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     Résumé:

     

    Jacob Harlon est un hommes d'affaires à succès et un père de famille épanoui jusqu’au jour où il tue son meilleur ami dans un accident de la route après une soirée trop arrosée. Envoyé dans une prison de haute sécurité, il doit se soumettre aux rites de passage et devient Money, un gangster violent et sans pitié. A sa sortie, surveillé par la police, ses anciens codétenus l'obligent à commettre un dernier crime. 

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ce qui marrant c'est que le pitch me fait assez penser à un vieux téléfilm avec Tom Selleck (oui oui, Magnum) où il incarnait également un pauvre Américain moyen plongé dans "l'enfer carcéral" lol. Il était d'ailleurs pas mal ce téléfilm (après vérif il s'agit en fait d'un film, An Innoncent Man, réalisé par Peter Yates). Enfin bref.

    Ce qui était cool avec Oz, c'était que la série évoquait à travers plusieurs archétypes le parcours type d'un prisonnier en prison (dramaturgie mise à part). Parmi ces différents profils types que proposait la série(le mafieu, le serial killer, le pédophile, le mineur jugé comme un adulte, le "gangbanger" noir ou hispanique etc.), Beecher, un ex avocat déchu pour avoir renversé une fille, représentait un peu l'archétype du mec lambda, le WASP de base et ce qui l'attendait une fois dans le "ventre de la bête".

     

     

     

     Jacob "Money" (Nikolaj Coster-Waldau), un homme d'affaire devenu criminel endurci

     

     

     

    Là, le réal part du même postulat de base (un obscur cadre de la finance est responsable d'un accident de la route) mais prend légèrement le contrepied de Oz, un peu comme si le héros avait vu la série et avait décidé de jouer avec les règles de la prison pour sauver sa peau (et accessoirement ses fesses). Pourquoi pas, après tout. Le pitch n'est pas plus con ni moins crédible qu'un autre.

     

     

     

    Jacob, un "primaire" qui découvre la fameuse "horreur carcérale", et Shotgun, un habitué des lieux 

     

     

    Même si Jacob grimpe un peu trop vite les échelons à mon goût(en même temps on ne sent pas trop les 10ans de prison, enfin le film aurait duré une demi-heure de plus si c'était le cas), il y a une description assez intéressante des prisons, de  Chino où les mecs sont véritablement entassés dans des dortoirs improvisés à cause de la surpopulation carcérale (bon courage), mais aussi des "supermax", ces prisons de sécurité maximale où les détenus ne sont censés avoir aucun contact avec qui que ce soit (comme les tristement célèbres prisons de Florence ADX et de Pelican Bay, où l'intrigue se situe probablement, cette dernière ayant connu une émeute comparable à celle du film). De la même manière, le réal dresse un portrait assez pertinent et nuancé de la Fraternité Aryenne (trop souvent caricaturée dans les films), un gang que, probablement plus que n'importe quel autre, les membres rejoignent souvent moins par idéologie que par dépit. D'ailleurs après vérif le gang décrit dans le film n'est pas la Fraternité mais le PEN1 (Public Enemy N°1), un obscur gang californien qui existe réellement et qui est proche des milieux punk et skinhead. Il n'en demeure pas moins affilié à la Fraternité Aryenne, qu'on voit quand même dans la deuxième partie du film. 

     

     

     


    Le PEN1 avec au centre "Shotgun" (Jon Bernthal) et le leader "Bottles" (Jeffrey Donovan), un gang de prison très à droite donc

     

     

     

    Au niveau de la mise en scène, Ric Roman Waugh a utilisé un budget qu'on imagine assez modeste de manière intelligente, et même si on sent un peu l'influence de Mann, il a surtout été assez malin pour coller au plus près des personnages, ce qui rend le tout assez nerveux et efficace.

     

     

     

    Résultat de recherche d'images pour "shot caller"Kutcher (Omari Chadwick), un agent de probation un peu trop zélé

     



    Evidemment, avec un sujet et un traitement pareil, il fallait un acteur à la hauteur et il est évident que Nikolaj Coster-Waldau porte clairement le film. Il parvient à rendre crédible à la fois le personnage passé et actuel (il semble avoir poussé un peu de fonte pour le film). Côté casting outre un Nikolaj Coster-Waldau qui vampirise le film, on a droit à une distribution aux petits oignons avec Omari Hardwick et Benjamin Bratt dont le choix n'est probablement pas anodin vu que le premier est connu pour interpréter Ghost, le héros de Power, et que Benjamin Bratt a incarné Paco, le chef des Vatos Loco dans Blood In Blood Out (Les Princes de la ville). Pour le reste, Jon Bernthal est impeccable comme à son habitude, Jeffrey Donovan est plutôt convaincant dans son rôle de leader du PEN1 (il a dû prendre quelques kilos pour le rôle tant il est méconnaissable), et Holt McCallany (qui joue Bill tench dans Mindhunter, je ne l'avais même pas reconnu non plus) est suffisamment charismatique et effrayant pour interpréter un chef de gang à la perfection. Pour la caution féminine du film, Lake Bell (que j'avais vue dans la série How To Make It In America, un sympathique succédané d'Entourage qui n'a pas rencontré son public) est également impeccable en épouse restée bloquée dans le monde réel. 

     

     

     

    Kate Harlon (Lake Bell), une femme qui ne reconnait plus son mari

     

     

    Pour résumer, sans être un classique du genre, Shot Caller est un bon petit film qui aurait même mérité une sortie ciné vu toutes les merdes qu'on peut se farcir en salle. Dommage.

     

    Next!

     

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  • "Un chef d'œuvre révolutionnaire" lol. Ils ont plus peur de rien les mecs de la com

     

     

     

     

     

     

     

    Résumé Allocine:

     

     Après des mois sans que l'enquête sur la mort de sa fille ait avancé, Mildred Hayes prend les choses en main, affichant un message controversé visant le très respecté chef de la police sur trois grands panneaux à l'entrée de leur ville.  

     

     

     

     

     

     

    Bon on va faire bref, tout a sans doute été dit et de mon côté j'ai franchement pas grand chose à dire dessus. On va déjà commencer par oublier l'horrible titre français qu'on nous a refourgué (Les Panneaux de la Vengeance, non mais sérieux) pour aller droit au but.

     

     

     

    Les fameux panneaux qui donnent son nom au film

     

     

     

     

    Certains ont adoré, d'autres ont détesté. Personnellement je suis assez mitigé. Je viens d'ailleurs de voir que Martin McDonagh était également l'auteur d'un Sept Psycopathes de sinistre mémoire donc ça partait pas sous les meilleures auspices. Bien que le point de départ de l'histoire soit le viol et le meurtre d'une jeune fille blanche dans le sud des Etats Unis, le film évite soigneusement l'aspect policier de l'histoire pour se focaliser sur la chronique sociale d'une petite ville du Missouri. Il y a de très bonnes idées dans 3 Billboards, à commencer par la caractérisation des personnages et en particulier de l'héroïne. En effet celle-ci en plus d'être une femme forte est dotée d'un tempérament peu commode. C'est plus ou moins une zoulette en fait. Le genre d'emmerdeuse qui te ferait presque changer de trottoir en regardant derrière toi car elle serait capable de te mettre un coup de pare-choc en route. Elle me rappelle un peu ma belle-soeur en fait (une furie d1m65 pour 55kg, je ne m'étendrai pas sur ses faits d'arme même s'ils vaudraient d'être racontés. En plus elle est gentille au fond). 

     

     

    Mildred Haynes (Frances McDormand), une maman "déter"

     


    Si le film fait évidemment grandement écho au climat du pays depuis l'élection de Trump, le réal joue avec les clichés raciaux et le politiquement correct avec les phrases de l'héroïne comme "vous préférez tabasser des Noirs innocents que d'essayer de trouver le tueur de ma fille (lol)" à l'attention des flics de la ville, ou encore l'emmerdeur de service qui passe son temps à asticoter le flic redneck de service (lui aussi). Le film n'hésite pas non plus à se moquer des journalistes à sensation qui pullulent dans les presses locales. 

     

     

     

     

    Mildred et Dixon (Sam Rockwell),un flic plus con que la connerie elle-même

     

     

    Seulement voilà, je ne sais pas, j'ai trouvé que le film sonnait un peu faux, l'humour un peu forcé, le tragique aussi d'ailleurs. De la même manière, j'ai eu la fâcheuse impression que le réal n'assumait pas totalement son propos et se chiait dessus en cours de route. Les persos antipathiques qui finissent par chercher une rédemption, les nains amoureux, la bonne copine renoi, le redneck qui a un bon fond, la victime qui offre un verre de jus à son tortionnaire. Il faut apprendre à aimer. Zzzz... J'ai trouvé ça un peu chiant finalement. Ca m'a rappelé un peu le Collision avec son message un peu niais du style il y a du bon et du moins bon en chacun de nous, à nous de le creuser. OK d'accord j'étais pas au courant merci.

     

     

     

    Le shérif Willoughby (Woody Harrelson), un bon flic impuissant face à une enquête qui le dépasse

     

     


    Je suis peut-être un peu dur avec le film mais bon c'est le ressenti que j'en ai eu. Et a priori la vie est assez courte comme ça pour que je me force à le revoir pour en penser autre chose. Il n'en demeure pas moins que malgré mon commentaire j'ai trouvé le film relativement plaisant, surtout grâce à sa distribution, Frances McDormand en tête (qui a bien changé depuis Fargo). Woody Harrelson quant à lui, et même si je kiffe cet acteur au moins depuis White Men Can't Jump (un des films de mon enfance/adolescence), s'est pas foulé et reste dans sa zone de confort en interprétant le sympathique et placide shérif de la ville de Hebing. Mais bon, voilà ça mérite pas toute la branlette qu'on fait autour. Le reste de la distrib (trois étoiles au demeurant) nous gratifie de la présence de Peter Dinklage aussi bon qu'à l'accoutumée, et aussi de John Hawkes (que j'ai personnellement reconnu à partir de Martha Marcy May Madeleine mais qu'on a pu voir dans un millier de trucs comme Identity, Lincoln et surtout Deadwood) également toujours très bon. Ce qui est déjà moins le cas de l'inégal Sam Rockwell qui cabotine pas mal je trouve. Après on ne peut pas ramener Walton Goggins chaque fois qu'on a un rôle de connard redneck à pourvoir hein. Ah oui on a aussi droit à une prestation de Clarke Peters alias Lester Freamon dans The Wire, même s'il se la joue un peu bon Noir façon Morgan Freeman. Mouais bof, je le préférais en chef indien dans Treme, il avait plus de charisme.

     

    Pour résumer, en ce qui me concerne 3 Billboards reste un film sympa (et un peu prétentieux) mais pas une révolution non plus. J'espère que l'année 2018 aura mieux à proposer.

     

    Allez next!!

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  • Oui, oui on est en 2018, bonne année tout ça. Je sais que je poste plus grand chose, en ce moment du moins, mais je vais tenter d'y remédier, en commençant par sortir des articles commencés il y a un bail. La preuve avec cet article commencé en... juillet 2016 (!!!) 

     

    Tiens d'ailleurs vu qu'on est en 2018 et que les livres d'histoires c'est has been, voilà un petit florilège de série à mater pour réussir ses exams d'histoire (niveau licence):

     

     

    L'Antiquité

     

     

    Rome

     

     

    César était général, consul ou empereur? C'est lui ou Marc Antoine qui s'est tapé Cléopâtre? Cicéron il a quoi a voir avec eux? Toutes les réponses dans cette géniale série (créée et produite par John Milus and Bruno Heller, l'homme derrière The Mentalist, cherchez l'erreur). Rome c'est avant tout l'histoire de Lucuis Borellus et Titus Poullo, deux soldats qui deviennent malgré eux témoins des moments clés de l'ère César en se trouvant toujours au bon (mauvais) endroit ou bon (mauvais) moment: à Rome, en Gaulle, en Egypte...
    Rempli de personnages charismatiques (Lucius et Titus Poulo mais aussi César, Marc Antoine même s'il devient un boloss à la fin) et de pétasses machiavéliques (Atia, Servilia etc.), Rome c'est classique jusque dans la démesure. En 2 saisons la série la plus chère de son époque (probablement doublée par Game of Thrones depuis réussit en 2 saisons à résumer une des périodes les plus importantes de l'empire romain. 10/10.

    En complément des albums d'Astérix (et de Alix pour les plus courageux), cette série permet d'avoir un niveau Licence sans ouvrir un bouquin ha ha.

     

    A noter: un peu comme Nathalie Dormer, ici c'est Indira Varma qui se coltine un rôle d'épouse bien foireuse, à mi chemin entre son rôle dans Luther et celui dans Game of Thrones donc.

     

     Authenticité: 16/20

    Qualité: 17/20

     

     

    Spartacus

     

     

     

     

    Bon à côté de Rome c'est plutôt lège. Avec ses ralentis et ses scènes d'action à la 300, Spartacus rappelle davantage le cinéma popcorn de Zack Snyder qu'une reconstitution fidèle de faits historiques avérés. Pourtant c'est le cas, et une bonne partie des personnages principaux à réellement existé. En plus les actrices sont fraîches, même Lucy "Xena" Lawless, du cul (un peu trop), du sang des intrigues. Que demande le peuple? A conseiller aux fans de films de gladiateurs et de monsieurs tout nus, mais pas que (lol).

     Personnellement je préférais la gueule du premier acteur mais bon il est mort alors il a bien fallu le remplacer.

     

     Authenticité :14/20

    Qualité: 13/20

     

    Le Moyen-âge 

     

    Vikings

     

     

     

    Créé par Michael Hirst, déjà derrière les Tudors. Bon bah le titre parle de lui-même.Et pour ceux qui ne savent pas que la culture viking ne se limite pas aux pillages et aux aigles de sang (je renvoie les gens à Google Image lol), bah c'est  un bon début. D'autant que Ragnar le héros a apparemment réellement existé..

     

     Authenticité: ?

    Qualité: 15/20

     

     

     

    Marco Polo

     

     

     

     Marco Polo est un bellâtre au torse épilé qui fait du kung fu. Dit comme ça on est plus proche du Rebelle avec Lorenzo Lamas que de la fresque historique. Pourtant, malgré ce qu'on pourrait croire les producteurs se sont quand même attachés à coller à une certaine réalité historique même si certains écarts ont été faits, logique pour une série télé (U.S qui plus est). Bon en vrai, on s'en tape un peu de Marco qui fait de la figu (dans la première saison du moins). Le personnage historique au centre de l'histoire est bien Kubilaï Khan, le petit-fils de Gengis Khan et aussi grand empereur que son illustre aïeul. Et au moins Benedict Wong a un charisme à la hauteur de l'illustre personnage qu'il interprète. C'est toujours ça de pris.

     

    Authenticité: 13/20

    Qualité: 13/20

     

     

    La Renaissance

     

    Suite au succès des Tudors la Renaissance a le vent en poupe à la télé:  Borgia, les Borgias, Wolf Hall et dernièrement les Medicis (avec Rob Snow) entre autres.  

     

     

    Les Tudors

     

     

    Pour ceux qui (comme moi avant) ne connaissaient pas l'histoire assez épique d'Henri VIII, la série retrace le parcours de ce roi hors normes. Bon en vrai il passe pour un putain de boloss au début, mais après il se transforme au fur et à mesure en incarnation de Barbe bleue, entre deux arbitrages de la rivalité entretenue par Charles Quint et François Premier. Bref typiquement l'idée qu'on peut se faire d'un roi du moyen âge. En plus côté distribution au delà de Jonathan Rhys-Myer on peut apprécier la perf d'un Henry Cavill pré Superman 'avec 15kg, voire 20kg de muscle en moins donc) et le beau minois (et les jolies gambettes) de Nathalie Dormer qui interprète la reine Ann Boleyn dans un rôle qui préfigure celui qu'elle aura dans Game of Thrones.

     

    Authenticité: 16/20

    Qualité:15/20

     

     

    Borgia / The Borgias

     

    Bon j'ai vu que Borgia personnellement. Et j'ai eu assez de mal à rentrer dans le délire. Tom Fontana, illustre créateur de Oz s'est encore cru en prison, ce qui implique pléthore de personnages tous plus ignobles et immoraux les uns que les autres et quantités de séquences glauques (dont un cassage de rectum digne de... Oz justement). Heureusement que ça s'améliore avec la deuxième saison où les personnages principaux deviennent un peu plus attachants. Néanmoins la série souffre d'un gros problème de rythme, d'écriture (les enjeux dramatiques sont relativement flous et la multitude de personnages ainsi que leur interaction rend la lecture de l'histoire compliquée par moments).  De plus elle se termine par une fin bâclée pour couronner le tout. 

     

    Authenticité: 13/20

    Qualité: 12/20

     

     

    Reign

     

     

     

    On va faire vite oublier cette curieuse fresque historique à la sauce Twilight / Beverly Hills / Disney / Gossip Girl (et encore, c'est marrant Gossip Girl), avec des bouffonnes qui ressemblent plus à des lycéennes qu'à des filles de la cour et des meufs aussi chieuses qu'au 20ème siècle après Simone Veil. L'héroine ressemble à Mister Magoo vu comme elle esquive toutes les tentatives d'assassinat normal. On voit bien que la série a été créée par des femmes pour des (très jeunes) femmes. A noter la présence dans la distribution de Torrance Coombs dans le rôle d'un amoureux transi et preux chevalier, ironique quand on se rappelle qu'il jouait un fils de pute de compétition dans les Tudors.

     

    A conseiller pour les adolescentes en seconde maximum, sinon à fuir comme la peste.

     

    Authenticité: 8/20

    Qualité:  - pour les mineures de 15ans : 16/20
                  - pour les autres: 8/20

     

     

    Les 19ème et 20ème siècles 

     

     

    Deadwood

     

     

     

    Des Cowboys oui mais pas n'importe lesquels. Une description assez réaliste du Far West comme on le connait, ou pas. Entre les personnalités telles que Calamity Jane et Wyatt Eearp et un décor crasseux réaliste, la série vaut le détour. Après faut pas mentir on s'en branle un peu de cette période parce que sur le plan international c'est pas Davy Crockett qui a changé la face du monde. Mais bon la série est une pure réussite et les événements relatés sont inspirés de faits réels (tout que la ville qui existe réellement).

    A compléter avec l'intégrale de LuckyLuke (jusqu'à Laurent Gerra du moins) pour un complément informatif.  

     

    Authenticité: 17/20

    Qualité: 17/20

     

     

    Boardwalk Empire

     

     

    Parce qu'au delà de la série sur la mafia, il faut rappeler qu'il s'agit d'un contexte historique particulier (la Prohibition) et qu'une bonne partie des protagonistes (de Nucky Thompson, le héros, aux second couteaux en passant par les légendes de crime organisé telles que Arnold Rothstein, Lucky Luciano, Al Capone ou encore Meyer Lansky) ont réellement existé. Et puis il y a un grand souci du détail propre aux séries américaines récentes. En plus y a Steve Buscemi (énormissime) dans le rôle titre bordel.

     Authenticité: 17/20

    Qualité: 17/20

     

     

    Mad Men

     

     

     

    Même si aucun protagoniste n'a existé à ma connaissance (en même temps j'ai pas fini la série), le souci du détail de la reconstitution, font qu'elle mérite sa place ici. Regarder cette série c'est remonter le temps jusqu'au New York huppé des 60's, et s'imprégner des mœurs et des faits marquants de l'époque. En plus cette série nous fait découvrir un des personnages les plus classes de l'histoire de la télé: Don Draper.

    Authenticité: 17/20

    Qualité: 17/20

     

     

    The Crown 

     

     

     

     

    Bon niveau exactitude et malgré que certains passages soient évidemment romancés, on peut difficilement faire plus fidèle je pense, compte tenu de la proximité entre les événements narrés et notre époque actuelle. Pour la qualité de la série bah, elle est à la hauteur de sa réputation donc bon voilà. Et puis c'est anglais quoi, donc tout est dit.

    Authenticité: 17/20

    Qualité 16/20

     

     Si après tout ça vous foirez le CAPES  c'est que vous avez un problème.

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    Ca fait un moment que j'ai rien publié. Les vacances, les voyages, les fêtes, tout ça...

     

     

     

     

     

    Résumé

     

    Inuyashiki est un vieux salary man à qui rien de réussit. Il mène une vie médiocre, sa femme et ses enfants se désintéressent totalement de lui, et il ne trouve sa seule consolation que dans la présence d'un chien abandonné (un "shiba inu" d'ailleurs). Pour combler le tableau, il apprend qu'il est atteint d'un cancer en phase terminale. Alors qu'il se rend seul sur une colline pour mettre fin à ses jours, il croise la route d'extraterrestres qui le transforment littéralement en cyborg. Désormais guéri et doté de faculté surhumaines, il se lance dans une croisade contre les injustices et crimes violents. Ce qu'il ignore, c'est que Shishigami, un lycéen sans histoire, qui se trouvait également sur la colline a également subi le même accident. Et si ce dernier possède les mêmes facultés, il ne compte pas les utiliser dans le même but.

     

     

     

     

    Ouais le trailer montre que dalle en fait.

     

     

     

    Ca fait longtemps que j'ai pas parlé d'anime tiens. Il faut dire que j'en regarde de moins en moins. Je ne trouve plus vraiment d'anime assez intéressant/fort. Le dernier en date était le magnifique Erased et j'en ai même pas parlé. J'aurais vraiment dû, je devrais le faire tiens. Ouais je devrais (c'est ça).

     

    Enfin bref, Inuyashiki c'est d'abord un manga, et pas n'importe lequel. Il s'agit du nouveau manga de Oku Hiroya, l'auteur du manga désormais culte Gantz. Pour ceux qui ne connaissent pas Gantz (pourtant adapté en anime, en film sorti au ciné et en film d'animation, bref faut le vouloir), c'est l'histoire d'un jeune lycéen égoïste (au début du moins) qui victime d'nu accident de train se retrouve projeté dans un monde où avec d'autres "partenaires" il doit remplir des missions extrêmement dangereuses afin de gagner des points et récupérer sa vie. On ne dirait pas comme ça mais le succès de Gantz est au delà de ses caractéristiques graphiques est dû à son ultra violence (c'est parfois très gore, très sexuel, et aussi très glauque), son univers si particuliers et son ton très cynique.

     

     

     

    Inuyashiki, un Japonais tristement ordinaire

     

     

     

    Bref dans Inuyashiki on retrouve pas mal de similitudes. C'est gore, très spécial et parfois bien malsain. A ceci près que Oku Hiroya a mûri. On retrouve des thèmes assez similaires comme la mort, le harcèlement scolaire, des personnages marginaux, les arsenaux militaire ultrasophistiqués (dont la fameuse boule noire énigmatique), mais il n'y a plus vraiment de cynisme comme on pouvait en voir dans Gantz.

    A travers son héros et son antagoniste, Hiroya joue avec les codes du super héros. En effet Inuyashiki n'est pas un playboy ultra cool. Non c'est un vieux (un croulant), moche, introverti et bien que parfaitement intégré à la société, reste un laissé pour compte au sein même de sa propre famille. A l'inverse Shishigami, est un jeune lycéen tout ce qu'il y a de plus banal en apparence, plutôt beau, intelligent, aimé de ses pairs, masquant (volontairement ou non) son insensibilité au monde qui l'entoure et sa tendance à devenir un sociopathe.

     

     

    Shishigami, un lycéen comme tant d'autres

     

     

     

    On se doute que de manière sous jacente, Hiroya y fait une critique la société japonaise en perte d'humanité, où l'absence de morale des jeunes, le sort réservé aux personnes âgées, l'explosion de la cellule familiale et un individualisme exacerbé sont désormais la norme. En ce sens, le choix de faire du héros un vieil homme est intéressant, comme un homme avec une morale et un sens de la justice désuets, voire anachroniques. De la même manière la morale de Shishigami tout comme la facilité avec laquelle il appréhende ses nouvelles facultés sont sommes toute logiques et en phase avec la société dans laquelle il évolue, comme si ces personnages étaient des archétypes de la société nipponne actuelle.

     

     

     

    Enfin bref, bien plus qu'un anime/manga de "cyborgs" à la con, Inuyashiki est une petite réussite dans le genre, une histoire assez émouvante, très dure et glauque (il suffit de voir le passage avec où un yakuza se fait sucer pour se convaincre que ce n'est pas du tout pour les enfants) qui va bien plus loin que le statut d' "Astro Boy like" qu'on pourrait lui prêter, et qui prouve que Hiroya n'est pas l'homme d'un seul titre.

     

    A voir

     

     

     

     

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    Un pote me l'avait prêté il y a déjà quelques temps (un ou deux mois facile). C'est bizarre parce que j'ai bien kiffé les quelques films de Sautet que j'ai vus et celui-ci est quand même un petit classique du ciné français. Enfin en même temps j'ai un Kagemusha qui dort chez moi alors que Kurosawa est un des réals que j'admire le plus. Faut plus s'étonner de rien.

     

     

     

     

     

    J'ai un pote qui en voyant l'image m'a sorti un truc du style "on dirait qu'il mate son cul en se disant: Dat Ass! " ha ha! Il est con sérieux... Putain j'y aurais jamais pensé. Faut croire que mon côté fleur bleue dépasse mon côté pervers. 

     

     

     

    Résumé: Wiki:

     

    À Paris, Sète et le beau cadre de la plage de Noirmoutier, un « ménage à trois », avec César, un parvenu hâbleur mais généreux, David, un artiste effacé assez intellectuel qui se régale de la vulnérabilité de son confident, et une Rosalie bovarienne, partagée entre l'homme avec qui elle vit et son amour de jeunesse faisant irruption dans sa vie, qui prend cette thérapie pour une connivence.

     

     

     

    Je ne sais pas qui a écrit ce curieux résumé (sans doute emporté par un élan lyrique) mais il est assez juste. Quoique j'ai jamais lu Madame de Bovary mais j'imagine l'histoire de l'épouse délaissée aux prises avec un jeune courtisant fougueux et qui est tentée de faire la chaudasse, enfin un truc dans le genre.

    Donc dans le genre en effet Romy Schneider est une sacrée relou. Tout le film, bien que relativement centré sur le malheureux César, s'articule en fait autour des humeurs et tourments de la jolie Rosalie, voyant sans cesse son cœur balancer de gauche à droite entre César, l'homme qu'elle aime et avec qui elle partage sa vie, et David, son grand amour de jeunesse qui ne l'a jamais oubliée. D'ailleurs si ce dernier peut d'abord être perçu comme l'enfoiré de service (c'est quand même son retour qui fout le bordel dans le couple), son amour quasi obsessionnel pour Rosalie et son humanité le rendent par la suite presque aussi attachant que César. 

     

     

     

     

    David, Rosalie et César, les bases d'un triangle amoureux

     

     

     

    Il y a chez Claude Sautet, plus que tout autre chose, un amour des gens et des rapports qu'ils s'évertuent à entretenir même en dépit du bon sens. Et c'est justement parce qu'il s'attache à retranscrire leur humanité à travers les petites choses de la vie, que ses personnages sont aussi touchants. Aussi sa mise en scène tout en retenue apporte ce qu'il faut de nuance et d'émotion à cette comédie dramatique. Le seul bémol que je pourrais émettre réside dans la musique qui sans être mauvaise est moins aboutie que dans Vincent, François, Paul et les Autres. Mais ça n'enlève rien à beauté du film.

     

     

    Côté interprétation, le grand Yves Montand crève l'écran comme à son habitude et vampiriserait presque le film si les autres acteurs n'arrivaient à lui tenir tête question présence. Egal à lui-même, il incarne à la perfection ce malheureux César, un homme qui s'est fait tout seul comme on dit, aussi gentil et généreux que "vulgaire" dans ses manières de nouveau riche. A ses côté, Samy Frey (que j'ai dû voir de mémoire dans un seul film, avec Brigitte Bardot) est impeccable  dans le rôle du bellâtre, d'abord rival puis confident et ami, un amoureux torturé au point de rappeler les héros romantiques du 19ème siècle. C'est étrange de penser que dans les années 60-70 ce mec était une espèce de sex-symbol à la française et aujourd'hui c'est limite s'il a été oublié. Quoi qu'il en soit, il montre en tout cas ici que son talent dépassait de loin son physique de jeune français.

     

     

     


    David (Samy Frey) et César (Yves Montand), à la fois proche et rivaux

     

     

    Mais évidemment c'est Romy Schneider qui irradie le film de sa présence. A la fois belle et mature, elle incarne à la perfection cette femme qui énerve à force d'être incapable de faire un choix mais qui paradoxalement se révèle être la personnification de la femme moderne, à la fois forte, libre et indépendante.

     

     

     


    La jolie Rosalie (Romy Schneider), aussi belle qu'égoïste dans sa quête du bonheur

     

     

     

    On pourrait penser un peu à Jules et Jim avec une histoire pareille, mais en fait non (si ce n'est une voix off, jouée d'ailleurs par Michel Piccoli, futur acteur fétiche de Sautet). César et Rosalie, c'est l'histoire de deux hommes que tout oppose, excepté l'amour qu'ils portent à la même femme et l'impuissance à la combler totalement.

     

    Un très beau film.

     

    Allez je vais essayer de me faire Les Choses de La Vie dans moins longtemps.

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