• Une fois n'est pas coutume, le titre français (déjà pas terrible ceci dit) colle nettement mieux au film que le titre anglais un petit peu hors sujet.

     

     

    Je ne connaissais pas cette affiche mais apparemment Roland Topor l'a faite pour le film.

     


     

    Résumé Wikipédia:

     

    Trois années après avoir photographié la fin de la guerre, le journaliste japonais Shiomi Akutagawa revient au Viêt Nam pour reporter la situation actuelle du pays, les mesures prises par le gouvernement comme les mises en place de Zones Économiques Nouvelles. Accompagné par deux responsables des affaires culturelles, Le et Vu, il se met à douter de la spontanéité des scènes dont il est témoin dans une de ces ZEN. Il décide alors de s'en éloigner seul et fait la rencontre d'une adolescente de 14 ans, Cam Nuong.

     

     

     

     

    Tout le monde connait John Woo ou bien Tsui Hark, mais combien ont déjà entendu parler de Ann Hui? C'est bien dommage parce que malgré qu'elle tape dans un autre registre (en gros personne ne vole en tirant dans tous les sens dans ses films), elle reste une des plus importantes réalisatrices hongkongaises de son époque.

     

     

    Ann Hui

     

    J'ai un rapport particulier avec ce film. J'ai du le voir à 5-6 ans quand il est passé probablement pour la première fois (la dernière?) à la télé française, dans les Dossiers de l'Ecran sur France 2 (Antenne 2 à l'époque) pour être précis. Les Dossiers de l'écran.. Avant d'être le nom d'une rubrique à la con sur un obscur blog, c'est avant tout une émission thématique comprenant un film pour illustrer le propos, suivi d'un débat. L'ancêtre des soirées Thema d'Arte en somme. Et donc à l'époque ce film m'a putain de traumatisé. Il y a des images qui restent imprimées dans la rétine et des scènes qui s'inscrivent durablement dans la mémoire, comme par exemple une scène décrivant un gosse sautant sur une mine. Bref j'ai longtemps cherché ce film désormais introuvable en France (il n'est sorti qu'en VHS) sauf sur le Tube en 15 morceaux en VOSTA tiré d'un vieil enregistrement télé dégueulasse. Heureusement les voies du Net sont impénétrables et un "ami" me l'a trouvé en VOSTFR.

     

    Contrairement à ce qu'on pourrait penser, Passeport Pour L'Enfer n'est pas un film sur les boat people, ni même sur la guerre du Vietnam.  C'est un film sur l'après. Ann Hui a eu l'intelligence de mettre un héros japonais, comme un écho à la situation du Japon d'après guerre. Le héros comme il le dit lui-même perdu ses parents dans la Guerre et a passé son enfance dans un orphelinat. Aussi il retrouve dans Cam Duong un reflet de sa propre enfance.

     

     

    Shiomi Akutagawa (George Lam), un gentil photographe japonais un peu naïf

     

     

    A travers ce film Ann Hui livre un portrait très dur et sans concession du Vietnam d'après guerre. Un pays ravagé par la pauvreté et la misère que les autorités s'efforcent de cacher au reste du monde par une censure omniprésente exercé par un régime ultra répressif. Un peu l'image qu'on pourrait se faire de la Corée du Nord par exemple.

     

     

    Les restes d'un enfant ayant sauté sur une mine

     

     

    A noter que ça lui a causé quelques problèmes puisqu'elle s'est retrouvée au centre d'un conflit diplomatique. Le Vietnam, alors en pleine tension avec la Chine, a jugé que le film était un outil de propagande du régime de Pékin pour nuire au Vietnam (ils ont tellement mis la pression à la France que le film alors en sélection officielle à Cannes a du être présenté hors compétition à la dernière minute). Si le Japon est habituellement connu comme le pays asiatique fasciste et conquérant par excellence, il faut quand même rappeler La Chine reste également très bien placée dans le classement des emmerdeurs de première. C'est bien simple depuis Mao au moins, je crois que la Chine est entrée en conflit (parfois à la limite de la guerre) avec quasi tous ses voisins: le Japon certes mais aussi Taiwan (qui est en Chine pour les Chinois), La Russie, La Mongolie, Le Vietnam, l'Inde. Pas mal. Du coup c'est facile de se dire qu'Ann Hui aurait mieux fait de balayer devant sa porte quand on sait que Mao est à l'origine de plus de morts qu'Hitler (voire Staline je crois). Ce serait un peu lui faire un procès d'intention quand on voit qu'elle a dédié trois films à ce pays (dont The Story of Woo Viet avec un certain Chow Yun Fat). Et bien qu'il soit assez démonstratif par moments ce film reste un drame qui suit le destin d'une adolescente condamnée à la violence et à la misère.

     

     

    Cam Duong (Season Ma) et son petit frère qui tentent de fuir le Vietnam

     

     

    Côté interprétation si le film doit beaucoup à son interprète principal, George Lam qui est parfait en journaliste idéaliste, le reste de la distribution est carrée (notamment un jeune Andy Lau alors quasi débutant et déjà très prometteur) . Néanmoins c'est vraiment Season Ma qui porte le film dans le rôle de cette adolescente ni belle ni moche, déjà brisée mais suffisamment débrouillarde pour survivre à tout prix.  Dommage qu'elle n'ait pas fait carrière par la suite.

     

     

    Cam Duong en pleine séance photo improvisée

     

     

    Chose suffisamment rare dans le cinéma hongkongais pour le signaler, le film possède un très beau score.

     

    Bref, ce film, bien que controversé, reste 35 ans après sa sortie une petite perle, un drame très dur et cruel avec un final nihiliste qui a achevé de me déprimer.

     

    A découvrir.

     

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  •  

    Tout va trop vite mes amis. Tout va beaucoup trop vite. J'ai maté le premier épisode le 19 juin si j'en crois le début de création de cet article (j'avais juste mis une photo) et on est déjà le 10 août. Comment ça on est le 25? Et merde...

     

     

     

     

     

     

    Résumé (d'Allociné):

     

    Au premier coup d'oeil, le révérend Jesse Custer n'a rien de spécial. Après tout il n'est qu'un homme d'église d'une petite ville, perdant peu à peu ses fidèles et laissant s'éteindre sa foi. Mais il va bientôt avoir la preuve que Dieu existe bel et bien. Et qu'"IL" est un sacré fils de... Avec sa petite-amie Tulip et un vampire nommé Cassidy, le voilà parti sur les routes américaines pour le trouver...

     

     

     

     

     

     

     

    Bizarre de retrouver Seth Rogen porter une série pareille. Seth Rogen? Mais si! Seth Rogen, le mec qui jouait le flic dans Supergrave (j'adore ce film, il en est coscénariste d'ailleurs), le pote de James Franco avec qui il aime bien faire le guignol dans des films comme The Interview ou encore C'est la Fin. Enfin quelque part c'est pas si étonnant vu qu'il a commencé dans la série "culte" outre atlantique Freaks and Geeks (avec James franco déjà mais aussi pleins d'autre futures valeurs sûres comme Jason "Marshall" Segel, John Francis "Bones" Daley ou encore Ben Foster).

     

    Pour en revenir à la série, il faut dire que j'avais moyennement accroché au pilote. Sachant qu'AMC a perdu deux de ses séries phares à savoir Breaking Bad (même si le spin off marche plutôt bien) et Mad Men, capitalisant tout sur The Walking Dead (que j'ai personnellement lâché au début de la saison 4 après avoir vu le Gouverneur marcher comme un clodo dépressif sans calculer les zombies, non mais lol), enfin bref sachant tout ça j'ai été curieux de voir le nouveau projet phare d'une chaine un peu en perdition.

     

     

     

     

     

    Aujourd'hui donc et quelques épisodes plus tard je ne sais toujours pas trop quoi en penser.

    Le rythme est assez particulier, les scénaristes ayant vraiment pris leur temps pour faire décoller l'histoire, du coup il se passe pas toujours grand chose.

    Il semblerait que les deux grandes inspirations de la série soient Breaking Bad (pour les intro, le midwest (le Texas remplaçant le Nouveau Mexique les tons sépias orangés et même la chaine de diffusion) et... Twin Peaks. Difficile de ne pas penser à David Lynch en voyant la galerie de portraits (humains ou non) tous plus bizarroïdes (voire malsains) les uns que les autres. C'est spé. Du coup comme dans les œuvres précitées, on se retrouve davantage à suivre le quotidien de cet ancien voyou revenu dans son village s'occuper de l'église de son père, un complètement perché, qui tise et tente vaguement de d'amener les paroissiens assister à ses offices. Hormis sa dégaine de mec à côté de la place, il se distingue d'un Constantine par exemple (avec lequel il entretient toutefois des similitudes) par le fait qu'il est dénué de cynisme dans sa volonté à prêcher. C'est un vrai boloss quoi. D'ailleurs Garth Ennis, le créateur du comic (ici coproducteur) a également travaillé sur Hellblazer, ceci explique cela.

     

     

     
    Jesse Custer (Dominic cooper), qui s'en grille une avant d'aller prêcher

     

     

    Pourtant contrairement à ce qu'on pourrait croire, la série n'est pas dénuée d'action. La petite vie "presque ordinaire" de Jesse (du moins jusqu'à ce qu'il ait conscience de son pouvoir) s'évertuant à  développer son église est régulièrement agrémentée de passages complètement WTF comme une partie de paintball improbable, la conquête de l'église ou encore une baston totalement épique avec un ange (!!). Entre les différentes révélations qui ont évoluer l'histoire, Preacher c'est avant tout une galerie de personnages complètement barrés: un vampire queutard et drogué, une criminelle déchainée, un pédo qui conduit un car scolaire (!!), un patron tout puissant dans la ville, qui possède une équipe d'hommes à tout faire/armée/larbins, un shérif désabusé et un ado à la face de cul (au sens propre). Et bien sûr des anges.

     

     

    Eugene Root, ou "Face de Cul" (Ian Colletti) 

     

     

    Du coup avec tout ce foutoir j'ai vraiment eu du mal à savoir sur quel pied danser d'autant plus que la série peut être assez froide par moments (notamment quand elle revient sur l'enfance du héros), parfois drôle, parfois gore et même glauque.

     En fait à travers toute cette galerie de personnages bizarroïdes, la série met en avant la dualité qui réside en chaque individu, chacun des protagonistes pouvant être un bel enculé ou quelqu'un de bien selon le moment.

    Côté distribution si j'avais un peu de mal avec Dominic Cooper et sa grosse tête carrée (le père de Tony Stark dans Captain America, je viens le voir sur Wikipédia) dans le rôle titre, mais il se révèle très convaincant au final, normal il est britannique. Le reste est top:  Joseph Gilgun, qu'on a pu voir entre autres dans This Is England (le film et la série) et dans Misfits, est toujours aussi bon (il a d'ailleurs plus ou moins le même rôle); Ruth Negga qu'on a aussi pu voir dans Misfits d'ailleurs est très bonne en Tulip, Anatol Yusef (Meyer Lansky dans Boardwalk Empire). En fait la majorité de la distribution est anglaise, donc bon.

     

     Cassidy (Joseph Gilgun), un vampire qui fait bronzette

     

    Pour la minute Closer: Dominic Cooper et Ruth Negga (Tulip, sa meuf dans la série) ont déjà joué ensemble au moins à trois reprises: sur Breakfast on Pluto (Neil Jordan, 2005), Preacher, et même  Warcraft (sisi). On pourrait croire que vu qu'ils sont ensemble depuis un moment apparemment et qu'ils ont mis un point d'honneur à tourner ensemble le plus souvent possible. Enfin on s'en tape en même temps.

     

     


    Tulip (Ruth Negga) qui a bien bronzé depuis la BD

     

     

    Vu que j'ai commencé cet article avec le premier épisode et que je le termine après le dernier je peux donner un avis plus complet. S'attachant à montrer la tentative de rédemption du héros dans une bourgade en pleine déliquescence, Preacher est une très bonne série remplie d'humour noir et à la narration en puzzle, qui doit probablement beaucoup à son matériau d'origine, mais qui est suffisamment prenante et originale pour mériter le visionnage. Le seul reproche que je pourrais lui faire et que cette saison a des airs d'introduction et donne donc un sentiment de frustration.

     

    Vivement la saison 2

     

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  • Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je lis très peu de manga. En revanche je mate pas mal d'animes et ce pour plusieurs raisons: c'est plus court qu'un film ou qu'une série  (24mn), c'est cool, et c'est une habitude que j'a prise depuis que je suis petit et que j'ai reprise il y a une dizaine d'années environ, à savoir tu déjeunes en regardant un dessin animé; ou bien je me mets un épisode et je me mets bien devant l'écran avec un bol de lait et des Prince. Comme à l'époque de l'école lol.

     

    Bref j'ai beau vanter les nombreuses qualités de l'animation japonaise, des fois je me dmande si j'ai j'en ai pas un peu fait le tour tant certaines séries se suivent et se ressemblent. Comme le montrent les gros succès du printemps.

     

    Boku No Hero Academia:

     

    Un sous One Punch Man débilo-pas-marrant tellement lourdingue que j'ai même pas fini le premier épisode. Et c'est pas parce que la ressemblance est fortuite (les mangas d'origine sont plus ou moins sortis à la même et époque et l'adaptation de Boku No Hero était prévue avant le succès de One Punch en anime) que je vais lui laisser sa chance.

     

     

    Kotetsujo No Kabaneri

     

     

     

    On prend l'Attaque des titans,on remplace les titans par des zombies claqués, la ville-forteresse par un train blindé et c'est bon. Pas original pour un sou, Kotetsujo No Kabaneri a au moins le mérite d'être suffisamment rythmé pour être addictif malgré un héros bigleux et pas charismatique pour un kopek.  Ah ouais et les scènes d'action sont bien foutues et bien animées en général comme peut en témoigner ce gif:

     

     Pas fini non plus cependant.

     

    Bungou Stray Dogs

     

     

    Un humour assez lourdingue, un héros anti charismatique qui se révèle doté de pouvoirs surhumains, une histoire d'agence de super héros vu mille fois au moins. En plus ce soi-disant héros gigote (celui avec les bretelles et la mèche grise sur le côté) comme une tafiole. J'ai toujours pas de  problème avec les gays hein (venez pas me souler pour une boutade) mais déjà que je bosse dans le Marais alors si je dois me farcir ça en rentrant chez moi alors. C'est comme si tu bossais à Marseille et que tu devais mater Plus Belle La Vie à la maison. Ya digg?
    Et j'aime pas la gueule des perso donc c'est vite réglé.

     

    Heureusement pour remonter le niveau, cette saison nous a gratifié d'au moins deux bons animes: Joker Game et Sakamoto Desu Ga.

     

    Non ce n'est pas un anime gay

     

    Adapté du manga éponyme, la série suit les aventures de Sakamoto donc, le lycéen le plus classe du monde. Il est tellement classe que toutes les lycéennes le kiffent et que même les mecs jaloux qui tentent de le "calmer" ne peuvent rien contre sa classe utime. Pire, même eux finissent par l'admirer. Bref un anime bien mongoloÏde et archi marrant comme j'aime.J'y reviendrai.

     

     

     

    Joker Game lui, c'est tout le contraire. Tiré d'un light novel (voir Wikipedia ou Google pour comprendre ce qu'est un light novel. Perso j'ai pas capté la diff avec un vrai roman), Joker Game est plutôt à mettre du côté de certains animes dont j'ai pu parler précédemment et est donc typiquement ma came. Ici pas d'ado, pas de puceau, pas de petite culotte ou de gaminerie. On est dans le sérieux. Joker Game, c'est l'histoire d'une agence gouvernementale de services secrets à l'aube de la deuxième guerre mondiale. Plutôt atypique, cette agence forme des espions d'élite aux méthodes très éloignées des carcans de l'armée japonaise. Ici on est plus proche de John Le Carré que de Ian Flemming. Au programme : meurtres, sexe, fascisme, complots, manipulation, enjeux géopolitiques, et bien sûr des personnages charismatiques à souhait (à commencer par le chef de l'agence D). Personnellement pour  moi c'est une pépite. Deux bémols cependant: certains espions se ressemblent un peu trop physiquement parlant, et le développement de la trame (assez mal gérée) s'accélère surtout vers la fin, mettant quelques persos principaux sur le carreau, ce qui laisse un gros sentiment de  frustration. En espérant une saison 2.

     

     Bref mon avis 'engage que moi. Il parait que Bungou Straydogs et Boku no Hero sont pas mal en vrai. D'ailleurs avec le Kabaneri machin ce sont probablement les trois animes qui ont le mieux marché. Cependant j'y arrive plus. J'ai l'impression d'avoir vu ces trucs là et ces schémas une centaine de fois. J'ai le temps ni l'envie de leur laisser une chance, mais bon je pense que tout le monde s'en remettra.

    La fournée de l'été s'annonce déjà mieux.

     

    Neeext....

     

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  •  

     

     

     

    Résumé:

     

     

    Jong-goo, policier dans la petite ville de Gok-seong, est confronté à des meurtres très violents commis par des personnes qui semblent soudainement pris de démence. Au fil de ses investigations, la rumeur le conduit à soupçonner un japonais qui vit isolé dans la forêt. Pour l'interroger, il est aidé par un diacre parlant japonais. Jong-goo rencontre aussi Il-gwang qui est chaman et qui pratique le rituel du Gut pour aider les personnes envoutées.

     

     

     

     

     

     

    Jeune prodige coréen qui avait bluffé tout le monde avec The Chaser, Na Hon Jin rempile avec ce troisième film assez attendu. Attendu déjà parce que The Chaser (qui doit apparemment pas mal à New York, 2h Du Matin d'Abel Ferrara, enfin il parait car je ne l'ai pas vu) avait placé la barre assez haut, mais aussi et surtout parce que son deuxième film s'était avéré aussi sympathique que décevant, la faute à un script assez tiré par les cheveux et des enjeux dramatiques un peu foireux. Si je parle souvent d'enjeux dramatiques sur ce blog, c'est pas pour faire le malin ou quoi hein. Seulement voilà: est-ce qu'un mec qui découpe tous les enfants du village ainsi que leurs parents parce que sa maman lui donnait pas de Nutella pour le goûter à quatre heures (exemple totalement gratuit et sans rapport avec The Chaser, The Murderer ou The Strangers) ça te semble crédible comme motivation? Pire: est-ce qu'un héros qui va braver les plus grands dangers (yakuzas, dinosaures, aliens) pour récupérer le doudou de son fiston parce qu'il ne peut pas dormir sans va t'intéresser dans sa quête hautement périlleuse? Bah non,  on s'en bat les couilles. En mec (meuf) malin(e) que tu es, tu le prendras pour un connard qui ferait mieux d'aller à Auchan acheter une nouvelle peluche Pikachu pour son morveux plutôt que d'emmerder le monde et tu auras bien raison.

    J'extrapole un peu mais l'idée est là. Quand j'ai vu The Murderer, j'ai trouvé que certains enjeux (et je ne parle pas de la survie du héros évidemment) et le dénouement qui en découle étaient décevant au regard de l'histoire posée. A cela se rajoutait un gros problème d'influence bien caricatural (dans le cas de The Murderer, Snatch avec les Joseonjok dans le rôle des Manouches), ce qui est assez courant dans le cinéma coréen.

     

     

    Jong-Goo (Kwak Do-Won), un policier benêt et Moo-myeong (Cheon Woo-hee), une meuf chelou

     

     

    Pour The Strangers bah... c'est la même chose un peu. On remplace l'influence de Snatch par celle de Memories of Murder de son compatriote: coin paumé, meurtres glauques en série, héros policier benêt, enquête tortueuse, pistes multiples...

    Le modèle est là, et il est écrasant. The Strangers souffre d'entrée de jeu de la comparaison.

     

     

     

    Jong Goo et ses collègues sur une scène de crime

     

     

    The Strangers n'est pas un mauvais film en soit. C'est simplement qu'il souffre des mêmes défauts que son prédécesseur: une trop longue durée, des séquences caricaturales (c'est Pinot Simple Flic le mec), une histoire tortueuse pour pas grand chose et des enjeux dramatiques bien foireux... si j'y reviens c'est bien parce qu'à la fin du film je me suis dit:"tout ça pour ça?"

    Bah oui...

     

    Et c'est bien dommage parce qu'il ne manque pas de qualité, avec sa très bonne mise en scène (plusieurs scènes sont assez intenses) et son excellence photo. Là où le film réussit son pari c'est dans son ambiance assez intense et oppressante comme par exemple avec cette séance exorcisme très forte (ils ont d'ailleurs un peu forcé sur les décibels).

     

     Il-Gwang (Cheon Woo-hee), un chaman atypique

     

     Mais voilà, je ne peux m'empêcher d'être un peu déçu de cette conclusion un peu foireuse et sans spoiler assez limite d'un point de vue idéologique.

     

     Au final on a deux possibilités de voir ce film: ou bien comme une expérience sensorielle assez réussie (bien qu'un peu longue), ou bien comme un film un peu prétentieux au scénario un peu foireux,et souffre de ses influences (Memories of Murder, mais aussi l'Exorciste) .

     Vu qu'il écrit ses scenarii tout seul, ce serait bien que la prochaine fois il demande l'aide d'un co-scénariste histoire d'avoir du recul et d'éviter la branlette (on est tous dans ce cas quand on écrit un truc)

     En espérant pour lui qu'il ne devienne pas l'homme d'un seul film.

     

     

    Neeeeeeext!!!!!

     

     

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  • J'avais vu le premier et je l'avais trouvé sympa alors

     

     

     

     

    Le résumé:

    Epuisé après l'affaire de la célèbre maison hantée d'Amityville, le couple Warren est bientôt dépêché par l'église afin de vérifier un nouveau cas cette fois situé dans la maison de la famille Hodgson à Enfield dans la banlieue de Londres.

     

     

     

     

     

     Bon on va pas passer par quatre chemins, le film s'inscrit dans la parfaite continuité du précédent. Le célèbre couple Warren ( qui ressemble un peu à l'équipe de Scooby-Doo sauf qu'ils sont que deux, qu'il n'y a pas de camionnette ni de Scooby-Doo) a cette fois fort à faire avec un démon particulièrement vicelard.

    Un seul démon? En fait deux car depuis Amityville, ils sont traqués par un sosie de Marilyne Manson en soutane. A ce niveau la scène d'introduction particulièrement efficace annonce assez vite la couleur. Des effets aussi efficaces que gratuits.

     

     

    Janet Hodgson (Madison Wolfe), la poisseuse de la famille

     

     

    La famille Enfield elle est harcelée par un vieux papy de 72 ans (!!) qui revient squatter sa baraque comme un bon vieil emmerdeur  du troisième âge. Alors oui y a pas d'âge pour être un fantôme, mais bon un fantôme de retraité qui mord les enfants avec son dentier euh comment dire... lol?

     

     

     

    Le fantôme grabataire

     

     

    Côté histoire bah y a pas grand chose à dire. Pendant la plus grosse partie du film, on suit les Enfield ou les Warren aux prises avec leurs fantômes respectifs, parfois les deux en même temps sans savoir trop où le film veut en venir. Enfin c'est pas grave, James Wan (Saw, Dead Silence, Insidious et... Fast & Furious7!!) étant à la fois fan de genre et rôdé à l'exercice, on a des moments de flippe bien réussis en général malgré tout. Et puis il a grandi en Australie donc je pense que ça a du jouer sur l'aspect plutôt pas mal foutu pour un film de commande.

     

     

    Lorraine Warren (Vera Farmiga) et sa nemesis lors d'une scène assez réussie

     

     

    Donc voilà le pb comme je le disais c'est un peu que côté scénario c'est vraiment prétexte. Hormis les scènes de hantise/flippe/possession il ne se passe pas grand chose. Du coup bah je vais pas dire qu'on se fait chier heureusement, simplement j'en suis venu à me demander où est-ce qu'ils voulaient en venir avec leurs histoires d'esprits croisés. Et malheureusement comme on devait s'y attendre la conclusion n'est pas vraiment à la hauteur, surtout que d'un point de vue scénaristique c'est un peu feignant (en gros dès que les caméras officielles partent pour de bon, les fantômes partent en vrille contre la famille et les Warren en mode Ghostbusters).

     

    Bon allez j'abuse un peu côté déception. C'est pas comme-ci le film aurait été un putain de classique avec une meilleure fin. Quand on va voir Conjuring 2 on sait à quoi s'attendre et à ce niveau le film remplit amplement son contrat.

    D'ailleurs niveau mise en scène comme dit précédemment James Wan fait du bon taff (comme toujours enfait), aidé par ailleurs par une bonne direction artistique, une musique efficace et une très bonne photo (l'utilisation de la diff renvoie aux film s d'horreur des 70's genre La Malédiction, et également aux films de la Hammer).

     

    Lorraine et Ed Warren (Patrick Wilson), plus unis que jamais face à l'adversité

     

     

    Côté interprétation comme on peut s'en douter c'est carré: le couple phare est toujours aussi convaincant. D'ailleurs c'est la femme qui a la part belle, le personnage de Ed Warren étant beaucoup plus en retrait (d'ailleurs quand on voit les vrais Warren en photo à la fin, on se dit qu'ils ont bien fait de les arranger parce que bon, on dira rien). Concernant le reste de la distrib R.A.S. Mention spéciale à la petite Madison Wolfe qu'on a pu voir dans True Detective (faudrait que je me refasse la série parce que je vois vraiment pas quand) et qui est excellente dans le rôle de la malheureuse Janet,  tantôt harcelée et tantôt possédée par le démon.

    Honnêtement malgré son statut de suite lambda, Conjuring 2 est un bon petit film d'horreur efficace et sans prétention qui vaut beaucoup mieux que sa bande annonce. C'est déjà beaucoup.

     

     

     

     

     

     

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