le parrain qui fait des pubs à la con pour ses activités légales genre Los pollos Hermanos), les acteurs sont géniaux de cabotinages ( Seol Kyeong-gu et ses rires intempestifs en tête) et même Yim Si-Wan et sa tête de chanteur androgyne de K-pop (c'est d'ailleurs le cas) finit par convaincre. Mais bon voilà. A force de manger à tous les râteliers, on finit par se casser les dents.

     

    Chun In-sook (Jeon Hye-jin), une policière vraiment prête à tout pour coincer les malfrats

     

     

     

    Il n'en demeure pas moins que  dans la mare des films coréens, Sans pitié est un trhiller plutôt sympathique et surtout un film hautement recommandable, avec une mise en scène très maîtrisée et plutôt inventive, même si je regrette que le côté jouissif du film disparaisse en cours de route.

     

    Dommage mais pas si grave.

     

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