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    Bizarrement l'affiche (très belle au demeurant) m'a fait penser à celle de The Raid, les deux films n'ayant pourtant absolument rien à voir.

     

     

    Résumé Allocine:

     

    Aiman officie dans une prison de haute sécurité. Rahim, le bourreau en chef, y accompagne les derniers jours des condamnés. Rapidement, il prend le jeune gardien sous son aile et lui apprend les ficelles du métier. Aiman s'avère être un exécutant très appliqué, mais sa conscience et ses véritables motivations le rattrapent peu à peu...

     

     

     

     

     

     

    Il ne me semble pas avoir déjà vu de film singapourien, à tel point que j'avais un doute sur l'origine du film, hésitant entre taïwanais et malaisien. Enfin il suffit de les entendre parler pour comprendre, les personnages parlant une langue qui semble être du malaisien doté de nombreux emprunts à l'anglais.

    Il faut savoir que c'est un projet personnel et que Boo Junfeng, le réalisateur, a mis plus de 5ans à monter son projet. Apprentice aborde le "film de prison" sous un angle orignal, à savoir du point de vue des matons. Parce qu'on parle souvent des détenus mais le personnel pénitentiaire est rarement mis au centre de l'histoire en fait (voire jamais). Il s'est inspiré du roman d'un authentique bourreau singapourien. D'ailleurs en vrai les détenus on les voit très peu au final.

     

     

     

    Une exécution comme les autres à Singapour

     

     

     

    A travers son héros, un personnage trouble au passé et aux motivations troubles,  et éludant le contexte relativement commun des conditions carcérales, Apprentice aborde un angle social et original sur la question de la justice, de la peine de mort, de la répression et les répercussions qui vont bien au delà de la simple sentence d'un condamné.

     

     

     

     

    Aiman Yusof (Firdaus Rahman), jeune gardien dans une prison de sécurité maximale

     

     

     

    Si le mystère qui entoure le passé d'Aiman est rapidement éventé, ses motivations demeurent relativement troubles jusqu'à la fin. Pourquoi veut-il devenir bourreau? Est-ce qu'il le sait lui-même? A travers son apprentissage, il comprend la complexité d'un métier simple en apparence mais qui se révèle bien plus complexe qu'il n'y parait. 

     

     

     

     

    Suhaila (Mastura Ahmad), la grande sœur d'Aiman qui ne reconnait plus son frère

     

     

     

    Et de découvrir que le rôle de Rahim, le bourreau en chef ne se limite pas à tirer bêtement un levier, mais bien plus à accompagner un condamné vers la fin de sa vie, à le préparer à quitter le monde tout en tentant de lui permettre de conserver sa dignité. Très ambigu, Rahim apparait à la fois comme un homme attentionné et indifférent au sort des détenus qu'il accompagne. Pourtant au final il apparait clairement comme un homme usé et bien plus affecté qu'il veut le montrer.

     

     

     

     

    Rahim (Wan Hanafi Su), qui montre à son jeune protégé comment préparer une exécution

     

     

    Avec son histoire relativement simple et ses personnages complexes et torturés, chacun un peu rongés par une mission ou une espèce de lourd tribut à payer, Apprentice est un film sombre et beau qui interpelle forcément sur l'humanité et la nécessité d'une pratique encore très répandue à travers le monde.

     

    A voir

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  • J'en avais entendu du bien et il m'intriguait depuis quelques temps donc voilà

     

     

     

     

    Résumé:

     

    Chicago, 1982. Mick est un jeune délinquant que J.C, sa petite amie, tente vainement d'éloigner de la rue. Lors d'un casse qui tourne mal, Mick tue accidentellement le petit frère de Paco, un jeune caïd notoire. Condamné à deux ans de prison dans un centre pour mineur, il découvre l'horreur du monde carcéral. Il parvient néanmoins à se hisser en haut de la hierarchie est devient le plus puissant détenu de la prison. Pourtant tout risque de basculer lorsque Paco, condamné pour avoir violé J.C, atterrit dans la même prison que Mick.

     

     

     

     

     

    Bon c'est un peu nul en fait. J'ai l'impression que le réal et le producteur ont eu une discussion du style:

     

    "Salut Bob (Solo le producteur)

    - Salut Rick (Rosenthal, le réal) quoi de neuf?

    - J'ai reçu un super scénar d'un certain DiLello (le scénariste)

    - Connais pas

    - Attend, écoute: c'est l'histoire d'un jeune voyou qui est envoyé en prison pour mineur.

    - Ouais, et?

    - Et il apprend à survivre grâce à un jeune qui connait les ficelles. c'est super non?

    - Ouais pas mal. Le héros est juif?

    - Non

    - Hummm. Ca me fait penser à un autre film, un film anglais là...

    - Ouais mais son pote est juif et il a un super rôle.

    - Ah, OK... Ecoute, voilà ce qu'on va faire. Si tu peux le faire pour 5 millions, tu peux y aller.

     

     

     

     

     

    Difficile en effet de ne pas penser à Scum, le classique du visionnaire Alan Clarke, en matant ce film. Oui, visionnaire car pour ceux qui ne connaissent pas son œuvre, sachez qu'on lui doit parmi les films anglais les plus forts des années 70-80 tels que Made in Britain, ou encore Elephant. Et donc on comprend mieux que je dise visionnaire quand on sait qu'ils ont chacun fait l'objet d'au moins un remake officiel ou non: Elephant de Gus Van Sant donc, mais aussi This Is England (qui sans être un remake est fortement inspiré de Made in Britain), et donc Dog Pound (de Kim "Sheitan" Chapiron qui s'est bien gardé de faire la promo) pour Scum. Et dire que tous ses films étaient pour la télé à la base...

     

     

     

    Pour en revenir à Bad Boys donc on perçoit très fortement l'influence de Scum au niveau de l'intrigue, même si DeLilo a voulu se démarquer en rajoutant un insupportable side kick en la personne de Barry Horowitz, le codétenu de Mick, un petit merdeux d'un mètre vingt. Mais pourquoi ont-il rajouté ce personnage de merde? Le mec c'est le cliché du petit geek juif à tête d'ampoule, un mélange de Jerry de la série Parker Lewis, d'un camarade de classe  de Malcolm dans la série du même nom et d'Howard de Big bang Theory. Et il fait le mec qui a roulé sa bosse en taule façon  et de Red (Morgan Freeman) dans les Evadés (!!). Sérieusement quoi...

     

     

     

    Barry Horowitz (Eric Gurry), LE MEC qu'il faut absolument connaître en prison 

     

     

     

    Sans mentir, le mec fait tellement des trucs de gamins que même au collège on aurait envie de le tarter mais là il est respecté. D'ailleurs même quand il s'embrouille avec d'autres détenus il fait des trucs de geek genre des pièges à la Maman, j'ai raté l'Avion ha ha! J'en pouvais plus. Ils ont pas respecté le personnage. Pourtant pour chercher un truand juif d'envergure y a pas à chercher loin comme modèle quand on sait que Meyer Lansky était probablement un des mafieux les plus puissants de l'histoire.

     

     

     

    En plus visuellement ça m'arrive assez rarement de le dire mais là ça a pris un sacré coup de vieux. J'avais un peu l'impression de regarder une vieille série genre Hooker ou Starsky et Hutch par moments, et puis je l'ai vu en VF pour ne rien arranger..

     

     

     

    Mick O'Brien (Sean Penn), qui va découvrir "l'enfer des prisons"

     

     

     Heureusement le film n'est pas non plus une catastrophe. Il est plutôt rythmé, la bande son est très cool (en plus Bill Conti a composé le score) et surtout, il y a les acteurs. Si Sean Penn porte relativement le film (même s'il n'a pas non plus le charisme qu'il aura par la suite), il y a d'autres acteurs dont la prestation va du très bon à l'excellent, à commencer par Esai Morales (qui a le rôle le plus étoffé du film, et qui s'est un peu plus tard illustré dans le rôle du pote de Ritchie Valence dans le film La Bamba), Ally Sheedy (qui jouera dans le fameux Breakfast Club, toujours pas vu d'ailleurs) et Reni Santoni, un mec "à gueule" qu'on a pu voir dans L'Inspecteur Harry, Cobra, tout un tas de séries à l'ancienne genre Hawai Police d'Etat, Lou Grant et même dans Dr Dolitle 1 et 2 (!!). Faut bien manger...

     


    Paco (Esai Morales), qui se ferait bien du bien avec J.C (Ally Sheedy), la copine de Mick

     


    Enfin, dans le genre mec à gueule justement, c'est surtout l'occasion de voir Clancy Brown dans un de ses premiers rôles. Clancy Brown? Mais si Le Kurgan, le méchant de Highlander, bah c'est lui.

     

     


    Viking (Clancy Brown), le détenu le plus puissant de la prison

     

     

    Enfin bon, sans être une grosse merde, Bad Boys reste un petit film sans prétention un peu caricatural (le bizutage d'arrivée), mais relativement sympathique même s'il a pris un sacré coup de vieux et qu'il souffre de la comparaison de ses modèles (Scum et Pixote pour ne citer qu'eux).

     

    A voir par curiosité au pire mais autant se mater les deux films précités de préférence.

     

     

    Allez next

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  • Je comptais pas aller le voir mais bon ma femme en a décidé autrement

     

     

     

     

     

     

    Résumé:

     

    Inde 1986. Ganesh Talai est un petit village situé au sud de l'Inde. Saru 6 ans y vit avec toute sa famille et a pris l'habitude d'accompagner son frère à chacune de ses sorties. Une nuit alors qu'il attend son grand frère à la gare, il prend peur quand celle-ci devient désert et trouve refuge dans un train désaffecté. Lorsqu'il se réveille au petit matin le train est en route pour Calcutta, soit à 1600 kilomètres de son village. Arrivé à Calcutta il se retrouve perdu et livré à lui-même dans une mégalopole où la vie a peu de valeur.

     

     

     

     

    Oh la la! Il est trop mignon le petit! Comment il fait de la peine à courir comme un canard en criant "Guddu! Guddu!".
    Franchement je ne sais pas trop quoi penser de ce film. J'étais déjà pas trop chaud à la base mais bon. Quand je repense à l'idée que je me faisais du film ICI, bah c'est carrément ça en fait. Comment de ne pas être effrayé en voyant un tout petit marmot dans une mégalopole rongée par une misère assez indescriptible pour l'occidental de base. Une ville tellement peuplée que la vie et la dignité humaine n'ont pas vraiment de valeur. De ce fait, même s'il évoque les sujets avec pudeur, le film n'oublie pas de montrer une certaine réalité qui touche les pauvres et en particulier les enfants: enlèvements, trafics, pédophilie... Ca fait assez mal au cœur.

    Bon le film m'a touché aussi pour des raisons personnelles. J'ai pas été un enfant des rues hein mais à peu près au même âge que lui je me suis retrouvé quelques mois en galère avec ma sœur à Madagascar dans ce qu'on va appeler une famille d'accueil. Je ne m'étendrai pas sur le pourquoi du comment on a atterri là-bas (c'est tellement con) mais je peux dire c'était une famille très pauvre d'un bidonville de Tana et on a vécu comme eux à tel point qu'avec ma sœur on s'était presque résignés à finir loin de Paris. Et quand je dis pauvre j'exagère pas, y avait une décharge pas très loin où on allait jouer avec les gamins du quartier. Heureusement pour nous on est revenus à Paris, c'était une famille d'un extrême gentillesse et surtout il y avait pas de pédophiles dans le coin. Rien de comparable avec le sordide du film mais bon on est restés plusieurs mois là-bas donc ça marque un peu. Non non je ne suis pas un mythomane, j'ai juste un petit passif niveau cassocerie mais j'ai connu nettement pire que moi.

     

     

     

     

    Saroo (Sunny Pawar) et Guddu (Abhishek Bharate) son grand frère

     

     

     

    Pour en revenir au film, en vrai le problème, c'est qu'au delà de l'histoire assez étonnante du malheureux Saru (un histoire vraie qui plus est), je n'arrivais pas à m'enlever de la tête l'impression de voir une version américaine du très beau film  Va, Vis et Deviens, mais avec des gens normaux à la place des Juifs  ( ).

     En vrai il y a comme un je ne sais quoi qui m'a énervé dans ce film. Une espèce de sentimentalisme qui tourne au chantage affectif, avec violons, pathos etc. ca m'a fait chier. L'histoire est déjà assez triste en elle-même alors pourquoi en rajouter? Ca tire trop sur la corde à mon goût. Autant la première partie est très bonne autant la seconde tire un peu trop en longueur. Et je sais pas j'ai pas trouvé ça aussi touchant que dans le film de Radu Mihaileanu. Les images sont belles et poétiques, la musique composée par Dustin O'halloran est excellente (j'y reviendrai), l'interprétation est sans faille, mais malgré tout j'ai l'impression qu'il y avait un truc un peu factice qui voulait vraiment nous forcer à lâcher ma petite larme (je me suis retenu, elle est pas tombée). C'est assez dommage parce que bon l'histoire se suffit à elle-même pour devoir en rajouter.

     

     

     

    Saroo à Calcutta. "Guddu!! Guddu!! Où est Guddu?"

     

     

    Après faut relativiser ça reste un bon film assez poignant et très bien réalisé. Côté réal parlons-en: elle est très bonne quoi. Le début ressemble assez à un cauchemar pour dériver vers une mise en scène assez poétique lorsqu'il grandit. Côté interprétation c'est top: comme je l'ai dit le petit Saru est tout mignon et il est très convaincant dans son rôle d'enfant des rues tout crasseux (on dirait limite un Rom des fois), tous les autres acteurs sont très bons et Nicole Kidman est assez touchante dans son rôle femme mûre, puis de vieille mère adoptive.

     

     

     

    Sue Brierley (Nicole Kidman), une mère adoptive débordante d'amour

     

     

     

    Pourtant c'est quand même Dev Patel qui porte le film faut l'avouer. Même s'il était déjà connu pour avoir joué dans la série Skins (c'est un Anglais) je l'ai découvert comme beaucoup dans Slumdog Millionnaire, et il va de soit que je l'ai aussitôt détesté. Déjà j'aimais pas sa tête de con mais en plus quand j'ai su qu'il avait quand même réussi à détourner Freida Pinto, sa partenaire dans le film, ça n'a pas aidé. Freida Pinto bordel! Comment il a fait sérieux? C'est puérile je sais mais 'y peux rien. C'est comme quand tu baves sur Eva Mendes et que tu lis que Ryan Goslin vient de lui faire un gosse, t'as du mal à l'apprécier même s'il joue bien. C'est comme ça, les meufs sont des stars que j'aurais jamais eu l'occasion de voir en vrai mais bon... Enfin bref tout ça pour dire que j'aime pas trop cet acteur, d'autant plus qu'il a joué Zuko dans l'adaptation catastrophique du dessin animé Avatar par Shyamalan. Néanmoins force est d'avouer que c'est un très bon acteur, du coup maintenant je l'aime bien, enfin un peu. Défaut savoir rester objectif par moments (même si Freida Pinto... quand même...).

     

     

    Saroo (Dev Patel) un Australien qui cherche son passé

     

     

     

    Bon bref, Lion même s'il tire un peu vers le pathos, reste un bon film assez touchant sur l'incroyable aventure du petit Saroo, qui malgré ses mésaventures a eu une chance assez peu commune. Et puis je pensais que le titre était en référence à l'Inde (c'est l'emblème du pays) mais en fait non, il y a une autre raison qu'on découvre à la fin. Allez, je pourrais me l'acheter rien que pour revoir la scène où il cherche son frère en criant Guddu!! Guddu!!!

     

     

     

     

    Ouais non, le télécharger ça suffit en fait.

     

    Allez next!

     

     

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  • Mon ami lecteur, si tu as plus de 30ans et que tu as connu le légendaire Club Dorothée, tu es forcément tombé au moins un jour sur un de leurs meilleurs animes et un des plus grands succès de l'émission (après Saint Seiya, DBZ et Ken le Survivant quand même). Je parle évidemment du Collège Fou Fou Fou, dessin animé incroyablement con dont l'humour tenait pour moi du génie (j'ai dû tous les voir), et dont le générique français chanté par Bernard Minet est resté dans les mémoires. 

     

     

    En vrai j'ai rematé quelques épisodes, ça a salement vieilli quand même. En fin bref, si tu croyais avoir tout vu en matière d'humour débilo crétin au niveau anime, tu t'es bien goourré. High School Kimengumi (le titre original) n'était en fait que l'arbre qui cache la forêt.

    Voici un petit florilège des animes les plus mongoloïdes que j'ai pu voir:

     

     

    Gintama

     

     

    Tout d'abord il faut savoir que c'est, à l'instar de One Punch Man, un manga à la genèse particulière. Hideaki Sorachi, son auteur, est un autodidacte, qui s'est mis à créer ce manga alors qu'il était au chômage. Résultat aujourd'hui il est dans le top des ventes derrière One Piece et Naruto. Comme quoi le destin...

     Gintama annonce la couleur dès le début. L'histoire se passe à l'époque d'Edo (16 ou 17ème siècle environ), Edo étant envahi par des extraterrestres qui ramènent avec eux leur technologie avancée (celle du 21ème siècle en gros) et en profitent pour dicter leur loi aux pauvres humains, eux-mêmes devenant une caste inférieure. Au menu: un héros diabétique, une milice aux ordres du shogunat (le légendaire Shinsengumi) comprenant un chef idiot, un psychopathe et même un mec qui passe son temps à s'entrainer au badminton (??), des révolutionnaires, une ninja accroc au bondage, une ado "extraterrestre" hyper forte et complètement teubé, un sidekick à lunettes, un "chat-chien" qui passe son temps à essayer de bouffer tout ce qu'il trouve (même les humains). Bon il parait que ça devient sérieux, voire poignant par moments mais j'ai pas été assez loin pour juger. Enfin ça reste bien marrant et bien débilos malgré tout.

     

     

     

    A noter l'humour est parfois ultra référentiel (ça parodie plein d'autres mangas) et joue aussi beaucoup sur des jeux de mots totalement cons, donc V.O.S.T OBLIGATOIRE.

     

     

     

    Kill La Kill

     

     

     

    Je crois que c'est un des trucs les plus débiles que j'ai pu voir. Pour l'histoire: une meuf  vient dans un nouveau lycée afin de venger son père. Elle pense trouver la réponse à ses interrogations en la personne de Satsuki, la présidente du conseil des étudiants, et accessoirement la personne la plus importante de la ville.

     

    Non mais alors là! Voir des meufs se battre avec de "la lingerie de combat" (je vois pas comment on peut appeler ça autrement), dont une avec un ciseau géant (oui un ciseau, pas des ciseaux), un prof à lunettes qui est en fait un playboy sous couverture, la milice des Nudist Beach contre l'invasion des textiles extraterrestres... Des fois je me demande où les mecs vont chercher tout ça. Au-delà de la débilité évidente du machin, il y a néanmoins des combats hyper fluides et très bien animés. Enfin l'anime en lui-même est assez marrant mais ça part tellement dans tous les sens que ça fait mal à la tête.

     

     

     

    Sakamoto Desu Ga?

     

     

     

    Putain mais ce truc! Avec sa musique improbable qu'on croirait tirée d'une série française des années 80 genre Maggie, c'est juste magique. Le mec le plus classe du monde, qui attire sans le vouloir toutes les filles (et femmes) de Tokyo, et de ce fait, est détesté par tous les garçons de son entourage, du moins au début. Parmi ses ennemis et rivaux on peut trouver un prof de sport autoritaire, un playboy gros, et surtout un méchant lycéen trentenaire qui a redoublé 15 fois (!!!)
    Ce truc est d'une débilité rarement vue en ce qui me concerne. Quoi que le mec fasse, il le fait avec une  classe absolue. Faut le voir pour le croire!

     

     

     Du (très) grand n'importe quoi.

     

     

     

    Ninja Slayer

     

     

    Alors ce truc, tu mates l'affiche t'as l'impression que c'est mortel. Puis tu mates l'anime et... Le bordel est encore moins bien animé que South Park ha! C'est limite si t'as pas l'impression de mater deux gosses jouer avec des playmobiles. Un vrai délire.

     

     

     

    Prison School

     

     

    Je sais j'en ai déjà parlé mais putain cet anime part tellement loin dans le irrespect que c'en est instantanément classique. Ce masochisme ultime, cette connerie absolue, ce scénario plus complexe que la plupart des films d'évasion... Honnêtement, faut être très intelligent et sacrément tordu pour pondre un truc pareil. Je crois que c'est quand même interdit aux moins de 16 ans tellement c'est graveleux. Ca n'en reste pas moins un des animes les plus hilarants que j'ai pu voir.

    Du génie! 

     

     

    Saiki Kusuo No Psi-Nan

     

     

    C'est bien simple, l'histoire de ce mec aux multiples pouvoirs de télépathies qui fait tout pour être normal est assez géniale. Pour autant Saiki No Psi Nan n'est pas vraiment mongol. C'est plutôt un manga/anime comique. L'anime joue énormément sur un humour slapstick avec un comique de situation et des dialogues en accéléré. Mais l'anime repose également sur un comique de l'absurde assez bien foutu. Et surtout il y a une galerie de persos totalement barrés, à commencer par Nendo le meilleur pote de Saiki (avec une crête), un mec tellement teubé qu'il est le seul dont Saiki ne peut pas lire les pensées, ce qui le rend totalement imprévisible. C'est franchement réussi.

     

     

     

     

    Keijo!!!!!!!!

     

     

     

     Ca par contre c'est de la mongolerie à l'état pur. A première vue, Keijo!!!!!!!! (avec huit points d'exclamation, je les ai comptés) est un manga/anime de sport comme il en existe une centaine au Japon (Olive et Tom Prince of Tennis, Slam Dunk, Kuro ko no Basket, Hajime No Hippo, ou encore Ping Pong), suivant un schéma relativement banal inhérent au genre (héroïne surdouée, rivales charismatique, entrainement intensif etc.). A première vue seulement car le keijo, le sport en question est un sport futuriste dans lequel les "coureuses" se battent à coups de fesses et de nichons pour faire tomber leurs adversaires (!!). En résulte un détournement ultra con des passages obligés: l'entrainement des fessiers, techniques secrètes comme le "fessile air-sol"  . C'est presque une parodie en fait. Les Japs n'étant pas pervers à moitié y a pleins de passages assez douteux qui justifient qu'on le qualifie de ecchi, comme Prison School et Kill La Kill.

     

     

     

     
    Non mais sérieux...

     

     

    Danshi Koukousei No Nichijou

     

    Bon c'est moins barré et un peu moins marrant que d'autres avec un ratio d'environ un sketch sur trois (les autres étant parfois téléphonés). Non j'ai continué un peu mais c'est nul en fait. Néanmoins rien que le deuxième sketch du premier épisode avec les jupes m'a tué. La référence à Full Metal Alchemist j'étais vraiment pas prêt putain.





    Meilleure scène de la série. Les 2 premiers épisodes étaient pourtant prometteurs et assez marrants mais finalement on peut s'arrêter après le deuxième ou troisième vu que le reste c'est de la merde. Dommage...

     

     

    Quand tu crois avoir vu le pire du con tu trouves encore plus pire:

     

    B Gata H Kei

     

     

    Mon Dieu, j'ai jamais vu un pitch aussi con que celui-là. Suivez plutôt: Yamada, 15 ans et demi, est une bombe sexuelle. Mais elle est encore vierge (!!!). Alors qu'elle arrive au lycée, elle cultive le projet de se faire dépuceler pour ensuite pouvoir se taper "100 potes de baise". Elle jette alors son dévolu sur Takashi, un puceau de sa classe, pour franchir le cap du premier chibros.

     

    Bon en vrai c'est une "histoire d'amour" à la con mais putain un pitch pareil, c'est limite malsain. Déjà le "encore vierge" à 15 piges euh comment dire. Puis évidemment le projet de se faire démonter par 100 mecs ça craint méchamment franchement. Heureusement que le traitement est presque tout public (y a pas de cul) mais déjà avoir cette idée... Et puis heureusement c'est relativement marrant. C'est le principal

     

    Bon je vais m'arrêter là parce qu'après dans les mangas et anime un peu chaud, plus c'est sexy plus ça devient complètement débile. Je me rappelle encore de Dr Feelgood, un manga (et un film) qui était sorti quand j'étais encore au collège sur un sexothérapeute avec une tête de bite au sens propre, ou encore de Shin Angel avec une lycéenne qui se bagarre entre deux passages à la casserole. Rien que d'y penser ça me fait mal à la tête...

     

    D'ailleurs on peut remarquer que l'humour tourne souvent autour du cul et que les Japs ont un vrai problème à ce niveau. Vivement que les Femens arrivent au Japon qu'on rigole un peu.

     

     

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    James Gray est un mec fascinant. Même s'il est moins célèbres que certains comme Paul Thomas Anderson (There Will Be Blood est juste un des plus grands films des années 2000 pour moi ni plus ni moins), c'est assurément l'un des plus grands réalisateurs contemporains. Et malgré le fait que je n'ai pas vu tous ses films (toujours pas vu Two Lovers et The Immigrant pourtant passé récemment sur Arte), c'est un des rares réalisateurs américains à ne m'avoir jamais déçu.

     

     

     

     

     

     

    Si je ne dis pas de conneries j'ai dû entendre parler de ce projet il y a près de dix ans facile. Peu après Two Lovers il me semble. Ce projet, très personnel (comme tous les autres),  a été porté donc durant tellement d'années qu'il a failli être abandonné à plusieurs reprises faute de financement. Je pensais d'ailleurs que c'était le cas jusqu'à ce que j'en entende parler il y a genre 3 semaines. Dans la première version il me semble que Brad Pitt devait interpréter le rôle titre. Dans tous les cas, il est resté attaché au projet vu qu'il a co-produit le film via Plan B, sa société de production.

     

    Le véritable Percy Fawcett

      

     

     

     James Gray n'est pas un réalisateur de base. C'est un intellectuel, un mec très cultivé qui a connu le succès assez tôt et a décidé de se préserver au maximum de la machine hollywoodienne. Il donne assez peu d'interviews et a su très tôt qu'il réaliserait peu de films mais prendrait beaucoup de temps à travailler à leur élaboration.

     

     

     James Gray

     

     

    Si Friedkin peut être considéré comme un des pères spirituels de James Gray (il suffit de voir We Own The Night pour s'en rendre compte), il partage également de nombreuses similitudes avec Stanley Kubrick. En effet, James Gray cultive aussi un trait de caractère obsessionnel. Obsédé par la structure (du scénario), obsédé par la composition du cadre, de l'image, par  les moindres détails de ce qu'on verra à l'écran. De fait il y a un vrai parti pris au niveau de la lumière qui rappelle un peu celle des films des années 70 avec cette diff et ces clair obscurs qui donnent au tout une couleur si particulière. En bref le film est d'une beauté formelle à toute épreuve. Il m'a rappelé par moments des films comme les Moissons du Ciel de Terrence Malick, ou même certains films de Visconti.

     

     

     

    Percy Fawcett (Charlie Hunnam), un soldat qui souffre d'un lourd héritage familial 

     

     

     

    Je l'ai déjà dit ICI, je ne comprends pas ce qui peut pousser des réals à tourner dans la forêt. J'ai pas lu de compte rendu de son tournage mais je me doute qu'il a dû être difficile. Enfin il l'a cherché en même temps.

    Ce qui est étrange c'est qu'à moins de connaître l'histoire vraie du fameux Fawcett (et/ou d'avoir lu le bouquin retraçant son parcours dont est adapté le film), il est difficile d'appréhender le déroulement du film. On peut avoir à l'esprit les grands films sur l'enfer vert comme Sorcerer, Aguirre et Fitzcarraldo (que je n'ai toujours pas vus, d'ailleurs il y a un passage qui m'a malgré tout fait penser à ce film), voire même Apocalypto si on veut, on restera je pense assez surpris par le traitement de James Gray. Ici, pas de basculement vers la folie, pas de retour vers une animalité perdue ou d'espèce de communion avec la nature. Non simplement un émerveillement face à sa grandeur, à côté de laquelle le héros se sent petit et insignifiant, sans pour autant tomber dans l'angélisme primaire. C'est d'ailleurs ce qui fait la force et aussi la faiblesse du film je pense. La mise en scène est tellement millimétrée qu'elle pourrait presque paraître académique. C'est pourtant pas le cas. James Gray fait dans le classicisme, pas dans l'académique, et je pense que sa mise en scène permettra à ce film de supporter les années, avant de penser à la course aux récompenses (même s'il est bien parti pour rafler quelque chose). C'est un choix. Il n'empêche que je me dis qu'il manque un petit grain de folie à l'image de la folle entreprise de ce personnage.

     

     

     

    (Sienna Miller) qui est loin d'être une épouse docile

     

     

     

    Côté formel, comme j'ai dit c'est top: la mise en scène est magnifique (l'introduction est un modèle du genre), les décors et la photo sont excellents. D'ailleurs ça faisait un moment que je n'avais pas vu le nom de Darius Kondji au ciné. Il risque de choper un nouvel oscar pour celui-là. Au niveau de la distrib, il faut savoir que James Gray est un excellent directeur d'acteurs, elle est donc parfaite comme on pouvait s'y attendre. Charlie Hunnam est excellent dans le rôle titre et parvient aisément à oublier son rôle de biker de Sons of Anarchy, Sienna Miller est également très convaincante dans le rôle de cette épouse un peu trop moderne et indépendante pour son époque. Mais honnêtement s'il y en a bien un qui m'a bluffé c'est Robert Pattinson. J'aime bien ces acteurs ou chanteurs qui se battent et prennent des risques pour prouver au public qu'ils ont un réel talent malgré leur passé. Il l'a déjà dit plusieurs fois, il  souffert de sa surmédiatisation suite à Twilight au point de regretter d'avoir participé à la fameuse saga (faut pas pousser, il existerait pas sans Twilight non plus). Bref tous les cas, son interprétation a de quoi faire taire les éventuels détracteurs tellement il crève l'écran.

     

     

    Henry Costin (Robert Pattinson), fidèle compagnon de Percy Fawcett

     

      

    Magnifiquement écrit, réalisé et interprété, Lost City of Z, est un très très beau film qui a connu un accouchement difficile mais le jeu en valait amplement la chandelle. Un film à la fois épique et profond sur la vie intense homme en proie à une obsession qui deviendra à la fois sa raison de vivre et sa malédiction. Et puis il y a ce magnifique morceau de Ravel tiré de Daphnis et Chloé qui revient tout le long du film:

     

     

     

    En espérant qu'il ait le succès qu'il mérite. Il m'a donné envie de mater Aguirre et Fitzcarraldo tiens.

     

    Allez le voir putain!

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