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    Résumé Allociné:

     

    Couple mixte, Chris et sa petite amie Rose  filent le parfait amour. Le moment est donc venu de rencontrer la belle famille, Missy et Dean lors d’un week-end sur leur domaine dans le nord de l’État. Chris commence par penser que l’atmosphère tendue est liée à leur différence de couleur de peau, mais très vite une série d’incidents de plus en plus inquiétants lui permet de découvrir l’inimaginable.

     

     

     

     

     

    Des fois il y a des films qui ont un buzz pour des raisons qui m'échappent. Le film a littéralement fait un braquage aux Etats Unis, encore plus énorme que celui de Split (que j'ai vu même si je n'en ai pas parlé étrangement, sans doute la flemme).  205M de dollars de recettes pour un film qui en a coûté... 4,5!! Il est fort Jordan Peele. Il est fort. J'ai d'ailleurs vu à la télé qu'il avait déjà signé un contrat pour ses 3 ou 4 prochains films. La magie du cinéma...
    Enfin s'il y en a qui sont forts c'est aussi l'équipe de com qui a vendu le film. En effet on a vendu le film un peu comme un ovni, et même si j'irai pas jusqu'à dire que c'est le cas, il reste assez barré.

     

     

     

     

    (Daniel Kaluuya) et (Allison Williams), un joli couple mixte tout mignon

     

     

     

    Il faut dire aussi que la question raciale reste très très sensible aux Etats-Unis, à une époque où les Noirs n'ont jamais été aussi puissants (faut voir les lobby menacer de boycotter les oscars parce qu'il n'y a pas de Renoi en lice, je trouve ça un peu ouf mais bon). Paradoxalement on est à une époque où les Noirs représentent le plus gros pourcentage de la population carcérale, probablement également de celle vivant au dessous du seuil de pauvreté. Et c'est également la population la plus ciblée par les nombreuses bavures policières ces dernières années. L'arrivée d'un Trump au pouvoir n'est pas faite pour arranger les choses.

     

    Je vais la faire bref parce que j'ai vu le film y a une semaine déjà.  Pour faire simple le film est bien réalisé. On suit sans déplaisir cette folle histoire pourtant vue et revue mais à la sauce revisitée. Le film passe du thriller au film  d'horreur en passant la "science-fiction" sous influence 4ème dimension avec une bonne dose d'humour noir. Ouais ouais tout ça en un film. Il bénéficie d'ailleurs d'une grosse distrib: Daniel Kaluuya qui s'était illustré avec sa mine de droppy dans un épisode de l'anthologie Black Mirror (qui jouait vachement dessus d'ailleurs) tient ici le rôle principal, mais également Allison Williams, connue pour interpréter Marnie dans la série Girls (jamais vu perso), l'acteur et humoriste Lil Rel Howery (The Carmichael Show pour ceux qui connaissent), Stephen Root (un habitué des frères Coen entre autres). On retrouve également Catherine Keener qui jouait entre autres Harper Lee dans le film Capote, et même Keith Stansfield un rappeur, enfin il parait, connu pour jouer dans Atlanta (la série de Childish Gambino), et pour avoir incarné Snoop dans le film sur N.W.A. Perso je l'aurais jamais reconnu, enfin depuis que j'ai vu un Asiat sur Youtube se maquiller et ressembler à Snoop et à Nafissatou Diallo plus rien m'étonne. 

     

     


    Des "beaux parents" trop gentils pour être honnêtes (Bradley Whitford et Catherine Keener) 

     

     

     

    Oui mais voilà, pourquoi?

    Oui pourquoi? Je comprends pas le délire en fait. C'est quoi la morale du truc? A quoi ça rime? En fait le problème, c'est que comme quasi n'importe quel réal noir américain Jordan Peele a fait un film à thème "ethnique". Ici il a voulu poser un questionnement sur le rapport entre blancs et noirs et la vision qu'ont chacun des groupes de l'autre (le héros imagine des Blancs rétrogrades et racistes, les Blancs idéalisent Obama et fantasment sur les prédispositions physiques des Noirs). Donc oui il y a une certaine critique peut-être pertinente d'ailleurs. Seulement voilà. Comme la plupart des réals américains, Jordan Peele n'a pas les couilles d'assumer son propos et l'atténue au maximum via un second degré drôle mais inoffensif.

     

     

     

    D'ailleurs la dernière phrase du film (que je ne citerai pas pour ne pas spoiler) résume assez bien le problème du truc. Au premier degré elle pourrait être limite raciste mais comme c'est du second degré c'est marrant (vraiment d'ailleurs) mais totalement vide. La satire est un exercice difficile et pour moi l'équilibre n'est pas respecté. Il en résulte qu'à mes yeux  Get Out est un film sympathique, marrant, assez barré mais bancale, fondamentalement vain et creux.

    En tout cas il ne mérite pas toute la branlette qu'il y a autour.

    Dommage.

     

     Allez next

     

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  • Je l'ai raté à sa sortie alors que je l'attendais impatiemment à la base. Etrange que je le voies si longtemps après.

     

     

     

     

     


    Pourquoi les Français vont-ils toujours chercher une traduction pourrie ? Le titre original est pourtant bien plus parlant. Starred Up donc est une expression du jargon pénitentiaire pour qualifier le transfert d'un détenu mineur chez les adultes. Je ne connaissais pas l'expression mais je l'ai découverte dans la B.A

     

     

    Résumé:

     

    Eric Love, un jeune détenu de 19 ans ultraviolent incarcéré pour meurtre dès son plus jeune âge est transféré dans une prison pour adultes. Alors qu'il tente par tous les moyens de gagner le respect des autres codétenus, il rencontre un psychologue qui va tenter de l'apprendre à maîtriser son agressivité. Il doit néanmoins faire face à un détenu particulier, son père.

     

     

     

     

     

    J'aimais bien le trailer qui était en ligne avant la sortie du film mais il n'est plus dispo apparemment. 

     

    Encore un film de prison me dira-t-on. Surtout que c'est le troisième d'affilée dont je parle après Bad Boys et Apprentice. Oui mais comme ce dernier Starred Up est différent.

    Tout dabord il faut savoir que Starred Up donc a été écrit par Jonathan Asser, un psychologue qui s'est inspiré de sa propre expérience de psychologue bénévole en milieu carcéral. Autant dire que le réalisme est de base. Ici peu de place pour un univers "fantasmé" rempli de gangs tous plus sanguinaires et vicieux et de l'imagerie habituelle.

    Le film se veut immersif. En suivant au plus près le jeune Eric dès son arrivée en prison, on ressent aussitôt la pression qu'il éprouve comme le laisse pressentir le trailer. Un minot au milieu de détenus aguerris. Néanmoins ce n'est pas n'importe quel minot. C'est un jeune tellement ingérable qu'il est transféré prématurément, et son caractère belliqueux l'amène à se préparer à tout.

     

    Eric Love (Jack O'connell), qui fait ses premiers pas dans la cour des grands

     

     

     

    Ce qu'il y a de beau dans ce film c'est qu'il évite assez intelligemment les lieux communs sur la prison, et la vie à l'intérieur de celle-ci est bien plus complexe qu'il n'y parait, reposant sur des règles non écrites plus complexes que chez les mineurs. Ainsi le jeune Eric se voit-il rapidement remettre à sa place car contrairement aux mineurs, le calme est une vertu, et une vertu qui rapporte de l'argent. Pour autant le jeune chien fou ne se privera pas de foutre un bordel comme pas permis à tel point qu'en matant le film je me suis demandé ce qu'il allait ramasser tellement il se permet de ces conneries (parfoisde vrais trucs de gamins). A ce niveau d'ailleurs le film propose des passages assez marrants comme celui où il s'enduit le corps de vaseline façon Bronson, avant de prendre un gardien "en otage". Faut vraiment voir la scène tellement c'est hilarant.

     

     

     

    Oliver Baumer (Rupert Friend), un psy qui tente de sauver Eric après sa première bourde

     

     

     

    Pourtant sa rencontre avec son père, puis avec le psychologue, vont nous amener à découvrir l'origine de son trop plein de colère. C'est là le gros point fort du film. Entre un père qui ne sait pas comment se comporter avec son fils, un fils qui en veut au monde entier et un psy qui est sans cesse en équilibre entre les différentes forces qui régissent la prison et lui mettent des bâtons dans les roues; les personnages sont tous très complexes et très bien écrits. A peu à l'image de Oz, le film, loin de se cantonner uniquement à la vie des prisonniers, décrit les enjeux politiques d'un système qui a tout à gagner à faire de la répression son seul mot d'ordre. Il y a peu de place pour le salut et la réinsertion dans Starred Up, et l'appareil pénitentiaire en prend pour grade. Certains gardiens étant exemplaires, d'autres de vraies ordures n'hésitant pas à aller très très loin.

     

     

     

     

     

    Côté interprétation je ne dirai jamais assez que les Anglais sont les toujours impeccables, et ce film ne déroge pas à la règle. Rupert Friend déjà (Orgueil et Préjugés, Homeland, tiens je viens de voir qu'il est marié avec Aimee Mullins, une version féminine d'Oscar Pistorius), très bon dans le rôle du psychologue Oliver Baumer, un mec presque trop gentil et trop idéaliste pour un milieu aussi cynique (un personnage qui rappelle un peu Tim McMannus dans Oz). L'Australien Ben Mendelsohn (qui a joué dans un milliard de trucs comme Rogue, Lost Rivers ou The Place Beyond the Pines) est également excellent dans le rôle de Neville Love, un détenu craint et respecté mais aussi un père qui ne sait pas comment se comporter avec son fils. Evidemment c'est quand même Jack O'connell qui crève l'écran. Transfuge de la série Skins (encore un...) il est juste parfait avec son corps d'adulte et son visage à la fois dur et juvénile.

     

     

    Neville Love (Ben Mendelsohn, qui a bien du mal à maîtriser son fils

     

     

     

    Très bien réalisé par David Mackenzie (qui  depuis s'est illustré avec le film Comancheria dont je parle ICI ), Starred Up est un beau film, parfois drôle, dur, touchant, doublé d'un constat et d'une critique sociale sur le détention et la réinsertion. 

     Une belle claque

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    Bizarrement l'affiche (très belle au demeurant) m'a fait penser à celle de The Raid, les deux films n'ayant pourtant absolument rien à voir.

     

     

    Résumé Allocine:

     

    Aiman officie dans une prison de haute sécurité. Rahim, le bourreau en chef, y accompagne les derniers jours des condamnés. Rapidement, il prend le jeune gardien sous son aile et lui apprend les ficelles du métier. Aiman s'avère être un exécutant très appliqué, mais sa conscience et ses véritables motivations le rattrapent peu à peu...

     

     

     

     

     

     

    Il ne me semble pas avoir déjà vu de film singapourien, à tel point que j'avais un doute sur l'origine du film, hésitant entre taïwanais et malaisien. Enfin il suffit de les entendre parler pour comprendre, les personnages parlant une langue qui semble être du malaisien doté de nombreux emprunts à l'anglais.

    Il faut savoir que c'est un projet personnel et que Boo Junfeng, le réalisateur, a mis plus de 5ans à monter son projet. Apprentice aborde le "film de prison" sous un angle orignal, à savoir du point de vue des matons. Parce qu'on parle souvent des détenus mais le personnel pénitentiaire est rarement mis au centre de l'histoire en fait (voire jamais). Il s'est inspiré du roman d'un authentique bourreau singapourien. D'ailleurs en vrai les détenus on les voit très peu au final.

     

     

     

    Une exécution comme les autres à Singapour

     

     

     

    A travers son héros, un personnage trouble au passé et aux motivations troubles,  et éludant le contexte relativement commun des conditions carcérales, Apprentice aborde un angle social et original sur la question de la justice, de la peine de mort, de la répression et les répercussions qui vont bien au delà de la simple sentence d'un condamné.

     

     

     

     

    Aiman Yusof (Firdaus Rahman), jeune gardien dans une prison de sécurité maximale

     

     

     

    Si le mystère qui entoure le passé d'Aiman est rapidement éventé, ses motivations demeurent relativement troubles jusqu'à la fin. Pourquoi veut-il devenir bourreau? Est-ce qu'il le sait lui-même? A travers son apprentissage, il comprend la complexité d'un métier simple en apparence mais qui se révèle bien plus complexe qu'il n'y parait. 

     

     

     

     

    Suhaila (Mastura Ahmad), la grande sœur d'Aiman qui ne reconnait plus son frère

     

     

     

    Et de découvrir que le rôle de Rahim, le bourreau en chef ne se limite pas à tirer bêtement un levier, mais bien plus à accompagner un condamné vers la fin de sa vie, à le préparer à quitter le monde tout en tentant de lui permettre de conserver sa dignité. Très ambigu, Rahim apparait à la fois comme un homme attentionné et indifférent au sort des détenus qu'il accompagne. Pourtant au final il apparait clairement comme un homme usé et bien plus affecté qu'il veut le montrer.

     

     

     

     

    Rahim (Wan Hanafi Su), qui montre à son jeune protégé comment préparer une exécution

     

     

    Avec son histoire relativement simple et ses personnages complexes et torturés, chacun un peu rongés par une mission ou une espèce de lourd tribut à payer, Apprentice est un film sombre et beau qui interpelle forcément sur l'humanité et la nécessité d'une pratique encore très répandue à travers le monde.

     

    A voir

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  • J'en avais entendu du bien et il m'intriguait depuis quelques temps donc voilà

     

     

     

     

    Résumé:

     

    Chicago, 1982. Mick est un jeune délinquant que J.C, sa petite amie, tente vainement d'éloigner de la rue. Lors d'un casse qui tourne mal, Mick tue accidentellement le petit frère de Paco, un jeune caïd notoire. Condamné à deux ans de prison dans un centre pour mineur, il découvre l'horreur du monde carcéral. Il parvient néanmoins à se hisser en haut de la hierarchie est devient le plus puissant détenu de la prison. Pourtant tout risque de basculer lorsque Paco, condamné pour avoir violé J.C, atterrit dans la même prison que Mick.

     

     

     

     

     

    Bon c'est un peu nul en fait. J'ai l'impression que le réal et le producteur ont eu une discussion du style:

     

    "Salut Bob (Solo le producteur)

    - Salut Rick (Rosenthal, le réal) quoi de neuf?

    - J'ai reçu un super scénar d'un certain DiLello (le scénariste)

    - Connais pas

    - Attend, écoute: c'est l'histoire d'un jeune voyou qui est envoyé en prison pour mineur.

    - Ouais, et?

    - Et il apprend à survivre grâce à un jeune qui connait les ficelles. c'est super non?

    - Ouais pas mal. Le héros est juif?

    - Non

    - Hummm. Ca me fait penser à un autre film, un film anglais là...

    - Ouais mais son pote est juif et il a un super rôle.

    - Ah, OK... Ecoute, voilà ce qu'on va faire. Si tu peux le faire pour 5 millions, tu peux y aller.

     

     

     

     

     

    Difficile en effet de ne pas penser à Scum, le classique du visionnaire Alan Clarke, en matant ce film. Oui, visionnaire car pour ceux qui ne connaissent pas son œuvre, sachez qu'on lui doit parmi les films anglais les plus forts des années 70-80 tels que Made in Britain, ou encore Elephant. Et donc on comprend mieux que je dise visionnaire quand on sait qu'ils ont chacun fait l'objet d'au moins un remake officiel ou non: Elephant de Gus Van Sant donc, mais aussi This Is England (qui sans être un remake est fortement inspiré de Made in Britain), et donc Dog Pound (de Kim "Sheitan" Chapiron qui s'est bien gardé de faire la promo) pour Scum. Et dire que tous ses films étaient pour la télé à la base...

     

     

     

    Pour en revenir à Bad Boys donc on perçoit très fortement l'influence de Scum au niveau de l'intrigue, même si DeLilo a voulu se démarquer en rajoutant un insupportable side kick en la personne de Barry Horowitz, le codétenu de Mick, un petit merdeux d'un mètre vingt. Mais pourquoi ont-il rajouté ce personnage de merde? Le mec c'est le cliché du petit geek juif à tête d'ampoule, un mélange de Jerry de la série Parker Lewis, d'un camarade de classe  de Malcolm dans la série du même nom et d'Howard de Big bang Theory. Et il fait le mec qui a roulé sa bosse en taule façon  et de Red (Morgan Freeman) dans les Evadés (!!). Sérieusement quoi...

     

     

     

    Barry Horowitz (Eric Gurry), LE MEC qu'il faut absolument connaître en prison 

     

     

     

    Sans mentir, le mec fait tellement des trucs de gamins que même au collège on aurait envie de le tarter mais là il est respecté. D'ailleurs même quand il s'embrouille avec d'autres détenus il fait des trucs de geek genre des pièges à la Maman, j'ai raté l'Avion ha ha! J'en pouvais plus. Ils ont pas respecté le personnage. Pourtant pour chercher un truand juif d'envergure y a pas à chercher loin comme modèle quand on sait que Meyer Lansky était probablement un des mafieux les plus puissants de l'histoire.

     

     

     

    En plus visuellement ça m'arrive assez rarement de le dire mais là ça a pris un sacré coup de vieux. J'avais un peu l'impression de regarder une vieille série genre Hooker ou Starsky et Hutch par moments, et puis je l'ai vu en VF pour ne rien arranger..

     

     

     

    Mick O'Brien (Sean Penn), qui va découvrir "l'enfer des prisons"

     

     

     Heureusement le film n'est pas non plus une catastrophe. Il est plutôt rythmé, la bande son est très cool (en plus Bill Conti a composé le score) et surtout, il y a les acteurs. Si Sean Penn porte relativement le film (même s'il n'a pas non plus le charisme qu'il aura par la suite), il y a d'autres acteurs dont la prestation va du très bon à l'excellent, à commencer par Esai Morales (qui a le rôle le plus étoffé du film, et qui s'est un peu plus tard illustré dans le rôle du pote de Ritchie Valence dans le film La Bamba), Ally Sheedy (qui jouera dans le fameux Breakfast Club, toujours pas vu d'ailleurs) et Reni Santoni, un mec "à gueule" qu'on a pu voir dans L'Inspecteur Harry, Cobra, tout un tas de séries à l'ancienne genre Hawai Police d'Etat, Lou Grant et même dans Dr Dolitle 1 et 2 (!!). Faut bien manger...

     


    Paco (Esai Morales), qui se ferait bien du bien avec J.C (Ally Sheedy), la copine de Mick

     


    Enfin, dans le genre mec à gueule justement, c'est surtout l'occasion de voir Clancy Brown dans un de ses premiers rôles. Clancy Brown? Mais si Le Kurgan, le méchant de Highlander, bah c'est lui.

     

     


    Viking (Clancy Brown), le détenu le plus puissant de la prison

     

     

    Enfin bon, sans être une grosse merde, Bad Boys reste un petit film sans prétention un peu caricatural (le bizutage d'arrivée), mais relativement sympathique même s'il a pris un sacré coup de vieux et qu'il souffre de la comparaison de ses modèles (Scum et Pixote pour ne citer qu'eux).

     

    A voir par curiosité au pire mais autant se mater les deux films précités de préférence.

     

     

    Allez next

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  • Je comptais pas aller le voir mais bon ma femme en a décidé autrement

     

     

     

     

     

     

    Résumé:

     

    Inde 1986. Ganesh Talai est un petit village situé au sud de l'Inde. Saru 6 ans y vit avec toute sa famille et a pris l'habitude d'accompagner son frère à chacune de ses sorties. Une nuit alors qu'il attend son grand frère à la gare, il prend peur quand celle-ci devient désert et trouve refuge dans un train désaffecté. Lorsqu'il se réveille au petit matin le train est en route pour Calcutta, soit à 1600 kilomètres de son village. Arrivé à Calcutta il se retrouve perdu et livré à lui-même dans une mégalopole où la vie a peu de valeur.

     

     

     

     

    Oh la la! Il est trop mignon le petit! Comment il fait de la peine à courir comme un canard en criant "Guddu! Guddu!".
    Franchement je ne sais pas trop quoi penser de ce film. J'étais déjà pas trop chaud à la base mais bon. Quand je repense à l'idée que je me faisais du film ICI, bah c'est carrément ça en fait. Comment de ne pas être effrayé en voyant un tout petit marmot dans une mégalopole rongée par une misère assez indescriptible pour l'occidental de base. Une ville tellement peuplée que la vie et la dignité humaine n'ont pas vraiment de valeur. De ce fait, même s'il évoque les sujets avec pudeur, le film n'oublie pas de montrer une certaine réalité qui touche les pauvres et en particulier les enfants: enlèvements, trafics, pédophilie... Ca fait assez mal au cœur.

    Bon le film m'a touché aussi pour des raisons personnelles. J'ai pas été un enfant des rues hein mais à peu près au même âge que lui je me suis retrouvé quelques mois en galère avec ma sœur à Madagascar dans ce qu'on va appeler une famille d'accueil. Je ne m'étendrai pas sur le pourquoi du comment on a atterri là-bas (c'est tellement con) mais je peux dire c'était une famille très pauvre d'un bidonville de Tana et on a vécu comme eux à tel point qu'avec ma sœur on s'était presque résignés à finir loin de Paris. Et quand je dis pauvre j'exagère pas, y avait une décharge pas très loin où on allait jouer avec les gamins du quartier. Heureusement pour nous on est revenus à Paris, c'était une famille d'un extrême gentillesse et surtout il y avait pas de pédophiles dans le coin. Rien de comparable avec le sordide du film mais bon on est restés plusieurs mois là-bas donc ça marque un peu. Non non je ne suis pas un mythomane, j'ai juste un petit passif niveau cassocerie mais j'ai connu nettement pire que moi.

     

     

     

     

    Saroo (Sunny Pawar) et Guddu (Abhishek Bharate) son grand frère

     

     

     

    Pour en revenir au film, en vrai le problème, c'est qu'au delà de l'histoire assez étonnante du malheureux Saru (un histoire vraie qui plus est), je n'arrivais pas à m'enlever de la tête l'impression de voir une version américaine du très beau film  Va, Vis et Deviens, mais avec des gens normaux à la place des Juifs  ( ).

     En vrai il y a comme un je ne sais quoi qui m'a énervé dans ce film. Une espèce de sentimentalisme qui tourne au chantage affectif, avec violons, pathos etc. ca m'a fait chier. L'histoire est déjà assez triste en elle-même alors pourquoi en rajouter? Ca tire trop sur la corde à mon goût. Autant la première partie est très bonne autant la seconde tire un peu trop en longueur. Et je sais pas j'ai pas trouvé ça aussi touchant que dans le film de Radu Mihaileanu. Les images sont belles et poétiques, la musique composée par Dustin O'halloran est excellente (j'y reviendrai), l'interprétation est sans faille, mais malgré tout j'ai l'impression qu'il y avait un truc un peu factice qui voulait vraiment nous forcer à lâcher ma petite larme (je me suis retenu, elle est pas tombée). C'est assez dommage parce que bon l'histoire se suffit à elle-même pour devoir en rajouter.

     

     

     

    Saroo à Calcutta. "Guddu!! Guddu!! Où est Guddu?"

     

     

    Après faut relativiser ça reste un bon film assez poignant et très bien réalisé. Côté réal parlons-en: elle est très bonne quoi. Le début ressemble assez à un cauchemar pour dériver vers une mise en scène assez poétique lorsqu'il grandit. Côté interprétation c'est top: comme je l'ai dit le petit Saru est tout mignon et il est très convaincant dans son rôle d'enfant des rues tout crasseux (on dirait limite un Rom des fois), tous les autres acteurs sont très bons et Nicole Kidman est assez touchante dans son rôle femme mûre, puis de vieille mère adoptive.

     

     

     

    Sue Brierley (Nicole Kidman), une mère adoptive débordante d'amour

     

     

     

    Pourtant c'est quand même Dev Patel qui porte le film faut l'avouer. Même s'il était déjà connu pour avoir joué dans la série Skins (c'est un Anglais) je l'ai découvert comme beaucoup dans Slumdog Millionnaire, et il va de soit que je l'ai aussitôt détesté. Déjà j'aimais pas sa tête de con mais en plus quand j'ai su qu'il avait quand même réussi à détourner Freida Pinto, sa partenaire dans le film, ça n'a pas aidé. Freida Pinto bordel! Comment il a fait sérieux? C'est puérile je sais mais 'y peux rien. C'est comme quand tu baves sur Eva Mendes et que tu lis que Ryan Goslin vient de lui faire un gosse, t'as du mal à l'apprécier même s'il joue bien. C'est comme ça, les meufs sont des stars que j'aurais jamais eu l'occasion de voir en vrai mais bon... Enfin bref tout ça pour dire que j'aime pas trop cet acteur, d'autant plus qu'il a joué Zuko dans l'adaptation catastrophique du dessin animé Avatar par Shyamalan. Néanmoins force est d'avouer que c'est un très bon acteur, du coup maintenant je l'aime bien, enfin un peu. Défaut savoir rester objectif par moments (même si Freida Pinto... quand même...).

     

     

    Saroo (Dev Patel) un Australien qui cherche son passé

     

     

     

    Bon bref, Lion même s'il tire un peu vers le pathos, reste un bon film assez touchant sur l'incroyable aventure du petit Saroo, qui malgré ses mésaventures a eu une chance assez peu commune. Et puis je pensais que le titre était en référence à l'Inde (c'est l'emblème du pays) mais en fait non, il y a une autre raison qu'on découvre à la fin. Allez, je pourrais me l'acheter rien que pour revoir la scène où il cherche son frère en criant Guddu!! Guddu!!!

     

     

     

     

    Ouais non, le télécharger ça suffit en fait.

     

    Allez next!

     

     

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