• Utopia

     

    Attention ovni!!

    L'histoire, le traitement, la gueule des acteurs tout dans cette série est soit étrange, soit complètement barré.

     

    Synopsis:

     

    Becky, Ian, Grant, Wilson et Bejan sont membres d'un forum de discussion regroupant des personnes en possession d'une bande dessinée intitulée Utopia, partie 1 ; Quand Bejan annonce qu'il possède la partie 2 d’Utopia « jamais publiée », leurs vies basculent. Ils sont alors pourchassés par une organisation secrète : Le Réseau (le Network en version originale) qui semble prête à tout pour remettre la main sur cette seconde partie, qui renfermerait non pas de la science fiction écrite par un fou, mais des secrets bien véritables ; ils devront alors fuir pour survivre.

     

     

     

    Cette série c'est vraiment un truc "autre", une espèce d'expérience décalée et  de cauchemar visuel. Ca ne ressemble tellement pas aux autres séries que c'en est déstabilisant.

    En effet, rien que la première séquence de la série, qui nous montre deux tueurs à gages excentriques, dont un qui est un curieux mélange de Mika et de The Mask pour la dégaine, charcuter des geeks dans un magasin  de comic annonce direct la couleur genre: "Putain mais qu'est-ce que c'est que ce truc????"

     

     

    Non mais cette dégaine sérieux!

     

     Utopia commence donc  par un massacre dans un magasin de bandes dessinées. Des tueurs cherchent une BD mythique. Un groupe de forumeurs qui s'intéresse à cette BD  à cause de sa rareté et du mystère qui l'entoure, un conseiller au ministère de la santé victime d'un chantage, tout ce beau monde va être plongé malgré lui dans une spirale kafkaïenne où les mots justice et liberté deviennent des abstractions. La réponse à toutes leurs questions et la solution à leur problèmes se trouverait donc l'intérieur de la fameuse bande dessinée, et derrière l'identité du mystérieux Mister Rabbit.

     

    Ian (Nathan Stewart-Jarrett), malheureux informaticien pourchassé par le Network

     

     

    Malgré un pitch qui pourrait sembler assez léger (on suit une équipe de geeks quand même), la série prend le parti de toujours prendre le spectateur à contre pied. Ainsi on a droit à des moments assez légers comme celui où les geeks se rendent compte qu'un des forumeurs du groupe a en fait 10ans (alors qu'ils ont 25ans de moyenne d'âge) et des moments ultra violents comme cette scène de torture d'un sadisme impressionnant.

     

    Michael Dugdale (Paul Higgins), un fonctionnaire pris dans un chantage sexuel

     

     

    Il y a quelque chose d'assez unique dans cette série en ce qu'elle est mystérieuse et alterne avec certaine réussite les passages assez WTF avec d'autres ultra dérangeants. Tout contribue à créer un sentiment de malaise, que ce soit les décors assez épurés, la composition des cadres, la photographie avec des couleurs ultra saturées. Tout contribue à un sentiment étrange et irréel désamorcé par une musique sortie d'on sait pas trop où (des trucs minimalistes un peu intrigants).

     

     Wilson, un pauvre geek sur le point de tout perdre

     

     

    En fait cette série est tellement bizarroïde (faut quand même voir la gueule de l'énigmatique Jessica Hyde que les tueurs recherchent au départ) que le public anglais a eu du mal à s'y retrouver, notamment au niveau de la violence et de l'atmosphère dérangeante du programme. Et c'est bien dommage car Utopia offre une expérience très singulière pour le spectateur.

     

    Becky, la plus pragmatique du groupe

     

    On ne va pas revenir sur l'écriture et l'interprétation qui sont excellentes comme très souvent chez les Rosbifs. Les personnages même les plus décalés sont très bien fouillés. Ca fait d'ailleurs plaisir de retrouver ce bon vieux Nathan Stewart-Jarrett (rescapé de Misfits), et Rose Leslie (mais si! La meuf de Jon Snow dans Game of Thrones, celle qui ressemble à la rouquine de Scènes de Ménage). Mais franchement pour moi la mention revient au petit qui joue comme aucun morveux en France. Il est tout simplement excellent.

     

    Grant (Oliver Woollford), un enfant qui va devoir grandir très très vite

     

     

     Bref, cette série est un petit bijou, et bien qu'elle n'ait pas rencontré le succès commercial qu'elle mérite (elle a été arrêtée après la saison 2 faute d'audience), elle a été suffisamment été considérée pour que David Fincher et HBO aient un temps été intéressés par une version US. Pas grave la version originale se suffit à elle-même.

     

    A découvrir pour ceux qui ne savent pas encore où est Jessica Hyde, ni qui est Mister Rabbit.

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Blogmarks Pin It

    Tags Tags : , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :