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    Y a des bouquins qui marquent à leur lecture, comme ça. 

     

     

    Le résumé :

     

    Hajime est un homme accompli, père de famille et heureux propriétaire d'un club de jazz de Tokyo. Lorsqu'un beau jour, son amour d'enfance, Shimamoto-san, surgit dans son bar. Les retrouvailles avec cette femme insaisissable, qui n'apparaît que les jours de pluie, plongent Hajime dans l'abîme d'une quête obsédante, contre la course du temps et des sentiments...

     

    Je ne pense pas être le seul mais j'ai toujours confondu les écrivains Haruki Murakami et Ryo Murakami. En même temps quelle idée d'avoir le même nom, presque le même âge, et le même métier... En cours de lecture j'ai d'ailleurs découvert un troisième illustre Murakami (Takeshi), bien connu des amateurs d'arts vu qu'il est l'un des artistes les plus chers au monde apparemment (rien que ça).

     

    Haruki Murakami
     

     

    Pour en revenir à celui qui nous intéresse, j'ai été intéressé par ses romans aux titres assez intrigants comme Kafka sur le Rivage ou 1Q84. Alors quand j'ai vu ce bouquin à la FNAC, pas trop cher et pas trop long, je me suis dit que c'était le moment.

     

    Il y a des livres qui marquent à leur lecture parce que l'histoire qu'ils racontent nous parle assez profondément. Je n'ai pas la situation sociale de Hajime, je n'ai pas d'amie d'enfance qui serait une âme sœur absolue. Je n'ai pas d'amie aussi proche au point d'être totalement en phase sur tout. Pourtant ce livre me parle énormément. Je l'ai acheté l'année dernière en même temps que Neige d'Orhan Pamuk mais il a fallu que je le lise maintenant, quand j'ai le même âge que le héros durant la plus grande partie de l'histoire.

     

     Il est aisé de voir dans le roman des relents autobiographiques, et dans le personnage de Hajime un alter ego de l'auteur avec lequel il entretient de nombreuses similitudes. D'ailleurs bien qu'il traite (vaguement) d'adultère, ce livre c'est aussi et surtout l'évocation du passé, de la nostalgie, du temps révolu, d'un désespoir et d'un vide que rien ni personne ne peut combler.

    Ces étapes de la vie sont personnifiées sous les traits de Sakamoto San, Izumi et Yukiko. L'existence de Hajime pourrait presque se réduire à la relation qu'il a entretenue avec chacune des trois femmes de sa vie. A travers elles. Comme des Moires où Izumi représenterait les regrets du passé, Sakamoto San un idéal au conditionnel. Quant à son épouse Yukiko, elle serait à la fois le refuge d'un présent réconfortant et la confrontation d'une dure réalité dénuée de rêve, de passion et d'idéal.

     

    Quelque part, ce roman est aussi une allégorie de la crise de la quarantaine, une période charnière dans la vie d'un homme, où il réalise que les rêves qu'il n'a pas concrétisés sont derrière lui et qu'il doit trouver une autre raison de continuer qu'à travers son accomplissement personnel.

     

    Avec son titre inspiré en partie d'une chanson de Nat King Cole (ce qui me fait penser que le livre a dû inspirer Wong Kar Wai pour In The Mood for Love), Haruki Murakami nous raconte une histoire simple, mais une très belle et très touchante. Un des plus beaux romans que j'ai pu lire depuis bien longtemps.

     

     

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  • C'est assez rare mais pour une fois j'ai lu un bouquin sorti très récemment: 



     

     

    Allez on va prendre le résumé au dos du bouquin:

     

     
    Concord, New Hamsphire. Hank Palace est ce qu'’on appelle un flic obstiné. Confronté à une banale affaire de suicide, il refuse de s’en tenir à l’évidence et, certain qu’il a affaire à un meurtre, poursuit inlassablement son enquête. 
    Hank sait pourtant qu’elle n’a pas grand intérêt puisque, dans six mois il sera mort. Comme tous les habitants de Concord. Et comme tout le monde aux États-Unis et sur Terre. 
    Dans six mois en effet, notre planète aura cessé d’exister, percutée de plein fouet par 2011GV1, un astéroïde de six kilomètres de long qui la réduira en cendres. Aussi chacun, désormais, se prépare-t-il au pire à sa façon.
    Dans cette ambiance pré-apocalyptique, où les marchés financiers se sont écroulés, où la plupart des employés ont abandonné leur travail, où des dizaines de personnes se livrent à tous les excès possibles alors que d’autres mettent fin à leurs jours, Hank, envers et contre tous, s’accroche. Il a un boulot à terminer.

    Et rien, même l’'apocalypse, ne pourra l’empêcher de résoudre son affaire.

     

     

    Bon le résumé est plus long que prévu en fait, du moins il prend plus de place que ce que je pensais. Ceci étant il est très parlant (heureusement). D'ailleurs à ce propos, j'ai récemment acheté le DVD (oui je sais, j'achète des DVD) d'Apocalypto, le très bon film de Mel Gibson, et hier ou avant hier en matant le boitier je me suis fait la réflexion que les mecs de la com se sont pas trop foulés question charte graphique pour le bouquin: un fond vert brumeux avec un mec qui marche on sait pas trop où. Autant pour Apocalypto ça claque, autant là bof...Enfin au moins on connait la couleur de la fin du monde.

     

      

    Je ne suis plus tout à fait sûr de comment je suis tombé sur ce bouquin. Il me semble que j'avais dans la tête un début d'histoire qui relatait les derniers instants de l'humanité (pour faire simple) et que je me suis penché sur les bouquins qui traitaient le sujet. Ou sinon je trainais sur le Net à la découvertes des blogs littéraires (sisi). Toujours est-il que je suis tombé dessus en parcourant un blog (ou un site je sais plus) tenu par deux amoureuses des livres et dont j'ai oublié le nom. L'article vantait les mérites du bouquin, il parlait d'un sujet qui me parlait. Pas besoin de plus. Vamos!

     

    Premier point : le style brut de décoffrage. Le roman est écrit à la première personne et au présent, ce qui est assez déstabilisant pour un amoureux de l'imparfait et du passé simple comme moi.  Et puis on s'y fait. Le style, simple et rugueux colle parfaitement à l'instantanéité qui découle de cette appréhension face l'imminence de la fin du monde.

     

     Deuxième point : L'histoire est pas mal foutue. L'enquête bien que simple est suffisamment tordue pour tenir en haleine. Ceci étant, bien plus que l'intrigue, c'est l'obsession d'un flic psycho-rigide dans un monde en perdition qui est intéressante. Henry Palace, le héros, a des airs de premier de la classe, de ceux qui sont insupportables à tout faire comme le manuel le recommande. Mais finalement on s'y fait. Et au fur et à mesure qu'on avance dans le livre, on se rend compte que c'est cette obsession pour le travail bien fait qui le rapproche de la victime et lui permet de se concentrer sur on enquête alors que le monde qui l'entoure part progressivement en couilles.

     

    Ben H Winters, le "jeune" auteur, a visiblement fait des recherches auprès de scientifiques autour d'un éventuel cataclysme, et ça ressent. L'univers qu'il dépeint entre les derniers soubresauts des sociétés modernes et l'arrivée progressive du chaos est très crédible. Et bien qu'elle soit au départ assez en retrait par rapport à l'enquête, "cette fin du monde" prend de plus en plus de place jusqu'à renvoyer l'enquête à ce qu'elle est réellement: un détail, une entreprise vaine.

     

     

    Ben H Winters et la couv du troisième tome de sa saga apocalyptique

     

     

    Dernier Meurtre avant la Fin du Monde est donc un bon petit livre, efficace et désespéré et qui, sans être de la grande littérature, est bien écrit et se lit très rapidement en plus. A noter que ce roman fait partie d'une anthologie de trois romans sur les enquêtes de l'inspecteur Palace à l'aube de l'apocalypse.


    Je valide.

     

     

     

     

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    Putain ce livre...

     

    Résumé:

     

    Luke Rinehart, un psychiatre renommé, époux comblé et bon père de famille vivant dans un quartier cossu de Manhattan, s'emmerde profond dans sa petite routine de trentenaire et sa vie de petit bourgeois toute tracée. Un jour, en trouvant une paire de dés sur la table, il va commettre une action qui changera à jamais le cours de son existence jusqu'à remettre en question sa conception même de la vie et des fondements de la société. Dès lors, chacun de ses choix sera conditionné par le résultat de sa paire de dés.

      

     Il y a des oeuvres qui s'inscrivent totalement dans leur époque, à tel point qu'on imaginerait pas qu'elles puissent être créées en dehors d'un contexte particulier. L'Homme Dé est de celles ci. D'après la couverture du livre que j'ai, il s'agit d'un des premiers livres devenus cultes dans les 70's, et je le crois aisément. Ca fait longtemps que j'avais pas lu un roman aussi barré. 

     

    En même temps il suffit de voir la gueule de l'auteur pour comprendre:

     

     

     Ouais le mec est complètement perché, et le roman est à son image.Parce que même s'il s'agit d'une autobiographie d'un personnage fictif (lol), Luke Rinehart n'est pas qu'un simple personnage créé par George Cockcroft. C'est en fait son alter ego.  Si j'en crois ce que j'ai pu lire sur le Net, le mec a vraiment dédié une partie de sa vie aux dés, au point de se marier et de changer de pays (!!)

     

     

    Apparemment le roman est devenu relativement culte aux Etats Unis (un épisode de Big Bang Theory y fait d'ailleurs grandement référence). D'ailleurs c'est assez logique quand on se remémore le contexte de l'époque: Guerre du Vietnam, émergence des conflits raciaux et des groupes comme les black panthers, révolution sexuelle, mouvements hippies, mouvements sectaires... Le roman est tout ça à la fois et plus encore.

     

    Ce qu'il y a de bien avec ce roman c'est qu'on sait d'entrée de jeu que ça va partir en vrille. Et en effet on est servi. Et à ce niveau l'auteur s'est permis de ces trucs moralement parlant, abordant des sujets plutôt délicats comme le viol ou la pédophilie par exemple mais de manière tellement con et drôle que ça passe tout seul. Malgré tout, j'imagine mal comment on pourrait écrire un livre pareil aujourd'hui sans faire l'objet d'un tollé ou d'une controverse (controverse probablement hors sujet comme souvent). Bah oui c'est bien un roman d'une autre époque, une époque bien révolue.

     

    Bref, tout ça pour dire que l'Homme Dé est un roman original, bordélique, psychédélique, complétement barré, très bien écrit (l'auteur a été prof de lettres une période), et bourré d'humour qui n'en oublie pas de faire un réfléchir sur le sens de la vie.

     

     Pas un classique, juste un roman culte. Et un très bon.

     

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  •  Je cherchais un truc au lire au hasard et je suis tombé sur ça:

     

     

     

     

     

     

     

     L'histoire:

     

    Comme chaque matin depuis peu, Yoko guette leur départ des gens pour le travail et profite de leur absence pour s'installer temporairement chez eux. Car elle ne le sait pas encore mais Yoko n'existe plus aux yeux des autres, elle est morte. Ce qu'elle ne sait pas en revanche,c'est qu'elle n'est pas la seule à vivre cette situation. Dès lors elle va découvrir le monde des gens comme elle. Un monde régi par des lois tacites, peuplé de groupes obscurs aux territoires bien définis. Un monde violent et sans pitié. Le monde des sangsues.

     

     

    Ce court manga (5 volumes) est donc assez intriguant surtout que c'est le genre de truc qui peut déboucher surtout et n'importe quoi. D'ailleurs en le commençant, il m'a rappelé un anime nommé Red Garden avec quatre ou cinq meufs mortes qui se battent chaque nuit pour revenir à la vie. Bon malgré une certaine originalité dans le contexte (une fac de New York) et un design "original", j'ai jamais fini Red Garden tellement ça m'avait soulé. Trop chiant, trop de blabla de meufs avec leur mec.. Un bon truc de meuf quoi, très peu pour moi.

    D'ailleurs, tout comme dans cet anime, l'héroïne est donc morte (on le sait dans les premières pages) mais elle continue de vivre comme toutes les meufs: elle prend des douches, elle mange, elle a ses règles, elle parle aux gens qu'elle croise. En gros elle vit juste comme une clando en vrai.

     

     

    Yoko sous la douche, hummmm.....

     

    C'est à la fois intéressant et mauvais signe. Intéressant car ça pose les bases de l'histoire et mauvais signe dans le sens où c'est assez féminin dans la démarche. L'héroïne qui a ses machins, qui écoute des CD, vole des robes et des t-shirt... Ouais mais non quoi. Heureusement, on rentre ensuite assez vite dans le vif du sujet dès qu'elle rencontre d'autres sangsues. 

     

     

     Un dessin quelque peu simpliste

     

    Il y a des trucs très bien foutus dans ce manga (le chara-design de certains personnages, certaines idées de découpage). Le dessin est assez simpliste mais très sympa. L'héroïne est cool. Seulement voilà. L'univers des sangsues est un peu sous exploité je trouve, ou du moins il aurait pu être mieux exploité. Limite si on finit plus par suivre son pote qu'elle même. En fait j'ai un peu l'impression que Daisuke Imai se cherche une peu tant en terme de dessin que d'écriture.

     

    Au moment où j'écris le dernier tome n'est pas encore sorti (enfin il vient de sortir en fait) mais j'ai eu le temps de me faire une idée avec les autres tomes sortis. J'espère juste qu'il apportera une conclusion intéressante à une histoire qui pour l'instant ne tient pas toutes ses promesses.

     

    Bref ça reste un manga sympa sans être inoubliable.

     

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  • Une collègue me l'a prêté alors je l'ai lu

     

     

     

     

     

    Résumé:

     

     

    Pour ceux qui sont restés dans une grotte depuis 10 piges Camilla Läckberg est un écrivain (une écrivaine?)

    suédois de polars. C'est même la plus grosse vendeuse du pays avec Stieg Larsson. Rien de surprenant donc à la voir partager la même collection de par chez nous après le phénomène Millenium.

     

     

    Elle est pas moche mais elle a une tête marrante je trouve. On dirait un personnage de Beavis et Butt Head un peu (elle a  le même pif).

     

    Pour en revenir à ce roman, c'est apparemment le premier qu'elle a publié et le premier d'une série avec son héroïne fétiche Ericka Falck.

    Je suis parti avec énorme a priori. La Princesse de Glace c'est un peu le bouquin qu'on trouvait partout après Millénium, et surtout chez les femmes (jamais les dernières quand il y a une tendance à suivre). D'ailleurs le début m'a conforté dans mes a priori: c'est pas super bien écrit, avec des phrases assez basiques, ou un peu mal tournées. J'aime bien l'écriture simple mais là c'est un peu dans le mauvais sens du terme en fait, un peu comme si c'était destiné aux ados. Malgré tout, le roman se lit vite et on rentre assez facilement dans l'histoire et dans cette petite ville de pêcheur qu'est Fjällbacka. 

    De la même manière, la description des personnages est parfois assez limite, le gros commissaire arrogant et incompétent, le gentil policier, la méchante notable froide et hypocrite etc. Le pire étant une séquence totalement assez improbable décrivant un rendez-vous amoureux de l'héroïne et durant laquelle elle se pèse, hésite entre une culotte gainante et des dessous sexy. J'étais là "wtf!!!" J'avais l'impression de lire un mauvais Bridget Jones ( je dis bien "un mauvais" car Helen Fielding écrit plutôt bien).

     

    Heureusement l'histoire suit son cours, et même si on peut deviner quelques trucs bien à l'avance, elle reste plutôt bien foutue. En effet, au fur et à mesure qu'on avance dans l'enquête, on découvre la face cachée du joli village pittoresque, des secrets de famille bien glauques et la part d'ombre de la plupart des personnages, à commencer par Alex.

     Ici pas de grand spectacle, pas de tueur en série macchiavélique qui joue au chat et, la souris avec la police ou l'héroïne, pas de meurtre tiré par les cheveux. On reste dans une histoire très réaliste,ce qui n'empêche pas de voir le sordide du truc. Et c'est tout à l'honneur de Camilla Läckberg d'avoir su rester aussi terre à terre.

     

    Pour conclure, je dirai que La Princesse de Glace est un roman assez féminin (donc quand même ciblé), qui possède les défauts d'un écrivain qui se cherche mais qui n'oublie pas de raconter une histoire relativement tortueuse mais réaliste. Et surtout le dénouement est assez inattendu en ce qui me concerne. Bon livre.

     

     

     

     

     

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