• DOSSIERS DE L'ECRAN

    Petit ou grand écran, films, séries, documentaires, émissions télé, dessins animés... tout y passe

    Dossiers de l'écran

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    Résumé Allociné:

     

    Théo est remis à l'adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. C'est un accouchement sous X. La mère à deux mois pour revenir sur sa décision...ou pas. Les services de l'aide sociale à l'enfance et le service adoption se mettent en mouvement. Les uns doivent s'occuper du bébé, le porter (au sens plein du terme) dans ce temps suspendu, cette phase d'incertitude. Les autres doivent trouver celle qui deviendra sa mère adoptante. Elle s'appelle Alice et cela fait dix ans qu'elle se bat pour avoir un enfant. PUPILLE est l'histoire de la rencontre entre Alice, 41 ans, et Théo, trois mois.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je ne sais pas si je l'ai assez dit mais en général mais j'exècre les films français. Quand je dis films français je parle des films récents (depuis au moins 25-30 ans), parce que bon avant ça y a eu des dingueries. Seulement voilà quand on a grandi avec les films de Jean Pierre Melville, Claude Miller, Bertrand Blier et Louis Malle et qu'ensuite tu passes à Luc Besson et Pitof, ça fait mal au cul. J'exagère un peu évidemment. Y a toujours quelques trucs cools qui sortent (la preuve je parle bien du Jeu) mais bon c'est loin d'être le gros de la production française.

     

     

    En temps normal, je n'aurais pas été voir ce film, je n'y aurais probablement même pas prêté attention. Malheuresement le destin a voulu que je sois concerné par ce film. On va pas sortir les violons, c'est la vie. C'est comme ça.

     

    Je vais pas pondre un roman mais Pupille est un film assez singulier dans le paysage du cinéma français. Singulier de par son sujet, par sa structure narrative (le film commence d'ailleurs par la fin), par sa démarche schizophrène entre son approche quasi documentaire qui contraste avec son casting trois étoiles digne d'un Klapisch.

     

     

     

    Isa (Sandrine Kiberlain), une travailleuse sociale, qui présente Jean (Gilles Lellouche), un "père d'accueil", au petit Théo

     

     

     

    Je vais pas passer par quatre chemins, Pupille est un film qui réussit le tour de force d'être à la fois très fort sur le plan émotionnel tout en étant très fidèle au parcours d'adoption, et aux rôles des différents intervenants. Ces derniers ont d'ailleurs la part belle, et entre l'assistante sociale et le psy on reconnait réellement

     

    Côté mise en scène, c'est aussi une bonne surprise car celle-ci est sobre mais très maîtrisée. Avec une photo très sobre mais très jolie, et ses mouvements de caméra aussi sobres que réfléchis, la réalisation soignée bénéficie également d'une belle musique au piano (d'un certain Pascal Sangla). 

    De la même manière, la direction d'acteur est impeccable. Il faut dire que Jeanne Herry a été bien aidée côté casting, jugez plutôt: Sandrine Kiberlain (très bonne), Miou-Miou qui reste égale à elle-même (donc très bonne), Olivia Côte impeccable en assistante sociale un peu borderline, Anne Kessler qui fait plus vraie que nature en assistante sociale, Youssef Hadj (le pote d'Eric Judor: Platane, Mohamed Dubois, le cocu de la pub d'EDF...) qui est aussi insupportable qu'un vrai psy, Jean François Stévenin, Bruno Podalydès... Bref que du beau monde.

     

     

    Malgré tout il y a deux acteurs que je mets largement au dessus du lot. Gilles Lellouche d'abord qui m'a bluffé sachant que je ne l'ai jamais vu comme un bon acteur et qui se révèle finalement parfait dans le rôle du "père de substitution".
    Mais c'est la trop rare Elodie Bouchez qui crève l'écran tant elle incarne à la perfection une femme fragile qui tente de s'accrocher à son projet d'adoption tout en apprenant à se reconstruire après les nombreuses épreuves qui traversent sa vie au fil des années. Franchement comme je ne savais pas qu'elle jouait dedans, il m'a fallu voir au moins un tiers du film avant de percuter que c'était elle. J'espère qu'elle aura un prix pour sa performance.

     

     

     

    Alice Langlois (Elodie Bouchez), une candidate à l'adoption de longue date

     

     

     

    Alors non, tout n'est pas parfait. Il y a un ou deux passages un peu "forcés" ou démonstratifs, comme ce couple qui engueule une travailleuse sociale parce qu'il n'ont toujours pas eu d'enfants (enfin vu les cas, je suis sûr que ça peut arriver mine de rien), ou une séquence narrant l'attribution d'un enfant évoquant davantage Douze Hommes en Colère qu'une réunion administrative lol. Mais ces passages n'influent pas vraiment sur la qualité globale d'un film très maîtrisé et très sincère.

     

     

    Je m'arrête là. Réalisé par Jeanne Herry (la fille de Sylvette, de Miou-Miou quoi, et de Julien Clerc), Pupille est un beau film, très bien écrit, très bien mis en scène, très bien interprété et qui respire l'humilité et la sincérité, soient deux qualités bien trop rares dans le cinéma français. 

     

    Une très bonne surprise en somme.

     

    Allez next.

     

     

     

     

     

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    C'est marrant comme les réals modernes acclamés par la critique ont souvent envie de s'attaquer au film noir à un moment ou un autre, comme s'ils avaient quelque chose à prouver en s'attaquant à ce genre de manière ambitieuse. Peut-être une prétention à l'élever à un autre niveau, ou à se mesurer aux modèles du genre. Et en général les mecs s'y cassent un peu les dents. Samuel Mendez avec Road of Perdition  J.C Chandor avec A Most Violent Year s'y sont frottés respectivement après American Beauty et Maring Call. Et si les résultats sont plus qu'honorables (j'aime bien ces films, je les ai même en DVD), il n'en demeure pas moins qu'ils n'ont pas suscité un engouement équivalent à leur succès précédent, les modèles de base étant écrasants. N'est pas Michael Mann, James Gray ou Friedkin qui veut.

     

    Bref tout ça pour dire que Steve Mcqueen a dû estimer qu'il était temps pour lui de s'atteler à la tâche et il nous pond aujourd'hui ce film, accueilli dans une relative indifférence.

     

     

    Je ne connais pas bien Steve McQueen. A vrai dire, je n'ai vu qu'un seul de ses films, Shame, que j'ai adoré. Malgré tout j'étais assez intrigué et maintenant assez méfiant de ce nouveau film.

    Pour ce projet donc, il s'est entouré d'un grand nom à l'écriture: Gillian Flynn. Ce nom ne vous dit rien? Il s'agit d'une des nouvelles coqueluches de Hollywood. Auteure de plusieurs romans policiers à succès, elle a surtout été révélée au grand public avec Gone Girl qui est directement adapté d'un de ses romans. Ont suivi Dark Places (que je n'ai ni vu ni lu) et la mini série Sharp Objects avec Amy Adams dont je parle ici... Ah en fait j'ai toujours pas sorti l'article (suis con). Je le sortirai demain ou après demain tiens. Bref, c'est une auteure qui a le vent en poupe. Je viens d'ailleurs de voir qu'elle est officiellement rattachée en tant que productrice et show-runner à l'adaptation US d'Utopia, la géniale série dont je parle ICI et que Fincher a essayé de monter plusieurs années. Une auteure aguerrie à l'exercice donc.

     


    (l'autre) Steve McQueen et Gillian Flynn

     

     

     

     

    Bon, l'image ne veut pas s'afficher. J'ai dû en mettre trop. Enfin bref. Étonnamment, cette collaboration avec Steve McQueen est basée sur l'adaptation d'un roman  de... Ah bah non, c'est pas un roman. En fait c'est tiré d'une série télé anglaise des années 80.

     

     

     

    Ouais ça a moins de gueule. Bref c'est tiré de cette série créée par Lynda La Plante, une actrice-scénariste anglaise.

     

    En vrai je ne sais même pas quoi en penser. Le film n'est pas mauvais en soit. Cependant je ne cesse de me dire que je trouve le pitch effroyablement con. Des meufs de braqueurs qui se transforment en braqueuses. Humm mouais, un peu plus et je pensais à un remake du film Les Braqueuses avec Clémentine Célarié (qui a d'ailleurs déjà fait l'objet d'un remake avec Queen Latifah dans le rôle de "Clem" si je ne dis pas de conneries). On n'est pas si loin de la vérité.

     

    Veronica (Viola Davis) et Harry Rawlings (Liam Neeson), un couple heureux ou presque

     

     

     

    Déjà je l'ai trouvé long et un peu chiant, parce que bon, l'essentiel du film est centré sur le désarroi des veuves qui n'ont même pas le temps d'être éplorées qu'elles sont déjà dans la merde, jusqu'à leur prise en main qui révélera leur vraie force de caractère. Parce qu'en vrai les femmes sont fortes et faut pas trop les emmerder. Y a un délire Combats de Femmes (les téléfilms de la 6) qui m'a gavé, je sais pas ça n'a pas pris chez moi.

     

     

     


    Don't fuck with the girls

     

     

     

    On retrouve donc ces portraits de femmes fortes, plus ou moins réussis, qui ont évidemment chacune leurs forces et leurs faiblesses. Et les plus faibles ne sont pas forcément celles qu'on croit. Malgré tout, entre leur prise de conscience, l'organisation puis la réalisation du casse, bah il ne se passe pas grand chose en fait. Entre leur implication dans le fameux casse et leurs problèmes perso, bah voilà quoi. Du coup on patiente en se focalisant sur la conquête d'un obscur district de Chicago qui aurait pu être passionnante si elle n'avait pas été relativement bâclée. Du coup, on s'en branle

     

    C'est d'ailleurs le plus gros problème de ce film qui lance des pistes qui finissent nulle part (au hasard: la réhabilitation de Jamal Manning et sa divergence avec son frère, son orientation sexuelle supposée, les rapports complexes qui opposent Jack et Tom Mulligan etc.).

    C'est bien dommage parce qu'avec un peu plus de profondeur (soit une bonne demi-heure de plus), le film aurait été bien meilleur.

     

     

     

    Les frères Manning (Daniel Kaluuya et Brian Tyree Henry), deux gros voyous de Chicago

     

     

     

    Malgré tout le film, reste plaisant. La mise en scène étant déjà assez efficace, Steve McQueen s'en sortant notamment très bien dans les scènes d'action. Mais c'est surtout dans les portraits de ces femmes brisées que le film gagne en intérêt.

    Malgré tout ce que j'ai écrit peut laisser supposer, Widows décrit très bien ces personnages complexes, et assez réalistes. J'imagine sans peine que le travail de Gillian Flynn y est pour quelque chose.

     

    Pour camper toute cette brochette de personnage, il fallait bien des acteurs à la hauteur, et à ce niveau le film bénéficie d'un casting trois étoiles.

    Viola Davis (révélée au grand public par la série How to Get Away from a Murder de l'inévitable Shonda Rhymes, malgré une grande carrière au théâtre) est impeccable et charismatique comme toujours, la balèze Michelle Rodriguez est assez convaincante en épouse et mère latina, Colin Farrell (qui ressemble à un étrange croisement entre Threat William et... Jeremy Piven) est très bon alors que j'ai vraiment du mal avec lui d'habitude. Néanmoins j'émets quelques réserves à commencer par ma "cousine" musclée Cynthia Erivo qui est plutôt bonne malgré un rôle assez sommaire, même chose pour Brian Tyree Herni (le rappeur "Paperboi" d'Atlanta) qui s'en sort bien même s'il pâtit d'un rôle pas assez étoffé. Quant à Daniel Kaluuya (qui va fini par ressembler à un Simpson si ses yeux continuent de grossir), il reprend plus ou moins son rôle de Black Panther, et même s'il s'en sort bien j'ai quand même du mal à le trouver vraiment convaincant.

    D'ailleurs au passage, ça ne gênera probablement que moi mais je comprendrai jamais ces mecs qui filment des rappeurs sans se renseigner. Je veux dire y a une scène avec des rappeurs du gang qui font un accapella. Les mecs rappent bien hein, mais bon on est plus en 90.

    Parce qu'aujourd'hui le gangsta rap à Chicago (capitale américaine des gangs) c'est plus ça:

     

     

     

    que ça :

     

    J'ai grandi avec le boum bap mais bon la musique a évolué, et la spécialité de Chicago, c'est le drill. C'est comme ça on n'y peut rien.

     

    Bref, fin de la parenthèse.

    Pour le reste de la distrib, je ne parlerai pas de Jon Bernthal (qui fait presque de la figuration, triste),  ni de liam Neeson (en pilote automatique). Quant à Robert Duvall, bah c'est Robert Duvall.

    En ce qui me concerne, la grande "révélation" c'est Elizabeth Debicki. Déjà remarquée (ou pas) pas mal de trucs comme Les Gardiens de la Galaxie, elle parvient à faire oublier sa grande carcasse (1m88 quand même) et incarne parfaitement cette pauvre polonaise battue par son mari, exploitée par sa mère, qui finit par s'affirmer et se prendre en main.  

     

     

     

    Alice Gunner (Elisabeth Debicki), une victime de compète, et sa mère Agnieszka

     

     

     

     

    Bon allez je m'arrête là. Pour résumer ce looong pavé, Widows n'est certainement pas le film de l'année, (même pas du mois je pense), et souffre cruellement de son caractère inabouti. Il n'en demeure pas moins sympathique pour peu qu'on ait bradé un peu ses exigences. Perso j'attends un peu plus de Steve McQueen.

     

     

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    On passera sur les 80 tickets de ciné  indiqués sur l'affiche parce que c'est pas de moi, que j'ai pas d'argent à foutre en l'air et de toute façon c'est la seule que j'ai trouvée. Donc on va aller direct à l'essentiel.

     

     

    Résumé Allociné:

     

    Le temps d’un diner, des couples d’amis décident de jouer à un « jeu » : chacun doit poser son téléphone portable au milieu de la table et chaque SMS, appel téléphonique, mail, message Facebook, etc. devra être partagé avec les autres. Il ne faudra pas attendre bien longtemps pour que ce « jeu » se transforme en cauchemar.

     

     

     

     

     

     

    Bon pour la petite histoire déjà, il s'agit du remake de Perfetti Sconosciuti, un film italien sorti en.... 2016!! Quand je dis que les Français sont à la ramasse. 

     

    Bref, on va donc pas trop s'attarder sachant que je n'ai pas vu l'original,et que j'ai même dû en entendre parler il y 3 semaines grand max. Fred Cavayé, (ex journaliste ciné, de Studio je crois) à qui on doit entre autres Le Convoyeur, a senti que ça méritait une adaptation et s'y est attaché.

     

    Déjà le concept en lui-même est à la fois très con et très révélateur de notre époque où notre portable nous "connait" en général mieux que notre propre conjoint. D'où le côté idiot du pitch dans la mesure où peu de personnes s'amuseraient à laisser leur entourage avoir accès à leurs derniers messages, encore moins si elles ont des choses à cacher.

     

    Ce qui est le cas de la majorité des personnes d'ailleurs.

     

    En ce qui me concerne je m'imaginais en train de participer à ce jeu et je me disais qu'au fond si ça m'arrivait j'aurais pas trop de souci dans la mesure où mon tél sonne assez peu, et que de toute façon ma femme a tellement vampirisé mon espace perso qu'elle finissait par plus squatter mon tél et mon ordi que moi. La goutte d'eau a été quand elle a voulu commencer à envoyer par erreur des messages à partir de MON Facebook (elle se connectait dessus avec mon ordi, d'où la confusion). Depuis elle n'a plus accès à rien parce que je suis gentil mais faut pas trop se foutre de ma gueule non plus.

     

    Tout ça pour dire que contrairement aux persos du film, j'ai pas grand chose à cacher, ou alors je le cache très bien (ha ha!).

     

     

    Une photo de groupe devant la pleine lune

     

     

     

    Enfin bon, pour en revenir au film, on est dans un huis-clos, et le rythme du film dépendant des messages reçus, et des révélations qui en découlent, on peut dire que le résultat est plutôt assez bien rythmé dans le sens où les révélations, même si certaines sont prévisibles, sont globalement assez marrantes (même s'il y a un passage mielleux au possible qui m'a soulé mais d'une force. Je suis peut-être vieux jeu mais y a des trucs que j'arrive pas à capter dans la hiérarchie familiale).

     

     

    Pour autant la mise en scène de Cavayé, si elle est correcte, n'est pas non plus extraordinaire. Je sais pas j'ai eu l'impression de voir du Klapisch façon Un Air de Famille. C'est d'ailleurs pas un reproche vu que j'aime bien Klapisch. C'est un réal inégal mais que je trouve sympathique, et capable de très bonnes choses. On devine donc le parti pris d'économiser les mouvements de caméra et de se concentrer sur les acteurs. Et ça marche. Personnellement je trouve assez crédible cette vieille bande d'amis quadras qui se retrouvent le temps d'un dîner un soir de pleine lune. En revanche, si la photo est plutôt bien faite, pour la musique on repassera.

     

     

     


    Les premiers malaises se font sentir

     

     

     

    Après faut pas mentir, pour que le film fonctionne il faut des comédiens à la hauteur et Fred Cavayé a su s'entourer d'un casting trois étoiles: le toujours très bon Vincent Elbaz, Stéphane De Groodt (excellent), Roshdy Zem (que j'aime bien également), la jolie Bérénice Béjo qui livre une bonne prestation dans le rôle de l'épouse-mère froide et distante, Suzanne Clément, notamment connue pour avoir joué dans plusieurs films de Xavier Dolan (enfin j'en ai vu aucun donc je ne la connaissais pas), est parfaite dans le rôle de la "frustrée" de service (pour ne pas dire autre chose). Le reste Grégory Gadebois (je viens de regarder sa filmo sur Wiki, le mec a un parcours au ciné et surtout sur les planches assez impressionnant) et Doria Tillier (ex miss météo sur Canal) que je ne connaissais pas non plus sont à l'avenant et donc parfaits dans leurs rôles respectifs.

     

     

    Bref, on va pas y passer 2h. Sans être le film de l'année, Le Jeu est un petit film sympathique qui vaut pour son histoire plutôt cool mais surtout pour la performance de ses interprètes. Et puis la fin est plutôt bien foutue. Je verrais bien l'original pour voir les libertés prises par Fred Cavayé.

     

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    Résumé Wikipédia: 

    Originaire de l'Ohio, Neil Armstrong est un pilote d'essai confirmé (notamment sur avion-fusée X-15) lorsqu'il intègre le deuxième groupe d'astronautes de la NASA en 1962, alors âgé de trente-deux ans.
    En 1966, il commande la mission Gemini 8, au cours de laquelle il effectue le premier amarrage dans l'espace, avec un satellite-cible. Suite à un dysfonctionnement, il assure alors un retour sur Terre en catastrophe. 
    Trois ans plus tard, il commande la mission Apollo 11, qui alunit le 20 juillet 1969, et devient le tout premier homme à poser le pied sur la Lune.

    Le film raconte le parcours de ce pilote hors pair entre 1960 et 1969 : ses entraînements, ses missions mais aussi sa vie familiale.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je vais faire bref car je l'ai vu la semaine dernière déjà et ça changera des pavés que je tape à longueur de temps. J'en attendais pas grand chose. Pas que je doute du talent de Damien Chazelle dont j'ai adoré le premier film. Mais bon d'une part Lala Land m'avait déçu à tous les niveaux (le fond et la forme), d'autre part je me méfie un peu des "gros films du moment". Et puis en plus c'est pas pour faire genre mais les films "réalistes" voire historiques sur l'espace ne me passionnent pas particulièrement. J'ai d'ailleurs jamais vu Apollo 13.

     

     

    Neil Armstrong (Ryan Gosling), un des pilotes choisis par la NASA

     

     

     

    Et bien en fait j'ai bien kiffé le film et en plus j'avais tort. Je craignais que Chazelle ne place du Miles Davis ou du Sonny Rollins dans chaque plan et qu'il fasse danser Neil Armstrong dans l'espace. Mais en fait non. Le film est à la fois sobre dans son traitement et très impressionnant (aidé par une photo vintage assez "kodachrome"), le film se focalisant principalement sur Neil Armstrong et son rapport à sa mission et à son environnement. Et au final on en vient à se demander comment le mec a pu continuer les essais alors qu'il voit de nombreux potes ou collègues casser leur pipe, mais aussi comment sa femme a pu faire avec. Putain la mienne pèterait un câble si je m'achetais un scooter alors bon.
    La mise en scène tout entière se met au service du personnage principal, la caméra collant souvent au plus près de Ryan Gosling, ce qui s'avère payant vu l'intensité des séquences aéronautiques.

     

    Je ne parlerai pas du degré de fidélité à la réalité mais bon non seulement on est en 2018 donc de nombreuses choses sont vérifiables, mais en plus le rendu en tant que tel fait qu'on y croit quelles que soient les libertés prises avec la réalité.

     

     

     Une dernière réunion de famille avant le grand départ

     

     

    Au niveau de l'interprétation, Ryan Gosling est très bon, campant un Neil Armstrong complexe, torturé, taciturne et parfois à la limite de l'inadapté social (le mec réagit comme Sheldon par moments).  A ses côtés on a la bonne surprise de retrouver Claire Foy qui, avec ou sans couronne, est toujours aussi bonne actrice (c'est Elisabeth II dans The Crown). Elle incarne parfaitement cette épouse à la fois résignée et dotée d'un tempérament d'acier acceptant son sort de veuve potentielle. Les seconds rôles sont à l'avenant: Kyle Chandler (Demain à la Une, Friday Night Light, Bloodline...), Corey Stoll (House of Cards), Jason Clarke (La Planète des Singes, Zero Dark Thirty...), Shea Whigham (Boardwalk Empire et les films de Jeff Nichols), Pablo Schreiber (The Wire, et accessoirement le demi frère de Liev)... que du beau monde quoi. On a même droit à la brève apparition de Leon Bridge dans le rôle de Gil-Scott Heron le temps d'une petite séquence.

     

     

    Janet Shearon (Claire Foy) et Patricia White (Lucy Stafford), femmes d'astronautes

     

     

     

    Bref pas besoin d'en dire plus. Je n'attendais pas grand chose de First Man et j'ai été agréablement surpris. Non seulement Damien Chazelle a évité les écueils habituels à ce genre de film (idéologie tout ça),  mais il a surtout réalisé un très beau film assez humain sur la conquête spatiale. Et fallait le faire.

     

    Beau film. Vais me refaire les Ailes de Honneamise tiens.

     

     

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    Résumé:

     

    Les deux frères Charlie et Eli Sisters sont deux fines gâchettes de l'ouest servant d'hommes de main pour le compte du Comodore. Ce dernier leur confie la mission de retrouver, avec l'aide de l'enquêteur John Morris, la trace de l'énigmatique Hermann Kermit Warm, un petit homme charismatique qui semble avoir dérobé une chose importante au Comodore. Au cours de leur périple pour retrouver Warm, les deux frères vont être confrontés à différentes épreuves qui les obligeront à remettre aussi bien en question leur existence que leur fraternité.

     

     

     

     

     

     

    Suis-je le gardien de mon frère?

     

    Comme dirait un célèbre rappeur has been, ou plutôt comme écrit dans la bible pour revenir aux fondamentaux. Parce que c'est ce dont il s'agit principalement dans ce film, qui suit une fratrie composée de deux personnalités diamétralement opposées. Aux côtés de l'imprévisible Eli et sa tendance à la violence et à l'autodestruction, Charlie l'ainé se pose comme un homme calme, qui tempère le duo avec sa gentillesse, voire une certaine innocence.  Une faiblesse qui crée chez lui un complexe de voir dans son petit frère le leader qu'il aurait normalement dû être.

     

     

    Charlie Sisters (John C Reilly), un grand petit frère malgré lui

     

     

     

    Violent le film, l'est relativement, tout comme l'histoire est plus ou moins prévisible. Je dis bien plus ou moins. Mais il n'empêche qu'elle est très bien amenée, grâce à l'épaisseur et la complexité des personnages, presque tous perdus dans leurs croyances et leurs contradictions. 

    On pouvait craindre un manque d'efficacité de la part d'Audiard dans les scènes d'action mais il n'en est rien. D'ailleurs la première scène d'action commence dans le noir, ce qui est somme toute assez original et efficace.

    Néanmoins ce qui a fait la réputation d'Audiard, c'est son écriture et sa direction d'acteur toujours impeccable. Ici s'il a "seulement" coécrit le scénario, adapté d'un bouquin qui plus est, celui-ci reste très bien écrit. Je ne comparerai pas avec un bouquin que je n'ai pas lu mais il n'en demeure pas moins que la qualité d'écriture des personnages notamment est à l'image de celle de ses précédent films.  

     

    Le terrible Eli Sisters (Joaquin Phoenix), aussi cruel qu'imprévisible

     

     

    Côté mise en scène, si elle est sobre elle n'en reste pas moins très efficace, et totalement en phase avec un western qui s'inscrit davantage dans la mouvance du western "réaliste" comme Hostiles ou la série Deadwood que dans le western mythologique. En y repensant, et je ne sais pas à quel point c'est marquant dans le bouquin mais il y a dans le personnage de Eli un certain écho à celui de Terence Hill de Mon Nom est personne dans sa folie et surtout sa quête à vouloir à tout prix marquer son nom parmi les légendes de l'ouest. Enfin en même temps c'est pas comme s'ils n'étaient pas un millier à y avoir pensé.

     

    John Morris (Jake Gyllenhaal), un limier trop sensible pour être un vrai tueur

     

     

    Au niveau de l'interprétation, si Audiard est comme j'ai déjà dit un très bon directeur d'acteurs, ici le casting trois étoiles lui a grandement facilité la tâche : John C Reilly et Joaquin Phoenix en tête certes, mais également le toujours excellent Jake Gyllenhaal ainsi que le "rappeur" Riz Ahmed qu'on connait ici davantage pour son rôle face à Turturro dans The Night Of que pour ses chansons et qui s'en sort plutôt bien. Pour couronner le tout on a droit à la présence de Rutger Hauer à la limite du caméo (ou du foutage de gueule c'est selon). Mais bon c'est Rutger Hauer alors il pourrait apparaître qu'une demi seconde qu'il aurait autant de charisme.

     

     

     

     

    Hermann Kermit Warm (Riz Ahmed), un petit bonhomme au centre de toutes les convoitises

     

     

    Enfin bref. Avec son premier film "américain", parce qu'il faut le dire vite quand on parle d'un film coproduit par les frères Dardenne (oui oui, les habitués de la palme d'or avec leurs trucs de dépressifs naturalistes) et tourné à Almeria, Audiard propose un beau film plus personnel que prévu (le métrage est dédié à son frère décédé il y a des années) qui sans être le meilleur de sa filmo d'après moi, reste une petite réussite dans le domaine. Et puis y a toujours Desplat à la musique.

     

    A voir

     

      

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