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    Je voulais le voir à sa sortie... et je l'ai raté (comme d'hab).

     

     

     

     

    Résumé Wikipedia:

     

    Galeriste en vue à Los Angeles, Susan Morrow, la quarantaine, travaille sans passion dans un milieu artistique à l'originalité convenue. Son époux Hutton Morrow s'éloigne d'elle pour plonger dans le lit d'autres femmes. Tandis que Susan se désespère, elle reçoit un livre de son ex-mari, Edward Sheffield, qu'elle n'a pas revu depuis des années, intitulé : Nocturnal Animals, qu'il lui dédicace. Sa lecture effrénée la plonge dans une tourmente de sentiments très vifs qui réveillent ses souvenirs de jeunesse tandis qu'elle découvre l'histoire de Tony, sa femme Laura et leur fille India, agressés en pleine nuit par une bande de voyous sadiques. Lentement, inexorablement, Susan fait le lien entre le personnage fictif et l'homme qu'elle a aimé par le passé…

     

     

     

     

     

     

    La première fois que j'ai vu la bande annonce, et que j'ai vu écrit :"un film de Tom Ford", je me suis demandé s'il s'agissait d'un homonyme. Bah non c'est bien le vrai. Curieux personnage que ce Tom Ford. En parcourant sa bio, j'ai été étonné par son parcours assez atypique vu qu'il n'était pas vraiment destiné à travailler dans la haute couture (si ce n'est qu'il est gay). Il doit avoir un melon de la taille d'une montgolfière, il n'en reste pas moins une des personnalités les plus célèbres du mode de la mode. Ca a l'air d'être un sacré mec ce Tom Ford. 

     

     

     

    C'est difficile de parler de ce film sans trop en dévoiler sur l'intrigue. On peut déjà dire que l'action est articulée autour de trois axes: le présent, le passé (via des flashback assez subtiles) et la fiction (le livre). Evidemment on sait déjà que les trois vont se rejoindre.

    Passé une intro WTF où on voit des obèses danser à poil lors d'un vernissage, on entre dans le vif du sujet dès que Susan reçoit le fameux roman et entreprend sa lecture.

    Rien que le début du "roman" m'a mis un peu mal à l'aise. La tension palpable qui va crescendo m'a fait penser à Dernière Maison sur La Gauche, aux Chiens de Paille aussi. Le Texas, une route quasi déserte, une voiture de chauffards... Dès le début on sent la patate. Que peut faire ce mec faible, mari et père de famille ordinaire qui n'a probablement pas dû se battre depuis le CE1 face à trois mecs aux mines patibulaires et aux allures de redneck? Le pire c'est qu'en matant le film on peut certes critiquer son attitude mais je suis sûr que la plupart des gens réagiraient plus ou moins comme lui. C'est un mec normal en fait, qui croit qu'il peut s'en tirer en parlementant. Un mec normal. C'est ce qui est limite triste. Beaucoup de gens penseraient être moins lâches mais en vérité... Bon perso ça risquerait peut-être moins de m'arriver vu mon tempérament et le fait que j'ai toujours un club dans mon coffre (alors que j'ai jamais fait de golf). J'avais aussi une barre de fer sous mon siège mais ma femme l'a virée en nettoyant la voiture. Faudra que je pense à la remettre. Paradoxalement, je ne suis pas quelqu'un de violent. J'ai peut-être juste été un peu trop exposé à la violence quand j'étais ado. Enfin bref, chacun voit midi à sa porte.

     

     

    Tony (Jake Gyllenhaal), un père de famille ordinaire en plein cauchemar

     

     

     Pour en revenir au film, tout au long du métrage, et de la lecture du roman par Susan, on découvre l'histoire que raconte ce fameux manuscrit, de la même manière qu'on découvre en parallèle l'histoire de ce couple déchu. Qu'est-ce qui bouleverse autant Susan? Le livre est-il autobiographique? A-t-elle été violée? Que s'est-il passé pour qu'ils en viennent à se séparer et se perdre de vue si longtemps? J'en dis pas plus pour ne pas gâcher le suspense. Toujours est-il que l'histoire est plutôt bien amenée.

     

     

    Ray Marcus (Aaron Taylor-Johnson), un redneck totalement instable

     

     

     

     Je ne connais pas le roman d'origine (ni même l'auteur d'ailleurs, Austin Wright, un écrivain reconnu chez eux), mais le film doit une grande part de sa réussite aux codes du film noir avec lesquels il joue allègrement: musique hitchcockienne, hommes violents ou victimes, manipulateurs ou naïfs, femme fatale, personnages troubles voire ambigus, avec une grande part d'ombre, un passé mystérieux qui se révèle progressivement. Je dis bien "il joue"car le film en lui-même n'est pas vraiment un film noir, ni même un drame ou encore un "rape-and-revenge" mais plutôt un peu tout ça à la fois, et même un peu plus. Toute cette histoire est illustrée par une mise en scène à la fois sobre et classieuse.

     

     

    Bobby Andes (Michael Shannon), un inspecteur sur le déclin

     

     

     

    Niveau interprétation c'est top comme on pouvait s'y attendre. Le toujours très bon Jake Gyllenhaal prête une fois de plus son visage anguleux et ses yeux caverneux d'insomniaque à un film nocturne. Le toujours très fringant Armie Hammer est évidemment à l'aise dans le rôle du beau gosse de service même si je ne l'avais pas reconnu en brun. Aaron Taylor-Johnson, qui a bien changé depuis Kick-Ass, est également très bon à tel point que je ne l'avais pas reconnu non plus. Quant à Michael Shannon, bah c'est Michael Shannon quoi. Mais c'est surtout Amy Adams (42 ans déjà!) qui porte le film. Je n'avais jamais calculé cette actrice jusqu'au jour où j'ai vu American Bluff (où elle avait un faux air de Nicole Kidman). Et même si c'est surtout Jennifer Lawrence qui m'avait bluffé (sans mauvais jeu de mots), je l'avais vraiment trouvée très bonne. Pour le reste de la distrib, RAS si ce n'est qu'on n'y prête presque plus attention. J'exagère à peine mais à y regarder de plus près, Nocturnal Animals est quand même le film de ses deux acteurs principaux, et l'histoire de deux personnages liées par un passé commun des plus troubles.

     D'ailleurs le titre lui-même n'est pas anodin, comme en témoigne ce plan final renvoyant à Nighthawks, le célèbre chef-d'œuvre d'Edward Hopper, tableau illustrant le mystère qui plane autour d'un couple attablé dans un restaurant en pleine nuit.

     

     

     

    Susan (Amy Adams), un bel oiseau de nuit

     

     

     

    Pour faire bref, Nocturnal Animals c'est bien, c'est beau, c'est bien écrit et doté d'un dénouement bien plus malin que la plupart des films noirs. Un beau film sur la nature humaine, le pardon, le changement. C'est aussi un peu une histoire assez proche de CE FILM finalement, mais en réussi et donc en carrément moins con. En plus Tom réussit à placer une ou deux paires de lunettes dans le film. Je vais peut-être me l'acheter tiens.

     

    Très bon film.

     

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    En attendant (ou pas) la sortie prochaine de l'adaptation live de Ghost In The Shell que je prédis bien claquée (notez bien, je l'ai dit), qu'Est-ce qu'il y a à se mettre sous la dent au ciné? Alors voyons voir... Lion, le sous-titre: "si vous avez aimé Slumdog Millionnaire, vous adorerez Lion". Traduction: si vous avez aimé le film avec les Indiens pauvres, vous adorerez le film avec les Indiens encore plus pauvres. Mouais, pas convaincu. Peut-être plus tard, next. L'Everest? Je viens de St Denis mais faut pas abuser hein... Les Derniers Parisiens? Ah ouais le film des mecs de la Rumeur, ça me dit bien mais dommage qu'il ne passe plus qu'à l'autre bout de Paris et que mon pote l'ait déjà vu. Peut-être plus tard, next. John Wick 2, mon pote l'a vu (il fait chier lui). Split? Pourquoi pas ma foi?  La prochaine séance est trop tard, dommage. Bon bah le choix est plus rapide que prévu en fait.

     

     

     

     

     

     

    Résumé Wiki:

     

    Chad Cutler, qui vit de combines en tout genre organisées par son père, tente d'échapper à son emprise afin d'offrir une vie meilleure à ses enfants.

     

     

     

     

     

     

    Bon en vrai je sais j'ai rien à dire sur ce film.

    Je sais j'ai déjà écrit ça plusieurs fois pour ensuite déblatérer pendant 10 pages mais là pour le coup c'est vrai. C'est tellement  vrai qu'après être sortis de la salle avec mon pote, on s'est posé à une terrasse pour bavarder pendant une heure sans jamais évoquer une seule fois le film. C'est fou ça...

     

    On suit les (més)aventures de Chad Cutler, cousin éloigné de Brad Pitt de Snatch, manouche et sale faible de son état. Pour faire simple il n'y a absolument rien de nouveau dans ce film: une famille de criminels, un rapport de force entre deux membres de la famille (ici le patriarche et son fils), un engrenage... Bref que du vu et revu. Je pourrai en sortir une pelletée des films qui exploitent déjà ce filon (Little Odessa, The Yards, Pusher 2, Les Ardennes, El Clan, Animal Kingdom...). D'autant plus qu'au delà du rapport de force entre Colby et son fils Chad, il ne se passe vraiment pas grand chose. Est-ce que ça justifie pour autant les nombreux spectateurs qui ont quitté la salle en cours de route? Pas vraiment... 

     

     

    Chad (Michael Fassbender) qui s'imagine déjà dans son pavillon (ou derrière les barreaux, c'est selon)

     

     

    En fait, je trouve que le film est assez mal vendu. En effet à voir la BO on pourrait croire à un truc plus nerveux, amenant inexorablement à une spirale au niveau de la violence alors qu'en fait non. A la place on a droit à une chronique familiale, chez les Gitans certes mais une chronique familiale quand même. Alors oui ce sont des criminels, oui il y a une histoire de casse etc mais c'est limite si on s'en branle.

     

     

    Colby (Brendan Gleeson) et Chad: tu seras un homme, mon fils

     

     

    C'est un parti pris comme un autre mais bon c'est dommage n'ait pas totalement choisi cette voie là (ou alors l'autre) parce qu'au final le résultat a un goût d'inabouti. C'est d'ailleurs d'autant plus dommage que le portait de cette communauté est plutôt réussi et les membres de la famille sont assez touchants à leur manière.

     

     

    Kelly (Lindsay Marshal), la femme de Chad, qui ne supporte plus cette vie de manouche 

     

     

    D'un point de vue formel, le film est plutôt bien foutu. La mise en scène est assez réussie (notamment une scène de traque plutôt bien tendue), la photo est plutôt belle, et bénéficie des décors naturellement photogéniques de la campagne. Vu que le films est anglais, on ne va pas revenir sur  interprétation. Je dirais juste que Michael Fassbender est un acteur que j'aime bien et qu'hormis Assassin Creed (qui a dû lui ramener un bon biff), je trouve qu'il choisit des rôles assez intéressants (Hunger, Shamed, Fish Tank). Ici malgré sa tête de beau gosse, il reste très convaincant dans son rôle de manouche illettré et de sale faible. Brendan Gleeson qu'on ne présente est comme impeccable d'habitude en patriarche manipulateur et charismatique. Et puis on notera la présence du sympathique Rory Kinnear (les derniers James Bond) qui  n'est plus forcé d'enculer un cochon (ceux qui ont vu Black Mirror auront compris). Quant à la BO, elle est signée The Chemical Brothers mais elle ne m'a pas marqué plus que ça.

     

     

     
    Peter Lovage (Rory Kinnear), un flic qui connait bien la famille Cutler

      

     

    Bref sans être un grand film, ni même un vrai bon film, Trespass Against Us (le titre original) est une petite chronique sociale assez sympathique et intéressante (malgré une fin un peu bâclée) qui aurait gagné à être mieux développée. Enfin c'est toujours mieux que chez nous où on nous sort encore des comédies avec des Roms chez les bourges (mon dieu...)

     

    Vive la France hein.

     

     

     

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    Résumé Allociné:

     

    Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l'état d'urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu'à Busan, l'unique ville où ils seront en sécurité...

     

     

     

     

    Je l'avais raté à sa sortie alors je me suis rattrapé cette semaine. Honnêtement je m'attendais pas à ça.

    En général pour le spectateur moyen, le cinéma coréen est synonyme de qualité et cachet formel. C'est oublier que si l'industrie ciné coréenne est aussi florissante (et importante) c'est parce qu'il y a énormément de productions orientées grand public et parmi celles-ci figurent des blockbuster dénués de velléités artistiques.

    Dernier Train pour Busan est de ceux là.  

    D'entrée de jeu, la couleur est annoncée avec une introduction bien golmon avec une biche contaminée

     

     

     

    Une séquence WTF d'entrée de jeu avec une biche zombie

     

     

     

    Ici pas de place pour les considérations auteurisantes. On est dans le divertissement à 100% et à ce niveau le film tient ses promesses.

    Côté scénario, on ne sort pas des sentiers battus. Un virus libéré par erreur, une pandémie, des zombies, bref que du déjà vu. Côté caractérisation des perso c'est pareil: une petite fillette mignonne, son papa récemment divorcé, obsédé par son travail et qui est accessoirement un gros enculé (mais qui va changer), l'homme d'affaire encore plus enculé, l'hôtesse mignonne, l'équipe de baseball universitaire etc.

     

     

    Seok-Woo (Gong-Yoo) et sa fille aux prises avec une horde de zombies

     

     

    Pourtant dès qu'on rentre dans le vif du sujet (et on y entre assez vite) et que les zombies font irruption tout le carcan supposé explose et le résultat de la boucherie est assez imprévisible. N'importe qui peut  ou va se faire bouffer. Il faut noter que le scénariste et réal Yeong Sang-Ho s'est assez bien démerdé pour gérer les attaques de zombies qui cavalent comme Usain Bolt et la manière de les contenir dans un endroit aussi contigu que les wagons d'un train. De toute façon le film est assez bien écrit à ce niveau et le trajet jusqu'à Busan aura droit à de nombreux imprévus bien sentis.

     

     

    Une des nombreuses scènes d'anthologie du film

     

     

    Bon on a quand même droit à certains trucs habituels comme les sales coups de l'enculé de service, la réconciliation du père et de sa fille ou encore l'inévitable plan-séquence de baston à la Old Boy. On a aussi droit à quelques trucs nawak/abusé comme les mecs qui courent une demi heure sur le quai pour attraper un train qui accélère jamais lol. Mais bon ça fait partie du délire. D'ailleurs à ce niveau il m'a un peu fait penser à l'anime  Koutetsujou no Kabaneri  pour le délire mais en mieux quand même.

     

     

     

    Seok-Woo et Sang-Hwa (Ma Dong-Seok), des passagers prêts pour une scène de baston épique

     

     

     

    Après ça reste bien fun et bien efficace dans le genre divertissement pur et dur, surtout quand on pense que la référence côté zombie est devenue Walking Dead, soit un truc chiant comme la mort sans mauvais jeu de mots. La réal est très efficace et la distrib est pas mal, mention à Gong Yoo (une star locale aux faux airs d'Andy Lau) très bon en antihéros préoccupé plus préoccupé par son boulot que par sa propre fille .

     

    Bref pas besoin de chercher midi à quatorze heures, Dernier Train pour Busan est à la hauteur de sa réput' et même s'il aurait pu être un peu plus gore, il fait le taff comme on l'avait pas vu depuis L'Armée des Morts au moins. En plus on a droit à un clin d'œil aux films originels de Romero à la fin. Par contre pour le côté réflexion/parabole/message engagé etc. on repassera évidemment.

     

    Bon film,

     

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    C'est bizarre. autant j'avais adoré Whiplash, autant j'étais pas spécialement emballé pour aller voir ce film. Je sais pas, toute la com autour, la volonté de buzz relou m'a soulé. En plus les comédies musicales, si on excepte West Side Story que j'adore, c'est pas ma tasse de thé. Y a un côté surfait inhérent au genre qui me gonfle un peu. C'est un peu ce que disait Sergio Leone à propos de l'opéra: voir un mec se casser la gueule en entonnant un air en bel canto ça peut faire marrer. Enfin bref c'était mal parti perso.

     

     

     

    Résumé:

     

    Mia rêve est une jeune comédienne qui rêve de percer à Hollywoofd, Sébastian est un jeune pianiste talentueux qui rêve d'ouvrir un club de jazz. ils se rencontrent, s'aiment et tentent de concrétiser leurs rêves. Mais la vie n'est pas si simple et leur parcours sera semé d'embûches. Tout a un prix, même les rêves.

     

     

     

     

     

     

    Alors bon, pour commencer on peut appréhender l'introduction du film de deux manières:

    - soit en voyant l'énorme travail de mise en scène avec la choré et un plan séquence de folie au milieu d'un embouteillage monstre.

    - soit en voyant des golmons qui sautent partout comme des triso (la redondance est voulue) et dansent dans tous les sens.

     

    En ce qui me concerne c'était un peu des deux. Je sais pas, les voir tous sauter partout sans raison et voir des merdeux débouler en skate et bmx ça m'a laissé circonspect. Enfin bon, on s'en fout ça reste l'intro.

     

    Concernant le film en lui-même avec le recul je ne sais pas trop quoi en penser. J'ai plutôt bien aimé l'évolution des deux protagonistes depuis leur première rencontre jusqu'à... jusqu'à la fin.

    Y a un jeu du chat et de la souris assez intéressant dans la mesure où ils ne sont jamais sur la même longueur d'onde et que leur relation n'est pas vraiment mielleuse et relativement "réaliste".

     

     

    Sébastian (Ryan Gosling) et Mia (Emma Stone) en pleine nuit américaine

     

     

     

    De la même manière, au delà de son emballage, le film développe quelques questions intéressantes autour du jazz notamment. Comme dans Whiplash le précédent film de Damien Chazelle, le jazz est toujours à l'honneur. Néanmoins il aborde une réalité concernant sa perception par le grand public qui le réduit souvent à de l'easy listenning, de la musique d'ascenseur ou d'attente téléphonique, de la musique que l'on met en fond sonore lorsqu'on invite des gens chez soi sans y prêter attention, une musique qui n'inspire plus vraiment d'émotion pour beaucoup de gens.  Il est aussi question de son avenir en tant que genre musical.   

     

     

    Bill (JK Simmons) qui ne veut plus entendre parler de jazz dans son club.

     

     

    Mais le film parle aussi de ses rêves, de la manière de les concrétiser et parfois du prix qu'il faut payer pour ça. Et même si ce trait est intéressant, c'est là que ça me gène un peu.

     

    Déjà, j'en ai marre de ces films américains où ils nous cassent les couilles à longueur de temps avec leurs "rêves". "Oui mais j'ai des rêves!!" On s'en bat les couilles sérieux. Toujours là à nous vendre leur rêve américain comme un accomplissement ultime. Ca me soule comme pas permis. Et puis en plus quand on y pense c'est quoi leurs rêves? Ouvrir un club de jazz et devenir actrice? Mouais bof. Le cliché de l'intégrité contre la compromission et l'argent... mouais bof. Si t'es un minimum intelligent tu prends du biff qui te permettras de concrétiser ton projet. C'est un peu la base. Là c'est effectivement le cas mais traité de manière si caricaturale, on dirait tellement que le mec risque de vendre son âme au diable que ça m'a gêné. Pourquoi faire si cliché? Elle est où la nuance?

     

     

    Keith (John Legend), le diable qui propose un pacte à Ryan

     

     

    Et puis l'autre qui rêve d'être actrice. Après elle se lance dans le stand up parce que son mec lui a dit qu'elle avait du talent. Non mais faut pas tout mélanger. Etre actrice nécessite du talent mais écrire une pièce en nécessite un autre. L'écriture et l'interprétation ce sont deux choses distinctes. En plus tout ça pour quoi? Parce que finalement quand on mate le film on a l'impression que l'accomplissement c'est l'argent et la célébrité. C'est ça le rêve? J'ai rien contre les gens riches et célèbres mais c'est ça le but quand on veut être acteur? Je veux dire ça ne devrait pas être un bonus? On ne peut pas rêver d'être acteur juste pour jouer? Il y a une dimension assez réductrice et surfaite que j'ai trouvée assez limite au niveau de la thématique.

     

     

    Mia qui emmerde tous les spectateurs parce qu'elle est pas dans le film

     

     

    Bon après faut pas me faire dire ce que je n'ai pas dit. Le film est sympa, la romance est bien foutue, l'histoire d'amour est plutôt touchante, il se laisse voir agréablement et tout. Simplement on était en droit d'attendre un peu plus de la part de Chazelle. Après c'est que mon avis.

     

    Sinon au niveau formel la distrib est top: Emma Stone est très bonne, Ryan Gosling est impeccable et a "la classe américaine", John Legend est plutôt convaincant, J.K Simmons a un rôle à la limite du cameo.  Par contre j'ai été moins emballé par les passages musicaux, les numéros de danse étant plutôt moyens, mais je suis déjà pas très client de ce genre de truc à la base. Hormis Grease parce que c'est un souvenir d'enfance et surtout West Side Story que j'adore (!!!), je crois que je n'aime aucune comédie musicale. Ah si y a Mary Poppins aussi.

     

     

    Une scène de danse foireuse histoire de rappeler qu'on est dans une comédie musicale

     

     

    Bon en même temps Ryan Gosling n'est pas John Travolta, et surtout Chazelle n'est pas le grand Robert Wise. Tout le monde a ses limites.

    Pour résumer, c'était un projet un peu trop ambitieux pour les épaules de son réal et qui nécessitait peut-être plus de maturité dans le propos. Là pour moi, on obtient plutôt un bon petit film romantique un peu surfait, un peu meilleur qu'un épisode version longue de Glee saison 1 (en moins jouissif même), mais ça mérite pas non plus toute la branlette qu'il y a autour. Enfin la musique est excellente donc c'est cool.

     

     

    Allez Next

     

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    J'avais oublié le résumé (chopé sur Allociné)

     

    Alice, seule survivante de la bataille de Washington contre les zombies, doit retourner à l’endroit où le cauchemar a débuté : le Hive à Raccoon City. C’est là, qu’Umbrella Corporation a regroupé ses forces pour mener un assaut final contre les survivants de l’apocalypse.

     

     

     

     

     

     

    Il y a quelque chose de touchant dans le couple Paul W.S Anderson et Milla Jovovich, un couple (au ciné et dans la vie) un peu (beaucoup?) has been qui s'acharne à faire vivre une franchise qui ne l'est pas moins.

    C'est triste de voir la catastrophe qu'est devenue l'adaptation cinématographique d'un monument du jeu vidéo de Capcom. Et mine de rien, étrangement, je les ai tous vus, aussi je trouve qu'on peut saluer le travail de Paul W.S Anderson, réal-scénariste-producteur de 90% de la franchise, qui affiche une certaine constance dans sa médiocrité. Je crois d'ailleurs qu'hormis le troisième dans le désert réalisé par l'Australien Russel Mulcahy (le meilleur de la saga, c'est bien le minimum quand on a fait Razorback et surtout Highlander), il a "écrit" et réalisé tous les autres.

     


    Alicia (Milla Jovovich), en mode Mad Max

     

     

    Bon on va gentiment faire abstraction des incohérences de l'histoire comme d'hab, déjà que les deux précédents étaient assez hallucinants à ce niveau (en gros on comprend rien aux 30 premières minutes de Afterlife et Retribution). Côté intro celui-là va à contre sens de ses prédécesseurs puisqu'il prend le temps d'expliquer le pourquoi du comment du bordel. En gros, et pour la sixième fois: le méchant trust pharmaceutique Umbrella (Sanofi en gros) a développé le virus T, un super produit capable de tout guérir, même la mort. Malheureusement faut pas guérir les morts sinon ils se réveillent après et foutent le zbeul. Heureusement, l'immortelle Alicia qui a inoculé le virus reste notre dernier recours pour récupérer l'antidote avant qu'il n'y ait plus aucun humain sur Terre c'est à dire dans 48 heures.

     

    Alicia lors d'une des nombreuses scènes surréalistes (sisi elle s'en sort)

     

     

    Sans surprise on enchaine les scènes d'action comme s'il fallait écrire l'histoire après. Ca tire, ça se tape, ça explose dans tous les sens pendant une heure et demie facile. Le problème, c'est qu'en plus d'être écrit avec les pieds (démonstratif à en mourir), c'est réalisé et monté de la même manière, à croire que Paul W.S Anderson est un aveugle épileptique atteint de Parkinson. Ca surdécoupe à mort rendant l'action totalement illisible les trois quarts du temps. Dommage.

     

    La moto de la mort qui déchire

     

     

    C'est bien dommage parce qu'il y a néanmoins quelques passage assez fun comme une intro assez efficace avec une Alice en plein désert, ou encore comme la torture où les "méchants" attachent Milla Jovovich derrière un camion blindé et l'obligent à courir avec pleins de zombies à ses trousses. Mais voilà Paul W.S Anderson a malheureusement baclé à la fois le scénario et la mise en scène.

    Enfin on va pas faire les étonnés, c'est une habitude chez lui. Normalement, quand on va voir Resident Evil on y va encore en connaissance de cause.

     Côté interprétation, c'est en phase avec le reste: Iain Glen, connu pour interpréter Jorah Mormont dans  Game of Thrones et présent dans la saga depuis le deuxième volet, surjoue étonnamment pour un Anglais. Le reste du casting est du niveau d'une série B lambda (comme le film donc), le Coréen Lee Joon-gi (une star du pays)joue l'Asiat de service et fait donc une démo de kung fu. Seule Milla Jovovich y croit encore un minimum et semble s'être investie comme si elle avait mis toutes ses thunes dans le projet.

     

    Bref en sonnant le glas de la franchise (du moins on l'espère!), Milla Jovovich et PS Anderson ont mis les moyens et ont voulu donner un souffle épique à une série qui n'en demandait pas tant. Manque de bol, même s'il rehausse le niveau, le film reste aussi débilo mongoloïde que ses prédécesseurs. Néanmoins, ce Final Chapter reste sympathique à mes yeux, il est le plus impressionnant de la saga (les monstres sont assez réussis), et surtout il reste un divertissement sans prétention. C'est déjà beaucoup!

     

     

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